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ImagesL'agrinature tend vers la pratique native d'agriculture n'utilisant que les ressources du vivant en son effort de néguentropie insufflée par l'injection constante dans l'écosystème Terre des photons que lui dispense maître Soleil, étoile moyenne de la galaxie.
La nourriture des plantes est pour l'essentiel un triptyque constitué par l'hydrogène de l'eau, le dioxyde de carbone de l'air & par voie indirecte l'azote de l'air. Utiliser toute l'eau & tout le soleil disponibles en un lieu tout au long de l'année est l'enjeu d'agrinature.
Cela signifie que le seul intrant en cette pratique agricole est d'énergie solaire. De ce fait nous prendrons soin à observer que les plantes présentes puissent faire emploi autant que faire se peut de ces deux ressources données à tous. - la lumière solaire & l'eau des précipitations.
Deux parts au moins de la production est destinée à la fabrication des sols & une part prélevée comme nourriture. Nous intervenons le moins qu'il est possible afin de laisser aux êtres vivants de l'écosystème champ toute latitude d'oeuvrer selon leur nature propre.
Pour que ces êtres puissent exister, nous devons proscrire l'usage des substances de synthèse que le vivant ne sait pas métaboliser. C'est la diversité qui assure l'ensemble des fonctions requises & ce par le moyen de la complémentarité biologique des êtres.
Les notions de pédogenèse sont l'essence de l'agrinature : la Terre doit redevenir terreuse, refabriquer ses sols. A l'échelle d'un siècle l'agronomie envisagera une combinaison des deux pratiques. Des paysans, paysannes, chercheurs & chercheuses affineront des méthodes applicables à plus grande échelle & éventuellement des machines simples & légères. Celles disponibles ce jour sont trop complexes, trop pesantes sur le sol & de ce fait trop voraces en énergie.
Des petites parcelles sont le cas idéal car les lisières & bordures sont des points de grande richesse biologique & parce qu'il est besoin d'arbres pour garder & fabriquer le sol. La production locale permet aussi le retour, le "recyclement" de la matière organique pour l’auto-fertilisation.
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06.3 - un facteur temps de 4383 - le capital sol -
6.3.0 - un facteur temps de 4383 - a 4383 on one time ratio - un facteur temps de quatre mille trois cent quatre vingt trois - a four thousand three hundred eighty three on one time ratio -
Eté 2013 - La ligne de seigle de pépinière croit au sein des herbes de la prairie mésophile riche en vesces. On devine à l'arrière plan la terrasse qui se forma - un dénivelé d'un mètre obtenu en dix ans.
Au temps où les terrasses étaient réunies pour permettre aux tracteurs de tracter ce qu'ils tractent par habitude, le jonc régnait en maître en ce point particulier où l'eau circule en toute saison en sous-sol & coule en surface dès que les chênes se défeuillent - de novembre à mai. La circulation de l'eau transforma la roche jusqu'à l'argile. De novembre à mai, le poids des machines inventées au siècle vingtième est insupportable à un sol si riche de ses argiles & de ses micro-sources. Il est ce que les forestiers nomment un sol frais.
Cet exemple extrême illustre que les machines utilisées à l'agrotechnique sont des engins de guerre transformés. Détruire un sol ne demande qu'un instant. Le restructurer ensuite ne peut se faire que par patience - vingt-quatre heures de destruction équivalent douze années de reconstruction.
La permaculture naquit de l'impossibilité
des occidentaux à pratiquer Agrinature.
Elle lui donne un cadre mental clair.
"What to do ?" asks the westerner,
reluctant to enter non-doing
without a set recipe.
Comments :
Of course we (humans) are destroying the soil everywhere, but food could grow easier if the soil were clean and rich. Now we (human) produce food on a dead soil, with pesticides and inorganic fertilizer to feed about seven billion humans. Flo http://odeurdelaterre.centerblog.net le 06.08.2013
marssfarm le 07.08.2013 :
Nos réflexes anciens à concevoir une nature hostile n'ont pas encore disparu & la toxicité de la chimie ne s'est pas encore révélée en plein : en conscience, nous sommes dans un entre-deux.
6.3.1 - deux signes de rhexistasie
La méthode dite des lasagnes consiste à fabriquer un sol artificiel de vingt centimètres de profondeur par apport successif de couches de matière ligneuse alternées avec des couches de matière organique plus complexe.
La première année, on ne peut semer: il faut planter. La deuxième année, le sol existe & les semis sont possibles.
Cette technique simple nous montre comment un sol s'édifie. Pour fabriquer un sol, il suffit de planter une plante. Ensuite, le sol a trois voies pour se bâtir. Sa substance organique, c'est-à-dire comprenant du carbone, proviendra des parties de la plante, racines, tiges, branches, feuilles, fleurs, fruits, qui lorsqu'elles meurent deviennent le sol par décomposition lente.
L'engrais du sol pour sa part est constitué des excréments & cadavres des animaux consommateurs de tout ou partie de la plante, qui tombés à terre, s'y incorporent progressivement, digérés par la flore bactérienne du sol.
Nous aborderons la troisième part à l'article prochain.
Un sol est dit profond lorsque sa profondeur atteint un mètre - pour être précis, entre deux & quatre pieds de profondeur. Dans de bonnes conditions de climat, en température & pluviométrie, la vitesse de croissance d'un sol peut atteindre un centimètre l'an, ce qui permet d'obtenir un sol profond au bout d'un siècle s'il n'y a pas d'érosion notable. Cela s'entend à une empreinte écologique de un, soit sans apport extérieur. Tout apport augmenterait l'empreinte écologique & ne peut de ce fait être qu'exceptionnel dans l'espace ou le temps.
Un sol profond peut stocker en son sein de l'eau & des nutriments, tandis qu'un sol superficiel contient peu de réserves qu'une plante pourrait mobiliser lorsque nécessaire.
Les égouts & les poubelles sont la marque au plan industriel, de la période de rhexistasie, de régression biologique que notre planète traverse.
