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photosynthèse continue

L'agrinature tend vers la pratique native d'agriculture n'utilisant que les ressources du vivant en son effort de néguentropie insufflée par l'injection constante dans l'écosystème Terre des photons que lui dispense maître Soleil, étoile moyenne de la galaxie.

deux chaînes trophiques

La nourriture des plantes est pour l'essentiel un triptyque constitué par l'hydrogène de l'eau, le dioxyde de carbone de l'air & par voie indirecte l'azote de l'air.  Utiliser toute l'eau & tout le soleil disponibles en un lieu tout au long de l'année est l'enjeu d'agrinature.

observante attention

Cela signifie que le seul intrant en cette pratique agricole est d'énergie solaire. De ce fait nous prendrons soin à observer que les plantes présentes puissent faire emploi autant que faire se peut de ces deux ressources données à tous. - la lumière solaire & l'eau des précipitations.

prélever part infime

Deux parts au moins de la production est destinée à la fabrication des sols & une part prélevée comme nourriture. Nous intervenons le moins qu'il est possible afin de laisser aux êtres vivants de l'écosystème champ toute latitude d'oeuvrer selon leur nature propre.

simplicité du complexe

Pour que ces êtres puissent exister, nous devons proscrire l'usage des substances de synthèse que le vivant ne sait pas métaboliser.  C'est la diversité qui assure l'ensemble des fonctions requises & ce par le moyen de la complémentarité biologique des êtres.

humus & sens pratique

Les notions de pédogenèse sont l'essence de l'agrinature : la Terre doit redevenir terreuse, refabriquer ses sols. A l'échelle d'un siècle l'agronomie envisagera une combinaison des deux pratiques. Des paysans, paysannes, chercheurs & chercheuses affineront des méthodes applicables à plus grande échelle & éventuellement des machines simples & légères. Celles disponibles ce jour sont trop complexes, trop pesantes sur le sol & de ce fait trop voraces en énergie.

projection en nutriments

Des petites parcelles sont le cas idéal car les lisières & bordures sont des points de grande richesse biologique & parce qu'il est besoin d'arbres pour garder & fabriquer le sol. La production locale permet aussi le retour, le "recyclement" de la matière organique pour l’auto-fertilisation.

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1 l'université des arbres

domestiquer l'air du temps / Emerson Thoreau / 6p7K

Publié le 14/08/2013 / agrinature fukuoka farm seeds natural farming /

11.7 engagés au génie de domestiquer l'air du temps 9 6p40K
  • Engagés au génie de domestiquer l'air du temps.

Les éoliennes sont une technologie que nous apportèrent dans les éons

les natifs de Mars.  Quatre dénombre les directions que les fils de Zéphyr enmpruntent

selon l'humeur que l'éclairement en peau de léopard des clairs de terre leur inspire.

La ferme de mars est comme une extension de ce lieu de plateau

en l'ardue Ardèche qu'hante Eole, qu'il premier colonisa

dès que les bois y furent coupés.

La quintessence est l'espace-temps qu'Einstein esquissa en formules d'algèbre,

que tous ses prédécesseurs savant savaient par pressenti,

que Mozart connaissait sans jamais en parler.

L'esprit est musique comme le vent.  L'agrinature nait de ce vent.

Les haies seront replantées, les forêts essartées, les six éoliennes géantes supplantées

par des millions de petits moulins

 engagés au génie de domestiquer l'air du temps.

---

  • Sur la photo, nous distinguons au sol des prés, traces des anciens talus plantés de haies.  Ce que le photographe ne sut montrer est que son corps était lors incliné d'environ trente degrés sur la verticale afin de se tenir en ce lieu sans s'envoler.
  • Au village de Mars, la plus menue des fillettes écolières chausse du quarante-cinq, une adaptation génétique qui permet aux habitants ici de tenir debout sous la bourrasque... (!)
11.9 - la mer de blé de la prairie céréale, population - p
  • La mer de blé de la prairie céréale, riche de la diversité de cent ving quatre variétés de blé qui se croisent naturellement entre elles, à Sardent en 2013.  Si la population évolue ainsi un siècle, elle deviendra une variété population typée pour vivre en ce terroir de la Marche, présent & à venir.

La mer de blé de la prairie céréale, population.

  • Bonjour Bény, je n'ai pas trouvé grand chose sur ton blog au sujet de Fukuoka.Par contre, je me dis que tu fais partie de la race des paysans philosophes - on devrait plutôt dire les poètes paysans dont le plus grand fut Esiode.Amicalement.

Olivier

Bonjour à tous,

C'est un objet tout à fait extra-terrestre - à moins qu'il ne soit justement profondément intra-terrestre ?

  • Difficile à lire.

Mais j'avoue que depuis bien longtemps, je n'ai rien vu d'aussi profond, d'aussi proche de ce que je ressens.

  • D'un point de vue formel, le blog présente plusieurs intérêts. Il n'est pas linaire. On peut y circuler, suivre des liens, revenir.  C'est aussi un langage oral à peine cristallisé sous la forme de mots, voire d'images.

Quel langage ? Pour parler de ce qui nous occupe, il faut en effet une forme spéciale.  Longtemps, les savants, notamment les druides, ont parlé d'agriculture à travers d'immenses poèmes rimés.  Voyez par exemple Esiode.  Ces poèmes employaient un angle très spécifique qui était celui de la chanson de geste, du combat des dieux.  C'est certainement le moyen le plus efficace de faire passer notre message.  Malheureusement, comme le dit Ovide, nous sommes arrivés dans un âge d'or très particulier, un âge où seul l'or vaut, où tout s'achète et surtout se vend, un âge qui méprise la poésie.  Il s'ensuit que nous ne pouvons plus transmettre ce que nous avons à dire.  C'est d'ailleurs fait exprès : surtout, ne pas transmettre. 

  • Trans.  Au-delà.

Dans notre monde, la poésie est combattue, traquée, emprisonnée, mise en asile.  Il est infiniment plus facile de faire éditer un roman policier, la description sordide de meurtres abjects, que de la poésie.  Comparez la "forteresse" de Bercy et la cathédrale Nôtre-Dame.  Où est la poésie ?  On a parlé de poètes maudits.  Mais c'est la poésie qui est maudite !  Il fut un temps où, pour devenir général d'armée, magistrat ou roi, il fallait au préalable appendre par coeur d'immenses poèmes tels que l'Iliade ou l'Odyssée, voire l'Enéide ou la Divine Comédie. Aujourd'hui, qu'apprennent nos élites ? Mais au fond, que reproche-t-on à la poésie ? On lui reproche d'être floue, approximative, trop affective. Tout le contraire de la science, de la raison ! Quel paradoxe pour un mot dont la signification première est tout simplement agir, faire.  Or, tous ceux qui agissent le savent fort bien, agir suppose de voir les choses globalement.  Il faut sentir la situation, il faut suivre sa conviction, il faut savoir se décider.  Ne sont-ce pas là des termes flous, non scientifiques ?  Un entrepreneur est-il un rat de laboratoire, un rat de livre ?  La poésie, parce qu'elle est action, est l'antithèse de l'analyse discriminante.

  • Il faut agir.  Tout le monde le dit. Nul ne le fait. Pourtant, le mot agir est très clair ; il signifie porte" comme dans "porter un enfant" ou "porter du fruit".  Ce n'est pas l'action d'une machine, mais l'action de dieu en nous.  L'essence.  C'est ce miracle qui fait qu'une graine misérable, légère comme une graine de cèdre, devient la chose vivante la plus grande qui soit.  L'action, ce n'est pas contracter ses muscles ou brûler du pétrole.  Cette action là n'est qu'une agitation.  L'action, c'est créer, ce que le grec appelle poeïsis.

Créer. Créer un jardin. Créer un monde en expirant une note : Aum. L'arbre qui tend vers la lumière crée et se crée. L'architecte mû par son orgueil qui coule dans le béton une arche géante ne fait que se ridiculiser en public. Pourquoi ? Observez que l'arbre ne cherche nullement à faire du beau ou du bien. Il ne fait que dans l'utilitarisme. Il tend vers la lumière. Mais c'est la pureté de sa démarche qui nous le rend beau. Il est au-delà de toute considération humaine. Celui qui a consacré sa vie à sculpter la pierre d'une cathédrale, que cherchait-il ? Il n'a pas fait fortune. Nous ne connaissons même plus son nom. Son matériau était le plus simple possible, une simple pierre. son outil était dérisoire. Oui. Oui, mais son travail est allé au-delà. Son travail n'est pas qu'un travail. C'est une œuvre d'art. Mais ce n'est pas qu'une œuvre d'art, c'est aussi une production utile. Mais ce n'est pas qu'une production, c'est aussi une prière en acte. Il a fait son travail pour lui, pour vivre. Mais aussi pour les autres. Pour les vivants, pour les morts, pour ceux qui vont naître après. La poésie abat tous les murs. Elle ne souffre aucune limite, aucune barrière, aucune frontière. Elle est trans disciplinaire, trans culturelle, trans tout ce que l'on veut. Elle est tout simplement cela : le dépassement, l'au-delà. Comme le disait mon père, la vie ne suffit pas à la vie. Elle veut aller au-delà.

  • Homère l'aveugle disait ; ce n'est pas moi qui chante, mais la muse. Je dis après bien d'autres : ce n'est pas le paysan qui sème. Ce n'est pas le paysan qui fait germer. Le paysan n'est qu'un poète, un sacrificateur, un oracle. Et s'il prétend faire autre chose, il cesse d'être paysan. S'il perd cette humilité, il ne sert plus la vie mais il sert la mort. Le paysan parait être un minable, un rustre, un moins que rien. Mais même le roi Ulysse traçait les sillons. Mais même le grand roi Darius prenait le plus grand soin de ses terres. Rome aussi a commencée par un sillon. Qu'a fait Romulus ? Un acte politique ? Symbolique ? Religieux ? Je dis, un vers. Un vers au sens propre, puisqu'étymologiquement, le mot vers signifie sillon - versus.

Si nous voulons avancer en agronomie, nous devons conserver précieusement en nous ce talisman : le goût de la transgression poétique. Tout manuel agronomique doit contenir des poèmes sous peine de rater son objectif. Nous devons voir les choses avec l'oeil de Roger Bacon, à la fois par la science, l’ésotérisme et la foi, avec l'oeil de Descartes et de Pascal, à la fois ascètes mystiques, philosophes et scientifiques géniaux. Lisons Jean-Henri Fabre, poète et savant, fin observateur des choses de la campagne. Lisez Dostoïevski, Tolstoï et Giono, Regain, Que ma joie demeure, Les âmes fortes. Nous devons juger nos actes par la balance et la critique d'art.

  • Comment apprendre à cultiver ? On n'apprend pas à cultiver. On apprend juste à vieillir posé sur une terre qui nous porte (la quale ne sustenta et governa, disait Saint-François). Quelle ironie ! Le blé si fragile, toujours nouveau, alors que ma mort se rapproche à grands pas. Cette terre qui me nourrit, qui me fait vivre ... et qui m'attend, m'attend, sans aucune pause. Comment créer un jardin harmonieux ? On ne crée pas un jardin harmonieux  On laisse juste l'harmonie se rependre sur la terre comme la lumière se pause sur tout chose. Mais qu'il est difficile de ne pas faire d'ombre, de ne pas tout écraser avec ses gros pieds ! "Fais-toi léger !" me disait mon vieux patron. On ne s'installe pas en agriculture. On demande juste à un pays s'il veut bien de nous, en lui parlant doucement. On n'exploite pas une ferme. On apprend juste à survivre aux caprices du ciel en apprenant à partager avec ses voisins. L'agriculture n'est pas un métier. C'est un état. L'agriculture n'est pas une activité à but lucratif. C'est une longue séance de yoga sans but ni fin, une prière en acte, un aumône. L'idée d'argent lui est étrangère, l'idée de don lui est tout. Même Mathieu de Dombasle s'est ruiné pour avoir voulu trop gagner avec la terre.

Ce point de vue, qui m'a envahi alors que je ramassais des pierres, alors que je chargeais des bottes de foin, alors que je labourais pour faire le maïs, alors que j'arrachais les pommes de terre en transpirant, je le retrouve pleinement dans les mots de Bény.  Et cela me fait chaud au cœur.

Olivier Barbié

Institut Technique d Agriculture Naturelle

---

  •  Nous tenons à signaler ici l'adhésion mutuelle qui eut lieu entre l'association Agrinature Mars's farm & l'Institut technique d'agriculture naturelle.  Cette marque d'amitié autour des travaux de Masanobu Fukuoka nous touche beaucoup.

11.7 - une destinée tôt s'écrit - a fate for weeds - p

  • La prairie céréale en sa forme première de l'an 12 du millénaire 3 à la ferme de mars.

Une destinée tôt s'écrit. - A fate for non-weeding.

  • Quand j'avais sept ans, il m'arriva de désherber un jour au potager de famille.  On m'expliqua qu'il ne s'agissait pas juste de tirer les herbes, mais bien d'en extirper jusqu'aux racines, qu'il fallait de plus séparer ces racines de la terre à laquelle elles adhéraient avec la force qui les caractérise, pour plus tard emporter les plantes présumées mauvaises sans exporter le sol dont le jardin avait - à ce qu'il parait - encore grand besoin.  Après ce qui me parut un long effort de patience en actes simples toujours répétés, le travail en était seulement à son ébauche.  Il me sembla si absurde & pénible que je me refusai à comprendre & admettre qu'il put être utile, puisqu'il n'avait pas de fin.

Je me promis de ne pas recommencer.  J'ai souvenance que l'herbe en cause était surtout de chiendent.  Nous voyons en cet exemple qu'une destinée tôt s'écrit.

---

Pour faire une pierre à mil les paysans prenaient un boulet de granite de bonne taille.  Y ouvrant une fissure au ciseau, ils inséraient en icelle un coin de bois.  Le bois était ensuite mouillé.  Gonflant, il éclatait la pierre.  On recommençait jusqu'à ce que le trou ait une dimension de juste proportion selon le diamètre du boulet.

  • Par ce procédé de coin les radicelles éclatent une roche.  Elles utilisent ensuite des sucs, secrétions & exsudats pour en dissoudre & extraire des minéraux.  Ainsi peu à peu un rocher est fragmenté, digéré.

Si rien de significatif n'est emporté du sol, la matière ainsi tirée de la roche-mère rejoindra tôt ou tard l'organique de l'humus pour devenir le sol.  Par l'injection de carbone, d'azote, d'air, d'eau & d'espace qu'induisent toutes les activités de vie des êtres vivants du biotope, le volume du sol s'accroît, s'expand, enfle & gonfle.

  • C'est pour cette raison aussi qu'un sol naturel est tendre & ne devrait pas être piétiné dès qu'il est un tant soit peu humide.
11.7 - par une fenêtre entre-ouverte - nettle - 0 p
  • L'ortie passe le cou par la fenêtre entre-ouverte, manifestant sa commensalité de notre espèce.

Par une fenêtre entre-ouverte. - Nettle.

  • Milarepa au seul vêtement de coton la mangea tant qu'il en devint vert.

Pour celui qu'il avait choisi comme son maître, il construisit de nombreuses tours sans objet.

Il triomphait ainsi du test de la patience auquel le shishya se trouve confronté - the sooner the better. *

Qui ne connait pas de maître pouvant le soumettre en âge précoce à la douleur du rejet, du refus,

de la perte radicale de l'estime de soi sans pouvoir s'y soustraire ou y échapper,

devra les affronter plus tard en vicissitudes nombreuses dans le cours de sa vie.

Les individus souhaitant ne pas y être confronté se prépareraient à la pire des sentences d'une vie pour rien.

La croyance que l'enfance & la féminité existeraient,

exposent - cela est grave - notre société à ce danger terrible d'une vie de plaisirs, une vie pour rien.

  • * Chela, a servant or student. - * Shishya, a pupil, one aspiring to initiation.
11.8 - learn, dive & move forward - aller de l'avant - p
  • The tree of life in Bahrain exists on the highest spot in the middle of the desert, far from any other as a mystery nobody understands.  People worship the tree & many visit it every day.

Fukuoka rêva de reboiser les déserts qui selon sa perception furent & sont créés par les excès de l'agriculture, du labour & notre perte de la sagesse ancestrale à garder l'équilibre frêle de la vie en notre rapport aux êtres & aux choses qui ne sont en réalité que d'autres formes de l'être.  Ce pourrait être aussi notre vision collective pour ce siècle, vers quoi nous tendrions en l'asymptote fidèle du chien.

  • Learn, dive & move forward. - Aller de l'avant.

Il avait appris à skier enfant surtout par lui-même, par essais, imitation & persévérance à raison d'une semaine d'exercice par semaine.  Il avait vingt-quatre ans & c'était le dernier jour de la saison d'ouverture de cette station du Briançonnais.  C'était aussi les derniers instants de fonctionnement des remontées mécaniques.  La station allait fermer quand il parvint au sommet en ce soir lumineux d'avril.  La piste était de la plus grande difficulté dans la station, mais il ne la prit pas.  Au lieu de cela il coupa tout droit sur la plus grande pente dans la neige poudreuse.  Il faut virer pour réduire la vitesse & pour ce faire, sauter haut dans la neige où les skis s'enfoncent.  Plus bas, à l'altitude de deux-mille mètres, filer dans la forêt, suivre le sentier à grande vitesse parmi les épicéas.  Rejoindre enfin les pistes plus bas encore & terminer en godille, ce qui est le plus difficile car on doit être très agile, garder les jambes tendues comme des lames ressorts d'acier, conserver les skis ensemble, sans écart.  Au cours de cette descente de vingt ou trente minutes peut-être, il avait risqué sa vie dix fois.  En cas de chute, personne ne serait venu le chercher.  Aucun être humain n'était au courant de sa présence ici.  Une fois cet exploit accompli que nul ne sut jamais, skier n'avait plus aucun intérêt.  Il ne recommencerait pas.

  • La soif de l'être en rencontre de l'autre. - A pond.

Au cours d’innombrables pérégrinations, j'eus l'occasion de demander de l'eau à un million de personnes.

  • C'est une manière disparue, autrefois fort commune de rencontrer l'humanité chez les humains.  La tradition de boire ensemble l'eau du lac remonte en nous à notre ancestralité d'animaux & jusqu'aux plantes de terre, algues vertes sorties des lagons.  Chacune de ces rencontres fut un coin de ciel ouvert. Chacune d'elles construisit mon humanité de terrien en une chaîne qui commençait avec l'invention de l'hydrogène & se poursuit autant qu'en perdurera la mémoire.

Cinq fois pourtant, l'eau me fut refusée. Ces 5 occurrences sortiront de ma mémoire lorsque je les aurai ici consignées.

  • Une suissesse qui passe le plus clair de son temps à tondre à grands frais un immense terrain de gazon déjà tondu, prétendit que l'eau coûte.
  • Un aubergiste chinois de Thaïlande voyait en l'acte de donner, sans doute une brèche ouverte en la déontologie de sa profession.
  • Dans un jardin collectif où un robinet fuyait jours & nuits depuis ce qui me sembla toujours, un italien argua que j'avais violé une propriété privée – privée, certes!
  • A un japonais mâle je commis la faute digne de châtiment de m'adresser en la langue de l'occupant américain.
  • Un cafetier du centre de la France au temps où les cafés existaient encore refusa lui aussi. C'est vrai qu'il ne faut pas demander aux commerçants de nous donner. En lui demandant j'avais cru l'honorer.

Ces 5 types nous rappellent les 4 formes de l'humanité.

  • Un humain animal vit pour la satisfaction des sens.
  • Un humain mental vit pour exacerber les passions.
  • Un humain humain vit par amour de la vérité.
  • Les humains & humaines distingués vivent par amour seulement.

L'éveil généreux d'une frugalité rurale.

  • Mes parents habitaient Donzère, en la Drôme provençale mais je suis né en la capitale excentrée du Vivarais,*

ce qui nécessita un petit trajet vers le nord & l'ouest.  La cathédrale & le séminaire de Viviers marquent la ville comme le bastion avancé de la Provence catholique, avant d'aborder le sud-ouest protestant.**

  • Tous les voyages vers le sud-ouest par la suite me mirent en malaise, me furent néfastes.  Je dus fuir les autoroutes & les centrales nucléaires qui sillonnent & plantent désormais le décor en la vallée au fleuve roi.

Le roi est maintenant muselé & n'inonde plus ses berges, les privant des riches limons qu'il emporte des Alpes.  Les limons désormais s'accumulent dans son lit même en amont des barrages qui ponctuent le cours du fleuve à intervalles réguliers en vue d'une précieuse production d'hydro-électricité.

  • J'ai fui mes origines de contrée latine, de Méditerranée, d'occident & de citadin,

me suis tourné vers l'occitan limousin à la tolérance toute bouddhiste, où les pluviométries sont de moussons, dont la bonhomie & la frugalité des habitants évoquent celles des peuples de l'orient, où la ruralité est règle qui ne connait pas d'exception.

  • Ce ne fut pas à proprement parler une fuite, plutôt la recherche de complémentarités, vouloir marier

le méridien & le septentrion, l'orient à l'occident.*

---

  • * Le midi est l'opposé du septentrion.  Les six étoiles & l'étoile polaire de la constellation de la Petite ourse étaient autrefois nommée Septem triones, « les sept bœufs de labour ».  Le méridien quant à lui est la direction nord-sud au point considéré.

** Les guerres de religion sont un facteur d'unité, puisque toutes les religions ont pour première règle de ne point tuer son semblable.  Si des fidèles se fourvoient dans la guerre, c'est par ignorance, parce qu'ils croient que l'étranger est différent.  Une parole a plus de force qu'une pensée & un acte plus d'efficience qu'une parole.  Selon cette échelle, si je professe aimer, tout en pratiquant la torture, c'est mon acte qui compte plus, car il contredit mes paroles.

Si je crois un politicien déguisé en prêtre ou en imam sans aller chercher à voir par moi-même si le supposé étranger n'est pas mon frère humain en définitive, c'est juste de la bêtise.  La sagesse & la bêtise sont d'un autre registre que la foi ou les religions.

Une religion bien ordonnée aura pour base une sagesse universelle qui conduit forcément à la non-violence, mais la non-violence ne peut être que l'aboutissement d'une pratique de discipline envers nos pulsions brutes, comme un fauve que nous pouvons dompter.  En pratique, les croyants peuvent être intolérants & sectaires.  C'est une forme de racisme, de préjugé basé ni sur la classe, ni sur la race, mais sur ce qui est déclaré de la foi.

La foi réelle est révélée par nos actes qui confirment ou contrarient nos paroles. Les paroles peuvent être dites pour révéler tant que pour cacher, confesser ou mentir, élever l'autre ou enfler notre égo.

  • brigitisis le 26/08/2014 : C'est bien d'être allé où tes pas t'ont guidé pour être bien & en harmonie avec toi même.  Peu de gens osent le faire subissant souvent une vie qui ne leur convient plus. brigitisis

jejejeje le 26/08/2014 : je, je , je , je... & encore je.

  • marssfarm : Dans la tradition des moralistes français, on évite le pronom je, allant jusqu'à prétendre que les phrases dites sont de portée universelles, ce qui n'est toujours le cas. Il est des langues d'orient où ce même prénom peut toujours être évité, ce qui ne signifie pas que l'on soit dans ces sociétés sans égo, même si cela peut paraître en premier abord.
  • Dans la tradition du Vedanta de l'Inde, "je" prend une toute autre signification en tant que le seul pronom que tous peuvent employer.  Il désigne à cet égard Atma, la parcelle divine en tout être.  Les chrétiens diraient "l'Esprit" & les athées simplement "l'être".  En cette acception, "je" exista avant même la création du monde pour peu que l'on croie à un début des temps, un temps où même l'espace-temps ne serait pas déjà.  Ceux qui n'y croiraient pas devront pourtant admettre qu'un individu manifesté par le pronom doit exister avant toute création, tout acte dont nous serions auteurs.

La vie est un chemin du je au nous & en ce sens "je" est plus faible que le pronom collectif "nous".  "Nous" souvent aussi désigne le clan & en cet emploi, il perdra sa valeur, sa force totale pour ne décrire qu'un groupe limité.

  • Il ne faut cependant pas confondre le "je" avec le "moi" qui cristallise l'ego.  En tant qu'il est pronom universel, il est bon d'user du "je" pour dire ce que tout un chacun pourra à son tour exclamer le temps venu.  La ferme de mars est un lieu d'expérimentation empirique & c'est lorsque le besoin apparait d'insister sur ce point que j'emploie en ce blog le pronom je.  Que chacun fasse de même afin que notre monde s'illumine, car le "je" ainsi apparu est une facette, un reflet ou une étincelle de la lumière totale.