Par le truchement des poubelles, nous envoyons vers l'atmosphère - vers l'air par le moyen du feu des incinérateurs - la substance de base de l'amendement des sols & par celui des égouts, nous transportons vers les nappes, les rivières & la mer - vers l'eau - l'engrais qui devrait aller à la terre.
Il n'est par hasard que des multinationales gèrent les eaux & les déchets de par le monde & nous voilà forcés de constater qu'en vue d'accroitre leur chiffre d'affaire, ces entreprises tentaculaires envisagent cette gestion de manière à promouvoir le gaspillage de ces deux ressources vitales pour notre santé & notre nutrition, tandis qu'en revanche leur traitement local, à petite échelle, par chaque individu pour ainsi dire, permet leur recyclage presque total pour peu que nous ayons conscience de l'enjeu & quelques connaissances techniques minimales.
Le détournement de l'amendement & de l'engrais vers le feu, l'air & l'eau, tandis que leurs vecteurs naturels les conduiraient droit à la terre, révèle une confusion des quatre éléments dans notre perception mentale.
Le cinquième élément, l'espace, manifesté en énergie par l'Esprit & en mouvement par le mental humain & la vie, contient les quatre autres. Cette quintessence qu'est l'espace-temps révèle la nature vibratoire, énergie comme matière, de tout ce qui est manifesté. Elle est ce que les alchimistes cherchaient & qu’Albert Einstein révéla.
à suivre...
Commentaire de Karaa :
Je trouve particulièrement fine votre conclusion sur la confusion des quatre éléments. Merci. Karaa - dans deux signes de rhexistasie - amendments & fertilisers le 30.11.2011
mars's farm :
Merci de ce commentaire Karaa. Il m'a donné l'occasion de corriger une légère erreur. Selon son génie propre, la langue anglaise permet toujours d'exprimer plus avec moins de mots. le 06.12.2011
Where amendments & fertilisers belong - amendments & fertilisers -
Often, people in towns feel a need for gardening & that is the reason why town gardening is now organized in many suburbs. One among such gardeners invented a way to create artificial soil where there is none available.
The method consists in piling alternative brown layers such as cardboard, sawdust or straw & green layers made of freshly cut grass, manure or compost, until a mattress about eight inch thick is obtained. On the first year, sowing is impossible, for the mattress is not soil yet, but young vegetable plants can be planted. Then, on the second year vegetables are sown ordinarily.
Such a simple technique reveals how soils are born.
In order to build a soil, it is enough to plant a plant. Then, the soil is going to grow by a three-fold process. First, its organic substance – which is its portion that comprises carbon – will result from the slow decay of the parts of the plant, such as roots in the soil or stem, branches, leaves, flowers & fruit fallen to the ground after those parts died.
Second, the soil's fertilisers will originate from the excreta & cadavers of animals that had eaten the plant or parts of it, once fallen to the ground & gradually incorporated in it, digested there by the micro-flora of the soil.
We will deal with the third aspect in next article.
A soil is deemed deep when it is a yard deep - or more precisely, from two to four foot deep. When the weather conditions are mild, moderate in ways of temperature & the amount of rain, a soil's depth can increase a bit less than half an inch a year. It means that if erosion is close to nil, a deep soil could be obtained in about a century, & that would be possible with an ecological print equal to one – that is, with nothing added to the plot from anywhere. Anything brought to the soil would mean increasing the ecological print & that of course could be done only occasionally in space & time.
A deep soil has the capacity to store water & nutriments plants could use in case of need: in case of a draught or if it lacked minerals, the plant would grow deeper roots in a deep soil & that would not be possible in a shallower one.
Water-sewage systems & rubbish bins are the mark in the industrial field of an era of rhexistasy or biological regression our planet is going through.
The matters bins contain would normally be meant to become soil amendment, but too often they are incinerated: instead of going back to the soil or earth, they meet with fire & pollute the atmosphere – the air element. The sewage systems carry fertilisers which natural destination should be soils, towards water tables, rivers & seas.
Around the world, we see huge corporations involved in water management & rubbish management, two key issues for our health & nutrition. But because such financial companies are mainly concerned in the increase of their business figures, those vital resources tend to be wasted. I believe we could do it locally instead, on a small scale, & that each person can develop the awareness & the minimal knowledge necessary to take care of recycling, giving back to the soil their own waste.
The fact that we turn amendments & fertilisers away from their natural course toward the soil or earth-element, mixing them instead with fire, air & water indicates how far we travelled away in confusing those four elements in our mind.
Space, the fifth element, manifest as energy or Spirit & movement or mind & life, contains the four other.
It is space-time where everything, matter as well as energy, exist as a vibration of a definite wavelength.
to be continued...
6.3.2 - l'élément terre du sol, mon cher Watson! -
L'article précédent évoquait la substance organique d'un sol que nous assimilions aux amendements, & sa part dynamique, rapidement recyclée, les engrais organiques azotés.
Un bon sol comporte au moins une moitié d'espaces vides dont la moitié est occupée par de l'air & l'autre par de l'eau. La partie solide d'un sol en bonne santé ne serait donc que la moitié de son volume & dans des conditions optimales, la moitié de cette partie solide est d'origine organique, de la matière organique en lente transformation, ce que l'on nomme humus ou complexes humiques. Le dernier quart volumique du sol est d'origine minérale.
Ces quatre quarts sont intimement mêlés en ce qui bâtit la structure du sol. Par analogie nous pourrions dire que la partie minérale, l'élément terre du sol en serait la brique & l'élément feu, l'énergie potentielle contenue en l'humus, le ciment. L'eau y permet les échanges & l'air la respiration des racines & autres mille habitants du sol & du sous-sol.
Les argiles, les limons & l'humus stockent l'eau du sol & le complexe uni des argiles & des humus y adsorbent les ions, minéraux nutritifs des plantes.
Cette structure-architecture est bâtie en permanence par les êtres vivants du sol qui utilisent à cet escient l'énergie de l'humus qu'ils digèrent & contribuent ainsi aussi à transformer. Cette structure, c'est l'espace du sol, l'élément espace qui englobe les quatre précédemment cités.
Les plantes possèdent cette sagesse toujours étonnante de croître leurs racines avant tout. Elles ne vivent pas à crédit. Dès qu'une plante ressent une carence en eau ou en minéraux, elle cesse toute croissance aérienne & à l'inverse, utilisera toute sa capacité de photosynthèse à approfondir ses racines.
Nous avons vu des plants de haricot dans les terres noires de l'Ukraine dont la racine atteignait douze mètres de profondeur.
L'Arbre du Ténéré - le dernier arbre du Sahara, en fait - chétif, malingre malgré ses plus de quatre mille ans d'âge, puisait directement dans la nappe d'eau sise à plus de cent mètres sous les sables du désert, avant qu'un camionneur de l'absurde ne l'estourbisse par imprudence!
Le sol actuel, c'est la profondeur prospectée par des racines.
Le sol potentiel, c'est la couche supérieure de roche ameublie par altération.
Les effets combinés du rayonnement solaire & de la course de la Terre sur son orbite & sur son axe engendrent les mouvements de l'air, de l'eau & les variations de température & l'ensemble de ces aléas du climat altèrent tout, & même le roc.
à suivre...
- the tree of Tenere -
We just observed two main constituents of a soil.
We assimilated its organic portion to amendments & alluded to its dynamics or continuously recycled part: organic, nitrogenous fertilisers. At least half the volume of a healthy soil is represented by gaps, hollow spaces & half of that free space contains air & the other half, water. This means only half of a soil in good condition is made of solid matter.
Again, it would be best if half of that matter came from plant debris, organic matter slowly evolving, what we call humus or humus-complex. The fourth quarter of the volume of the soil is mineral matter, altered rock or stones, more or less advanced in a disintegration or transformation process.
The four quarters of a soil are being organised together with acuity & precision & linked to each other in building the soil's structure. We could compare the mineral part of a soil – its Earth element – with bricks in the walls of a building & the fire or energy contained in its humus could be equated then to cement that links the bricks together. Water in a soil makes possible any exchange or migration of nutriments & air there allows roots & every inhabitants of the soil to breathe. Clay, silt & humus are the reservoir wherein water is stored & the clay-humus complex fix & free ions, the mineral nutriments used by plants.
The soil's structure can be assimilated to a web being built permanently by all & every beings living in the soil, in a together effort or team- work. Those workers are fed by some of the energy humus contains & because they partly digest humus, they so contribute to its gradual transformation too.
As we see, its structure represents & expands the space, the volume of the soil. Space is the subtlest element which contains the four grosser ones. All plants possess the deep wisdom that constrains them always to growing roots first & before anything. They do not act like us who can borrow money & risk bankruptcy!
As soon as a plant feels a need for, a lack of water or minerals, it ceases instantly growing its aerial parts, branches & stems, but will at once concentrate & use its whole capacity in photosynthesis to deepen its root-system.
In Ukraine, where soils called Tchernozium are the richest ever & the climate can be rather arid, bean-plants are able to grow roots thirteen yard deep. In a part of the Sahara called Tenere remained a small tree that looked very ordinary. Actually the so-called Tree of Tenere was just the last tree in the Sahara desert & more than forty centuries old. Tiny as it was, its roots would reach the hundred yard deep water-table, before a careless truck-driver killed it on a sunny day, a lonely trip, as if the desert would have seemed to him too narrow for its truck to pass by the tree with no damage !
Actual soil is the layer of ground where roots are found.
Potential soil is the layer of decayed rock above the still hard rock.
Solar energy received by a fast revolving & orbiting Earth triggers air & water movements in the atmosphere & the constant ups & downs in temperature – in a word, the climate. Those permanent changes would slowly destroy rock wherever it could be found naked.
to becontinued...
6.3.3 - le capital sol -
L'ensemble des aléas du climat altèrent tout, & même le roc.
Dès le départ cependant le facteur dominant de cette altération est d'action biologique, biochimique.
Sur la roche nue poussent des lichens. Un lichen est la symbiose, c'est-à-dire une association à bénéfices réciproques, entre un champignon & une algue verte unicellulaire.
Cette invention de la nature qu'est le lichen nous étonne & nous émerveille au plus haut point, car ces plantes comestibles & de bonne qualité nutritive qui furent parmi les premières à coloniser notre planète, ne demandent pour croître qu'un peu d'eau, d'air & de soleil.
Les lichens sur la roche commencent de la digérer, la désagréger lentement & sur ces débris, des mousses peuvent apparaître. Des fougères, des plantes herbacées, des buissons, des arbres résineux puis feuillus sont les différents stades de développement de la flore, à mesure de l'enrichissement, c'est-à-dire l'approfondissement du sol en place. A chacun de ces stades, la totalité du sol est prospectée jusqu'à sa limite inférieure, son interface avec la roche sous-jacente.
Toutes les racines secrètent des sucs capables de dissoudre, digérer la roche une fois cette roche atteinte après que la totalité du sol ait été colonisée par les racines de la flore en place & quelque soit la profondeur de ce sol.
Les humains ne peuvent vivre sans penser, ce qui leur est manière de croître au delà du premier développement physique de jeunesse.
De même, les plantes qui sont dans l'écosystème essentielle bonté, c'est-à-dire production généreuse, continue, ne peuvent pas vivre sans croître.
Une fois le sol entièrement utilisé, les plantes se trouvent en besoin, en carence. Alors, puisqu'à nul plante rien n'est impossible, développeront-elles leur système racinaire au delà du disponible, digérant la roche sous la terre, celle que l'on nomme la roche-mère du sol. Ainsi le sol croît par en dessous aussi. Alors le stade végétal suivant pourra s'installer. Parvenu au stade arboré, il n'est plus de limite & des arbres peuvent vivre éternellement pour peu que nous, humains n'interférions que peu dans leur vie.
Cette digestion de la roche par les sucs racinaires aux confins du sol & de sa roche-mère: là est l'origine de la part minérale d'un sol.
Pour que cet approfondissement continue de se produire dans nos parcelles agricoles, il nous est urgent de peu agir, & nous devons également tolérer des adventices & des arbres autour de nos champs, nos parcelles. C'est le besoin de la plante qui induit la pédogenèse du sous-sol. En la matière comme en beaucoup d'autres, le court terme s'oppose à l'optimum de long terme.