Je note que votre commentaire n'est pas signé.

  • Flo le 18/09/2014 : Le Je est aussi le jeu, car de vies en vies nous avons des jeux de rôles avec des costumes à des époques diverses, plongés dans une histoire, & au final nous réalisons que l'histoire était un lieu d’expérience, duquel on ne rapporte que les éléments émotionnels.  Flo

marssfarm : Ton commentaire Flo m'évoque William Shakespeare & les plus grands sages d'Asie, une maturité qui par ta voix s'exprime...

  • brigitisis le 30/08/2014 : J'aime beaucoup ton explication sur le je que je ne prends pas du tout moi-même pour un signe d'ego dans tes récits. brigitisis
---
 
Le révélé en résonnance, assonnance, harmonique.
  • L'expression est parfaite lorsque faite par ceux qui désignent la destinée de cette naissance.  Exprimant le vecteur qui meut notre vie, nous indiquons en contraste d'où nous venons.  Ce qui nous entoure & que nous façonnons en retour nous définit.  Le style de l'expression est ce qui offre à prendre, écouter, entendre, voir, goûter, ressentir, pour dessiner l'indéfinissable, évoquer la trame du tissu sous la couleur des mots, des sons, des images & des formes.  C'est pourquoi il définit l'être profond le plus réel de son auteur.

La ferme de mars est une oasis où les plantes viennent trouver refuge.  Quelle chance d'avoir ce droit - de propriété - de protéger un lieu quand la plupart ne rêvent que de poser leur postérieur repu sur une tondeuse à roulettes & de tondre, tailler, brûler, détruire & désherber sans fin - brûler la terre comme si elle était impie, la tondre comme si elle avait couché avec l'ennemi!  Le ronron assourdissant des machines nous ferme à toute beauté.  Humons-nous encore les frissons du jardin?  Nous ne pouvons pas arrêter les méchants - les mal chus - car ils gardent leur liberté, mais nous pouvons faire à notre mesure le bien.

Publié le 29/04/2014 / natural farming agrinature fukuoka paysage /
  • De la ferme de mars, fonder une réserve de nature. Bénir la terre.

Le nom de la ferme de mars ne fut pas choisi par hasard.  Elle se situe sur une commune au toponyme évocateur du champ d'une bataille rageuse qui y prit place il y a fort longtemps.  A la fin du dix-neuvième siècle, le taux de population de cette commune de petite surface devait être un des plus hauts du pays car, traversée de la rivière Creuse, elle était très industrieuse.  Puis au long du siècle qui suivit, la population décrut avec régularité. D'abord, les hommes partaient travailler au loin en saison. Ensuite, peu à peu ceux des générations suivantes partirent & ne revinrent plus.

  • Les sols y sont de faible profondeur.  Est-ce dû à la malédiction des guerres de naguère, à l'abandon progressif puis l'oubli des techniques de conservation & protection des sols, ou plus simplement la surexploitation ne put-elle être évitée par suite d'une trop nombreuse population sur un territoire restreint aux capacités limitées? Sans doute la raison en est un mélange de ces trois causes.

La terre fut maudite, en ce sens qu'on commença à blâmer sa faible productivité.  Je pus acheter les parcelles de la ferme dont personne ne voulait.  Depuis lors chaque jour je les bénis.  Cette bénédiction nouvelle se manifeste par une fertilité qui se restaure à grand pas, bien que nous n'ayions apporté que très peu ou pas d'amendements & aucun engrais.  Par une observation fine du terrain, de la topographie, de cartes & photographies aériennes anciennes & en dialoguant avec un voisin natif du lieu, je sus où recréer les rus & ruisseaux morts depuis 1914.  Je les ai recreusés de mes ongles, à mains nues afin de mieux ressentir la vibration du sol, retrouver l'emplacement précis de leur lit.  Il est dit qu'un cours d'eau rejoint inévitablement un jour la ligne de son écoulement naturel. Le signe sûr en est la présence de pierres: il est toujours des pierres au fond des cours d'eau.  Creusant le sol à la main; je pus éprouver au bout des doigts la douleur de la terre, qui était alors de haute acidité.  En revanche, cela eût bien d'autres avantages: par le contact des mains, une part du cœur de lion de Richard me fut communiquée, ainsi que des bribes d'une langue anglaise désuète, oubliée.

  • la ferme de mars

La ferme de mars se trouve sur le tout dernier contrefort nord du Massif Central granitique.  Sa région climatique est celle du nord-est de la Creuse, semi-continentale, semi-océanique.  L'altitude des parcelles les plus hautes est de 450 mètres.  La trame du paysage est un bocage qui se reboisa en grande part au cours du vingtième siècle en conséquence de l'exode rural.  La propriété compte des bois, des parcelles de céréales sur deux hectares en rotation & des parcelles dévolues aux prairies de fabacées sur six hectares.  Les bois sont des accrus feuillus de friches de déprise ancienne.  A la création au printemps 2004, les sols étaient totalement ruinés & toutes les micro-sources bloquées.  Dix ans plus tard, les trèfles, les lombrics & les rus renaissent.

  • Le lieu fut conçu dès le départ comme un centre d'expérimentation & d'entrainement à la méthode inventée par Masanobu Fukuoka au Japon, que nous nommons Agrinature.  Une association fut créée à cet effet.  La construction d'un bâtiment à usage agricole & de logements est en attente de financement.  Il sera fait usage du bois disponible sur place autant que possible, & les chalets seront dessinés selon les critères des maisons à énergie positive.  Le cadre est bucolique, la nourriture simple, le logement rustique, le mode de vie paysan & les conversations laconiques ou tournées vers l'étude.  La joie de ce mode de vie est cependant bien réelle, même si elle requiert un peu d’effort pour être goutée.

martial martien

  • Il y a quelques décennies, je naquis sur Mars.  Très tôt, disposant d'un télescope j'observais la Terre, fasciné par la luxuriance de sa végétation.  Il faut vous avouer que sur la planète rouge, nous avons détruit l'essentiel depuis longtemps.  Dès que ce fut possible, je vins sur votre planète verte.  Durant plusieurs décennies, j'étudiais avec grande attention les humains, & spécialement leurs manières dans leurs relations avec les plantes.  Ma surprise est intacte quand je m'aperçois au quotidien que peu d'entre eux s'en préoccupent.  Ils les traitent comme des objets, les piétinent sans même y penser, les arrachent avec rage, les coupent à l'aide de machines sophistiquées, les brûlent, les arrosent de produits chimiques variés, les recouvrent de béton ou de goudron, vont même jusqu'à les jeter aux ordures.  En de nombreux lieux, la "planète verte" est devenue "jaune Sahara", ou "gris cité".  Pour la plupart, les êtres humains ne réalisent pas la richesse dont ils disposent en la présence alentour de leurs mères les simples & leurs pères les arbres.  Constatant cela, je pris le parti de "faire paysan", devenir agriculteur, & démontrer ainsi que plantes & gens peuvent vivre ensemble.  Pendant longtemps, j'avais pu passer inaperçu, mais depuis que je devins un petit agriculteur en un monde où la plupart rêvent de confort ou d'argent, mes voisins me considèrent vraiment comme un martien.

lire l'image

  • Pris par l'ouvrage, je n'ai le temps d'éditer, publier & traduire qu'un article par semaine, du fait je n'ai pas encore atteint une maîtrise suffisante de cet art complet, Agrinature.

La photographie du blog montre un paysan en Agrinature devant son champ de céréales au printemps le matin.

  • Il fixe à l'horizon, le soleil levant.
  • Il tient en main une serpe, seul outil indispensable à la pratique de cette méthode agricole nouvelle.
  • Ses vêtements sont en guenilles, la sainte pauvreté est sa condition,
  • mais il espère en des jours où les paysans du monde pourront vivre de leur métier.

regarder & voir

  • Ressentir est essentiel, bien plus vital que penser - utiliser ses cinq sens plus le sixième & le septième aussi.  Pourtant souvent le senti ment & la vie nait d'effort, peine, douleur & joie mêlées, endurance.  Voir requiert patience & intensité.  La patience est le temps, la portion de notre vie que nous sommes prêts à sacrifier à un sujet.  L'intensité est l'intention, l'énergie que nous investirons, don de soi, don du Soi.  Les vérités les plus précieuses sont par nécessité, par définition les plus cachées.

Combien de toiles de Vincent sont en passe de se faner dans l'obscurité climatisée du coffre-fort d'un millionnaire?  Il existe plusieurs manières de dissimuler les biens & valeurs, ainsi que la nature souvent le fait.

  • Lorsqu'un diamant est placé sur un tas d'ordures, la crasse, l'odeur rebuteront la plupart.  Cristal de pur carbone, matière la plus dure, à l'intersection de l'organique & du minéral, le diamant ne contient pas de lumière, mais il peut être taillé par l'artisan de sorte que toute lumière reçue soit réfractée dans chacune des directions de ses facettes.  En cette capacité de réflection réside le charme du cristal diamant.  Il n'en a pas d'autre. - le centrement.
Publié le 19/06/2012 / amour farm seeds agrinature fukuoka natural farming /
99soufis Ben 4directions terreux AMAP u/trees/ arbre p*
  • Les arbres de la ferme sont pour la plus grande part semés par le vent, les animaux & les oiseaux, ce qui explique leur situation parfois absurde.  Ce jeune chêne rouge joue ici le rôle d'une espèce parapluie, abritant sous son gracile houppier plusieurs dizaines d'espèces.  Les racines confrontées à une couche d'argile de lessivage dans le sol en économie acide, la tige exposée aux vents & à une surabondance de lumière, il ne parvient pas à s'élever & prit en dépit de son jeune âge la forme de table qu'adoptent parfois les vieux sujets en situation semblable.  Le pin pignon dit souvent pin parasol en est un exemple fameux.  A gauche, un tremble filiforme accolé à son tronc est désormais devenu pleureur!  A droite, un autre chêne rouge profite de la dynamique créée par celui qui est son aîné de quelques ans.  Fort de la protection du vent & du fissurement de l'argile en sous-sol que lui offre ce dernier, il s'élance en flèche vers le ciel à travers les branches d'icelui.  Toutes ces données nous ne trouvons dans aucun livre.  Seul le livre de la vie nous les livre, dont l'éditeur sont les presses universitaires de l'université qu'est l'univers.

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  • un terreux sur la terre / Bény / 4 directions de voyage / un terreux sur la terre / AMAP / Etrusques / a university for trees - l'université des arbresNonante neuf Soufis en surgiront. - The great civil war of Europe.

La propriété privée n'est pas ma tasse de thé.  Pourtant désormais, cette terre se nomme Bény.  Bény partit pour la grande guerre civile européenne.  Il n'en mourut pas mais dut y abandonner une bonne part de ses illusions.  Il quitta nos campagnes pour la grande cité aux murs interdits jusqu'alors, vendit ses biens pour des trésors de papier que les oisifs nomment actions dans le but sûr de se persuader eux-mêmes du bien fondé qu'il y aurait à profiter du gain généré par le travail des petits.  Le krach de vingt-neuf corrigea le tir.  Il ne resta alors plus à Bény que sa foi pétrie d'une espérance bien peu rationnelle car démentie toujours, en la déesse Raison.  Le médecin de la famille possédait de longue pratique & d'expérience un diagnostic sûr & intuitif qui en ces débuts de la science médicale moderne était moyen valable à contourner la difficulté de ne pouvoir disposer de laboratoires autant que de souhaitable.  Bény déclara que ce docteur, si rapide & si intrépide, ne pouvait être bon, puisqu'il n'avait pas le loisir de disposer dans la vivacité d'un tempérament de toute la froide analyse que la raison réclame, demande & obtient à tout coup!  Le docte successeur était si lent à diagnostiquer un mal que le patient fut mort avant que le vieillard n'aie eu le temps d'en poser une ébauche de causalité.  Ainsi Bény perdit sa dernière illusion & la vie.  Il mourut pour tout dire d'être trop intelligent.  Depuis que j'en aperçus le fait, je me suis attaché par toute la force d'une âme tenace de m'écarter des fats & autres singes savants qui nous distillent du haut de la morne assurance des nantis, à longueur de jour combien sûrs ils sont de tout le fatras accumulé au coin des synapses de leurs terminaisons nerveuses.  Pour le dire en peu de mots, je m’efforce d'être un peu bête & y réussis souvent.  Je me suis tourné vers les manuels, les autodidactes, les mystiques, les marginaux de tout poil & de tout acabit, ceux qui n'accordent aux facultés de l'outil mental que la place de silex au tranchant imparfait qui lui revient & se tournèrent un jour vers des options traversières pour y contempler miroir, la lumière en réflexion.  La lumière jaillit de l'ouverture, l'espace hors limites de l'instant sans fin d'un silence entre deux pensées accolées.  Dans l'éblouissement qui en survient, le noir obscurci de la raison n'a plus lieu où se tapir.  Par un hasard étonnant mêlé d'histoire, d'économie & de la succession de mythes & croyances qui naissent & meurent à la faveur des chocs répétés de leurs pas dessinés par le chaos & l'aléa, la vie de mon grand-père & celle de quelques parcelles sises au Mas s'y rejoignirent un jour de mai à fin de rouvrir l'abcès, le purger enfin.  Nonante neuf ans auront suffi.  Nonante neuf Soufis en vont surgir.

  • anonyme le 30/07/2012 : On peut aussi chercher un souffle de bonté ou de compassion chez un trader ou un intellectuel pur jus : la vérité est en chacun, j'espère. Sinon, à quoi bon?  Doit-on absolument se détacher de la société pour être vrai ?

Christine G.

marssfarm le 31/07/2012:
  • L'unité en pensée, en parole & acte est un mode d'autocritique dans l'instant, chaque instant.

Même Al Capone manifeste de la tendresse envers ses enfants.  Lui aussi adule la vérité en une mesure.  La preuve en est que si un complice lui mentait, il le ferait éliminer sans attendre.  Nous ne pouvons pas plus nous séparer de la société que de l'atmosphère, même à l'obscurité d'un monastère.  Ton commentaire Christine, coïncide avec l'enseignement de Nichiren ou Bouddha...

  • Un périple de retour. - Homeward bound.

Qui voyage vers le midi, cherche du repos.

Se diriger à l'orient, c'est partir interroger le passé.

Qui marchera en direction du nord souhaite affronter des difficultés.

A s'aventurer vers l'ouest, on se projette, inventera l'avenir.

Le trajet vrai pourtant est tout intérieur,

découvrir enfin l'univers en soi,

le Soi, micron sans limites

derrière l'arrogance du moi.

Selon la direction de ces points cardinaux,

pour arriver au lieu où allait naître la ferme,

j'ai cheminé une route nord-ouest,

le couchant du soleil à son solstice d'hiver.

Tout projet digne de ce nom

est par définition une épreuve.

Pour le préparer, la vie avait tout d'abord dirigé mes pas

& de manière entêtée vers les civilisations du sud-est d'Asie.

  • Un terreux sur la terre. - Made from dust & breath.

"Il forma l'humain (1) d'un peu de glèbe (5) (4) (3) & souffla (2) l'esprit de vie en ses narines..."  Genèse 2.7

 

Mars est le mois du regain printanier après le bilan de l'hiver & la restauration des énergies à l'automne,

jaillissement des forces vitales en réserve sur les débris & échecs du passé.

Recenser les connaissances agronomiques

pour les projeter vers des pratiques pérennes

en une agriculture offrant une alternative à la guerre.

Envisager le combat avec ses propres démons psychiques, mentaux,

plutôt que contre le voisin, l'étranger, l'autre.

Accepter sa condition de terreux, de glébeux, d'être vivant sur la terre.

Devenir un humain, pour ainsi dire : le mars de la ferme, l'avril de l'agriculture.

  • Nous constatons désormais une intense recherche de personnes de grande qualité en direction du développement de l'agriculture dite biologique & dans le même temps la prise en main du label "bio" par de puissantes firmes commerciales.  Les chartes des A.M.A.P., de l'agro-écologie ou des bio-coopératives par exemple, qualifient une agriculture non seulement biologique, mais de plus respectueuse du cadre de vie, de ses travailleurs & de production locale.

Agrinature se trouve à la pointe de cette recherche collective entreprise surtout par les petits paysans du monde à se rehydrater chaque jour à la source de la condition éternelle des veilleurs du sol au sein de leur communauté locale, entre ciel & terre.  Le ciel n'a pas de limite & dans l'option d'une pédogenèse constante, la terre non plus.

La seule contrainte en cette optique redevient le geste lent.

Nous devons à la vie & à notre être de redécouvrir la lenteur,

l'attrait du petit, la sagesse des vieux & celle de Dieu.

  • Let a new agriculture spring.

 "He formed the humans (1) out of a bit of clay (5) (4) (3) & blew (2) the spirit of life into their nostrils..."  Genesis 2.7

March is a month when renewal springs after winter.

In winter, we had reconsidered a year just gone by & learned hard its lessons.

In autumn, we had stored back accumulated energies from the warm, long days.

Spring's revival feeds itself on the rotting debris of fall & winter, the whole lot of our past failures.

 Let us review every aspect of the human agricultural knowledge

& out of it all, invent a perennial practice, a farming trade that could be a way of life

& distract mankind from waging wars now & again.

 Instead of fighting against anyone for the sake of a fake difference,

I suggest we faced the real demons abiding our mind.

Then we may become able at long last to accept our status on earth,

our bodies fed by the soil before they return to it :

become human, so to say & let this new agriculture spring.

  • Anonyme le 16.04.2012 :  Bonjour & merci pour vos beaux textes.  Ils reflètent un état d'esprit qui germe en moi...  Je viens de finir un livre de M. Fukuoka & un autre de Eckhart Tolle.  Je souhaite m'exercer sur notre terrain de 6000 m² au sud de Lisbonne, & j'essaie d'apprendre sans me décourager.  Je reviendrai régulièrement vous lire.  Bonne continuation.  Catherine

mars's farm : Georges Brassens aimait les gens.  C'est sa principale qualité.  29 10 2011

  • Que nature l'âge venu reprenne ses droits.

Dans le fonctionnement des associations de maintien d'une agriculture paysanne - AMAP -

le maraîcher apporte chaque semaine à ses clients & associés une part de récolte dans un panier.

Au temps jadis les maraîchers des environs des cités du pays du soleil levant portaient eux aussi un panier entre ville & campagne.  De ce panier plat sur leur tête ils emportaient les excréments & déchets organiques - c'est-à-dire carbonés - des citadins pour fumer leurs champs.

Puis la ville grandit

couvre d'infâme, de goudron, de béton les sols les plus riches.

Adolescent, j'étais blessé

de voir ainsi les agglomérations aux grands arbres bâties sur les terres nobles.

Lorsque la civilisation mourra

la tare en sera rendue à la terre nourrie du sang des ancêtres.

Sur la ferme de mars je choisis la parcelle que je jugeais alors la plus médiocre pour y édifier le bâti.  Elle est aussi un lieu accessible, fréquenté d'humains depuis des millénaires.  Je m'aperçus par la suite que sa nulle fertilité était due au simple blocage des sources.  Après réparation de l'artéfact, les parcelles s'avèrent du plus grand potentiel.  Je constate donc ma grande bêtise, puisque je réitère ici & contre mon gré & intention les errements qui présidèrent à l'édification des villes : bâtir sur les sols meilleurs.

Nous éléverons des ouvrages de bois (biodégradables)

& fumerons la terre comme il se doit

à la manière habile de l'Etrusque roi (maître en agriculture)

pour que nature l'âge venu reprenne ses droits.

Nos actes & non-faire s'inscrivent dans l'Ether.

  • Les Romains les appelaient Etrusci & les Grecs les nommaient Τυρρήνιοι Tyrrhēnioi, c’est-à-dire Tyrrhéniens, nom qui a été donné à la mer des côtes occidentales de l'Italie, mais ils s'appelaient eux-mêmes Rasna , forme syncopée de Rasenna.
  • In Attic Greek, the Etruscans were known as Τυρρηνοὶ Tyrrhēnioi, earlier Tyrsenoi, from which the Romans derived the names Tyrrhēni Etruscans, Tyrrhēnia Etruria, and Mare Tyrrhēnum Tyrrhenian Sea. The Etruscans called themselves Rasenna, which was syncopated to Rasna or Raśna.

Qui s'élèvent étendant leurs branches. / 6p5K

Publié le 19/05/2013 / éléments farm seeds agrinature fukuoka natural farming /

15.7 - foison - wheat & rye & so on - 0 p
  • Foison. - Wheat & rye & so on.

Qui s'élèvent étendant leurs branches. - High & wide.

  •  I was born the previous millennium in a hut far away. Wolves were roaming around & it's plain miracle if any amongst us ever survived. My parents later moved to town & on a fine day, I inherited from an old uncle who was still a millionaire. Suddenly I realised money is not all we need & gave it all to the beggar around the corner. Went back to the hut where I have been living so far.

En Creuse, les maisons vides abondent, mais c'est le cas aussi des villes comme Paris ou Lyon où des immeubles entiers possédés par des banques sont inoccupés. C'est la configuration en plusieurs pays de l'Europe qui vieillit comme l'éternelle Italie par exemple, où les vieux prirent le pouvoir, déniant à leur jeunesse le droit même de se loger & travailler.

  • Je naquis le treize novembre à l'heure zéro à Viviers sur le Rhône. Né ainsi entre deux points suspendus tels le pont qui relie temps & espaces – entre deux dates, entre deux terroirs, entre deux histoires, entre deux douzaines - je ne suis pas vraiment né & je tente depuis de m'incarner. Le retour à la terre y contribue. Changer de lieu, c'est changer de temps.

En son sens ultime, méditer c'est réaliser.  La religion est ce qui nous relie aux autres & au ciel - c'est par la croix que ce double mouvement dessine que nous devrons entendre le symbole : grandir pour une expansion de nos rapports aux humains & aux êtres en général.  Les arbres nous en offrent l'illustration qui s'élèvent, étendant leurs branches.

  • cliché Rosie Audsley
11.3 - au jour de mars - Copt beech on a Nile's bank - 3 p
  • Pyramide copte sous un faou de Jerzy auprès du Nil blanc.

Au jour de mars. - Copt beech on a Nile's bank.

 

Lorsque je vis Isha

au jour de mars

don du dieu soleil

elle n'avait plus de visage.

Elle ouvrit son cœur blessé

en une geste de petite fille

de vieille femme.

Le crépuscule se leva.

 

  • copte, nom dérivé du Grec ancien, Αἴγυπτος / Aigyptos / النيل الأبيض - an-Nīl al-Ābyaḍ - littéralement « Nil Blanc » /  fau, fou, Fagus, fayard, le hêtre /  cliché de Christine Guillebaud à Confolens, Fresselines - Le supposé fayard est en réalité un noisetier en un lieu ou le hêtre est à son climax.

 

Au vent des tempêtes sur la lande, dans la tête.

  • Une tempête était annoncée sur la Creuse par Jacques Kessler, le clown de la météorologie.
  • Isa, la maraîchère me demanda de venir l'aider à fixer ses serres.
  • Ne pensez pas qu'elle soit égoïste : j'avais omis de lui préciser que notre congrès durait deux jours.
  • Comment refuser?
  • Parfois, il arrive que le cœur se partage entre une amitié & une amour naissantes.

Il y a quelques années de cela, Patrick Bletsas, diplômé de l'institut d'agriculture naturelle – ITAN – vint sur la ferme de mars. Il était lors sur un chemin de retour vers Paris, parti au matin de la ferme de Philippe Guichard, pilier du Réseau semences paysannes auquel se rattache désormais l'association Agrinature liée à la ferme de mars. Olivier Barbié, fondateur de l'institut, en compagnie de son frère étudiant en agronomie devaient eux aussi nous rejoindre depuis Paris en cette après-midi ensoleillée d'octobre.

La main d'un enfant prise dans une portière empêcha la seconde part de cette rencontre, dirigeant le groupe parisien plutôt en direction du cabinet d'un vétérinaire – compte-tenu du fait que l'enfant souffrait comme un chien !

  • J'étais en ce temps en train de découvrir l'antagonisme impossible entre une agriculture du type biologique
  • & les méthodes de sélection des semences destinées au commerce.

Peu après, je rendis visite à Philippe. Une des premières questions que je lui posai portait sur la manière d'adhérer au réseau. A sa réponse, la démarche me parut quasiment impossible. Pourtant, deux ans plus tard, le fait se produisit.

  • Mon départ dimanche matin, au mi-temps du forum de l'Institut Technique d'Agriculture Naturelle d'Olivier Barbier fut la manière que nous offrait la vie de refermer la porte du cercle des rencontres par moitié.

La tempête souffla effectivement sur les monts & guérets, & nous avions fortifié les serres assez pour qu'elles tiennent.

 

  •  Porter. - Compassion expresses as a smile.

Porte le fardeau léger de la vie & tout sera bien.

Porte la vie en toi - fais bien - sois!

Une porte ouverte, un toit, un couvert : trois biens offerts.

Une porte, un toit, un bien...

Au temps de se quitter, comme disent les creusois,

"Porte-toi bien".

 

  • "Une maison de bottes de paille.
  • Un seul vêtement, un seul repas, un seul bâton.
  • Vivre tel un fétu."

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  • "A straw-bale house.
  • One cloth, one meal, one stick.
  • Live as a wisp of straw."

haïku de Masanobu Fukuoka, le 13 novembre 2001

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  • Celui qui toujours porte sourire
  • est toujours un fumier!

sagesse populaire

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  • Compassion expresses as a smile.

sagesse divine

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 11.10 vendre tendre la terre - a future for agrinature - p

 " l'agroécologie à buts lucratifs "

  • Vendre tendre la terre. - A future for agrinature.

La pratique Agrinature demande une observation attentive constante du champ.

La photo offre une image de ce que pourrait devenir la ferme de mars dans 100 ans.

  • Nous aurions acheté les parcelles voisines, coupé les bois, haies & forêts, arasé les collines, recruté des ingénieurs, modifié le climat pour le rendre plus amène ...  Nous pourrions même pratiquer des semis directs sans désherbage ultérieur, ce qui correspondrait à la définition de l'agriculture naturelle.  Nous épandrions les effluents de la ville proche - un saut quantique de nos concepts en notre rapport aux éléments.  Nous serions en passe de planter des lignes d'arbres dans les parcelles pour satisfaire aux critères de l'agrosylviculture & afin de "cultiver sous les arbres & sans labour."

Tout est possible en matière d'agriculture.  De la même manière que les grands financiers groupes de distribution s'emparent déjà des productions biologiques, ils seront capables dans dix ou vingt ans de se tourner vers l'agriculture naturelle.  Il est même plausible que le terme agrinature leur convienne.

  • Pour terminer le commentaire de la photo, précisons que ces deux personnes fort sexy ne sont pas en train d'observer le champ, mais un petit détail d'une plante.  Le champ ne porte qu'une espèce d'individus tous identiques.  L'homme & la femme de la photo sont étonnament identiques aussi & il ne sont que deux sur un terrain de dix mille hectares.

Si la prophétie se réalisait, c'est que nous aurions en tant qu'espèce résolu la question du travail : nous ne travaillerions plus que quelques heures par jour sous contrainte.  Le reste de notre temps serait du travail libre créant une richesse collective.

 

  • keriadenn le 02/12/2013 : texte cité entre guillemets / marssfarm le 02/12/2013 : réponses à la ligne
" Sur l'agroécologie à but lucratif, je ne crois pas avoir lu ceci précédemment. C'est la minuscule photo en vert criard qui m'a intriguée."

  • J'ai trouvé la photo sur un autre blog. Les techniques culturales simplifiées nous viennent de l'Amérique du nord. Elles consistent à semer sans labour après désherbage chimique en été, ce qui signifie mettre le sol à nu sous le grand soleil d'août & avoir acquis de gros matériels qui ne peuvent pas se rentabiliser au dessous de cent hectares. Leurs tenants tentent de les faire accepter sous la dénomination agro-écologie, terme qu'ils volèrent à Pierre Rabhi !

"Je ne te suis pas sur le côté très sexy des personnes. Elles semblent jeunes. elles sont surtout si "propres", comme l'horizon. Propre : c'est l'un des mots qui m'ont collée à ton blog au début ! Clean, en novlangue, sans doute. Pendant mes études, l'un de mes profs s'amusait déjà de cette qualité (sans valeur positive en soit), et d'une demande, d'une exigence sociales supposées en la matière. Cette notion m'est objet fondamental, et en examen perpétuel, comme ce "but lucratif" que tu distingues clairement dans ce billet. Il est évident que je rapproche cette dernière formule du "manque à gagner" que je fustige personnellement et de prime abord, qui circule beaucoup dans les bouches radiophoniques que j'écoute encore parfois, et que tu as utilisée récemment (billet à partir du texte de Christine). C'est l'une des raisons pour lesquelles j'aime à te lire. Tu soulèves ce qui m'interroge profondément, et ce que Fukuoka a aussi exploré ardemment, de toute sa personne (comme toi, - j'ai déduis ceci en te lisant et le lisant -, mais aussi très différemment). Je n'ai pas la clarté ou l'option faite, ou plus exactement l'argument, observant seulement que je ne suis pas toujours d'accord avec toi, et parfois ma réaction est entière, très vive sur ce que tu avances (outrée même)."

  • Un Sherpa & un Lama de Tibet ne s'accordent pas sur la route à suivre pour gravir Kailash. Qu'ils se mettent en route. Parvenus au sommet leurs vues s'unifieront, deviendront cercle dont l'horizon est la circonférence de la terre.
  • Le lucratif de l'agriculture pétrole - des machines & de la chimie - revient aux trusts internationaux que les gouvernements subventionnent.
  • Fukuoka, Bill Mollison & Sepp Holzer atteignent un résultat unique par deux voies, deux cultures, deux tempéraments aux radicales antipodes.

"Que d'autres s'en mêlent devient d'autant plus intéressant, pour peu que l'expression soit un minimum sincère. Humanité, Nature, place et relations : tels sont mes lieux d'investigation. En projetant une agro-écologie telle que la résument nos deux jeunes férus de détails en champ uniformément criard, toutes les absences d'une telle pratique surgissent. L'adjectif naturel pourrait bien être repris par eux, comme tu le soulignes, par le rapt du monolithisme conceptuel des grands mouvements idéologiques. Je note que le terme de Nature est plutôt délaissé en ce moment dans le discours médiatique."

  • Nature est un mot ancien & très occidental à triple sens. Les conservateurs, les gens de progrès, les agnostiques & les écolos athées souhaitent chacun se l'approprier. De ce fait, nul ne l'emploie plus.

"Agro-écologie sonne technique et sérieux."

  • voir la remarque ci-dessus.

"Les Bourguignon, avec leur agrologie (que j'aime aussi à lire et comprendre), en tracent peut-être bien le premier jalon."

  • Claude & Lydia Bourguignon prêchent le juste, mais ne sont pas des praticiens eux-mêmes. Au RSP il est quelques paysans qui pratiquent l'agrinature ou presque - en la discrétion que leur emploi du temps chargé impose.
  • Merci de ces commentaires justes & judicieux !

Publié le 27/08/2012 / fukuoka agrinature farm seeds natural farming /

011.5 - le ru de la fontaine du mas - a reborn stream - 5 2p
  • Imaginez que le canyon soit de cinquante mètres de profondeur & que le chêne rouge ait la même hauteur.   Ce sera le cas dans 10 siécles peut-être.

Le ru de la fontaine du mas. - A reborn stream.

 

Le ru était disparu, souterrain, de 1914 à 2003,

facteur de pédogenèse

du fait que le granite saturé d'eau se décomposa en tuff jusqu'au stade argile, s'approfondit,

& déchéance de l'agriculture tout à la fois,

car sur un sol lourd & frais, l'usage des tracteurs ne peut se faire qu'en de très rares occasions au fil de l'an - une semaine à l'automne & une semaine au printemps - avec un peu de chance en année ordinaire sans les pluies sempitenelles d'océan qui à tout moment pourraient survenir.

En un jour, deux chevaux dans l'enclos auraient tôt fait de reboucher le ru.

il faudra une génération pour réamorcer la vie d'un sol devenu stérile par l'eau qui y stagna nonante ans.

  • Devenir fou ou mourir. - A foreseen farm.

Avant de devenir agriculteur en Inde, je vis par anticipation l'échec de mon projet

& que cet échec allait me mener en Japon.

 Je tentai pourtant ce projet qui dura deux ans.

J'aurais pu devenir fou ou mourir, mais la destinée était autre.

 Deux ans plus tard au pays du soleil levant sans rien connaître de la Creuse,

je dessinai avec précision les terrains & bâtiments de ce qui allait être la ferme de mars & sa boulangerie.

Deux ans plus tard, la ferme démarrait.

Elle n'était qu'un lopin de terre sans rien autour.

Je n'étais alors paysan que dans ma tête.

  • Les parois sont minces & les fenêtres immenses.

La maison sous les arbres - n'aura que des fenêtres - & un toit peut-être... - chanson de Gilbert Bécaud

---

La maison ne dispose pas d'accès aux réseaux d'eau, d'égouts, d'électricité, ou d'ordures ménagères.

Les parois en sont minces & les fenêtres immenses.

Dans le poêle, une bûche de chêne se consume en silence.

La nuit claire de novembre nous expose ses étoiles sans en cacher une.

Jupiter - Zeus le père - s'incline à l'ouest.

Vénus lucifer - porte lumière - point au levant, au dessus du bois d'orient.

Les premier humains devaient attendre le jour & la belle saison au fil des longues nuits d'hiver.

Regardant le ciel ils s'interrogeaient sur l'éventualité du retour du matin & de saisons plus clémentes.

Le parcours des planètes au firmament leur semblaient les signes

d'êtres grandioses & lointains veillant sur leur destinée,

les assurant selon la tradition déjà établie par leurs parents,

de l'éternel retour, que tout n'allait point cesser.

Ce siècle aussi pourrait nous sembler hiver ou nuit.

L'amitié que nous offre la vie pourtant nous assure que le jour va poindre.

 

11.7 - hêtre aimé - la seule question qui vaille - 2 p
  • Hêtre aimé. -  A beech on the stream bank.

Aux débuts de la ferme de mars, un hêtre d'âge se trouvait aux confins d'une de ses parcelles de bois.

Peu après l'arbre vénérable éclata sous le vent d'une nuit de tempête.

Il ne mourut pas, mais se trouve à l'évidence en fin de vie.

Depuis lors, il essaime, égrenne, dissémine ses faînes dans les haies alentour.

Les rejetons de cette essence sont capables de s'installer à l'ombre, y croître sans bruit, en discret silence. Bien des ans plus tard, ayant poussé à leur abri, ils auront tant grandi qu'ils supplanteront leurs ainés, arbres de pleine lumière, les ombrageant du feuillage vert sombre horizonal si charmant à nos yeux mais sans pitié pour les autres espèces.

Être ou pas. Être, là est la question.

Comment sait-il le hêtre qu'il est mon arbre préféré?

J'aime le hêtre. Le hêtre m'aime.

Ces mots sont fort peu rationnels, n'est-ce-pas?

Or, dès que nous nous départissons de cette poésie, la vie nous semble bien triste, un peu terne.

Sans le ternaire du grain de folie, nous ne saurons plus imaginer un monde magique où tout vit, résonne & se répond, nous serons tôt tristes, nous en perdrons le goût, le sel, le suc, le sourire.

Le rationnel permet de gagner des millions.  Tout millionnaire vola pour le moins un million,

& pour ce faire rompit les dix paroles.

  • La seule question qui vaille. -  I or Self.

Visitant la ferme de mars, Rosie Audsley, fameuse ethnologue des blés populations en Angleterre, ne posa qu'une question :

Est-ce que aimer, sans souffrir exception

nous arrache toujours le cœur à la fin?

La réponse se trouve dans la question

puisque l'amour est vecteur de notre expansion

éclatement du moi vers le ciel du Soi

dépassement des limites

que nous nous imposâmes en tout premier lieu.

Rosie aime les blés, le pain, le café & le chocolat noirs.

Nous pourrions dire en cela qu'elle est typiquement française

mais il serait plus sûr de la relier simplement à l'humanité entière.

Aimer avec modération ce qui a bon goût est un trait humain.

Elle a bon goût.  Je l'aimai sans modération.

4 août 2012

- I or Self.

When she visited Mars's farm, Rosie Audsley, a student of wheat land-races in England,

asked one question only :

Must love always pierce our hearts in the end ?

No answer need be displayed to such a question,

for loving is the one way to freedom

where the self meets the sky or Self,

where we will at long last overcome

the boundaries we had set to ourselves in the first place.

Rosie appreciates landrace wheat, bread, black coffee & dark chocolate.

Because of these, it could be said she is typically French,

but we could link her character more simply to the whole of humankind.

Human beings it is common, appreciate wisely whatever tastes good.

She knew good taste. I loved her beyond wisdom.

 

Un soleil rouge - le nom de Fukuoka /  Publié le 29/08/2012 / farm seeds fukuoka agrinature natural farming /

011.6 - un soleil rouge - le nom de Fukuoka - 6 / p2K

White-flowered buckwheat. - Blé noir aux fleurs blanches.

  • Un soleil rouge. - The country of the rising sun.

Nous étions quatre, assis sur le parvis de la mosquée, de cultures & pays éloignés.

Le musulman de Thaïlande nous exposait en son noble langage les subtilités de l'Islam.

Le Français traduisait en Anglais pour Kent d'Ontario & Miyako du pays d'orient.

Ma connaissance de ces deux langues, l'Anglais & le Thaï' était en ce temps bien insuffisante

pour atteindre à traduire des notions confinant à la plus complexe des philosophies.

J'accomplis pourtant ma tâche avec zèle

& compris en mon entendement en cet instant que tout est possible à qui ouvre son cœur.

  • photo by Rosie Audsley / la pépinière de blés - the wheat nursery

 

  • Alexander & Socrates. -   Enrol en route.

We used to play war - War is a child's game.

Alexander the great general died thirty-three.

He had conquered his being & given up convincing the world.

A soldier may become officer when twenty-five

a veteran aged thirty & before soon

a soldier with no name.

Since in Rome tradition admitted

you were an adult only in your late twenties

we see war is foremost children's games.

  •  Alexandre, disciple du disciple de Socrates -  un gage.

Nous jouions à la guerre.  La guerre est un jeu d'enfant.

Alexandre le grand général mourut à trente-trois ans

après avoir conquis son être & renoncé à convaincre le monde.

A vingt-cinq ans on est officier

à trente, vétéran,

un peu avant, soldat inconnu.

Puisque selon la tradition à Rome

l'adolescence durait jusqu'à l'âge de vingt-neuf ans

on voit que la guerre est avant tout jeux d'enfants.

 

le printemps des poètes 2012 - enfances

  • The land lay at hand's grasp.

Jean Giono invented the French tongue.

 

When I was ten my family moved to South-East of France

framework for Giono's world of stories & novellas

but it was only recently I read his short story

"The man who planted trees."

 

What happens in this book

- although I knew nothing of it -

has shaped my whole life.

 

Do the poet's words, carried away in breeze & scents,

in rays of light gentle & bright,

roam for ever on the wind-beaten land ?

 

Or is it that the earth speaks in whispers,

and artists tell what they know she utters

children can hear too ?

  • J-F B told me he also came to practical ecology, & later on to natural farming, following on the steps of Giono's world & words.

 

  • le pays et la langue

Jean Giono invente la langue française.

 

Lorsque j'avais dix ans je vécus au pays de Giono

mais ce n'est que récemment que je lus

“L'homme qui plantait des arbres.”

 

L'histoire qu'il y conte

bien je je ne la connus point

façonna toute ma vie.

 

Les mots du poète courrent-ils sur la terre

battue de tant de vents de landes et de mer

de fleurs et de sel?

 

Ou est-ce que la terre crie

qu'il transcrivit ?

& l'enfant l'entend.

 

  • le printemps des poètes 2012  "enfances"
  • Jean-François B. lui aussi en vint à l'écologie pratique, puis à l'agriculture naturelle, cheminant sur les pas de Giono.

 

  • La pagode est pauvre & les moines sont riches.

La ferme se trouve au lieu-dit le Mas près de la Terranche & Bordas.

En Limousin, les lieux-dits sont des petits hameaux qui parsèment la campagne. Ces hameaux sont nommés villages, car au dix-neuvième siècle ils étaient en vérité des petits villages, chacun d'eux habité d'une population dense.

Bordat, c'est la bordure. Il s'agit d'un serre d'altitude 470 mètres, un de ces sommets si ronds des vieux massifs de granite. Un citadin habitué à se mouvoir dans son automobilen puissante ne saura pas qu'il passe un sommet.

Depuis le sud, juste avant Borda, la route escalade le lieu-dit Tirelangue: la côte est raide & les bœuf de jadis devaient y tirer la langue. Après Bordas, on redescend vers Bonnat aux sols profonds entre deux rivières. Comme c'est souvent le cas des cours d'eau, chacune d'elle capture les nuages venant de sa direction, & de ce fait entre elles deux, il fait toujours beau. Nous trouvons là une des raisons pour que le lieu fut de ce fait nommé Bona.

Bordas est une vraie frontière, le dernier contrefort du massif granitique. A Bonnat le substratum est de gneiss & schistes qui signalent le Bas-Berry aux roches métamorphiques qui forment ceinture autour du granite. Le hameau est tout autant une limite climatique du fait du changement brutal d'altitude sur trois de ses côtés.

La frontière entre langues d'Oc & d'Oil quant à elle se trouve être Aigurande – dont la sonorité occitane ne fait pas doute – vingt-cinq kilomètres plus au nord & qui ainsi marque aussi la limite des territoires en ce qui concerne l''histoire, la géographie & la fameuse administration française.

La Terranche est un lieu plat abreuvé de sources. Le potentiel de fertilité y est très grand comme le nom l'indique - les parcelles sans pente ni aridité sont rares par ici!

Le mas, c'est à l'origine, en Occitan la maison. Puis le mot évolua pour désigner une ferme, l'équivalent de villa en Latin. Le nom du hameau est ancien & nous voyons donc qu'il évoque un lieu d'agriculture. Deux données géologiques le caractérisent, un leucogranite & "mille vatz". Les granites sont des roches anciennes & par conséquent érodées, usées, pauvres. Leur composition peut varier beaucoup cependant & il se trouve que celui présent au Mas est remarquable par sa richesse en cations fertilisants tels que calcium & magnésium.

La présence d'une myriade de minuscules sources est le second facteur de fertilité. Lorsque nous démarrâmes la ferme ces dernières, si proches les unes des autres & qui s'étaient trouvées bloquées au cours d'un vingtième siècle de guerres & migrations, demandaient à y sourdre à nouveau.

J'en entendais la plainte sourde. Nous pouvions ressentir sous nos pieds la pression de leur amertume, l'impatience de la langueur qui les animait, la secousse d'un ressentiment caché à l'entraille, sol de terre.

Aux temps d'avant l'agriculture, chacune d'elle formait un ru & depuis qu'un parcellaire existe - quelques milliers d'années déjà - chacune avait pris l'habitude de couler en un fossé particulier au pied du talus limitrophe de deux parcelles.

Du fait du grand nombre de ces vatz en un petit espace, les parcelles au Mas sont nécessairement de faible extension.

  • A la racine du Yin est Yang.

Par la surabondance de sa présence, l'eau du sous-sol dissout la roche & peut avec le temps en accomplir l'hydrolyse jusqu'au stade ultime, l'argile.  La pente est très faible : nous sommes sur un sommet plat.

Un sol lourd & frais & une pente faible constituent des conditions telles que le mode moderne de drainage des terres n'est pas envisageable. Le sol potentiel est profond & argileux, ce qui correspond au point de richesse maximale.  Au cours des siècles, les parcelles furent épierrées – voir à ce sujet l'article ** - & de ce fait leur portance est faible, ce qui implique que l'usage de lourdes machines agricoles en ébranlerait tôt la structure.

Nous voyons donc que les facteurs mêmes qui désignèrent la fertilité du lieu jusqu'au dix-neuvième siècle devinrent obstacles à l'usage agricole du siècle dernier lorsqu'il se tourna contre nature, abusant de toutes les technologies mises à sa disposition par l'abondance de la ressource pétrole.

Les parcelles au Mas doivent rester petites & s'il est fait usage de machines, elles doivent être légères.

Nommer le lieu la ferme du Mas aurait signifié redondance. Nous avons donc dynamisé le mot par la force de roulement véhiculée par le son “R”.

Mars est temps où les feuilles marcescentes hésitent sur la tige juste avant que ne les poussent à choir les jeunes pousses, renouveau de la vie des plantes.

La planète Mars – assimilée au dieu – du fait de sa couleur rouge fut assiociée à l'action & par extension la guerre – résultat Yang d'un trop plein du désir d'expansion, le Yin du Tao.  L'histoire humaine nous montre & le fait est confirmé par le Yi-Jing, le livre des mutations, que dans deux cas sur trois, la stratégie Yin née de la contraction Yang, est l'option que la sagesse nous édicte d'adopter.  C'est là laparenté  de Yin avec le non-agir.

  • La symbolique de Mars fut aussi rattachée aux paysans.

Un pays – le cas est toujours avéré – se construit en résultat d'une succession d'affrontements & guerres. Puis, par le labeur constant des paysans dont l'ouvrage en recrée en permanence les paysages, le pays constitué se maintiendra pour évoluer vers une culture propre héritée de la configuration particulière de ses terroirs.

  • Une fois la paix établie, le métal de l'arme devient outil.

Le même soufre de la poudre à mousquet qui tua l'ennemi sera transmuté en l'engrais qui meut la plante. Au cœur de l'acte – que les Grecs représentèrent par Mars – nous en trouvons la racine qu'est le non-agir : pour le commun, la non-action ne sera atteinte qu'en suite d'un patient travail.

  • Il est cependant des êtres doués de génie qui l'atteignent du premier coup, en un seul instant.

Notons pour conclure que la symbolique de Mars fut associée au pays de Japon, la contrée du soleil levant, terroir où tout commence, d'où tous les possibles émergent, le lieu de naissance de mon maître en agriculture.

Ce lien entre la Grèce antique & le Japon moderne dont la culture emprunta beaucoup à la Chine ancienne montre aussi pourquoi le disciple le plus fidèle de Manasobu Fukuoka est Panos Manikis, paysan en agriculture naturelle à Edessa au nord de la Grèce.

  • Le nom de Fukuoka. - Fukuoka, our master.

Lorsque je démarrai la ferme de mars en 2003, le nom de Fukuoka sonnait en France comme un mot tabou qu'il était aventureux de prononcer du fait que personne ne réussissait vraiment à reproduire ce qu'il avait réalisé en sa ferme.

Désormais, il m'arrive de l'entendre.  Il fut cité samedi dernier à l'émission Terre à Terre de Ruth Stégassy sur France Culture parmi les pères fondateurs & personnes ayant initié l'agriculture biologique en France & dans le monde.

L'agriculture biologique véritable a pour racine le respect des humains - une spiritualité donc, une spiritualité qui ne s'attacherait à aucune religion en particulier sans les renier pourtant & sans en poser même la question : la foi est une donnée intime qu'il n'est indispensable de révéler qu'au travers de nos actes & qu'il est peu utile de décrire par des mots.  En l'état de pensée parmi les humains ce jour, parler de foi ou de religion hors des cercles prévus à cet effer fait apparaître toujours le risque d'ouvrir des conflits qui n'ont d'intérêt pour quiconque & ne pourraient que nous empêcher de grandir.

  • Fukuoka était un être spirituel, mais sans s'attacher à une religion particulière ni aucune autre organisation que ce soit.  Il souhaiter garder son oeuvre d'être utilisée en promotion ou propagande des causes qu'il n'aurait pas aprouvées.

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  • Le Mas, la Terranche & la brande de Tirelangue.

Arrivant à la route, deux cent pas plus bas sur le ruisseau devant le bois

au lieu-dit la brande* de Tirelangue d'exposition ouest,

une de ces averses d'été envers lesquelles la terre sèche crie,

nous surprit par le silence de son spectacle.

Sur nos têtes, seulement quelques gouttes pourtant.

Nous retournant, à la même distance & en direction opposée,

un rai de lumière incendiait le champ à la Terranche en exposition sud.