L'obsession de productivité à court terme est le facteur unique de la disparition rapide à ce jour des sols de la Terre.
Nous, humains, commençâmes de manger nos sols il y a cinq mille ans déjà & le phénomène désormais nous prend de vitesse, car nous avons la possibilité d'usage de grosses machines & de produits chimiques.
Depuis cinq mille ans, notre avidité nous a fait dévorer le capital -
le capital sol - le principal,
tandis qu'il serait sage de ne consommer que l'intérêt.
L'agronomie moderne n'est pas en équilibre & nous devons élucider pourquoi, comment & quand elle divergea de cette loi qui régit tout.
à suivre...
- Humus alone is wealth -
The permanent variation of all atmospheric factors slowly destroy rock wherever it could be found naked.
However, climate is not the main factor for rock decay.
From start & for ever, the most important processes are & will be biological & biochemical, acted by the beings – mostly plants – living on it.
On a naked stone, lichens can grow. They are a symbiosis between a mushroom & microscopic one-cell green algae. We cannot but wonder & marvel at seeing lichens, edible, of high nutritional value, among the first living beings appeared on our planet long ago, for in order to grow they need only a little water, air & sun-light.
Lichens on a rock start digesting it slowly & on those tiny debris moss can now be born & grow in turn. Later & gradually, step by step, will we see ferns, then grasses, later again bushes & finally conifers & deciduous trees. Each one of those stages happen because the soil has deepened. Whenever a flora exists on & in a soil, the whole volume of it is used, prospected by the roots. All roots exude chemicals able to dissolve, digest rock & they surely do so whenever they reach the bottom of a soil, where the rock lies. That must be why we call it rock-mother, for it continuously gives birth to the soil that way.
Human beings cannot live if they do not think, for it is the only real way available to us to carry on our growth after youth is over.
In an ecosystem, plants stand for goodness & bounty because they generously grow always, produce, cannot live if they do not grow too. When a plant society have used & prospected the whole lot of the soil on a given spot, because their growth cannot & does not end, they find themselves in need. To a plant, nothing is impossible & that is exactly when they start deepening their root system beyond what is currently available, dissolving, digesting the rock beneath the soil. Thus a soil grows from its bottom too. And that is when the next vegetation stage can establish – in a deeper soil.
The last stage of course will be a forest, when tree species overwhelm all others, smaller ones & that stage can exist with no limit, because trees can live for ever, provided human beings let them live. This is where the mineral part of a soil comes from, the constant dissolving of the rock by the roots at the bottom of the soil & because we will this growth of our soils to happen still on our farmland & agricultural plots, we are bound to act as little as possible & we should let weeds & trees be around our fields.
Subterranean paedogenesis is triggered by the plants needs. In that matter as in many, short-term prospective are opposed to long-term views. If we wish to produce too much, as soon as possible, we may oppose, prevent the growth processes in our soil. Today, machinery & chemicals are powerful tools we can use & doing so we are bound to block any growth of the soil wherever we make use of them.
We, humans started eating our soils five thousand years ago. We have been doing it for fifty centuries already & we are now accelerating our action.
For five thousand years, our greed made us tackle the bulk-part of our wealth, when wisdom would have induced us to use the interest alone. Soil alone is wealth. We are going to investigate why modern farming is not in equilibrium, why we have diverged from so basic a law of nature.
to be continued...
6.3.4 - recycler - humus & organic matter -
article to be written yet
6.3.5 - arracher un brin d'herbe, retirer une pierre ...
Arracher un brin d'herbe, retirer une pierre du sol sont des atavismes
répandus en toute l'espèce humaine en nombre de cultures de par le vaste monde.
Lorsque question est posée de la raison de ces mouvements du corps accomplis sans y penser, l'auteur esquissera une vague réponse ou il invoquera une probable tradition. A la question du pourquoi faire cela, sa réponse pourrait souligner que nos ancêtres le firent depuis dix-mille ans.
Grandir en conscience importe avant tout. Retirer quoi que ce soit au sol par définition l'apauvrit.
En Agrinature, agriculture du non-faire, nous cessons ces gestes faits sans raison réelle.
La conscience est le bain où il nous faut nager.
Le sol d'un paysan, d'une jardinière croîtra en profondeur à la mesure de leur élévation.
Cesser tout d'abord les actes agis par nos habitus, travers & héritages subis.
Le faire dont parle le non-faire, ce sont ces actes mêmes - ni plus, ni moins.
130710
6.3.6 - un cycle de pérénité à l'infini dans le temps & l'espace -
En l'économie du sol, pédogénèse & érosion peuvent se comparer à l'épargne & la spéculation du domaine de la finance.
L'épargne permet la construction du cadre de vie de la génération qui suit.
La spéculation accapare le capital disponible commun à tous pour le profit immédiat de quelques uns.
Surexploiter un sol consiste à lui prendre plus que ce qu'il ne produit. L'excès ainsi pélevé provient ou d'une richesse accumulée en humus & profondeur de sol aux temps des générations passées ou d'une richesse prélevée en un autre lieu - carrière, forêt, étable, compost - pour amender le dit sol.
L'essentiel de la matière organique générée en une parcelle par la croissance des plantes - tiges, feuilles, branches & racines - devrait servir à devenir humus, bâtir le sol qui nourrira les végétaux & animaux à venir.
Dans un champ de céréales par exemple, nous ne prélevons en le grain qu'une infime part de la matière produite. Les pailles sont restituées à la terre tout de suite, ainsi que le faisait Fukuoka ou plus tard sous forme de fumiers. Les racines restent en terre & leur œuvre à structurer le sol est grande & pour tout dire grandiose à long terme. Consommer l'humus en le minéralisant parceque nous aurons trop exposé le sol dénudé aux frimas ou aux canicules, aux embruns & aux averses - ou prélever tant c'est-à-dire la part majeure des matières produites que des fertilisants devront ensuite être importés en vue de combler une partie des pertes subies : ces deux types d'option n'inscrivent plus le sol de notre parcelle en un cycle de pérénité qui pourrait être reproduit à l'infini dans l'espace & le temps.