 

  • * du latin médiéval, en Bretagne, branda «bruyère»,  attesté par son dérivé brandey «champ de bruyères», «lieu où poussent les bruyères»  «fagot de brins de bruyère, enduits d'une substance combustible»,  de l'ancien français brander «flamboyer, s'embraser (de l'aube, d'un rayon de lumière)», parce que la bruyère était facilement inflammable & qu'au moyen-âge on brûlait les champs pour - c'était la croyance d'alors & qui subsiste encore parmi les personnes âgées - les fertiliser;  à rapprocher du latin médiéval brandarium «champ destiné à être essarté par le feu». / bruyère qui croît dans les campagnes incultes, bruyère à balais.  Un pays de brandes. /  Chauffer le four avec des brandes. /lieux incultes où croissent ça & là ces petits arbustes. Entrer dans une brande. "On coupe dans ma commune, les brandes à l'âge de huit ou dix ans, pour chauffer les fours ou les vendre à Casteljoux, & on n'arrache les troncs qu'après une période de quinze ou vingt ans, pour les carboniser." [Enquête sur les incendies des Landes, p. 253]   "L'ajonc, le genêt, l'arbousier, la brande & le chêne sont six essences qui, réunies à l'aiguille du pin, forment un puissant aliment aux incendies." [ib. p 212]

a university4trees mars'sfarm refuge Jack Clayton logo 4p5K

a university for trees : mars'sfarm refuge / Jack Clayton / EVA /Publié le 02/09/2010 / natural farming agrinature fukuoka agriculture naturelle agriculture sauvage /

11 Jack Clayton / EVA / 11p1K
  • Sur cette photo prise en 2010, haricots, trèfles & chiendent cohabitaient.  Désormais en 2012, le chiendent a presque disparu & les trèfles ont envahi tout l'espace libre.

le sage & l'idiot / courge dans l'EVA / apocalypse 8.1 /  05.09.18.14h / Publié le 03/09/2018 / agrinature fukuoka /

le sage & l'idiot / courge dans l'EVA / apocalypse 8.1 p

L'étoile de David est rare. Elle symbolise l'union de l'eau & du feu dans le centre cœur de la poitrine & donc la dynamique yin yang du Tao. Les six trigones de l'étoile sont ici complétés par un septième, trois oppositions, deux carrés & six sextiles. "Quand l’Agneau ouvrit le septième sceau, il se fit dans le ciel un silence d’environ une demi-heure." révélation 8.1

Jack Clayton visits the farm - Jack's visit to the farm in 2010 - un visiteur du mercredi -
photos Jack Clayton.

 

jackandthecitylights.org Mars Farm Posted by jack On March - 28 - 2010
  • “No Agriculture Without Trees”

Was my favorite saying from Beny, the owner of Mars Farm. Beny had spent his younger years traveling about the world, sometimes by bicycle, to learn about agriculture to own his own farm. Coincidental as I had not really talked much with this guy prior to coming to his farm.One of his most influential experiences during his travels was his visit to the farm of Mansubo Fukuoka in Japan. To this day Beny strives, and struggles sometimes at his own expense, to practice the agricultural methods of Mr. Fukuoka.

  • "Les haies sont ses murs qui tiennent une parcelle
  • dont le toit est tressé de lumière & d'eau, inspiration & réflexion
  • & le plancher inspir du ciel, excreta dans le sol."

Trees are absolutely essential to soil health. All around and throughout his farm Beny has planted trees of various species to absorb excess water, and rebuild soil. Being a former forester he knew a considerable amount about trees, and taught me many surprising things about them.  Mr. Fukuoka placed a great emphasis on the necessity of trees in all of his books, and explains how man has created the deserts of the world through deforestation.

  • For more information on Fukuoka Farming please follow the link and read my post on Natural Farming

Transforming the Land

  • Overall I was very impressed by the efforts of Beny on his farm.  He started with perhaps some of the most abused land in France and is turning it into fertile productive farmland through the use of Natural Farming techniques such as green manuring, cover crops, and no chemical usage of any sort.  In short he uses land stewardship practices that are sustainable on the long term.

One major distinction from other farms you can see on Mars Farm immediately is that there is absolutely no bare soil anywhere in sight.  Where any activities have taken place that have removed vegetation from the surface, clover seeds are sown to fill in the space.  The fact that nature abhors bare soil is an important natural property that is ignored by conventional agriculture to the detriment of the soil. Bare soil is unnatural, highly susceptible to erosion, inhospitable to essential soil micro-organisms, and subsequently dies.

  • Beny does not use the term ‘weed’, but rather simply refers to them as plants.  I would like to note that this is a very, very important philosophical difference in the fundamental view of the natural farmer from the conventional farmer.  He also placed great emphasis on the role of so called weeds’ ability to naturally plow the earth, generate soil fertility, and protect your crops against pest infestation and disease outbreak.

Author and long time president of the New York Zoological Society Henry Fairfield Osborn, Jr articulated the dangerous mentality that is the fall of modern agriculture quite well in his book “Our Plundered Planet” when he said, “The miraculous succession of modern inventions has so profoundly affected our thinking as well as our everyday life that it is difficult for us to conceive that the ingenuity of man will not be able to solve the final riddle - that of gaining a subsistence from the earth.  The grand and ultimate illusion would be that man could provide a substitute for the elemental workings of nature.”

  • When Beny first bought his land the soil in his vegetable plots were literally a stagnant marsh in the rainy months.  Once dry in the summer months the soil, being completely dead, became as hard as concrete.

A Brief History of the Damage

  • The poor condition of his land was due to several factors, but perhaps most notably to the American techniques of big chemical farming that France adopted after WW2.  The soil was abused over the course of the following decades until in sloped plot it had either been eroded to the hardpan (in some cases even to the bedrock) or in flat plots until it had lost all of it’s fertility.

Once it had become useless for farming it was sold as grazing land. Non-professionals who cared little for the land overgrazed it with their cattle.  The cattle blocked the streams dealing the final blow to the already dying soil.  Without their proper course the streams dispersed into the plots, flooding them.  This in turn halted the bioactivity of nutrient processing thus creating highly acidic conditions.  The acids then separate the silt and clay, that are essential for mineral transport within plants, from the humus.  The clay and silt formed an impermeable rock hard layer beneath a thin layer of sable raw humus inhospitable to all but rhizomorphic grasses and marsh plants.

  • Beny has had to employ serious water management techniques he learned through his experience as a forester to return the streams to their ancient routes to drain the land.  Everyday he spends a bit of time taking care of the streams unblocking them and helping them carve out their path.  He uses the thin layer of topsoil he has to plant trees, daikon radishes, nettles, and other plants with root systems that can penetrate the hard layers of clay, pull minerals back to the top, and create rich healthy soil.

Working for Tomorrow

  • It took only 40-50 years to completely destroy a once fertile farmland that had been built up and cared-for for thousands of years by countless generations of farmers.  Sadly the hard work that Beny is doing largely will not be to his own benefit but to the future generations that will inhabit his land.  Similarly the consequences of a lot of the environmental damage our civilization does today will be felt by future generations.

The state of Beny’s land further helped to drive home the reality of the detrimental agricultural practices that are causing soil erosion, threatening biodiversity, destroying communities, and setting the stage for a future famine.  These problems are huge and are still spreading faster than the solutions are.  I will be writing more on this and other aspects of agriculture in France in a future essay.

  • In summary my experience at Mars Farm, though not always pleasant and comfortable, was hugely educational and I am very grateful for it.  This was my first farm that made a complete break from modern agriculture in almost every sense, and has served as a great source of inspiration for me.  I am now thoroughly convinced that these agricultural methods, that some believe are impractical and merely idyllic, are not only pragmatic, but absolutely critical to the long-term survival of human beings.
9 photos missing
  • Frost makes interesting designs on a cold morning.  Prepairing tritical wheat grown on Beny's land for bread making.
  • Stream management.
  • Frog eggs.  Amphibians are extremely sensitive to chemical pollution. This sight is non-existent on conventional farms.
  • Part of one of Mars Farm's vegetable plots. The deep tracks help drain water and serve as pathways.
  • Reconstruction of the ancient bocage system in one of the cereal plots at Mars Farm.
  • White clover growing amongst a rutabaga.
  • Clover is also used in the cereal plots. Here it is growing alongside oats.
  • This photo shows the slow rehabilitation process of the soil. The top layer has turned from acid indicating black, to a more healthy brown color. The center layer, once completely blue rock hard clay, is now breaking up and turning red as the contained iron is exposed to oxygen by root systems. The water table at the bottom is gradually sinking, forcing surrounding trees to reach down deeper, creating more soil and breaking the clay.
 
  • Smithb556 le 08/01/2015 : Usually I do not read writeup on blogs, nevertheless I wish to say that this writeup extremely forced me to take a look at & do so !  Your writing taste has been amazed me.  Thanks, really wonderful post.  dbgecdeeedgdedbg
 
 
11 le mandala "l'université des arbres" 3p4K

Le mandala "l’université des arbres"  s’appuie sur cinq fruitiers symbolisant les éléments.

  • Le premier élément est l’espace. L’espace contient la matière. Il occupe aussi l’essentiel du volume des atomes. Einstein montra l’égalité entre espace & temps. L’énergie devient matière pour dessiner l’espace. L’énergie est moteur du mouvement & des transformations qui décrivent le temps. Trois mots de la langue grecque désignent le temps en sa triple nature – la chronologie, les cycles & l’éther ou espace-temps où les atomes vibrent & où notre existence s’inscrit.

Dans la pensée toute pratique de Chine ce premier terme ou quintessence fut nommé "bois". Nous trouvons en cela la fonction photosynthèse qui à partir des quatre autres éléments fabrique la vie qui est néguentropie. Les arbres, le bois qu’ils fournissent & la pérennité de leur présence sont vitaux & vitale à toute civilisation. Il n’est pas hasard si en Chine on inventa à partir du bois le papier & l’encre permettant sur des plans subtils de créer plus avant l’espace de nos vies. En les calligraphies d’orient dessin, écriture, perception & description du monde se confondent.

  • Notons également que le deuxième élément était en Chine le métal & non pas l’air. Nous avons là une indication que les médecins chinois avaient il y très longtemps découvert entre autres notions empiriques la présence de fer dans le sang. Savaient-ils également le magnésium de la chlorophylle qui permet aux plantes de fixer le carbone de l’atmosphère ? Deux atomes métal accomplissent la fonction de respiration & sa symétrique dite photosynthèsen - la synthèse de matière carbonée au moyen de l'énergie lumière ou soleil.

À l’université des arbres ce sont les arbres qui enseignent. Il n’y a ni livres ni de cahiers. Dans l’histoire de la planète les plantes apparurent tout d’abord. Elles sont en biomasse la quasi-totalité du monde vivant. Avec les bactéries & les algues elles ont presque tout créé de ce que nous voyons. Les roches calcaires & le pétrole par exemple furent fabriqués par des plantes au cours des temps géologiques. C’est pourquoi à l’université des arbres les plantes nous enseigneront.

  • Deux phrases décrivent le projet.

L’univers est une université. Cette première clé expose que nous pouvons apprendre partout & que nos apprentissages surviennent par l’acte de la main – unique, répété, éternel.

Les enfants sont des arbres. En cette seconde clé le mot arbre peut être pris au sens de ceux qui fabriquent du sol. Dans la nature les ligneux sont les plus puissants agents de la pédogenèse par leur grande dimension & leur pérennité.

  • Le sol fabriqué par accumulation est le milieu qui permettra aux jeunes de ce jour de se nourrir au futur. L’arbre a en outre les fonctions de transmission, de pilier écologique, de créateur des paysages & de protecteur des climats.

Le mot enfant quant à lui peut être entendu en son sens d’origine : en l’étymologie "infant" désigne qui ne parle pas. Typiquement les arts & toute invention se font sans parole. Nous pouvons dialoguer au sujet d’une œuvre avant & après, mais le moment-acte même de création est pour l’essentiel accompli en silence.

  • Sur & entre les lignes-courbes-traces en étoile dessinées par nos cinq arbres, les jeunes & autres apprentis jardiniers de tous âges seront invités à venir semer & planter des espèces qui évoquent pour elles & eux les cinq éléments – ciel-espace-bois / vent-air-métal / soleil-feu-été / pluie-eau-hiver / sol-terre-intersaison.

Ensuite la plante est laissée à sa vie propre. Les deux actes accomplis se résument à planter ou semer & éventuellement récolter en fin de saison les fruits produits. Les plantes qui pourront être introduites sont de tous groupes : arbres & buissons (1), fleurs (2), potagères (5), médicinales (4) & céréales (3). Il n’est besoin d’aucune connaissance particulière de la part des jardiniers & jardinières en cause : les graines contiennent en leurs gènes toute l’information nécessaire qui les concerne.

  • Au centre du mandala une œuvre relative au sujet des cinq éléments pourra-être implantée.
 
erixbd le 01/11/2017 : La connaissance est universelle, mais la connaissance universelle est jalousement gardée par ceux qui gèrent (parfois bien mal ce monde), et pourtant, nous autres pauvres hères, aurions tout à apprendre d'une promenade en forêt, ce que l'on nous enlève progressivement. Pour une bonne base d'apprentissage, et c'est mécanique, il te faut au moins trois points d'appui. De là, l'apprentissage en question devient beaucoup plus simple. Le triangle isocèle est harmonieux car toutes ses lignes ont un lien avec son centre de gravité et de cet enseignement tu trouveras l'équilibre. Penses toujours à tes trois point d'appui lorsque tu portes une réflexion. Du fait, tu retrouveras ces trois points dans la manière dont pousse un arbre. Merci pour ce com très instructif.
  • marssfarm le 03/11/2017 : Oui. Pour sortir de la dualité nous faisons appel à ce troisième point ou tierce personne - arbitre, juge ou valeur de référence. On le nomma "tiers symbolique", le ça ou le soi. Le triangle c'était le truc d'Eiffel. On parle aussi du triangle de l'amour : à deux cela ne suffit pas - il nous faut un angle troisième de perspective.

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ferme de mars martien faucille voir bénir paysan / pc / Publié le 18/08/2011 / agrinature fukuoka natural farming farmseeds /
ferme de mars martien faucille voir bénir paysan/ pc p3K

dernière photo connue de Homo neandertalis / cliché Christian Perroteau

  • bénir la terre / let us bless mother earth / ferme de mars martien faucille voir bénir paysan

la ferme de mars

  • La ferme de mars se trouve sur le tout dernier contrefort nord du Massif Central granitique.  Sa région climatique est celle du nord-est de la Creuse, semi-continentale, semi-océanique.  L'altitude des parcelles les plus hautes est de 450 mètres.  La trame du paysage est un bocage qui se reboisa en grande part au cours du vingtième siècle, en conséquence de l'exode rural.
    La propriété compte des bois, des parcelles de céréales sur deux hectares & des parcelles dévolues aux prairies de fabacées sur huit hectares.  Les bois sont des accrus feuillus de friches de déprise ancienne.  A la création au printemps 2004, les sols étaient totalement ruinés & toutes les micro-sources bloquées.  Dix ans plus tard, les trèfles, les lombrics & les rus renaissent.

Le lieu fut conçu dès le départ comme un centre d'expérimentation & d’entraînement à la méthode inventée par Masanobu Fukuoka au Japon, que nous nommons Agrinature.  Une association fut créée à cet effet.  Vous pouvez consulter à ce sujet les ouvrages qu'il écrivit, ainsi que ce blog.  La construction d'un bâtiment à usage agricole & de logements est en attente de financement.  Il sera fait usage du bois disponible sur place autant que possible, & les chalets seront dessinés selon les critères des maisons à énergie positive.  Le cadre est bucolique, la nourriture simple, le logement rustique, le mode de vie paysan & les conversations laconiques ou tournées vers l'étude.  La joie de ce mode de vie est cependant bien réelle, même si elle requiert un peu d’effort pour être goûtée.

  • Mars's farm

Mars's farm is located on the very northern last tip of the granite French Midlands.  North-Eastern Creuse is a hilly country, a mix of woods, meadows, & fields.  Its climate is half continental, half oceanic, & the altitude is about 1,500 feet.  The project started in spring 2004.  Soils on the farm were then utterly ruined, & the many, tiny springs around it had become blocked.  Ten years later, clover, earthworms & streams are back to life again.  Our land includes five acre of cereals, fifteen acres of legume prairies, & woodland.  Most of the plots are small & divided by hedgerows.
The farm was created as a centre for experiments & training in Agrinature, that is, the farming method Manasobu Fukuoka re-invented in Japan, & as such a non-profit organisation was attached to it.  Building works of a shed for the farm & accommodation are still pending.  As far as possible, we will use the wood available on the spot, & the chalets are to be designed on passive house patterns.
A bucolic place, with frugal food, simple accommodation, a rustic way of life, & laconic talks except when it comes ro the real topic of Agrinature.  This is part of our daily life, & more we cannot offer.  It is true however that joy belongs to this way of living & make it worth the effort needed.  Before coming here, please consult some among the books by Fukuoka, & read in this blog.

  • martial martien - Je naquis sur Mars.

Il y a quelques décennies, je naquis sur Mars.  Très tôt, je disposai d'un télescope.  J'observais la Terre & j'étais fasciné par la luxuriance de sa végétation.  Il faut vous avouer que sur la planète rouge, nous avons détruit l'essentiel depuis longtemps.  Dès que ce fut possible, je vins sur votre planète verte.  Durant plusieurs décennies, j'étudiais avec grande attention les humains, & spécialement leurs manières dans leurs relations avec les plantes.  Ma surprise est intacte: peu d'entre eux s'en préoccupent.  Ils les traitent comme des objets, les piétinent sans même y penser, les arrachent avec rage, les coupent à l'aide de machines sophistiquées, les brûlent, les arrosent de produits chimiques variés, les recouvrent de béton ou de goudron, vont même jusqu'à les jeter aux ordures.  En de nombreux lieux, la "planète verte" est devenue "jaune Sahara", ou "gris cité".  Pour la plupart, les êtres humains ne réalisent pas la richesse dont ils disposent en la présence alentour de leurs mères les simples & leurs pères les arbres.  Constatant cela, je pris le parti de "faire paysan", devenir agriculteur, & démontrer ainsi que plantes & gens peuvent vivre ensemble.
Pendant longtemps, j'avais pu passer inaperçu, mais depuis que je devins un petit agriculteur en un monde où la plupart rêvent de confort ou d'argent, mes voisins me considèrent vraiment comme un martien.

  • March on...

Some decades ago, I was born on Mars.  From an early age, I had the opportunity to use a telescope.  My favourite leisure was to watch the Earth, for I was fascinated by the fact it was covered with forest & plants.  On the red planet, I dare say we destroyed most of our plants a very long time ago.  As soon as it became possible, I moved & established on your green planet.  There, for a few decades, I watched carefully the human species & especially how people would behave in relation to plants around them.  I must confess my surprise is still unchanged, for I can see that very few humans consider plants as the living beings they are.  They act as if plants were objects, tramp them with no more thought, pluck weeds out of the soil even sometimes with anger, invent sophisticated machines specially designed to cut grass or trees.  They burn them, spread deadly poisons on them, cover the soil with concrete or tar, & can go so far as to discard plants away in rubbish bins.  In a few centuries' time of an industrialised society, humans have transformed their green planet into one where the yellow colour – as it is the case in deserts – or grey – as in cities – predominate.  They do not seem to be aware that plants & trees are their best friends, providing for their food & housing.
Plants & people must live together, or die together.  I decided to be a small farmer in order to exhibit this was possible.  For many years, nobody had took any notice of my presence on Earth, but since I became a farmer in a world where they fast disappear, I think my neighbours are really begining to suspect I came from planet Mars.

  • Lire l'image.

Pris par l'ouvrage, je n'ai le temps d'éditer, publier & traduire qu'un article par semaine, du fait je n'ai pas encore atteint une maîtrise suffisante de cet art complet, Agrinature.  La photographie du blog montre un paysan en Agrinature
devant son champ de céréales au printemps le matin.  Il fixe à l'horizon, le soleil levant.  Il tient en main une serpe, seul outil indispensable à la pratique de cette méthode agricole nouvelle.  Ses vêtements sont en guenilles, la sainte pauvreté est sa condition, mais il espère en des jours où les paysans du monde pourront vivre de leur métier.

  • to read the picture

As a peasant, I find time to edit, publish & translate only one article weekly, because I have not yet reached the point of equilibrium my work demands.  The picture introducing the blog shows an Agrinature farmer on the edge of his cereal field.  It is spring & morning. He glances away to the rising sun.  He is holding a hand-scythe, the one tool needed to practise this new agricultural method.  His clothes are rags, for holly poverty is his common lot, but he still hopes one day peasants around the world will again earn something from their trade.

  • Regarder & voir. - To look at & see.

Arthur vint regarder la ferme de mars.  Que vit-il ?  Il ne le dit point.  Ressentir est essentiel, bien plus vital que penser - utiliser ses cinq sens plus le sixième & le septième aussi.  Pourtant souvent le senti ment & la vie naît d'effort, peine, douleur & joie mêlées, endurance.  Voir requiert patience & intensité.  La patience est le temps, la portion de notre vie que nous sommes prêts à sacrifier à un sujet.  L'intensité est l'intention, l'énergie que nous investirons, don de soi, don du Soi.

  • Les vérités les plus précieuses sont par nécessité, par définition les plus cachées.  Combien de toiles de Vincent sont en passe de se faner dans l'obscurité climatisée du coffre-fort d'un millionnaire?  Il existe plusieurs manières de dissimuler les biens & valeurs, ainsi que la nature souvent le fait.  Lorsqu'un diamant est placé sur un tas d'ordures, la crasse, l'odeur rebuteront la plupart.

Cristal de pur carbone, matière la plus dure, à l'intersection de l'organique & du minéral, le diamant ne contient pas de lumière, mais il peut être taillé par l'artisan de sorte que toute lumière reçue soit réfractée dans chacune des directions de ses facettes.  En cette capacité de réflexion réside le charme du cristal diamant.  Il n'en a pas d'autre.

  • diamant est issu du bas latin diamas-antis issu par métathèse de adimas-antis "aimant", le minéral le plus dur, toute matière très dure comme la magnétite, sous l'influence des mots grecs commençant par dia-, lui-même dérivé du grec ancien Ἀδάμας adamas : indomptable, inflexible, inébranlable, adamantin. - Adamant l'ancien nom du diamant , ferme, inflexible, qualifie initialement un état d'âme avant de désigner les métaux les plus durs avec lequel sont forgés les armes et les instruments des dieux. - Adamant & similar words are used to refer to any especially hard substance, whether composed of diamond, some other gemstone, or some type of metal, insistent.

* bénir la terre

  • Le nom de la ferme de mars ne fut pas choisi par hasard.  Elle se situe sur une commune au toponyme évocateur du champ d'une bataille rageuse qui y prit place il y a fort longtemps.  A la fin du dix-neuvième siècle, le taux de population de cette commune de petite surface devait être un des plus hauts du pays car, traversée de la rivière Creuse elle était très industrieuse.  Puis au long du siècle qui suivit, la population décrut avec régularité. D'abord, les hommes partaient travailler au loin en saison. Ensuite, peu à peu ceux des générations suivantes partirent & ne revinrent plus.

Les sols y sont de faible profondeur.  Est-ce dû à la malédiction des guerres de naguère, à l'abandon progressif puis l'oubli des techniques de conservation & protection des sols, ou plus simplement la surexploitation ne put-elle être évitée par suite d'une trop nombreuse population sur un territoire restreint aux capacités limitées? Sans doute la raison en est un mélange de ces trois causes.

  • La terre fut maudite, en ce sens qu'on commença à blâmer sa faible productivité.  Je pus acheter les parcelles de la ferme dont personne ne voulait.  Depuis lors chaque jour je les bénis. Cette bénédiction nouvelle se manifeste par une fertilité qui se restaure à grand pas, bien que nous n’ayons apporté que très peu ou pas d'amendements & aucun engrais.  Par une observation fine du terrain, de la topographie, de cartes & photographies aériennes anciennes & en dialoguant avec un voisin natif du lieu, je sus où recréer les rus & ruisseaux morts depuis 1914.  Je les ai recreusés de mes ongles, à mains nues afin de mieux ressentir la vibration du sol, retrouver l'emplacement précis de leur lit.  Il est dit qu'un cours d'eau rejoint inévitablement un jour la ligne de son écoulement naturel. Le signe sûr en est la présence de pierres: il est toujours des pierres au fond des cours d'eau.

Creusant le sol à la main; je pus éprouver au bout des doigts la douleur de la terre, qui était alors de haute acidité.  En revanche, cela eût bien d'autres avantages: par le contact des mains, une part du cœur de lion de Richard me fut communiquée, ainsi que des bribes d'une langue anglaise désuète, oubliée.

  •  lire-a-loisir le 18/08/2011 :  J'aime bien les images que suggère ton texte et j'aime bien que l'aspect dialogue avec un "autochtone" soit évoqué en plus de la somme de connaissances nécessaires. L'observation c'est bien encore faut-il interpréter les résultats. Et la transmission ? Le texte, dans ces domaines, ne suffit pas.  Christine

Yann le 16/06/2012 :  Le nom de l'endroit ne viendrait-il pas plutôt d'un parcellaire bocager très anguleux & resserré d’antan ?
Neandertal aurait plutôt utilisé une faucille en silex collés sur une corne ou un bâton. Le fer porte la poisse, & je me demande sérieusement s'il n'y aurai pas un effet sur les plantes. On évite bien d'utiliser des outils en fer pour récolter la sauge. En Mésopotamie, il a été découvert que les premières faucilles, qui peut-être pré-dateraient celles en silex, étaient faites d'argile cuite à haute température.

  • marssfarm, 17/06/2012 :  Nous évoquons la guerre de cent ans & Richard cœur de lion, ce qui n'est effectivement pas très ancien du regard de Néandertal. Aux dires de Christine Guillebaud, il est probable que Richard ne parlait pas Anglais mais plutôt la langue occitane du fait qu'il était natif d'Aquitaine.

La céramique est la matière la plus dure, mais fragile de ce fait. En ce qui concerne le fer, nous sommes certains que l'âge du fer débuta il y a cinq mille ans & n'est pas terminé. Il est plausible cependant qu'une sorte de répit soit accordé à la terre pour un temps au mi-temps toutefois de cet âge qui doit il semble, encore perdurer un peu au moins.
L’étymologie du nom de la commune en effet diverge entre ces deux interprétations.

  • Let us bless mother earth.

The name, Mars's farm was not chosen at random.  The commune were it is situated was named after a battlefield, for it seems a fierce battle occurred there centuries ago.  At the turn of the nineteenth century, this small-sized commune was very densely populated, for as it is crossed by the Creuse river, many industries had flourished. Then, along last century, in a very regular pattern, its people started moving away. At first, men would leave on foot to become seasonal masons in the rich towns of France. But little by little, the next generations left for good & never came back.

  • The soils on that commune are thin, shallow.  Did the bygone wars of old bring a curse to the land?  Was it that farmers forgot gradually how & why they should & could keep & protect their soils, or just more naturally that too many people had lived on a small area with limited capacity, & unavoidably so overused the land?  Probably those three reasons combined along time. The soils had been ill-treated & now they were ill-spoken of, for their productivity had fallen.

I could purchase the plots of the farm, because nobody wanted them any more.  Since that day, I never tire to bless the land.  Our thoughts are powerful & God enjoys most helping the helpless. The effect of blessing the land was tantamount to a tremendously fast increase in soil fertility, although the amendments we brought it were close to naught & we used no fertilisers at all.

  • The many tiny streams that existed on the farm before 1914 had died soon after the war. Through a careful watch of the plots, their topography, of old maps & aerial photographies & talks with native neighbours, we were able to find & reveal where the streams had been.  I dug them anew with bare hands, so that I could feel the vibration of the soil, find the precise location where they had flowed.  It is said a stream or river soon or later will unmistakably flow back where it had once been. Stones are a sure sign of the real position of the steam of old, for they are usually found in stream & river beds.  Digging with bare hands was painful, for the soil then was in pain too, & very acid.  Besides, it offered by the way several other boons: through my hands, I got a bit, a small portion of the Lion's heart, & in addition some words of a forgotten, old-fashioned English.

La décision s'impose en intuition informée.

  • Le vocable paysans ne désignait pas les agriculteurs.  Il décrit simplement les habitants d'un pays, les façonneurs d'un paysage.  C'est l'archétype de l'être humain qui vit selon un mode de vie en acceptation tout à fait de sa condition de terreux.  A l'écoute intuitive, constante du ciel en vue de savoir quel travaux nous pourront réaliser, humant le chant émis des plantes au champ, appréciant la plainte des arbres des haies, en attente de connaître quels semis ou plantation sont propices, quel événement est en passe d'advenir au jardin, les humains sauront prendre la décision qui s'impose en intuition informée & ce faisant régler leur vie & la société dont ils sont membres.

Les paysans, libres ou soumis à la terre, sont en cette position les plus aptes à apprendre à être humains.  Ils partagent cette position avec toutes celles & ceux qui exercent un métier de leurs mains en rapport à des facteurs aléas.  La nature en son sens le plus large de l'univers est une grande pourvoyeuse d'aléas.  En cela le piquant de la vie réside & un secret de bonne heure, de réalisation.

  • brigitisis le 03.09.2014 :  Les moments les plus heureux de ma vie sont ceux passés à la campagne sur le tracteur avec mon oncle, dans le jardin, à soigner les poules ou à garder les vaches avec ma grand-mère.  Fortement marquée  par ces années là, je ne suis bien qu'entourée de nature & d'animaux... chiens & chats seulement... mais avec les insectes & les oiseaux du monde.

1-5 coupes à blanc & inondations / Sers-je? / 5p3K

1 trees le sol le ciel les arbres / 1-5 à Gardanne coupes à blanc & inondations Sers-je? / Publié le 14/10/2018 / agrinature fukuoka /

13 novembre 2001 Iyoshi / Publié le 31/01/2012 /

w 13 novembre 2001 Iyoshi p
  • Gardarem la forèst, gardarem los arbes. / 1. à Gardanne coupes à blanc & inondations

La centrale thermoélectrique de Gardanne envisage de raser couper à blanc les forêts dans un rayon de 300 km pour son alimentation en bois vorace, dépensière. Il y a 3 siècles la forêt occupait en France moitié moins de surface que ce jour. Des inondations mortelles & dévastatrices se produisaient chaque année. L'administration des eaux & forêts qui allait survivre à la révolution entreprit le reboisement des pentes, sommets & landes sur-pâturées & surexploitées.

  • Dans le sud de la France nous voyons surtout des jardins bétonnés comme si un accent chantant donnait tous les droits sur la nature. On habite au sud pour le soleil qu'il donne. Alors on coupe tout ce qui fait de l'ombre.

Jardiner les forêts & planter les jardins sont les solutions connues depuis 3 siècles pour que sécheresses & inondations ne se succèdent pas.

Lorsqu'une forte pluie propre aux automnes en climats de Méditerranée tombe sur un sol nu & sec elle ne peut s'infiltrer & ruisselle, emportant la terre par tonnes. Et l'automne suivant sera forcément pire puisque le sol plus squelettique encore. Alors les habitants bétonnent pour se protéger des écoulements. On envoie donc l'eau chez le voisin du dessous. Charge à lui de faire de même. A la fin du processus en dominos il n'y a plus que du béton.

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Francis Cabrel - c'est le propre des artistes & artistes (féminin) - dit l'essentiel de notre temps en peu de mots. Le ciel est plein de vie. Nous sommes les voisins de nos voisins.

  • Adossé à un chêne liège, Je descendais quelques arpèges
    En priant Dieu, Bouddha que sais-je, Est ce que tu penses à nous un peu ?
  • Le monde est aux mains de stratèges Costumes noirs, cravates beiges
    Et turbans blancs comme la neige Qui jouent de bien drôles de jeux.
  • Il y a dans nos attelages Des gens de raison, de courage,
    Dans tous les camps de tous les âges Dont le seul rêve est d’être heureux.
  • On a dressé des cathédrales, Des flèches à toucher les étoiles,
    Dit des prières monumentales, Qu’est- ce qu’on pouvait faire de mieux ?
  • Êtes-vous là, êtes-vous proche ? Ou trop loin pour entendre nos cloches ?
    Gardez vous les mains dans les poches Ou est-ce vos larmes quand il pleut ?
  • D’en haut de vos très blanches loges Les voyez vous qui s’interrogent
    Millions de fourmis qui pataugent La tête tournée vers les cieux ?
  • Sommes-nous seuls dans cette histoire Les seuls à continuer à croire,
    Regardons-nous vers le bon phare Ou le ciel est t-il vide et creux ?
  • Adossé à un chêne liège Pris comme dans les fils d’un piège
    Je descendais quelques arpèges Je n’avais rien trouvé de mieux.
  • Où êtes-vous dans l’atmosphère ? On vous attend on vous espère,
    Mais c’est le doute et le mystère Que vous m’aurez appris le mieux.
  • Adossé à un chêne liège
  • Je descendais quelques arpèges par un après-midi pluvieux 'bis)

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Quand la Terre se fendit C'était sous le règne des bandits Qui avaient tout défiguré

Chaque ville entourée par Son cortège de hangars Ses parkings alignés

Les autoroutes étaient pleines De camions en file indienne De convois bloqués au péage

On se parlait presque pas Et chacun pressait le pas Son écran au ras du visage

Le pays d'à côté est couvert de nuages

On séparait par croyance Les leçons d'auto-défense Les rues interdites d'entrer

La fumée ou le brouillard Impossible de savoir Chaque soir plus épais

On noyait dans du plastique Des repas automatiques Que la mer rejetait sur les plages

Braves gens, dignitaires Tout le monde laissait faire Par profit ou manque de courage

Le pays d'à côté est couvert de nuages

Sous les pieds bousculés, des moutons qui s'affolent Le berger à genoux qui cherche la boussole

Et les loups affamés qui attendent aux grillages Tombé juste au milieu de la cour d'une école

L'arc-en-ciel démonté qui traîne sur le sol Et tout le monde croit à des enfantillages

Le pays d'à côté est couvert de nuages

Quand la Terre se fendit C'était sous le règne des bandits Qui avaient bien prévu le coup

Bien tiré la couverture Profité de la nature Disparus, on ne sait où

Sous les casques & les enceintes Des télés jamais éteintes Tournait le même message

Pardon de le répéter mais Y'a pas lieu de s'inquiéter Le pays d'à côté est couvert de nuages

Y'a pas lieu de s'inquiéter C'est le pays d'à côté Le pays d'à côté qui est couvert de nuages

Ne ressemblez jamais à ces moutons qui s'affolent Disait le berger à genoux qui cherchait la boussole.

Le pays d'à côté est couvert de nuages.

Francis Cabrel

  • Sers-je ?

L'expression "rendre" service dénote une inversion de valeurs essentielle. Le service en termes éthiques consiste à rendre un service à une personne qui nous a aidé auparavant.

Le service en ce qu'il construit la paix consiste à aider une tierce personne parce qu'une première personne nous aide.

Le service de la vérité indique la prise de conscience que la société humaine nous permet d'être qui nous sommes & que nous pouvons en retour rendre au moins une part de ce qui nous est donné.

Le service comme outil d'amour commence d'inverser la hiérarchie nécessaire dans la société. Le chef d'une équipe par exemple se met au service des membres de l'équipe tandis qu'officiellement ce sont eux qui servent le chef.

Dans le feu de l'action le service atteindra son dernier plan qui est non-violence lorsqu'il n'y a plus de séparation entre les personnes en cause.

 

2. Agir selon le juste. La justice s'ensuivra. / Publié le 21/10/2018 / création fleurs enfants agrinature fukuoka /

le mandala "l'université des arbres" / Publié le 13/10/2018 / agrinature fukuoka /

le mandala "l'université des arbres" p 1K

Le mandala "l’université des arbres"  s’appuie sur 5 arbres symbolisant les éléments. / ciel bois arts entendre noix printemps / vent souffle outil toucher vigne automne / soleil humus voir châtaigne olivier été / pluie neige goût prune hiver / terre sol sentir pomme intersaisons

  • 2. Agir selon le juste. La justice s'ensuivra.

Puis lorsque adviennent les catastrophes appelées par une telle irresponsabilité des individus - sécheresses & inondations en successions -  les mêmes irresponsables en appellent à la responsabilité de Dieu, du ciel, de l’État, tentant de démontrer par des paroles indignées l'inexistence ou l'incapacité de l'un & des autres.

  • Le ciel est puissant. Un seul nuage d'orage contient l'énergie de plusieurs bombes nucléaires. La terre est puissante. Un seul jour de photosynthèse produit beaucoup plus que ce dont l'humanité a besoin en une année. Malgré ces données phénoménales nous avons réussi depuis 5000 ans à faire avancer les déserts & régresser la couverture vivante de la planète bleue.

"Aide-toi, le ciel t'aidera."    Notre rapport à la nature nait par définition d'un acte collectif. Cet acte pourtant est la somme, la moyenne, la médiane, la résultante des actes de chacun à très long terme.

  • En ce double lien de l'espace-temps réside la croix de la question : notre relation à la terre & au ciel se dessine des actes de tous au fil des générations. En cela l'écologie peut apprendre des religieux & vice-versa. Le ciel est le lieu où nous voyons l'univers sans fin. Il est aussi la projection des valeurs que nous cultivons. La terre est le milieu où nous puisons des ressources. Elle est aussi le cadre strict de nos actes concrets.

Jardiner des forêts de feuillus & résineux mélangés & planter les jardins en fruitiers sont des solutions connues depuis toujours pour minimiser les effets des accidents du climat. Il s'agit donc d'inventer l'éternel présent des lois naturelles. Ces lois sont simples :

  • Par combinaison des précipitations calmes (4) & de soleil brulant
  • ou d'un soleil doux (3) & de pluies colossales
  • les plantes, algues bleues & arbres inventent la vie (1).
  • Accessoirement elles & ils fabriquent & nourrissent les sols (5),
  • purifient l'air, tempèrent les tempêtes & modèrent les climats (2).
 

3. un peu de tout partout en mélanges & fouillis / grass / Publié le 28/10/2018 / agrinature fukuoka nature /

3. un peu de tout partout en mélanges & fouillis / grass p0K

dans l'herbe - Voyez ces pommes de terre en végétation dans l'herbe folle! Lorsqu'un sol est nourri comme il convient pour la culture en cours elle croît se développe très bien parmi les herbes. Celles-ci l'aident par la diversité biologique ainsi créée - par exemple en évitant la survenue & la propagation des maladies & ravageurs ou l'épuisement du sol qu'une monoculture favorise inévitablement.

  • 3. un peu de tout partout en mélanges & fouillis.
erixbd le 14/10/2018 : Quel juste plaidoyer! Il est clairement plus facile de faire des conneries avé l'accent, mais il n'empêche que la forêt des landes a vu son expansion lorsque Colbert voulut une marine digne de ce nom pour faire commerce & guerre. Laissez pousser les arbres & bizarrement la nature en sera reconnaissante dans le principe même de son fonctionnement.
  • marssfarm le 21/10/2018 : Oui. La forêt sert surtout l'industrie & la guerre est une industrie de premier plan des plus actives.

Le mot forêt en son sens premier désignait "l'alentour" du village - un lieu où prospèrent des arbres certes, mais aussi les autres formes de la vie sauvage - fruits, animaux, médicinales, les bannis, les ermites, les fous & les sages.

  • Le peuple au sens paysan du mot n'a pas vraiment besoin des forêts industrielles qui occupent le terrain, ferment le paysage & poussent en monoculture pour le profit seul de la classe dominante & la caste politique.

La présence d'arbres partout est en revanche vitale pour la santé biologique d'un territoire. Les bocages offrent un bon compromis s'ils ne sont pas d'un maillage trop étroit. On leur préfère désormais l'agroforesterie, ce qui conduit à reconstruire un bocage à large maille & réinvente l'agronomie.

  • Il est à noter que la tendance moderne penche pour des montagnes peuplées de forêts en monoculture côtoyant des plaines dénudées de champs en monoculture.

Nous les humains non millionnaires & non actionnaires ne possédant ni comptes en banque ni en bourse préférons un peu de tout partout en mélanges & fouillis. Le fouillis n'est qu'apparent lorsqu'il est habité de paysannes & paysans. Il devient alors un fouillis créatif créateur de vie.

4. par principe, par envie, par désir, par fin / free / Publié le 28/10/2018 / amour agrinature fukuoka /

4. par principe, par envie, par désir, par fin / free p0K

Expansion - Voici un exemple éclatant du comportement typique d'une adventice sauvage lorsqu'on la laisse libre & ne s'oppose aucunement à sa présence :

  • Elle s'installe sur un lieu libre à sa convenance pour des raisons qu'elle seule sait (5),
  • y prend un développement de dimensions inattendues de l'ordre de 10 fois sa taille ordinaire (1),
  • produit par ce moyen une très grande quantité de graines (3)
  • qu'elle dissémine tout alentour du fait de cette dimension d'exception (2).
  • Puis une fois son œuvre ainsi chantée, notre amie ayant peuplé le champ de mille graines, disparait sous sa forme végétative. Sa semence pourra à l'occasion réitérer l'opération en un autre espace-temps qui demande sa présence selon le principe que :

les plantes spontanées sont la médecine des sols (4).

Si nous l'avions prise en antagonisme, opposée, contredite, elle aurait dû se maintenir puisque son action de réparation était par nous empêchée.

  • 4. par principe, par envie, par désir, par fin.

erixbd le 21/10/2018 : En effet, nous n'apprenons plus la nature & du fait, nous la subissons. C'est une question d'objectif & à l'heure actuelle, l'objectif est de faire du chiffre. L'économie est le marché & le marché n'est pas la nature.

  • marssfarm le 21/10/2018 : A la ferme de mars nous épandons les eaux sales sur le sol des parcelles. Ainsi elles regorgent d'insectes, de vers, de limaces, de mycélium & de vie. Les oiseaux & les hérissons y viennent. Nous créons donc une oasis de vie au cœur d'une campagne par trop aseptisée, contrôlée, stérilisée, d'où la vie a fui.

Ne pas jeter l'eau sale à l'égout provoque une décroissance : aucun produit taxé n'en découle. Il s'agit de remplacer un acte payant - tirer la chasse - par un acte gratuit - l'épandage qui est un travail non rémunéré. Cet acte de non-faire en épandage local est à la fois :

  • une décroissance de l'économie puisque moins d'argent est brassé,
  • un développement de la vie locale en ce qu'un déchet est recyclé sur place dans l'instant
  • &  un bénévolat - un acte bienveillant de service sorti de l'économie sonnante.

Les écologistes nous signalent que croître sans fin est impossible.

  • Les économistes  servants de la classe dominante pour son profit & sa perpétuation  refusent d'envisager le développement concerté que les peuples réclament & à l'inverse clament & imposent le besoin que nous aurions d'une croissance impossible impensable arbitraire, la prétendant dictat divin.

Les amoureux sont toujours bénévoles - par principe, par envie, par désir, par fin.

 

5. d'argile & de lumière / jardin forêt / Publié le 31/10/2018 / agrinature fukuoka /

5. d'argile & de lumière / jardin forêt / p0K
  • Ce pommier âgé de 11 mois est un arbre forestier se plaisant donc en milieu forestier. Une forêt jardinée ou un jardin-forêt sont des lieux au sol (5) nourri & drainé par accumulation longue d'humus brut (3), à l'atmosphère semi-ombragée par la présence d'arbres de tous âges & de beaucoup d'espèces (1) & de ce fait protégés du Suroît & de la bise (2), des sécheresses (4) & des gelures.

L'arbre ne doit pas cacher la forêt.

  • Celle-ci n'est pas - & de loin - juste un terrain planté d'arbres comme l'imaginaire français se plaît à la penser. Les arbres offrent l'accueil à un grand nombre d'espèces animaux plantes & microbes qui ira croissant au fur & à mesure de l'ancienneté du caractère sauvage laissé à la parcelle en cause. Sauvage en ce sens signifie libre : en concertation avec les plantes & animaux du lieu nous laissons autant que possible liberté aux êtres qui viendront ici d'exprimer leur être. Nos interventions se feront seulement par touches des plus modestes qu'il soit. La liberté est l'essence de l'amour qui est expansion sans fin.

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5. d'argile & de lumière / jardin forêt /

  • erixbd le 29/10/2018 : Chaque être, chaque chose, chaque végétal a un rôle & celui de l'humain est au service de la nature. N'ayant pas de prédateur, sinon eux-mêmes, les humains se doivent de gérer, équilibrer & harmoniser un monde qui n'est qu'une oasis au milieu de rien.

marssfarm le 01/11/2018 : Cette haute poésie me laisse coi.

  • La Terre orbite autour du Soleil en une ellipse de 149,6 millions km de rayon moyen à la vitesse de 30 km/s, soit environ 108 000 km/h.  La troposphère qui contient la biosphère est d'une épaisseur comprise entre 7 à 8 km aux pôles & 13 à 16 km à l'équateur.

Nous les terreux nés de l'argile sol (5) & de la vie que portent les femmes (1) & donnent les herbes plantes & arbres (3) avons trop peu conscience de la fragilité de notre situation. Au-delà de cette mince couche de 10 km qu'est la troposphère la température avoisine -272°C & le zéro absolu de température.

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Genèse 1.26. Elohîms dit: « Nous ferons Adâm ­ le Glébeux ­à notre réplique selon notre ressemblance. 2.23. Le glébeux dit : « Celle-ci cette fois c’est l’os de mes os la chair de ma chair, à celle-ci il sera crié femme ­ Isha ­: oui, de l’homme ­ Ish ­ celle-ci est prise. » 3.20. Le glébeux crie le nom de sa femme : Hava-Vivante. Oui, elle est la mère de tout vivant.

  • edited from Chouraqui
Ce sont les arbres qui créent l'espace-temps. ARE / Publié le 22/12/2018 / agrinature fukuoka /
 

Ce sont les arbres qui créent l'espace & le temps. La plupart d'entre-nous, croyons le contraire. "Nul ne peut atteindre la vitesse de la lumière dans l'espace-temps." nous dit Einstein. Si : les arbres qui croissent dans les temps géologiques & créent ce faisant l'espace du sol - puisqu'ils utilisent pour ces deux actes éminents créateurs de la vie terrestre, la lumière du soleil comme unique nourriture.

  •  

http://www.slate.fr/grand-format/arbres-beth-moon

  • brigitisis le 22/12/2018 : Dans Charance, je me suis choisi un grand arbre qui je pense est plus que centenaire! Pourquoi lui et pas un autre? m'a demandé mon petit fils Tylio quand je l'ai emmené en balade avec moi... sourire. Bonnes fêtes de noël et merci de ta visite.

marssfarm le 22/12/2018 : Oui. On ne peut en choisir qu'un. Pourtant l'arbre choisi se transforme de jour en jour. Il est toujours nouveau. Mais la pensée bien incapable de percevoir cette éternité le croit à l'inverse toujours vieillissant.

  • erixbd le 23/12/2018 : On ne voit pas l'invisible, on le perçoit. On perçoit l'invisible jusqu'au moment où clairvoyant, on le ressent. On ressent l'invisible & un jour, on le vit. Vivre en l'être, c'est être soi-même. Là est le lien entre l'infiniment petit & l'infiniment grand.

marssfarm le 23/12/2018 :  Belle poésie! Lorsque l'éternel promet Il ne précise ni le lieu ni l'heure par une incompatibilité d'essences.

6-8 cette belle serre d'air si rare C.maxima pepo 10p4K

6-8 cette belle serre d'air si rare le serre squash / Publié le 31/10/2018 / agrinature fukuoka /

.6-8 cette belle serre d'air si rare le serre squash 11p4K
  • Ces courges, citrouilles, courgettes, potirons & potimarrons sont issues & issus de graines ressemées. La production en est des fruits au nom & au type indéfini portés par des plantes très robustes & frugales du fait d'un grand brassage de gènes. Il est besoin en revanche de semer plus que de besoin & il faudra ensuite sélectionner. En pratique une partie des plantes ne produira pas ou peu. En ressemant ces graines croisées nous introduisons un aléa. Les variétés du genre Cucurbita se croisent au sein d'une espèce mais pas entre espèces distinctes. Les 5 espèces couramment cultivées sont présentées au tableau ci-dessous. Il est édité à partir de Wikipedia en ce que sa présentation fut modifiée, éclairée, simplifiée.
espèce feuille pédoncule graine sous-espèces cultivars variétés
C.maxima maxima

potirons

potimarrons

giraumons

pumpkin


Feuille C maxima001.jpg

en cœur

Pédoncule maxima01.jpg

cylindrique

épais

spongieux

lisse

20 30 mm

blanc

ocre

bombée

ovale

lisse

potirons rouge vif d'Étampes / jaune gros de Paris / bleu de Hongrie / vert olive...

courges de Hubbard, Kabosha & potimarrons

C.ficifolia

de Siam

à feuille

de figuier

5 lobes
Cucurbita ficifolia - feuille01.jpg

mince

anguleux

Cucurbita pepo var. styriaca07.jpg

noire

15 20 mm

fruit ressemblant à une pastèque

très longue conservation

C.pepo

courges

patissons

squash

C.pepo pepo

citrouilles

pumpkin

courgettes

zucchini

pomarines

découpée
Cucurbita pepo-feuille001.jpg

marbrée

5 côtes
Pumpkin seeds in hand.jpg

7 20 mm

beige

lisse

  • cou tors hâtif
  • courge Acorn
  • melonnette jaspée de Vendée
  • patidou / pâtisson
  • pomme d'or
  • courge spaghetti
  • sucrière du Brésil
  • Winter Luxury

Lady Godiva courge-amande à graines nues

courgettes / citrouille de Touraine / Jack-be-little pomarine

C.argyrosperma

du Mexique

ou cushaw

tachetée

3 lobes
grande

ovale

en cœur

dentée

 

épais

robuste

15 35 mm

blanc gris

jaune elliptique

aplatie

  • argyrosperma
  • stenosperma
  • callycarpa
C.moschata

musquées

en cœur
Cucurbita moschata leaves.jpg

marbrée

veloutée

5 côtes
Pédoncule moschata01.jpg

base élargie

10 12 mm

aplatie ovale
gris brun ocre foncé
à pellicule

ondulée

marge marquée

  • musquée de Provence
  • sucrine du Berry
  • longue de Nice
  • Butternut doubeurre

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clé de distinction

des espèces feuille             pédoncule  
potiron potimarron C.maxima en cœur   lisse  
Cougette Citrouille C.pepo découpée marbrée     Côtelé  
courge-musquée          C.moschata          en cœur marbrée          côtelé à base élargie

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  • 6. cette belle serre d'air si rare atmosphère dans tout l'univers

Les miséreux devant endurer le froid de l'hiver & la canicule de l'été touchent au doigt cette réalité du caractère exceptionnel qu'il y a à disposer d'une atmosphère permettant la vie biologique. Les principaux phénomènes à la genèse des données si particulières de cette belle serre d'air d'exception phénomène si rare dans tout l'univers, sont :

  • la tectonique d'une planète jeune encore chaude (5) en ce qu'elle produit de l'azote (2),
  • la photosynthèse des plantes & algues qui inscrit l'oxygène & le carbone
  • en leur double cycle trophique vers la néguentropie & vers le recyclement & l'humus (3)
  • & le mouvement de la lune qui stabilise les saisons (4).