La pratique de l'agronome se veut universelle, puis déclinée ensuite en chaque cas particulier. Le système des subventions versées à l'agriculture a distordu notre perception de ce qu'une terre donnée pouvait produire sans coût en excès ni excès de coûts.
Notre planète est grande & fut désertifiée par nos avidités depuis cinq mille ans déjà - bien avant l'invention des tracteurs & des subventions agricoles. Produire moins en tonnes par hectare & sur de plus grandes surfaces sera préférable & c'est ce qui se produira au cours de ce siècle. Nous savons comment reconstituer les sols détruits : en les plantans d'arbres tout d'abord, puis en leur redonnant tout ce que la terre réclame - cellulose, lignine & tout les déchets & détritus exempts des polluants que sont les métaux lourds & les substances de synthèse.
Que chacun fasse un potager naturel pour le moins : en celà chacun pourra produire un peu d'aliment sain, disposera d'un lieu où verser ses eaux grasses, ses déchets fertiles, apprendra à se relier au sol, au ciel & à ce & ceux qui l'entourent.
131108
9.3 réflexion sur la fertilité & la genèse des sols /
semis direct de soleil sur bitume - direct sowing of sunflower on a road
Une graine de tournesol germa en une fissure sur la route. Elle profita de l'excès de pluviométrie qui fut la norme cette année. Que penser d'un tel phénomène ? Il s'agit d'un cas d'exception. Il nous révèle pourtant la grande frugalité des plantes & leur capacité à s'installer en des sols peu propices. Par sa position, la plante bénéficie de toute l'eau disponible sur la route & aussi d'une forme de crasse qui devait ruisseler & lui procurer quelque nutriment. Ici sise, elle ne souffre d'aucune concurrence.
Il est possible donc de produire sur un sol de peu d'existence. Une seule récolte en un tel cas est permise. Ensuite, du temps devra être donné aux processus des êtres vivants, les laissant œuvrer à restituer les nutriments pris par la moisson. Cette restitution est des déchets que la vie de ces êtres procure. Le sol quant à lui emmagasine ces détritus qui peu à peu le constituent. Le temps d'accumulation de tous déchets est le facteur de fabrication du sol. A la mesure de sa profondeur & de la finesse de ses agrégats, le sol sera plus apte à garder en son magasin d'argiles & humus plus de déchets & sous-produits de la vie. Ce sont les habitants du sol qui utilisent l'énergie de ces déchets pour y bâtir la structure, c'est-à-dire l'agencement des agrégats. Une structure forte permet à son tour une vie & des échanges accrus.
Les complexes d'humus & argiles gardent aussi & surtout la pluie en réserve & que la plante peut utiliser en son quotidien besoin d'évapo-transpiration. En cela surtout, la profondeur d'un sol, une plante demande. De l'eau se trouve dans la roche au-dessous, mais il faut dépenser de l'énergie pour que les radicelles s'insinuent à l'y chercher. Le sol en résumé est une accumulation de soleil transformé en matière vivante qui se mêle peu à peu, s'incorpore au substrat de la roche mère, une accumulation de matière organique ou carbonée qui y nourrit la vie. Les érosions sont par vents, pluies, lessivages, piétinement & minéralisation du sol mis à nu. Elles rajeunissent un sol. En la matière, le plus grand âge est le plus béni. La route de bitume est un stade zéro, une première étape du sol néoformé.
ne plus avoir peur de la fertilité : agir sans faire
Donner à un terrain l'occasion de se reposer, de s'exprimer sans notre intervention...
Ne rien faire n'est pas inaction. A qui maîtrise le non-faire de l'agrinature, il faut tout de même semer, planter & récolter. Plus tard, à mesure que le sol s'enrichira, il faudra aussi récolter les excès de production en bois, branches & herbes surtout pour les utiliser à fertiliser le sol encore. En une génération, la fertilité d'un lieu pourra ainsi se multiplier par trois ou quatre ou même plus. On comprend lors pourquoi un jardinier, surtout s'il est vieillissant pourrait s'affoler devant tant de luxuriance & commencer d'appauvrir son sol par tous les moyens qui lui sont disponibles: détruire tout l'humus produit, l'exporter, brûler tout ce qu'il peut, empêcher toute production supplémentaire, en plus de tous les actes usuels des jardiniers qui souvent déjà appauvrissent un lieu.
Par ce phénomène naturel d'une fertilité qui s'accroîtrait sans fin & hors de notre agir, on comprend aussi qu'un exploitant agricole pourrait devenir blasé, jugeant au bout de vingt ans d'attention portée à soigner ses terrains la fertilité exubérante d'un champ comme une donnée acquise. Or, dès que la conscience des processus de genèse & destruction des sols décroît en l'œil de l'habitant du lieu, leur érosion commence. L'érosion du sol est elle aussi un processus cumulatif qui se nourrit lui-même à l'image d'une boule de neige que l'enfant roule & tout comme la genèse des sols ou pédogenèse, avec un effet exponentiel. Cela signifie qu'une fertilité acquise en vingt ans pourrait s'évanouir en cinq ou dix années. Cesser d'enrichir son sol, c'est comme vivre d'un capital accumulé dans un coffre. Le temps & l'érosion monétaire l'épuisera. La difficulté de l'exercice est qu'il existe forcément un temps de latence du fait que les processus d'accumulation d'humus & à l'inverse de sa destruction s'auto-alimentent avec la succession des saisons & des ans, des ondées & des journées de lumière. L'action qu'est le non-faire - c'est-à-dire en présence humaine - enrichit un milieu plus vite que la nature seule ne le ferait. A l'inverse, le faire de l’ego ruinera les terres les plus profondes.
06.2 le versoir, ennemi du ver - upper crust or sial -
la callune est souvent nommée bruyère
6.2.2 le versoir, ennemi du ver.
L'étymologie des trois couleurs communes à de nombreux drapeaux nationaux - c'est courant en matière d'étymologie - est discutée.
Pour ma part, je la juge fort simple - elle désigne les trois types de lombrics, ces petits animaux qui atteignent l'état adulte à l'âge d'un an & ensuite pondent environ soixant-dix oeuf chaque année.
En surface, le rougoiement des vers qui digèrent les débris organiques après q'ils furent fragmentés par des rongeurs, des mammifères, des insectes, les cloportes & les colemboles, révèle l'abondance d'oxygéne qui la caractérise.
En profondeur, vivent des lombrics dont la longueur peut égaler un mètre.
Toujours cachés, à l'obscurité, ils n'ont besoin de nul pigment pour altérer la blancheur native à laquelle leur condition les cantonne.
Nous savons que lorsqu'un sol n'est plus couvert, il devient la proie d'un lessivage de surface, dit horizontal, qui emporte ses éléments les plus fins, donc les plus précieux.
Lorsque le sol est en situation naturelle, il sera soumis cependant à un lessivage dit horizontal, c'est à dire que l'eau qui s'y infiltre entraine par percolation également des moléluces vers la nappe plus bas - des minéraux, mais aussi des molécules organiques, comprenant du carbone.
La nappe ensuite, avec la lenteur qui lui sied, pourra de ce fait nourrir de ces oligo-éléments rares, précieux les rivières, leur faune, leur flore.
Au fond du sol, les lombrics blancs récupèreront une ultime part des molécules organiques lessivées avant qu'elles ne soient abandonnées à la nappe.
Le lien entre ces deux colonies, le haut & le bas, est réalisé par des lombrics qui voyagent verticalement à travers le sol.
Ce sont leurs turicules que nous voyons en surface.
Ils descendent le jour pour aller puiser leur nourriture qui est le sol lui-même. Ils remontent la nuit car ils sont en secret amoureux de la lune. Nous savons tous que la lune est bleue, maîtresse des marées & du ciel mental & atmophérique: les vents ainsi que les pluies qu'ils génèrent.
C'est afin de lui plaire que ces lombrics voyageurs adoptèrent cette même couleur. Le stratagème est-il efficace? Je n'ai pas suffisamment étudié la question pour répondre. Ce qui est certain en revanche, c'est que les transferts verticaux journaliers des lombrics bleus est des plus utiles qui soient.
Les ancêtres étrusques & gaëls des peuples d'Europe étaient agriculteurs des meilleurs. Leur sagesse inscrite dans le sol & l'éther incita nombre de nations à choisir pour les représenterces trois couleurs au caractère bien peu esthétique par ailleurs, hommage aux trois types de lombrics qui digèrent le sol sans jamais cesser.
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6.2.1 Energie, information, rayonnement - upper crust or sial.
Répandre en émulsion sur les cultures d'une parcelle une préparation de silice en bio-dynamie peut apparaître absurde en les lieux de granite où la silice abonde.
Silice & oxygène sont les deux éléments les plus présents en périphérie de notre planète.
Elles contribuent à y capter les rayonnements dont le plus fameux est celui venu du soleil.
Le soleil fournit l'énergie qu'il faut pour élaborer les structures & protège ainsi les êtres vivants.
La silice également est utilisée pour la fabrication des téléphones cellulaires & des capteurs photo-voltaïques.
Selon ces idées & principes, nous pourrions déduire que les sols de granite peuvent acquérir un très haut potentiel de fertilité pour peu que nous en prenions soin.
L'idée reste à démontrer.
La couleur & la croissance des sols de la ferme de mars ainsi que décrits à l'article 3.19 nous en offrent des indices.
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In geology, the sial is the upper layer of the Earth's crust made of rocks rich in silicates and aluminium minerals. It is sometimes equated with the continental crust because it is absent in the wide oceanic basins, but "sial" is a geochemical term rather than a plate tectonic term. As these elements are less dense, they tend to be concentrated in the upper layer of the crust.
Geologists often refer to the rocks in this layer as felsic, because they contain high levels of feldspar, an aluminium silicate mineral series. However, the sial "actually has quite a diversity of rock types, including large amounts of basaltic rocks."[1]
The name 'sial' was taken from the first two letters of silica and of aluminium. The sial is often contrasted to the 'sima,' the next lower layer in the Earth, which is often exposed in the ocean basins; and the nife, the nickel-iron core. These divisions of the Earth's interior (with these names) were first proposed by Eduard Suess in the 19th century. This model of the outer layers of the earth has been confirmed by petrographic, gravimetric, and seismic evidence.[2]
Les syllabes du mantra à Gayatri, mère de l'univers perçue comme l'illuminatrice de l'intellect :
Om bhur bhuvah swaha - Vibration terre radiance espace,
Tat savitur varenyam - Cela lumière vénérée :
bhargo devasya dheemahi - méditons, énergie ineffable
dhiyo yo nah prachodayat - qui notre conscience éclaire.
Potimarron & bette dans les herbes.
Comme notre amie la renouée, la graminée visible au premier plan de la photo est une invasive capable de se répandre sur un terrain en un clin d’œil, de produire des myriades de graines minuscules à longue conservation, & dont la croissance avant fructification est un spectacle d'étonnement.
Sa présence d'herbe de sols pauvres, appauvris, fatigués est la note, le reflet que nous avions précédemment maltraité le sol. Sa présence indique aussi que nous n'avons pas semé assez EVA* de mars à septembre.
Elle impressionne par sa manière d'être dès la chaleur de l'été - en juin. La couper une fois au stade visible ici, juste avant maturation de ses graines - en juillet - stoppe net son développement.
Elle devient lors un excellent couvre-sol - ARE.** Le jardinier naturel y aura semé EVA juste avant cette coupe. Il est possible aussi de semer EVA en son couvert sans pour autant la couper, car le développement en hauteur de ncette adventice rest en tout état de cause peu important. (chapter 9)
6.2.3 - en moins de temps qu'il ne faut pour le dire - accelerated pedogenesis - 131221
La vitesse de croissance d'un sol par accumulation d'humus est de l'ordre d'un centimètre & un millimètre par an. La vitesse de croissance d'un sol par digestion de sa roche mère par les sucs qu'émettent les racines & radicelles & sous l'action dissolvante des acides humiques, est du même ordre.