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  • une serre - dispositif établi pour modifier à moindres frais laction des facteurs naturels & ladapter au mieux aux besoins des plantes. Par sa présence la serre crée à partir du milieu naturel, un milieu semi-artificiel permettant de cultiver des végétaux qui sans elle ne pousseraient pas ou ne monteraient pas à fleurs & à fruits ou juste survivraient sans produire.

Bien que très éloignée de la serre la simple haie brise-vent, pour un investissement minime évite déjà efficacement le dessèchement à une distance cultivée variant selon sa hauteur & sa composition. On la trouve souvent dans le midi de la France avec son équivalent dans louest : le talus. Plus élaborés, les abris légers,tunnels plastiques, châssis ou abris vitrés permettent de monter de quelques degrés la température au sol & le protéger des gelées, d un gain de 2 à 4 semaines à la fois en précocité & en végétation tardive selon les espèces sous les climats tempérés. Les serres classiques enfin comprennent un bâti en dur supportant une ossature de bois ou métal garnie de vitrages avec vasistas. En usage hivernal un chauffage & même un éclairage artificiel peuvent être prévus en appoint.

Les principaux facteurs modifiés dans une serre par rapport à lextérieur sont la température, la lumière, lhumidité.

  • L'effet de serre - par ailleurs si mal compris & si peu employé pour la conception & l'orientation des bâtiments - décrit le fait que le sol & les plantes situés sous le vitrage recevant les rayons du soleil séchauffent plus quà lair libre. Cela est à la suppression du vent & à la réduction de la convection de lair mais aussi aux propriétés physiques du verre, transparent au rayonnement solaire infrarouge chauffant mais qui réverbère les radiations réémises par le sol ainsi chauffé, doù un effet de «piégeage» de la chaleur solaire.

L'effet de serre est le principe qui guide la construction des maisons passives, bioclimatiques, à énergie positive & des chauffe-eau solaires. L'orientation sud du bâtiment permet à la fois aux rayons du soleil de les chauffer en hiver & les tempérer en été du fait du simple jeu de son angle sur l'horizon. La puissance pouvant être captée par effet de serre à travers une vitre est supérieure à un kilowatt par m² de surface vitrée éclairée de soleil.

  • une serre - lieu couvert l'on serre les orangers, les jasmins & autres arbres ou plantes qui ont besoin dtre à couvert de la gelée. / à la campagne,lieu on met les fruits pour les conserver. / le pied des oiseaux de proie. / action de serrer, de presser les fruits dans un pressoir.
un serre - toponyme désignant une ligne de crête, aussi bien en haute qu'en moyenne montagne. Du latin serra, la scie. En Languedoc & Catalogne, colline étroite allongée fragmentant un plateau par des vallées parallèles. Sierra en est la forme castillane.
  • Serra est également fréquent en Italie. / sommet aigu / suite de sommets / colline / montagne.
7. / Publié le 01/11/2018 / agrinature fukuoka cœur /
7. sur une planète en partance aventure / l'éternelle p0K
  • Commence avec novembre l'hiver de la lumière.
  • Une ombelle éclate en beauté éternelle -
  • la neige des fleurs poudrées dessinant au jardin
  • un coin de paradis à qui saura les voir.
  • Malgré le froid piquant le cœur s'ouvre à la joie.
  • Plantes & êtres entrent en leur labeur sous terre,
  • activité intense que nos yeux ne voient pas.
  • Préparant le redoux déjà la vie espère.

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  • 7. Sur une planète en partance aventure d'un voyage au long cours. / l'éternelle beauté

L'idée que le mot serre définit est celle d'une limite qui regroupe & en conséquence abrite. Sur une planète en partance aventure d'un voyage au long cours à 108 000 km/h à travers une galaxie glaciale cette serre bouclier qu'est la mince atmosphère de Gaïa nous regroupe nous range nous protège nous abreuve ainsi que le font les serres des pays de plateaux qui délimitent & encadrent les vallées qu'ils tempèrent, abritent & fertilisent.         En ce sens le serre & la serre se rejoignent.

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  • Je ne t'ai jamais dit mais nous sommes immortels.
  • Pourquoi es-tu partie avant que je te l'apprenne?
  • Le savais-tu déjà? Avais-tu deviné
  • que des dieux se cachaient sous nos faces avinées?
  • Tous les baisers reçus savais-tu qu'ils duraient?
  • Qu'en se mordant la bouche le goût en revenait?
  • Et qu'il y avait du sang qui ne sècherait pas?
  • Tu me donnais la main pour boire de ce sang là.
  • Je ne t'ai jamais dit mais nous sommes immortels immortels immortels.
  • As-tu pensé parfois que rien ne finirait?
  • Et qu'on soit là ou pas quand même on y serait.
  • Et toi qui n'es plus là c'est comme si tu étais
  • plus immortelle que moi mais je te suis de près.
  • Je ne t'ai jamais dit mais nous sommes immortels immortels immortels.

Dominique A

 
8. creuser par 3 fois children are trees pousser penser / Publié le 24/12/2013 / paysage farmseeds éléments natural farming agrinature fukuoka /
  •  

7.1.1 - Les enfants sont des arbres.

  • Dans la durée au long cours du flux de l'évolution, les arbres sont nos ancêtres.
    Au cours long du cycle évolutif, nous devînmes capables de détruire & créer, de couper & planter, de brûler & faire croître, ruiner ou fertiliser.  Nous élevons de jeunes arbres en pépinière: nous pouvons êtres pères & mères de ces plantes géantes dont nous dépendions.  Les arbres étaient nos parents, mais notre capacité de destruction les a fait dépendants de notre action, comme s'ils étaient nos enfants.  Nos enfants sont des arbres.  Si nous ne plantons ni n'élevons nos enfants au milieu d'arbres, lors ni les uns ni les autres ne seront beaux, utiles & forts.  L'arbre dès lors enseignera l'enfant à être ce qu'il peut, & l'enfant pourra rendre à l'arbre ce qu'il sait de lui.

No tree, no child. - Children are trees.

  • Along life's longest evolving process on Earth, trees may be considered our ancestors.  Across the wide, long evolution cycle, we gradually became able to destroy & create, chop & plant, burn & grow trees too.  When we raise saplings in a nursery, we become fathers & mothers of these gigantic plants we used to depend so much upon.  Trees were our parents.  However, now our destructive capacity is such, that they depend on us as much as if they were our progeny.  Children are trees.  If we do not accept to plant & nurture our children together with trees, neither the children, nor the trees can be beautiful, useful & strong.  Trees may then teach children to be who they can, & the children in return will tell the trees what they learnt & know for sure.

7.1.2 -  Lorsqu'un arbre réfléchit - pousser, penser.

Depuis une semaine le temps était estival, mais aujourd'hui le ciel s'est voilé & la température en même temps que la luminosité s'en trouvent diminuées.  Les arbres avaient jusqu'alors réglé leur développement surtout compte tenu de périodes de long éclairement & le gonflement des bourgeons nous révélait d'heure en heure au bout des rameaux en un éclatement d'explosion lumineuse, le vert tendre de la chlorophylle du type a.   Par une adaptation étonnamment rapide au nouveaux paramètres de ce matin, les mêmes plantes qui hier s'élançaient déjà vers l'été, arrêtent ce jour leur croissance.  L'arbre réfléchit: "Ce qui me semblait déjà été ne serait peut-être après tout bien qu'un printemps!  Il est vrai que la succession habituelle des saisons sera plus conforme à la coutume s'il en était ainsi.  Soyons prêts cependant à toute éventualité & à modifier à nouveau notre stratégie d'adaptation si le temps venait à se présenter sous un jour à nouveau différent."  Les plantes mesurent en permanence les données du climat telles que la luminosité, la température, la somme des températures & la somme de l'éclairement.  Ensuite de cette mesure d'analyse, elles & élaborent comme un résultat de synthèse continue, un programme de croissance & développement qu'elles modifieront en permanence en vue de se préparer à l'étape toujours suivante.  Dans l'acception courante, le feuillage de l'arbre réfléchit la lumière du soleil pour nous en épargner les brûlures & la répartir sur la terre en proportions d'équilibre & sagesse supérieurs à ce qu'elles seraient sans lui.  Lorsque le climat fluctue en errements & excès, les plantes stoppent leur développement à la manière d'un être sensible qui prend un peu de temps avant de se donner la liberté de définir quel acte devra survenir en suite de maintenant.  Il peut vous surprendre que je parle de la liberté d'une plante.  En ce cas, interrogez vous en quelle mesure nous, êtres humains sommes libres & quelle est la puissance des conditionnements qui nous gouvernent à notre su ou à notre insu.  Sommes-nous plus libres qu'un blé ou n'est-ce tout compte fait qu'illusion d'optique?  J'ai acquis peu de certitudes au long de cette vie, hors celle que rien n'advient par hasard - la sagesse du fou.

  • 7.1.3 -  L'économie de la chute. - The fall is part of the movement.

Le vieux chêne tomba sous la poussée d'une bourrasque subite & subie.  En aucun cas à un vent seul il pourrait échoir de voir un arbre choir.  Ce n'est qu'en suite de pluies répétées qui amollissent la structure du sol & asphyxient en partie la vigueur des racines, que la saute de vent peut réussir l'assaut qui pour longtemps marquera de son sceau le paysage d'où la masse du géant est soudain effacée.  La pluie d'abord, puis le vent combinèrent leur effets donc à la chute de l'ainé.  Un tiers facteur pourtant contribua à cette fin brutale : le piétinement autour du tronc & qui avait commencé la nécrose de l'appareil d'enracinement dans le sol & sa roche-mère.  La mort d'un arbre n'advient pas en un jour.  Elle résulte d'un lent processus qui conduisit la plante pérenne à se trouver en une situation de plus grande fragilité, tandis qu'en réalité il apparait que la colonie qui pousse à la manière d'un massif de corail qu'est l'individu arbre, ne possède du fait de cette structure si particulière pas de processus intrinsèque de vieillissement.  Un arbre meurt d'être devenu trop grand au sein d'un milieu limité par l'action des humains.  Un arbre laissé seul pourrait vivre sans limite de temps, car il est capable d'élaborer l'espace de son lieu de vie - le sol, le climat, l'hydrologie & l'humus qu'il utilisera.  Il utilise ces ressources qu'il a en premier lieu mobilisées, mais sans en avoir besoin pourtant car il est en grande part capable de s'adapter à ce qui est.  L'arbre est nous le voyons, un modèle d'économie aux quatre sens du mot.  Lorsque nous aurons pris les arbres pour modèles de nos économies - économiser, gérer nos milieux de vie, échanger & commercer, mobiliser des ressources in situ - notre humanité aura enfin accompli un grand pas en sagesse.  Ce sujet sera développé plus avant au chapitre sur l'économie de l'agriculture.

  • Flo : A tree produces food on its own kind and gives freely this present.  That's real economy.  Flo  14.02.2013

marssfarm : Les arbres élaborent de la nourriture & nous l'offrent gracieusement : en cela ils nous montrent une économie du réel, le modèle dont notre économie humaine pourrait s'inspirer.  L'arbre existe parce que nous l'aimons.  Sa présence consomme un peu des ressources, mais si nous ne le maltraitons pas, il produira en fin de jour plus que ce qu'il prit.  La coopération entre ceux qui sont debout est bénéfique par essence.  22.02.2013

  •  7.1.4 - C'est par le partage que nous grandissons.

Les arbres s'ancrent de plus en plus profond dans la roche à mesure qu'ils s'élancent au ciel.  Ils montent en un besoin vital qui exprime leur nature, & ils approfondissent leur enracinement par la nécessité de mobiliser plus de ressources pour un soma plus grand.  Ils ne vivent pas à crédit en cela qu'ils croissent la racine d'abord, avant tout.  En digérant le roc ils fabriquent le sol qui abrite les quatre cinquièmes de la vie sur terre, puisque ces quatre cinquièmes de la biomasse du vivant vit effectivement sous terre - racines, lombrics, fourmis, microflore.  En langues locales, des arbres familiers pouvaient être de genre féminin, comme la yeuse en Provence.  Pour toutes ces raisons & bien d'autres, Zoroastre déclama il y a huit mille ans en Perse que les humains & les arbres étaient frères & sœurs.  Il est peu judicieux de se reposer l'été, sauf en cas de sécheresse, car c'est en hiver, lorsque la nourriture est plus rare & le climat plus rude que nous pouvons prendre opportunité au repos & retour en soi.  Depuis que je suis agriculteur, je me suis peu à peu calé sur le rythme des plantes qui sont à tous égards plus sages - savantes - que nous autres!  Le soleil & la lune sont l'horloge des plantes, & les nôtres aussi.  Ces paroles sont évidence, proches de la bêtise; pourtant tous nos actes quotidiens les ont reniées!  Lorsque j'étais enfant les animaux étaient classés en utiles & nuisibles.  Cette distinction n'a plus cours, tomba en désuétude pour la simple raison qu'il n'est presque plus aucun animal présent dans nos campagnes.  Or, j'ai souvenance que la taupe était classée animal utile.  Je vois pourtant des jardiniers qui prennent plaisir à tuer cet utile.  Si nous leur demandions pourquoi, la plupart d'entre-eux ne sauraient répondre.  La taupe aère le sol & mange des insectes dévoreurs tels les hannetons.  En remontant du sol en surface, elle expose la lame de la tondeuse à d'éventuelles petites pierres & c'est ce qui incita les jardiniers & agriculteurs à ne plus la tolérer près de chez eux.  Lorsque j'étais un petit bambin, nul n'aurait songé à couper de l'herbe juste pour avoir la satisfaction vaine de la voir coupée: l'herbe alors était une ressource précieuse!  Je voyais l'autre jour une vieille paysanne couper de l'herbe à la faux devant sa maison en silence, le geste économe, précis.  Elle utilisa l'herbe ensuite à je ne sais quoi.  Cette histoire de tondeuse nous fournit l'exemple d'actes effectués par seule imitation du voisin, habitude prise progressivement avec en parallèle perte ou érosion de la conscience du pourquoi, l'exemple d'un autre cas où l'outil devint plus important que le sol.  Certes, l'outil coûte - mais le gazon ne sert de rien!  Un État sage devrait taxer les surfaces improductives: les toitures dépourvues de cellules photovoltaïque & les aires engazonnées.  Dégrader le sol pour protéger l'outil, c'est vivre à crédit puisque nous mangeons alors le seul vrai capital, le sol - les humains détruisirent l'or qu'était l'humus.  Nous avons dégradé l'humus depuis cinq mille ans.  Dans les grand rifts qui lacèrent l'immense désert du Sahara se trouvent les vestiges de villes entières & grandioses, New-York, Calcutta, Mexico, Cairo & Beijing.  Ils mangèrent l'humus & leurs villes en moururent.

  •  7.1.5 - Han - where agrinature will really start.

Les Han s'appliquent à un essartage de dix-mille ans.  Leur pays en est plat, usé.  Il portent en leur culture, en leur langue la maîtrise de la technique agricole au plus haut point, du simple fait que leur civilisation l'inventa avant tout autre.  Ils trahirent la science des Zoroastres de la Perse leurs pairs: leur lande ne compte nul arbre à tout azimut.  A cause de cela, les inondations guettent la Chine, alternées de sécheresses qui incitent le gouvernement de ce grand pays à barrer les fleuves les plus jadis vivants.  La face même des peuples de Mongolie se modifia pour pouvoir endurer une survenance de rayonnements sans l'ombre même d'une ombre alentour.  Vos exploits en mode agreste trainent de poudre en toute Asie.  Les nouilles, répandues par Marco Polo nous protégeaient des disettes.  L'encre de Chine traça l'essor de la Bible & des romans de gare, des encyclopédies & des journaux lus un jour, brulés le jour suivant.  L'algèbre de Chine que les Mongols importèrent à Bagdad avant qu'il soit associé au chiffres de l'Inde, règle la métrique informatique.  J'en appelle à vous peuples de Chine aux cinquante ethnies, Chinois d'Asie de diaspora: l'agriculture naturelle vous demande!  La geste à replanter des arbres vous attend!

  • 7.1.6.a - Creuser par trois fois. - Tendu au ciel & sur la terre. - Creuser par 3 fois : peu d'eau & énergie donnée d'abondance.

Pour planter un arbre, il faut soulever la bêche par trois fois.

  • Nous devons tout d'abord nous rappeler ce qu'est le collet.  C'est le point d'un arbre situé entre tige & racine.  Il est aussi le point de plus gros diamètre & le point le plus âgé de l'arbre : lorsque nous disons qu'un arbre a cent ans par exemple, seul le point du collet a en vérité l'âge de l'arbre.

Lorsqu'une graine germe au sol, l'embryon qui s'y trouve introduit en la vissant sa radicule dans le sol & élèvera peu après sa plantule vers le ciel.  Ainsi se définit le collet.  A partir de cet instant - & cela se vérifiera toute la vie de l'arbre - le collet coïncidera tout à fait avec la surface du sol.

  • La saison de plantation s'étend du vingt-cinq novembre au vingt-quatre mars.  L'installation de début de saison est plus favorable car elle offre à l'arbre plus de temps à s'établir avant printemps.  La température doit être hors gel & le résultat est garanti si vous plantez en lune descendante - à ne pas confondre avec la lune décroissante !

Le cas le plus simple est lorsque l'arbre est très jeune - un an par exemple - & fut semé en godet.  Si ce n'est pas le cas, il faudra arracher l'arbre tout d'abord.  Planter une bêche à fer plat ou un louchet incliné de quinze degrés environ quatre fois autour de l'arbre afin de dégager la motte qui aura lors une section carrée.  Le sol ne doit être ni trop sec ni trop humide.  La bêche doit être plantée avec le pied d'un coup sec afin de sectionner d'éventuelles racines sans les détériorer.  Au quatrième côté, l'arbre peut être arraché en basculant la bêche.

  • Vous pouvez aussi arracher les petits arbres en racines nues & utiliserez en ce cas une bêche fourche.  S'il est une blessure au bout d'une racine, il vaut mieux le couper - opération nommée habillage.  Celles qui permettront reprise à l'arbre sont les radicelles ou chevelu racinaire.  Dès arrachage, disposer les plants dans un sac de toile, c'est-à-dire que les racines doivent être abritées des rayons du soleil & de la moindre brise.

Le temps entre arrachage & plantation doit être le plus court possible & durant ce temps, le jeune arbre ne devrait souffrir ni souffle de vent ni lumière directe du soleil.  La mise en jauge & le pralinage sont des mesures qui permettent de compenser un peu le fait que parfois, nous ne pouvons pas planter sans attendre.

  • Au lieu de plantation choisi, vous ferez un trou de la taille & forme exactes de la motte & à peu de distance, un autre trou.  Émiettez de la terre du second trou pour reboucher par moitié le trou de plantation.  Disposez le plant en le tenant fermement d'une main dans & un peu au-dessus du trou de plantation & avec l'autre main, vous commencerez de remplir icelui & recouvrir la motte - ou les racines nues - en émiettant le reste de terre des deux trous que vous aviez faits.

Ayant procédé comme indiqué ci-dessus & compte-tenu du fait que nous disposions d'un excès de terre - la motte, plus la terre de deux trous - notre arbre se trouve planté sur butte.

  • Deux positions importent au jeune plant : il doit être vertical - tendu au ciel - & nous corrigeons d'une pression légère de la main cette position.  Son collet surtout doit se trouver avec précision au niveau du sol de la butte & en conséquence au dessus du niveau général du sol alentour - sur la terre.  En aucun cas nous ne tassons le sol.  Les arrosages éventuels & les pluies s'en chargeront.

Pourquoi planter en butte ?  La position naturelle du collet est le niveau du sol.  Nous verrons plus loin combien ce point est vital.  Nous plantons en butte pour compenser le fait que la terre du trou de plantation au début va en un processus naturel, se tasser.  Planté en position haute, le petit arbre se trouvera bientôt en carences d'eau & minéraux : cette carence lors le stimulera à étendre & approfondir son enracinement.  L'arbre aux fortes racines est fort par définition.

  • Si nous plantions le petit plant à plat, du fait du tassement naturel, il serait bientôt comme en une cuvette & nous aurions alors l'effet inverse de celui décrit précédemment : trop d'eau, donc peu de racines nourrissant peu un arbre malingre.

Pour réussir la plantation, il est important de lui apporter le plus grand soin, mais aussi - & cela semble paradoxe - procéder le plus vite possible.  La plantation doit se faire avec grande célérité.  Je suppose que la vitalité que nous consacrons lors à travailler vite se transmet en une forme plus raffinée - énergie subtile - à la plante & au lieu.

La promptitude de l'acte traduit la joie de planter & l'amour que nous avons des arbres.

  - to be continued...

9. un combat amitié vers une entropie désordonnée / 8p5K

 

7.1 creuser par 3 fois children are trees pousser penser p3K
  • 7.7.0 - Un re-départ de tout. - Weed trees. / Ailante & mimosa germés sur un sol stérilisé par les désherbages : ils seraient capables d'un redépart vers la fertilité à reconstruire si le jardinier décidait d'entrer en non-faire.

9. un combat amitié vers une entropie désordonnée / Publié le 12/03/2015 / agrinature fukuoka

.9 un combat amitié vers une entropie désordonnée 11p5K
  • Compagnons, doubles, jumelles ou cépées. - 4.2 - Deux arbres compagnons. - twin trees.

Nous voyons ici deux arbres jumeaux probablement issus du même parent & qui poussèrent ensemble.  Selon les lois de la foresterie, ils se trouvent trop proches l'un de l'autre pour prospérer vraiment & pourtant leur comportement semble contredire cette loi empirique des forestiers.  Possédant la même génétique, le même âge & disposant des mêmes conditions de sol & de climat, l'effet de concurrence entre eux ne peut s’exercer.  Il se produit alors un effet de synergie & le parallèle de leur forme en devient si gracieux qu'il ne cesse de nous surprendre.

  • De tels couples existent souvent en les bois spontanés qui se reconstituèrent par semis naturel après abandon de la parcelle par l'agriculture.  Nombre d'espèces feuillues en sont capables.  Il est probable que les racines des deux arbres frères se soudèrent entre elles si bien que les deux troncs se comportèrent ensuite comme deux émanations d'un même individu.  Ce qui est ici une des beautés de la nature observable aux personnes attentives doit nous interroger au sujet de la notion d'individu ou à celle de l'entraide que nous pourrions avoir entre nous, au lieu de combattre nos semblables.  Les deux chênes ici  présents fabriquent ensemble le sol, le climat & le régime hydrique dont ils disposent.

A l'échelle de nos vies, ils semblent éternels.  Si nous savions interférer le moins possible, ils pourraient l'être.  Nous interviendrons pourtant & ces arbres un jour seront coupés.  Il est important cependant de garder un partie de ces arbres remarquables de croissance spontanée comme témoins & comme instructeurs de notre espèce en ce que les autres espèces - plus anciennes au dire des lois naturelles - savent.

  • Le savoir de ces chênes nés des aléas de la politique agricole des années 1950 n'est inscrit en nul autre langue que la forme qu'ils dessinent avec la grâce combinée du ciel, des vents & des averses.
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  • 4.1 - Le vaisseau amiral d'une flotte admirée.

Voyant la souche, le bûcheron a honte.  Pourtant il nous fallut couper l'arbre pour le projet d'en construire un chalet à chaleur passive.  Ce procédé économisera beaucoup d'arbres coupés en bois de chauffage au cours des ans.

  • Voyant la souche, le bûcheron a honte.  Il coupa l'arbre au plus bas possible & nous voyons la souche si haute au dessus du sol !  Comment cela se fait-il de cette différence observée?

La densité de la racine est environ quatre fois moindre que celle du sol.  Une fois cette première libérée des cinq tonnes que pesaient le tronc & le houppier, nous pouvons supposer qu'elle s'élève, selon l'idée d'un arbre flottant dans le fluide qu'est le sol, lui-même mer flottant sur la croûte terrestre, elle-même océan flottant sur le manteau...

  • Le ru orienté est-ouest fut accéléré par la remontée après la coupe de l'arbre, des racines qui depuis cent ans l'obstruaient, en freinaient le flux.  Nous voyons au bord - sur la rive nord - du ruisseau, trois pierres dressées qui étaient au temps jadis une des nombreuses manières de marquer les limites des parcelles.  Le chêne rouvre ici crut sur cette limite ancienne.  Il est probable que son gland germa dans une rigole adjacente qui devait exister à la perpendiculaire du ru pour marquer la limite entre deux parcelles.

La parcelle sise à l'est - en avant sur la photo - bien que située en amont dans le sens du cours de l'eau, est plus basse en altitude de quelques décimètres.  Son sol est moyennent profond, frais & de ce fait plutôt argileux.  La parcelle ouest - en arrière sur la photo - plus haute, est de sol peu profond à la texture limoneuse.

  • L'arbre en poussant bloqua peu à peu les flux d'eau dans le ru & dans le fossé adjacent.  Ralentissant d'abord, puis cessant ensuite les écoulements, sa présence & son développement en réunissant les trois parcelles, rendit ce faisant le lieu plutôt hydromorphe en saison hivernale & plutôt sec en la saison des végétations.  Situé sur ce point de circulation des eaux qu'il sut utiliser en totalité tous les ans de mai à novembre, le rouvre crut vite.  Nous voyons sur la photographie l'épaisseur importante de l'aubier, indicatrice d'un arbre de haie à croissance rapide.

Les espèces du genre chêne n'ont qu'une aptitude moyenne à rejeter de souche.  Conserver un aubier épais signifie pour l'arbre que les vaisseaux du bois ne sont bouchés par de la lignine qu'après cinq ou dix ans.  Il s'agit probablement d'une adaptation de l'espèce au traitement en taillis ou en arbres d'émonde qui confère aux sujets une capacité meilleure à régénérer un tronc ou des branches en suite de coupes par les humains ou de bris par les tempêtes.  Les chênes sélectionnés pour constituer des futaies ont un aubier plus fin.

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4.3 - tronc double & tige jumelle - true twins.

  • Les forestiers nomment parfois "jumelle" les sujet semblables.  Il s'agit en fait d'un arbre (à tige) en fourche (ou double).  A la différence des arbres compagnons (ou gémeaux) - deux arbres qui croissent proches & en parallèle avec des systèmes racinaires imbriqués, mais sont issus de deux graines sœurs - l'arbre double présente une fourche très près du sol, si bien qu'il semble constitué de deux troncs sur une même racine.  Dans une configuration similaire, il existe enfin des arbres à tige jumelle vraie, constitués de deux troncs soudés à la base & sur au moins une hauteur d'homme.  Le processus physiologique est identique dans les trois cas : bien que trop proches, les troncs prospèrent sans se gêner, sans que leur proximité soit obstacle à leur développement ni en ce qui touche à leur forme, ni en ce qui concerne leurs dimensions.  Ils sont en hauteur & diamètre de taille comparable aux autres arbres de la même classe d'âge.

La jeune pousse dont est issu cet arbre à deux troncs fut coupée en sa première année.  Est-ce que son bourgeon terminal subit l'effet d'un gel de printemps, fut-il brouté par un chevreuil ou brisé par tout autre accident de la vie ?  La réponse à ces hypothèses ne se trouve qu'en un temps ancien du passé qui ne vit que peu de témoins.  Le fait est que l'arbre développa deux troncs au lieu d'un.  Dans le cas présent, la photo montre que les pousses étaient au nombre de trois, mais la troisième tige, plus petite mourut & sécha sur pied par manque de lumière après quarante ou cinquante ans de vie auprès des "jumelles".  En ce qui la concerne, l'effet de concurrence joua en fin de compte.  Il est probable qu'elle était née d'un bourgeon situé au peu plus bas sur le jeune arbre lorsqu'il fut cassé.  Pour ce qui est des deux autres pousses en revanche, leur position en fourche leur conféra ce caractère légèrement oblique qui en matière de concurrence au sein d'un bois est un avantage pour la compétition, l'élévation vers la lumière.

  • Ces arbres issus de graines sont à distinguer d'une cépée de taillis - un groupe de troncs repoussés sur l'estoc d'un arbre coupé.  Pour rejeter de souche, l'arbre coupé ne doit pas être trop âgé & d'une espèce capable de le faire.  La plupart des feuillus en climat tempéré peuvent repousser après une coupe réalisée en saison hivernale.  Les ifs, les séquoias & le Cryptomeria du Japon sont parmi les rares résineux capables de rejeter de souche après coupe.  Lorsque la coupe ne fut pas réalisée en bonne lune, il se peut que l'arbre attende une année avant de repousser à partir des racines demeurées vivantes.  Il est des cas d'exception enfin où un arbre de cépée peut s'affranchir & redevenir semblable à un baliveau issu de graine.

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  • 4.4 - Le stade fruticée ou lande à fruitiers.

Au centre de la parcelle qui se reboisa de manière spontanée & progressive après que l'activité agricole la délaissa à compter des années 1950, nous voyons les traces de la végétation qui fut le premier stade de reconquête du terrain.  Il s'agissait d'une fruticée ou lande à fruitiers.  Les arbres fruitiers sauvages s'installèrent en tout premier lieu, semés par les oiseaux & autres animaux.  Ils sont d'essences qui apprécient les forts éclairements & se trouvent maintenant en voie de péricliter à mesure que le couvert du bois se trouve refermé par des arbres d'espèces plus forestières comme le frêne - bien adapté à la fraîcheur du terrain - & le chêne rouvre au pivot capable de perforer toute couche d'argile & même le granite le plus dur en climat océanique.

  • Les glands sont des fruits-graines lourds & de ce fait les chênes ne peuvent coloniser une parcelle qu'avec lenteur.  Ils progressèrent en ce cas à partir de la périphérie de la parcelle où l'espèce demeura présente même au temps historique d'un très faible taux de boisement en cette région.  Ce cas se présenta au tournant du dix-neuvième & du vingtième siècles, avant que le grand exode rural accéléré par les deux guerres mondiales, ne se produise.  Malgré la haute pression de déboisement qui s'exerçait alors, quelques chênes étaient demeurés dans les haies périphériques des parcelles, sous forme d'arbres de haie, trognes, têtards ou arbres d'émonde.

Avant le vingtième siècle qui vit l'apparition de la mécanisation & les subséquents regroupements des parcelles, des haies marquaient chaque limite & les terrains étaient disposés en terrasses.  La haie marquait le talus qui était toujours doublé d'un fossé ou d'une rigole.  Si le dénivelé était fort entre deux parcelles, un muret devait soutenir la parcelle haute.  En cas de dénivelé faible, un mur vrai pouvait être construit comme marque d'une limite.  Au temps où la presque unique source d'énergie dans les campagnes était le bois, ces arbres de limite en assuraient la production.  C'est pourquoi malgré le besoin extrême en terres qui régna ici à la fin du dix-neuvième siècle, quelques arbres avaient été laissés à cette fin de production de combustible pour la cuisine & la cheminée.

  • Les troncs tombés au sol & les arbres brisés ici visibles indiquent qu'à l'âge de soixante ans, la futaie spontanée de rouvres tend déjà à se refermer tant & si bien qu'un processus naturel d'éclaircie s'y enclencha déjà depuis plus de dix ans au rythme des accidents climatiques que sont les sécheresses, les vents de tempête & les excès de pluie ou de neige : des arbres prospèrent tandis que d'autres s'effondrent & leur laissent la place.  Nous devons avoir en pensée que chaque gros arbre d'une forêt, fut-elle spontanée ou plantée, est le survivant d'une centaine ou d'un millier de ses confrères éliminés par sélection.
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  • 4.5 - Un combat amitié :lutte aide co-réalisation bourgeonnement complexification diversité - vers une entropie désordonnée.

Notre goût pour la nature ne se départit que par exception de l’anthropomorphisme que notre ego tend à projeter sur l'écran de notre vision du monde.  La raison en est d'une perception trop décentrée vers la tête, départie de notre centre & occupée par la vision oculaire, la conceptualisation mentale & l'énergie d'émotions que ces deux combinées en leur dualité génèrent à l'instar d'une dynamo.  La nature en son état réel est un affrontement des éléments.  Dans un écosystème naturel livré à lui-même, nous observons souvent un combat sans pitié, une lutte pour la vie.  Le milieu naturel est lors une arène où l'individu s'efface devant la puissance qui seule compte : le collectif exprimé - en science physique - par la diminution d'entropie que l'apport d’énergie solaire à l'écosystème permet.  L'entropie dit-on est une mesure du désordre.  L'écosystème dans le cours de son évolution, sa transformation sans fin pourtant crée de la diversité & de la complexité, ce faisant il peut prendre en diverses phases de ces transformation ce qui sous l’œil qui juge, pourrait paraître un chaos.

  • Nous pouvons aussi nous départir de cet anthropo-centrement, ce point de vue du moi, l'ego tissé de cupidités & de peurs.  La cupidité, c'est se désirer plus riche que le voisin.  C'est une jalousie donc, cette crainte infantile.  La peur n'a qu'une forme, celle de la mort.  La peur de la mort est en fait une peur de souffrir.  En méditation Vipassana par exemple, nous pouvons découvrir que plaisir & douleur sont des illusions que notre mental projette sur des situations contrastées.  Les gens de Québec sortent en chemisette lorsque la température est proche de Zéro.  Pour la même vêture les habitants de Marseille exigent que l'air soit à vingt degrés (Celsius) au moins.  Il en est de même de la douleur, colorée d'habitudes & d'adaptation.  Le thermomètre ne permet d'anticiper le comportement vestimentaire d'une personne qu'en prenant en compte la valeur relative de son habitus & de sa culture. Il n'existe pas d'"algomètre" pour mesurer la souffrance.  Chacun la définit selon sa conscience.  Un enfant pleure pour une infime coupure.  Un vétéran peut supporter un blessure grave sans broncher.

Nous avons en regardant le cliché une idée des luttes & combats entre les espèces.  Les espèces en cause sont ici les végétaux en leur reconquête d'une friche de déprise agricole pour la transformer en forêt.  Le stade forêt est dit-on le climax de la végétation, la forme de population la plus stable en climat tempéré sans intervention humaine.  Le fait qu'une forêt soit l'état vers lequel toute végétation laissée à elle-même tend est dû probablement à l'utilisation optimale de l'eau des précipitations & de la lumière solaire que ce type de végétation haute permet.

  • En une forêt, les plantes de chaque strate bénéficient de la lumière rémanente qui traversa la ou les strates situées au dessus.  Cette organisation du groupe & des espèces conduit à capter tout de l'énergie lumière disponible en un lieu.

En une forêt, toute matière laissée morte se recycle en ces humus qui sont la clé vers l'eau & vers l'or - la richesse, la fertilité, l'abondance, la luxuriance.  Les chaînes trophiques complexes dans le sol - que les écologistes débutants dénomment recyclements - permettent un usage maximal de toute eau disponible en un lieu, car l'humus est la matière la plus apte à stocker l'eau pour la restituer ensuite.

  • Notre œil apprécie de voir les grands arbres car ils nous parlent des équilibres & antagonismes des forces en jeu en la vie, car ils disent des passés lointains, des pays éloignés souvent, car ils nous causent en leur silence lumineux de notre enfance & des projections vers l'éternel d'un futur possible & vers le ciel.

Pourtant, dire l'âge d'un arbre est trompeur.  D'un arbre de cent ans, seul le collet - le point frontière en tige & racine - a cet âge.  Dix centimètres au dessus du sol, l'âge n'est plus que quatre-vingt-dix-neuf ans & ainsi de suite.  La jeune pousse de printemps que ce centenaire fera au printemps prochain est encore à naître.  En cet être grand, la vie & la mort, l'âge & la naissance se côtoient.  On ne peut les dissocier.  C'est pourquoi Francis Hallé compara un arbre à une colonie de colonie de corail, pour indiquer que parler d'un individu arbre est un trompeur.

  • La photographie montre que les arbres vivent aussi & surtout sans doute de la mort d'autres arbres qui deviennent les humus de leur croissance.  Entraide, synergie, compétition & sélection sont des mots qui nous masquent la réalité de la vie.  Une seule réalité domine dans un écosystème - & la planète entière en est un.  En cette réalité, l'individu est un membre participant au collectif.  Dès que le besoin s'en fait sentir, l'individu mourra pour que le groupe constitué de toutes les espèces sans nombre ni début ni fin existe, se maintienne, bourgeonne, se répande, évolue, diverge, converge à nouveau, se transforme en se complexifiant.

Il est des stades particuliers au cours de ces processus d'évolution qui comme ici nous paraissent être des chaos, des destructions, des chutes, du désordre.  Cela est dû à un ordre de complexité dans le temps & l'espace que le mental & les sens ne savent pas percevoir sans se projeter - dans l'instant - au moins mille ans au passé & mille ans au futur.  Vouloir introduire de l'ordre dans ce désordre apparent équivaudrait à détruire la vie, ordre d'un niveau de complexité bien plus haut que ce que nos sens savent apercevoir.

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  • brigitisis le 29/03/2015 :  Je n'ai pas peur de la mort... mais de la souffrance & surtout de la déchéance... & j'ai peur de la folie de l'homme capable de tuer & de déclencher des guerres avec tant d'atrocités.
marssfarm le 29/03/2015 :  Distinguer entre souffrance & douleur.  Ton commentaire montre que la peur de la mort est en fait une peur de souffrir.  En méditation Vipassana par exemple, nous pouvons découvrir que plaisir & douleur ne sont que des illusions que le mental projette sur des situations contrastées.  Les gens de Québec sortent en chemisette lorsque la température est proche de Zéro.  Pour la même vêture les habitants de Marseille exigent que l'air soit à vingt degrés (Celsius) au moins.  Il en est de même de la douleur.  Elle est colorée d'habitudes & d'adaptation.  Le thermomètre ne permet d'anticiper le comportement vestimentaire d'une personne qu'en prenant en compte la valeur relative de son habitus.  Il n'existe pas d'"algomètre".
  • Les antidépresseurs pourraient être vus comme un forme d'antalgiques destinés à atténuer une douleur plus difficile à maîtriser que la simple douleur physique : la douleur mentale.
    Quelque temps avant de mourir - le 16 août 1886 - Ramakrishna Paramahamsa transmit tout son savoir à son disciple Vivekananda.  C'est ainsi que ce grand yogi ne quitta pas son corps en la position du lotus & en méditation, comme c'est la tradition chez les êtres de sa stature.  Après la transmission, Il était devenu semblable à un vieillard débile ou un enfant nouveau-né.  Or, il n'avait que cinquante ans.

Le ternaire du sol, des arbres & de la paysannerie. / Publié le 29/11/2013 / paysage farm seeds natural farming agrinature fukuoka /

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  • Le ternaire du sol des arbres & de la paysannerie.

Un rouvre de 1914 dont les grosses branches datent de 1939, côtoie en cette haie son descendant de 1939.

  • Cette proximité est possible sur une haie seulement.  Les racines des deux arbres se soudèrent il y a longtemps & ils fonctionnent de ce fait comme un seul individu.  Leur pivot ancré dans l'argile que devint le granite en se décomposant, est alimenté par le ruisseau temporaire qu'ils côtoient.  Ce ruisseau est rendu intermittent par la présence même de ces grands arbres qui en ce lieu pourraient vivre éternellement du fait que toute ressource leur est disponible sans limite.  Ils continuent de transformer la roche en ce qu'ils sont, attirent les pluies par l'évapo-transpiration qu'ils diffusent & permettent à ces dernières de s'infiltrer par l'action permanente en profondeur de radicelles qui ne sauraient cesser toujours de descendre.  Ils nourrissent enfin le mycélium de la rhizosphére sur tout le champ & sont la source de production de beaucoup d'humus.

Dans les mythologies d'Europe, le genre chêne est associé à la planète Mars, dernière planète tellurique du système solaire qui symbolise l'action.  Puisqu'en matière de symboles tout s'inverse parfois, elle représente la tête qui décide.  Puisqu'en matière spirituelle tout s'inverse, les chênes comme les pins se caractérisent par une racine en pivot qu'ils envoient en profondeur pour atteindre le roc dès que possible.  Avez-vous remarqué combien les jeunes chênes poussent peu?  Ils le font en fait beaucoup, mais surtout vers le bas.  De ce départ fort justement orienté, ils tireront plus tard leur invincibilité.

Dès la roche atteinte, les fines & fortes racines s'y insinuent.  Elles éclateront le roc & le dissoudront à compter de cet instant sans qu'il ne soit de fin potentielle à leur effort.  Roche plutonique, le grain dur du granite ne les rebute pas.  Tous les résineux savent faire cela & sont de ce fait des colonisateurs des sols ruinés par l'homme, assistés souvent en cela par des feuillus au feuillage léger comme les bouleaux par exemple.  Rares cependant sont les espèces comme les chênes, le douglas & les séquoias capables de digérer la roche sans fin...

  • Nos ancêtres au moyen âge voulurent en leur ignorance avidité exterminer les forêts. Seuls les chênes y survécurent.  Ils le purent aux deux moyens de leur pivot d'exception & des glands nourriciers qu'ils produisent d'abondance.  Ces deux caractères sont liés ainsi que nous le verront.  De cent glands disséminés par l'arbre, un seul sera oublié en une anfractuosité du terrain par ceux qui les dévorent, mais cette perte se compense du fait qu'un chêne peut en produire cent mille ou plus à chaque automne.

Laisser les chênes grandir au point visible sur la photo & à une telle densité en une haie n'est pas favorable à l'agriculture du fait du grand besoin qu'ils ont de l'eau aux temps de sécheresse, quand ils élaborent leurs fruits.  Les grands arbres en revanche sont très utiles à tempérer le climat.  Ils sont bénéfiques à très long terme à condition d'accepter de leur concéder la place qu'ils occupent.  Il sera bon de venir chatouiller d'un trait de charrue les racines de surface le long de la haie une fois l'an pour les inciter à approfondir leur enracinement.  L'élagage est souhaitable aussi, mais pour que l'opération se déroule sans danger & sans blesser l'arbre, elle doit porter sur de jeunes & fines branches.  En tout état de cause, il n'est pas envisageable de cultiver quoi que ce soit à l'aplomb de la couronne du houppier d'un chêne qui occupe pour un arbre de cent ans un diamètre d'au moins dix mètres.

  • Dans le bocage, les paysans ne laissaient grossir les arbres qu'en trognes ou arbres d'émonde dont ils récoltaient les branches comme bois de chauffage, les fruits & parfois le feuillage comme fourrage.  Ainsi le tronc pouvait vivre longtemps jusqu'à devenir creux & les branches étaient sciées à la main tous les dix ans environ en hiver.

En pratique, les arbres de haie seront coupés à un âge compris entre vingt & quarante-cinq ans.  Les arbres jeunes rejettent de souche.  Les arbres plus gros peuvent être traités en trognes ou coupés comme petites grumes.  En Limousin les châtaigniers sont intéressants pour la production de piquets, de petite charpente & de fruits.

  •  Prenez votre pied. - A foot as the measurement.

Apprécier la profondeur d'un sol n'est pas hors de portée.   Prenez votre pied.  Il représente environ le tiers du maître.  Dites trente-trois...  Ensuite, creusez.  Si la profondeur du sol est comprise entre zéro & un demi-pied, le sol est squelettique.  Entre un demi-pied & un pied, il est dit superficiel.  De un à deux pieds, il est moyennement profond.  De deux à quatre pieds, le sol est profond, & au-delà de quatre pieds, très profond.

  • Il est deux manière de compter cette profondeur.  En général, on parle de terre arable, c'est-à-dire la zone des particules peu ou pas agrégées qui se distinguent de la roche dure au dessous - la roche-mère du sol.  Nous pouvons aussi préférer définir le sol comme la zone prospectée par des racines.  Cette seconde définition d'un sol présente l'avantage de ne pas le considérer seul mais bien en lien aux plantes & arbres qu'il porte, nourrit & qui l'habitent.

Il est de très bon paysans qui labourent leurs sols de temps en temps.  Ne souhaitant pas faire mieux qu'eux, cette année les semailles à la ferme de mars adviendront après labour de surface.  Labourer demande une vitesse minimale afin que la terre glisse sur la courbe du versoir.  Par ailleurs, la vitesse réduit le couple de traction, ce qui prohibibe d'enfoncer trop les socs.  Dans cette même perspective de limitation du couple moteur, il ne sera pas fait usage du crabot - le blocage du différentiel - & ainsi les socs ne travailleront qu'à la profondeur de dix centimètres environ.

  • La charrue déplace la terre dans deux directions : dans le sens d'avancement du tracteur & surtout vers la côté versé.  Nous devrons en tenir compte pour prévoir le sens du labour, sachant qu'il est important de monter la terre si le sol est en pente.  Il est absurde de remonter la terre & c'est un aveu que l'érosion joue.  Cela de plus représente une grande dépense d'énergie.  Pourtant, nous devons le faire puisque les voisins en général ne s'en préoccupent guère, ce qui signifie que si nous laissions partir de la matière du sol vers le voisin plus bas, il n'y prêterait pas attention & la perdrait de même.  Il y a lieu au préalable de prendre le temps de border la parcelle tout alentour par un trait de charrue versé vers l'intérieur comme mesure de précaution, prévention de l'érosion.  La banquette ainsi laissée en bord du champ est la bordure où les arbustes, buissons & arbres de haut jet pourront s'installer pour y constituer la haie.

Il est des portions de parcelles sur la ferme dont le sol est de profondeur inférieure à dix centimètres.  Sachant que la genèse d'un sol peut atteindre une vitesse d'approfondissement d'un centimètre l'an, la superficialité de ces sols nous renseigne sur la capacité des humains à les éroder, les user & détruire.  En ces points, le sol squelettique refuse la charrue de lui-même & demeure de ce fait sans labour tant que la pédogenèse ne l'aura pas restauré. Surtout il ne faudra pas ôter les pierres : elles sont la part minérale de la substance du sol futur.

Mettre le sol à nu nous attriste.  Sa couleur de chocolat au lait après neuf ans de soins nous réjouit.  La terre est belle.  Le granite exprime sa force.  Nous apercevons, devinons le découpage des micro-terrasses d'antan qui resurgit en la topographie, transparaît comme en filigrane sous la configuration du sol.  Les rus, fossés & haies restaurés sur la ferme ornent, dessinent, définissent le paysage.

  •  La trilogie du sol d'Hermès Trismégiste.

Ouvrez de la main l'horizon d'humus du sol - qui est l'horizon supérieur.

Sur un débris de rameau, des filaments de mycélium se nourrissent, transformant par grades ce bois en sol.

Accolées à ces filaments, les radicelles d'une salade ne nourrissent,

troquant des substances en ses feuilles synthétisées

pour des nutriments que les poils racinaires de la plante ne peuvent directement adsorber du sol.

En un sol si tendre d'être d'abondance nourri, nous pouvons planter de la main ou d'un doigt, sans autre outil.  Son contact ne brûle pas la peau - fingertips - du fait d'un pH proche de la neutralité & de l'absence de substances chimiques étrangères ou toxiques aux vivants.

  • Un volume multiplié chaque année en expansion.

Voyez le volume occupé par un arbre.

Le même volume existe en racines sous terre en climats tempérés.  En climats arides, la masse souterraine

d'un arbre peut être même dix ou cent fois supérieure.  Tous les arbres sont soudés entre eux par leurs racines & par le réseau mycélien.

Voyez le volume occupé par un arbre.

La clé de l'agroforesterie, c'est qu'un arbre produit par année ce volume en sol par les deux voies connues

de la pédogenèse, accumulation d'humus en surface & désagrégation de la roche-mère en profondeur.

La permaculture & l'agrinature usent de ce procédé de même.

La durée de vie des poils absorbants près de l'extrémité d'une racine est de quelques jours seulement.  Ensuite la racine continue de croître & d'autres poils racinaires sont formés.  Un phénomène semblable se produit en ce qui concerne toutes les parties racinaires dont la vie est limitée dans le temps.  Cette croissance puis mort des racines est un processus important de la pédogenèse.  Le considérant, nous voyons que la règle édictée pour les arbres s'applique en faits à toutes les plantes & en ce constat, l'usage des engrais verts apparaît n'être plus un luxe des amoureux fous de la nature & de la terre, mais une pratique indispensable à toute agriculture.