Deux terrasses se fabriquent spontanément dès que nous cessons de traverser une ligne entre deux parcelles. Le maillage des terrasses est une gêne à l'utilisation des grosses lourdes pesantes pétaradantes vibrantes aveugles machines agricoles. Il présente en revanche de nombreux avantages dont une fabrication démultipliée du sol n'est pas le moindre.
Je constate au point bas des terrasses ainsi établies une vitesse de croissance du sol cinq fois supérieure à celle que j'énonçai plus haut – soit de l'ordre de dix centimètres par an.
A quoi cette accélération peut-elle être due ? Sans doute, tant que la terrasse n'est pas déjà horizontale existe-t-il un ruissellement vers ce point bas de la parcelle. Ce phénomène cependant n'est pas d'intensité suffisante pour décrire une accélération de cet ordre...
Voir un résultat spectacle si joyeux me permet de revenir à la définition de la fertilité d'un sol selon les cinq essences ou éléments. A un article précédent, nous définîmes que cette fertilité était une richesse en les éléments les plus subtils. Le plus subtil des éléments est celui qui les contient tous, l'espace ou volume. La grande fertilité d'un sol est surtout sa profondeur qui lui permet de stocker eaux & nutriments pour les restituer ensuite aux plantes autant que de besoin.
Dès qu'une plante se trouve en besoin d'eau ou de minéraux pour sa photosynthèse, elle approfondit ses racines, nous offrant par là même une leçon en sagesse. Le faire en un sol déjà constitué est à l'évidence plus facile, requiert une moindre dépense d'énergie. Les plantes ont pour nature - est-ce une éthique ? - de croître toujours autant qu'elles le peuvent. C'est ainsi que si le volume d'un sol leur est insuffisant, elles travailleront à l'approfondir, attaquant par l'action de leurs racines & radicelles la roche au dessous, utilisant en ce fait les pouvoirs de la biochimie & de la physique que la pluie & le soleil leur confèrent.
En cette lutte de gnomes contre le titan qu'est la lithosphère, des tentatives, échecs & déchets seront produits sous la forme des parties mortes des plantes chues au sol. Cet humus accumulé au fil des saisons contribue à & accélère le phénomène en créant par le haut aussi une source de fertilité. Les substances libérées par l'humus aident enfin à l'altération des roches pour la reconquète de la terre par les simples, arbres & buissons. C'est pour cette raison que les plantes des sols pauvres élaborent parfois des humus acides, riches en carbone. Nul besoin est de préciser que les plantes ne sauraient accomplir ces prodiges seules, qu'elles se trouvent assistées, secondées, dépassées en ces motions d'expansion du vivant, par l'activité des faunes & microflores dont leur production de biomasse est la base énergie.
L'image du sol fertile se divise en quatre volumes égaux - élément un : la part minérale ou élément cinq, la part liquide ou élément quatre, la part d'humus, énergie solaire transformée en matière organique, élément trois & la part gaz ou élément deux. Dans ce volume, la partie solide vraie n'occupe qu'un quart de l'espace du sol créé par la vie que ces cinq éléments unis, combinés en bonne proportion, permettent.
Le reste n'est que du vent & de la pluie mêlés de soleil,
du gaz & de la boue de terreau,
un pet de nonne, un sourire de vierge & le pipi d'une souris.
En bas de la terrasse qui se constitue, tous les processus de la vie s'amplifient. En ce point, il n'est plus d'érosion & les flux d'un ruissellement ici bloqué, contribuent à la vie biologique maximale que le terroir permet. Ici, le sol croît, se gonfle, enfle comme baudruche un soir de foire...
Cette fertilité est fragile car elle est bâtie d'air surtout, d'esprit insufflé en une matière par lui ordonnée : le tassement opéré par le lourd passage d'un engin un jour de pluie la détruirait en trois quarts d'un instant, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
*EVA ou mélange engrais-vert agrinature - peut être une mélange de trèfles blanc nain rampant, violet des prés, rose ou hybride, de Micheli, souterrain, incarnat, & de sainfoin, mélilot, lotier, luzernes ...
**ARE - adventices de rotation engrais-vert - quant à lui serait une couverture du sol obtenu par semis d'une ou plusieurs de ces graines : moutarde, cameline, sarrasin, navette, radis fourrager, daikon, phacélie, avoine, tournesol, colza fourrager ainsi que les autres céréales d'été, le sorgho, le millet ... (chapter 17)
la pépinière des blés & seigles que nous confièrent les agriculteurs bénis du RSP
6.2.4 - la croissance des sols sans fin - granite -
Il est dit que les sols sur granite seraient pauvres, impropres à croître du pain. Un tel discours concerne pour l'essentiel le nombre de tonnes à l'hectare qui peuvent y être potetiellement produits. Or, le tonnage le ne devrait pas être notre seul guide.
Les sols à substratum de granite croissent sans cesse. En leur état jeune, soit à moins d'un siècle d'âge, ils ont une texture surtout de sables & limons, fragile, de structure légère, sensible à l'érosion par vent, pluie ou piétinement.
Pour peu que l'agriculteur prenne les précautions de banquettes & murêts utiles à empêcher leur glissement vers les mers de Chine & d'Atlanta, assis sur une roche mère imperméable ils pourront utiliser toute goutte reçue & par la puissance de cette substance hors de l'ordinaire en matière de chimie & de comportement physique, ils croîtrons avec pour seule limite de profondeur l'épaisseur de la croûte terrestre!
Si les mêmes précautions n'étaient pas prises, ils seront rajeunis toujours en l'enlèvement de la matière qui les compose par les agents du climat. Certes, en matière de sols comme en d'autres domaines, jeunesse fleurte avec pauvreté.
Lorsque nos sols de granite mûrissent, ils deviendront à l'inverse lourds des kaolins de Chine & d'Atlanta. Les sols d'argiles sont par définition la richesse même puisque les argiles savent retenir l'eau & les cations de nutrition. Tout autant fragiles qu'en leur jeunesse & d'une autre manière, ils doivent être traités avec la précaution de ne plus les féquenter qu'en août & septembre afin de ne point les tasser, les durcir, les imperméabiliser.
Jeunes ou vieux, les sols de granite sont d'usage précis & délicat. Pauvres ils ne le sont pas, car ils possèdent en leur dynamique la force d'expansion qui est la définition de la vie - spirituelle s'entend.
Fragiles ils sont en revanche : prenons en soin pour nous assurer de ne pas avoir ensuite à les dire pauvres !
6.2.5 - donner au sol l'opportunité de se fabriquer -
Nous avions défini le sol comme l'espace prospecté de racines.
Ici nous voyons le process de la pédogenèse en cours. Les plantes ouvrent le sol. L'eau s'y infiltre. Les racines descendent à leur tour pour l'y chercher. Les débris tombés deviennent l'humus brun qui les nourrit. L'eau descend & en sa migration entraine le brun des colloïdes que sont les humus & les particules microscopiques que sont les argiles.
Si les eaux ne pouvaient plus entrer dans le sol - en cas de fortes pluies sur un sol nu sans arbres, par exemple - elles ruisselleraient & au lieu de pédogenèse, nous aurions de l'érosion. Tout paysan ou jardinier commencera en conséquence son oeuvre en établissant des bassins de rétention pour recueillir les écoulement inévitables même en les cas de pratiques d'excellence - car le temps est l'alea qui nous gouverne.
Le bassin est naturellement creusé au point le plus bas. La photo montre la position inverse, soit le point haut d'une parcelle. La parcelle voisine en est la haie viellie d'un pré devenu bois. L'eau visible dans la rigole montre le potentiel de croissance du sol dont l'élément liquide est l'agent premier. Ici la pédogenèse est très active car les arbres de la haie sont de vieux chênes, genre aux racines des plus fortes, ce qui justifie qu'il fut associé dans la tradition à la planète Mars.
Ici le gris de l'horizon inférieur est le signe encore visible de l'hydromorphie passée. Le jaune médian indique la jeunesse, la genèse du sol en construction. Le brun visible en haut dénote le processus d'humification du profil. Les trois horizons décrivent ainsi le passé récent, le présent & un futur proche, lorsque le sol sera entièrement brunifié comme c'est le cas des sols agricoles ou en forêt.
Le lessivage désigne les phénomènes inverses au brunissement, lorsque les nutriments & argiles sont emportés en surface par écoulement lent ou en profondeur par une percolation encore plus lente.
Nous voyons en cela que l'humus est la seule manière de retenir les ions à long terme pour que les plantes puissent être nourries aux heures de leur besoin. Les complexes argilo-humique en sont les sites. Par l'humification, phénomène lent opéré par les êtres vivants du sol, les détritus tombés à terre restitueront au sol les ions en la création d'un cycle dont le moteur est le soleil soi-même & toute précipitation le vecteur.
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Jadis, j'étais indécis. Désormais, je ne suis plus très sûr de l'être encore.
Le facteur d'incertitude, de l'alea, l'imprévisiblité, notre incapacité à voir par avance, l'incertaineté
est une des définitions du Soi intemporel.
Il nous surprend par le fait qu'il est hors du temps tandis que nous nous tendons à nous assimiler au corps qui viellit ou au mental qui comprend. Notre être profond est le Soi hors du temps.
Les humains déclarèrent le commun, le social, la foi, les sciences de la nature & de la vie & l'espoir.
Peut-on adhérer à ces cinq valeurs, se sentir adepte des pragmatismes du quotidien, de gauche, croyant, un naturaliste & voir clairement que tout ce qui sera sera bien ?
"Je serai que je serai." fut le message de Moshè l'Hébreux né sur le Nil.
La terre est trésor & l'humain un diamant. Un diamant sur un tas de fumier fut la vision qui surgit un matin à Shirdi.*
* village du Maharashtra où survint un jour du dix-neuvième siècle un jeune homme qui fut apparenté au sage soufi Kabir.
Voyez-vous la coccinelle au sommet du surgissement de la jeune pousse du chêne ? - Oak shoots in slow motion move. - Les deux couleurs ici - bleu & rouge - coïncident avec les pics d'absorbsion de lumière de chacune de deux clhorophylles. La couleur résultant de leur mélange serait une forme de violet dont la complémentaire est le vert.
6.2.6 - le sol, la misère, la violence - soil, poverty & power - to be continued...
Au penseur d'occident, Hanuman appartient à un mythe. Au penseur des mythes, sa figure évoque Christ ou pour être plus précis Adam. Au penseur de l'évolution, ce joyeux singe à queue raconte étrangement en une époque d'avant le déluge, le lien entre l'usage de la mâchoire & du larynx & le fait humain. Hanuman n'était pas un penseur. C'est là sa grandeur.
Nous voyons en ce temps un triomphe transitoire du capital sur le travail. L'issue de la lutte des classes ne m'est pas incertaine, même en ces jours obscurs où l'argent du vieil homme semble triomphant. En la prospérité lassée des guerres de l'après-guerre, nous exploitions les femmes, les noirs & les ressources accumulées du sol & du sous-sol. Désormais les pensions versées par les travailleurs aux vieux vont au capital puisqu'ils les placent à la bourse. Les distinctions entre personnes en activité, chômeurs & retraités deviendront sous peu désuètes. Revenu & travail devront être dissociés.
Agrinature propose de regarder au loin
à fabriquer du sol en plantant des arbres
qui adouciront ce faisant notre condition humaine
par l'obtention plus facile d'une nourriture nourrissante partout.
Tous les gazons sont l'exhibition indécente du mépris envers la nature qu'arbore la classe dominante & ceux qui y aspirent. En tout jour & en tout lieu la classe des bourgeois - les habitants du bourg - se voulut ennemie - affirmant l'opposé - des cinq éléments & de ceux qui en vivent.
Les actes de racisme qui surgent ce jour sont les derniers soubresauts de la bête. Le racisme est toujours de classe. Je fus agressé par des policiers récemment à Guéret - parceque j'avais oublié la leçon qu'Hanuman chantait. Il n'est que très peu d'Africains & de Maghrébins en cette ville & il faut pourtant que la violence testostérone des gens de police s'exprime. La violence des policiers est fille des corruptions.
06.5 une symphonie en sous-sol majeur- tchernozium