  • Tout apport d'engrais ou arrosage non indispensable vont à l'encontre des phénomènes de fabrication des sols du fait qu'ils rendent les plantes paresseuses, n'ayant plus besoin d'approfondir leur enracinement pour chercher plus bas les ressources qui leur font défaut.

Exporter des production en récoltes engendre inévitablement une usure ou érosion du sol & si la tâche première des paysans est de veiller à empêcher tout départ de matière des terrains qu'ils exploitent, leur devoir immédiatement suivant sera du fait de l'usure due à l'export que les récoltes représentent, d’œuvrer sans tarder ni cesser à régénérer & approfondir les sols des mêmes parcelles.

  • Les couverts EVA & ARE, la prairie céréale simple ou élargie ou le drainage d'irrigation sont des moyens & méthodes accessibles à tous, disponibles pour veiller à l'édification des sols.  Les couverts végétaux complexes incluant plus de cent espèces, suggérés par Sepp Holtzer - que nous pourrions nommer EVA-Holtzer - en sont un autre exemple.

Le soin apporté à cette édification sera un pilier de l'agriculture du siècle naissant.

Publié le 09/07/2014 / natural farming agrinature fukuoka haie /

4.0 - true law - écoute ! - trois injonctions - 5 2p

 

21.6 * le soleil, l'arbre, l'épi - diffraction - 0 p
  • le soleil, l'arbre, l'épi - diffraction
  • parmi les arbres soleil /arbre / épi ciel / blé / haie diffraction 3 photos
21.5 - where all birds gather before they fly away - p
  •  le soleil, l'arbre, l'épi
marron germé en fourche & érable poussé en schistes /Publié le 07/09/2011 / éléments paysage natural farming farm seeds agrinature fukuoka /
96 marron germé en fourche érable poussé en schistes 2p0K
  • Un érable croît dans la roche à Vernoux-en Vivarais.

7.4 propriété & propreté - golden humus - le geai rare - 2 p

  • Un marronnier avait germé au sommet de l'ancien son père que nous coupâmes avant qu'il ne tombe car le viel arbre menaçait de s'écrouler sur la maison.

4 voies de pérennité vers l'agrinature ENDSAM 2p5K

4 voies de pérennité vers l'agrinature / Publié le 06/06/2014 / agrinature fukuoka /

p26 13.7 / 4 voies de pérennité vers l'agrinature / 3p5K
  • Nous recréons ici un ru temporaire disparu en ce processus que nous nommons le drainage d'irrigation. Le dénivelé entre les deux parcelles est en train d'apparaître pour former deux terrasses soli-pluviales.

4 voies de pérennité vers l'agrinature - 4 strategies to continue life on earth

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L'idéogramme "terre" du Chinois porte déjà la croix qui nous enjoint à nous relier pour nous élever.  En Inde, des pierres polies en forme d’œuf représentaient il y a longtemps le symbole de fécondité attribué à Shiva.  Fukuoka réinventa un usage des œufs disséminés à l'intersaison de printemps, la pâque au jardin des graines enrobées d'argile.

  • Les peuples inspirés des génies de l'agriculture vivent en des maisons de bois comme les Étrusques, les Gaulois ou les natifs des Amériques & transmettent leurs savoirs & pratiques par voie orale.  Pour ces deux raisons, ils ne laissent que peu de traces - ni écrits, ni monuments à l'inverse des sociétés guerrières qui élèvent des temples & bâtissent des théories & des techniques pour justifier leurs agissements.  L'histoire retient surtout ces dernières dont les signes tangibles, visibles traversent les époques.  Pourtant, en déclarant que les écrits restent - lettre morte - tandis que la parole dite s'envole - & vit - nous reconnaissons qu'à la fin, ce sont les premiers, les paysans & paysannes, les peuples de la terre & nos transmissions orales qui assureront la continuation de l'espèce quand les plus glorieuses des civilisations se révèlent mortelles, limitées dans le temps ou l'espace.  L'amour de la mère-terre est une forme de l'amour - féminine donc.  C'est par les femmes que tout existe, par la manière dont elles enseignent leurs enfants ou au contraire, n'ayant pas été enseignées comme il convient aux humains, ne savent plus parler aux petits la langue du renoncement à l'ego & de la fraternité de ceux qui marchent debout.  En ce temps où l'histoire s'ouvre & les droits des femmes s'actualisent, où les différences de genre s'effacent, que les femmes, mères ou libres sachent réaliser leur être, trouver des voies qui ne copieraient pas celles des hommes !  Cela adviendra & il y faut encore un peu de temps...

Au temps de chamanes il y a 15 000 ans, des indo-européens migrèrent vers le nord-est & par Béring jusqu'en Amérique.  La méthode agricole de semis direct en couvert vivant des indiens d'Arizona & de Mexique, notamment les Hôpis, est l'agriculture qui devra se répandre sur toute la planète si nous voulons vivre & grandir en sagesse.  Ces pratiques de culture en synergie de la nature, qui ne cherchent pas l'affrontement se répandent en l'Europe qu'elle touchèrent par exemple par la voix d'André Voisin & en Amérique du nord ou en Chine où elles migrèrent par celle de Manasobu Fukuoka.  Le paradoxe est que les techniques de la chimie des désherbants & insecticides inclus dans le code génétique promus par des multinationales semencières triomphent ce jour sur les deux continents d'Amérique.  Les deux système coexistent, celui d'une agriculture qui use du pétrole pour combattre les forces naturelles jugées hostiles & celui d'une agriculture paysanne vivrière qui nourrit les populations & les économies locales tout en apprenant à gérer un environnement que nous savons plus grand que nous.  La lutte est tenace entre ces deux visions de l'agriculture.  Les petits paysans nourrissent leur communauté & leur lieu de vie, tandis que les gros exploitants produisent des produits agricoles destinés aux spéculations des grands marchés de matière, de l'énergie & de la gestion de l'espace & des terres dites arables.

  • Si nous recherchions un affrontement en cette lutte, nous paysans, risquerions fort de perdre la joute, puisque l'arme monétaire est à pleine disposition des financiers qui au sens réel du terme la créent.  La valeur de la monnaie est fictive pourtant, virtuelle, extrinsèque.  Une partie des petits, caressant une perspective de croissance, se laisseront acheter.  Souvent, nous n'avons que peu de choix si nous souhaitons rester au sein d'une société devenue urbaine où le mode urbain est désormais partagé par tous.

Comme en tout sujet, quand la survie de notre espèce est en jeu, comme c'est le cas pour toutes les espèces en fait, c'est la conscience qui est porte de sortie.  Par cette expansion des perceptions & émission subtiles, nous deviendrons capables d'utiliser les terres réputées inaptes à l'usage des monstres machines, les terres érodées, trop pentues ou trop étroites ou celles sises près des sources & cours d'eau qu'il faudra préserver des poisons humicides.

  • Nous survivrons par 4 voies : échanger nos semences & nos savoirs, offrir des aliments aux qualités en nutrition d'excellence, produire une surabondance de biomasse pour nourrir & fabriquer des sols nouveaux, & cultiver les lieux que les tenants de l'agriculture à base de pétrole ne peuvent atteindre parce qu'ils ne leur sont pas rentables, ne permettent pas aisément l'emploi des lourdes machines & des pesants produits de synthèse que sont les engrais & les humicides.

Échanger les semences paysannes, produire des aliments sains sans utilisation aucune de produits de synthèse, fabriquer du sol par la présence & le potentiel de croissance des arbres, cultiver les marges, les délaissés, les terres oubliées & abandonnées.

  • Il est probable qu'une agriculture naturelle de type industriel se développe en parallèle de ces quatre voies, les utilisant en partie.  Cette cinquième voie est conforme à l'agrinature.

Ce que nous enseignent les arbres. / Publié le 06/05/2014 / paysage natural farming agrinature fukuoka /

Dans la durée au long cours du flux de l'évolution, les arbres sont nos ancêtres.  Au cours long du cycle évolutif, nous devînmes capables de détruire & créer, de couper & planter, de brûler & faire croître, ruiner ou fertiliser.  Nous élevons de jeunes arbres en pépinière: nous pouvons êtres pères & mères de ces plantes géantes dont nous dépendions.  Les arbres étaient nos parents, mais notre capacité de destruction les a fait dépendants de notre action, comme s'ils étaient nos enfants.  Nos enfants sont des arbres.  Si nous ne plantons ni n'élevons nos enfants au milieu d'arbres, lors ni les uns ni les autres ne seront beaux, utiles & forts.  L'arbre dès lors enseignera l'enfant à être ce qu'il peut, & l'enfant pourra rendre à l'arbre ce qu'il sait de lui.

  • Lorsqu'un arbre réfléchit - pousser, penser.

Depuis une semaine le temps était estival, mais aujourd'hui le ciel s'est voilé & la température en même temps que la luminosité s'en trouvent diminuées.  Les arbres avaient jusqu'alors réglé leur développement surtout compte tenu de périodes de long éclairement & le gonflement des bourgeons nous révélait d'heure en heure au bout des rameaux en un éclatement d'explosion lumineuse, le vert tendre de la chlorophylle du type a.   Par une adaptation étonnamment rapide au nouveaux paramètres de ce matin, les mêmes plantes qui hier s'élançaient déjà vers l'été, arrêtent ce jour leur croissance.  L'arbre réfléchit: "Ce qui me semblait déjà été ne serait peut-être après tout bien qu'un printemps!  Il est vrai que la succession habituelle des saisons sera plus conforme à la coutume s'il en était ainsi.  Soyons prêts cependant à toute éventualité & à modifier à nouveau notre stratégie d'adaptation si le temps venait à se présenter sous un jour à nouveau différent."  Les plantes mesurent en permanence les données du climat telles que la luminosité, la température, la somme des températures & la somme de l'éclairement.  Ensuite de cette mesure d'analyse, elles & élaborent comme un résultat de synthèse continue, un programme de croissance & développement qu'elles modifieront en permanence en vue de se préparer à l'étape toujours suivante.  Dans l'acception courante, le feuillage de l'arbre réfléchit la lumière du soleil pour nous en épargner les brûlures & la répartir sur la terre en proportions d'équilibre & sagesse supérieurs à ce qu'elles seraient sans lui.  Lorsque le climat fluctue en errements & excès, les plantes stoppent leur développement à la manière d'un être sensible qui prend un peu de temps avant de se donner la liberté de définir quel acte devra survenir en suite de maintenant.  Il peut vous surprendre que je parle de la liberté d'une plante.  En ce cas, interrogez vous en quelle mesure nous, êtres humains sommes libres & quelle est la puissance des conditionnements qui nous gouvernent à notre su ou à notre insu.  Sommes-nous plus libres qu'un blé ou n'est-ce tout compte fait qu'illusion d'optique?  J'ai acquis peu de certitudes au long de cette vie, hors celle que rien n'advient par hasard - la sagesse du fou.

  • l'économie de la chute

Le vieux chêne tomba sous la poussée d'une bourrasque subite & subie.  En aucun cas à un vent seul il pourrait échoir de voir un arbre choir.  Ce n'est qu'en suite de pluies répétées qui amollissent la structure du sol & asphyxient en partie la vigueur des racines, que la saute de vent peut réussir l'assaut qui pour longtemps marquera de son sceau le paysage d'où la masse du géant est soudain effacée.  La pluie d'abord, puis le vent combinèrent leur effets donc à la chute de l'ainé.  Un tiers facteur pourtant contribua à cette fin brutale: le piétinement autour du tronc & qui avait commencé la nécrose de l'appareil d'enracinement dans le sol & sa roche-mère.  La mort d'un arbre n'advient pas en un jour.  Elle résulte d'un lent processus qui conduisit la plante pérenne à se trouver en une situation de plus grande fragilité, tandis qu'en réalité il apparait que la colonie qui pousse à la manière d'un massif de corail qu'est l'individu arbre, ne possède du fait de cette structure si particulière pas de processus intrinsèque de vieillissement: un arbre meurt d'être devenu trop grand au sein d'un milieu limité par l'action des humains.  Laissé à lui-même, il pourrait vivre sans limite de temps, car il est capable d'élaborer l'espace de son lieu de vie - le sol, le climat, l'hydrologie & l'humus qu'il utilisera.  Il utilise ces ressources qu'il a en premier lieu mobilisées, mais sans en avoir besoin pourtant car il est en grande part capable de s'adapter à ce qui est.  L'arbre est nous le voyons, un modèle d'économie aux quatre sens du mot.  Lorsque nous aurons pris les arbres pour modèles de nos économies, nous saurons comme eux économiser, gérer nos milieux de vie, échanger ou commercer & mobiliser des ressources in situ.  Notre humanité aura lors accompli un grand pas en sagesse.   Ce modèle que nous offre l'arbre sera particulièrement précieux en économie de l'agriculture.  Les arbres élaborent de la nourriture & nous l'offrent gracieusement: en cela ils nous montrent une économie du réel, le modèle dont notre économie humaine pourrait s'inspirer.  L'arbre existe parce que nous l'aimons.  Sa présence consomme un peu des ressources, mais si nous ne le maltraitons pas, il produira en fin de journée plus que ce qu'il prit.  La coopération entre ceux qui sont debout - arbres & humains - est bénéfique par essence.

  • C'est par le partage que nous grandissons.

Les arbres s'ancrent plus profond dans la roche à mesure qu'ils s'élancent au ciel.  Ils célèbrent ce faisant un besoin vital qui exprime leur nature, & pour le faire doivent simultanément approfondir leur enracinement, par la nécessité de mobiliser plus de ressources pour édifier un soma plus grand.  Ils ne vivent pas à crédit, en cela qu'ils croissent leur racine d'abord & avant tout.  Digérant le roc, ils fabriquent le sol, milieu des quatre cinquièmes de la vie sur terre, puisque ces quatre cinquièmes de la biomasse du vivant sont des êtres dont la demeure est effectivement sous terre, les racines, les lombrics, les fourmis, la microflore & la faune du sol.  En beaucoup de langues locales, des arbres familiers pouvaient être de genre féminin, comme la yeuse en Provence par exemple.  C'est pour ces raisons & bien d'autres que Zoroastre déclara il y a huit mille ans en Perse, que les humains & les arbres étaient frères & sœurs.

 

Sheep, shepherds, farmers & trees. / Publié le 24/04/2014 / paysage anges nature agrinature fukuoka

  • 4 voyageurs de conserve,  paysans, pasteurs, arbres & animaux.

Les forestiers héritent souvent des sols ruinés qu'ils on à charge d'utiliser.  Ils savent que la foret est le plus sûr moyen de reconstituer l'humus perdu.  Ils abhorrent les cultures sur brûlis qui consomment cet humus précieux & se méfient des pasteurs & des éleveurs, sachant qu'en de nombreux biotopes, le surpâturage ruina les sols jusqu'à la roche ou installa des éricacées - telles que les bruyères, callunes, myrtilles, airelles & arbousiers - dont les secrétions racinaires tiennent éloignées les plantes des autre familles.

  • Combien de forestiers savent que la forêt fut à l'origine ce lieu mis en défens par le seigneur pour ses chasses & sa production de bois.  Ce jour, les forêts sont dévolues à produire du bois pour l'industrie, ce qui représente une continuation de l'état antérieur.  Elles sont les voisines des parcelles agricoles, elles aussi asservies à servir l'industrie des aliments manufacturés.

Le jardinage des forêts par bouquets d'arbres d'âges & d'espèces divers est le mode de sylviculture qui permet d'utiliser la production de bois sans pratiquer de coupes en masse & ainsi de préserver les autres fonctions de la forêt.

  • Dans les divers temps, espaces & formes que l'humanité se donne, existèrent, existent & existeront d'autres manières de fréquenter la terre.   J'aperçois désormais un mode d'usage du sol plus complexe & subtil à la fois, une campagne où les humains, le bétail, les arbres, & des petits champs cohabitaient & cohabiterons en commensaux symbiotes.  Nous avons traces de ces usages il y a cinq mille ans.  Ils perdurèrent en Corse ou en de nombreux points du globe jusqu'à des époques récentes.  Les chèvres & moutons pâturent sous des arbres disséminés.  Les litières de ces parcs servent à fertiliser les terres qu'ils encadrent.  Les pasteurs, les paysans, les bétails & les arbres dansent de concert, voyagent de conserve en un terroir qui n'a pas de nom pour le décrire & que nul ingénieur ni technicien ne comprend.  Chaque plante, chaque animal, chaque personne y a sa place sans que rien n'y soit simplifié ni définitif.  Ce type de paysage naturel idéal, pour exister cependant & pouvoir se perpétuer au pérenne, demandera que nous devrons nous défaire de nos cupidités & égoïsmes, car une campagne agencée ainsi coïncide avec un système de gestion collectif qui exige que tous les participants en connaissent les lois orales de préservation.  Il est un mode très ancien d'habiter la terre, une extension des grandes civilisation qui n'écrivaient & ne lisaient que dans le ciel.  Si nous voulions revenir à ces pratiques, nous devrons désapprendre tant de fatras mental, de notions théoriques sans usage dans le monde de la nature.

Il est des pays d'Afrique où ce type agraire qui conjugue les arbres, les animaux, les humains & les plantes est en voie de se répandre.  En permaculture & en agrinature, nous envisageons aussi ce mode de vivre sur terre.  Toute plante ou pousse y est traitée individuellement.

  •  Par un travail d'humilité, nous tissons l'humus de nos rapports humains.

Imaginez un boisement constitué de petits bois mixtes, incluant de nombreuses espèces & variétés de feuillus yang & résineux yin.  Ils participent à une économie de bosquets, bocages & trognes, une utilisation du bois localement pour construire, un maillage d'arbres pour protéger les sols, les climats & les eaux, & amender les terres de culture.   Ces forêts jardins sont une part de l'agencement d'un paysage en permaculture.  Elles existaient encore autour des villages d'Amérique centrale & d'Afrique lorsque les colons d'Europe y entrèrent.  Par leur ignorance de l'histoire ancienne, ils les crurent des forêts primaires ou même vierges & les dénommèrent telles.   Une forêt claire peut nous nourrir.  Des forêts denses & sombres produisent surtout du bois - mais pour quoi faire?  Les forêts industrielles ne sortent du sol que pour le plaisir du faire, dont nous avons déjà trop.

  • La croissance des sociétés humaines ne peut excéder celle de leur démographie - soit de l'ordre de un pour cent l'an, ce qui est déjà beaucoup.  Au vingtième siècle, nous détruisîmes tout à coups de bombes.  Puis, nous rebâtîmes par le truchement d'un pétrole volé aux sous-sol de terres & peuples asservis.

Des 5 sens du mot culture. / Publié le 01/06/2014 / éléments paysage agrinature fukuoka

  • Vivre tel un brin de paille. - To live as a wisp of straw.

Une voisine, fille de paysans, n'hérita pas de terre, mais de la tradition paysanne.  Tous ses actes reproduisent la geste des paysans d'antan. Elle est fière de son savoir en matière de nature & de ruralité.  J'ai constaté cependant que beaucoup des notions qu'elle croit posséder sont fausses, car jamais elle ne les confronta aux tests de la réalité.  Elle acquit des connaissance empiriques à l'enfance, les conserve, précieux trésor dans sa mémoire.  Il s'agit d'une tradition morte qu'elle s'efforce de faire perdurer encore un peu, ne la questionnant pas, se contentant de la reproduire par imitation. Nous pourrions nommer cette tradition, une tradition droite, car elle fait appel au cerveau gauche, la simple capacité mentale.  Elle est avant tout conservatisme, reproduction d'une recette, imitation du passé.

  • Un homme, fils de paysans, n'hérita pas de terre, mais de la tradition paysanne.  Enfant, il intégra dans sa conscience toutes les données utiles à la culture des plantes.  Ces connaissances sont inscrites en son caractère, lui intimant une obéissance spontanée aux dates clés de semis, aux règles éprouvées du bon sens indispensable à toute activité agricole ou de jardinage.  Il obéit aux lois de la terre par instinct, naturellement.  La tradition paysanne vit en lui, s'exprime dès que de besoin sans nécessiter effort mental ou réflexion.  Cette tradition, part de son caractère s'exprime à la manière d'un talent, d'un art.  Nous pourrions la nommer tradition gauche. Elle mobilise l'intuition, la perception directe & s'ajuste par une mise en conformité permanente au réel, à ce qui est qui comme chacun le sait évolue sans cesser.

En agriculture naturelle, nous n'employons pas cet adjectif comme signe d'un retour au passé, de nostalgie ou d'attachement à un âge d'or supposé d'un temps jadis.  L'adjectif s'entend sous le sens plus direct que nous nous conformons aux données de la nature telle qu'elle se présente à nous.  Les lois naturelles ne changent pas, mais leur expression en la connaissance que nous avons d'elles est chaque jour nouvelle, différente, en évolution permanente.  Peu à peu, cette pratique s'inscrit en nous, devient part, essence de notre être. Elle nous deviendra par grades & paliers, naturelle.  C'est là un deuxième sens du mot, un sens de conséquence.  La nature, notre cadre de vie, ne s'inscrit pas dans notre inconscient, mais bien au contraire dans la conscience.  Ou bien, est-ce nous qui nous inscrivons peu à peu dans la nature, dans notre environnement, nous effaçant au sein du paysage?  Surfeurs sur la vague océane du vivant,nous nous effaçons.  Fétus de paille soufflés par le vent, nous disparaissons dans le non-agir.

  • Christine Guillebaud  / 28/10/2012 :

Il me semble qu'au fil des générations de paysans, à l'imitation première & la reproduction du geste s'ajoutent l'instinct & le talent.  On ne peut séparer les deux formes qui s'entrecroisent & se mutualisent.  On a vu des paysans exceller dans leur travail & dont les enfants n'arrivèrent à rien de bon.  On a aussi vu le contraire.  Bien des savoirs paysans sont de purs atavismes sans aucun doute mais la façon d'intégrer la nature en soi & de se fondre en elle, donne à mon avis une des plus grandes chances de réussite en ce domaine.  J'en vois une autre: l'amour apporté à la plante ou bien à l'animal, le soin quotidien, la pensée quotidienne.  Le productivisme a détruit pour un temps le fil qui passait ainsi de l'un à l'autre - mais ne dit-on pas que le temps détruit ce qui a été fait sans lui ?

  • composts, bois raméal & toilettes sèches / 5 steps / des 5 sens du mot culture /

Selon la nomenclature des éléments du subtil au grossier, gardons aussi en constance devant l’œil du mental que les 5 sens empilés du verbe cultiver consistent en une plongée dans la matière & que les sens premiers toujours devraient nous guider :

  • habiter la plaine (1),
  • remercier la terre & le ciel (2),
  • exprimer notre joie (3,
  • dessiner le paysage (4),
  • élever des plantes (5).

Les anxieux de la VAT - value added tax - objecteront peut-être qu'en ces quatre termes, la production se trouve délaissée & que le cinquième sens du mot culture est à ajouter ici.  Je leur propose lors de couper le contact d'un tracteur qui développe la puissance motrice de mille chevaux de trait - & consomme tout autant qu'eux...  Regarde la plaine, colosse aux pieds d'argile!  Il est dans la nature de la nature de produire toujours à l'optimum de toute sa capacité sans cesser le chemin vers un optimum successif avancé à son tour sur l'accumulation précédente des déchets, de l'humus & des informations précédentes.  C'est là ce que la terre - ???? / Gaîa toujours fit & il est urgent aux petits d'hommes nés des femmes de le voir à nouveau.  Agriculteur au regard fier, regarde ton tracteur subventionné & vois le bosquet au loin dans la plaine.  Tourne tes yeux vers le vers.  Tu sais au tréfonds de ton âme que le vers & le versoir de ta charrue ne sauraient coexister encore longtemps.  Certes, les tentacules des villes s'étendent à la vitesse de l'éclair sur celles qui étaient il y a peu des terres agricoles aux sols profonds.  Les bannis du faubourg qui rentrent dormir dans les banlieues habitent-ils la plaine au sens ou nous l'entendons?  Nous voyons désormais les meilleures plaines bétonnées & couvertes des échangeurs des autoroutes.  Détruire la plaine est le contraire de l'habiter, car une ville vit sous perfusion de ce que lui procurent les ruraux.  L'agriculture en ce siècle devra trouver d'autres lieux & l'agrinature propose de nombreuses voies à fabriquer des sols nouveaux.  Les bocages & forêts jardins de la permaculture en sont un exemple de fame.

  • Devenir des jardiniers
  • retrouver le chemin de l'humus
  • prendre l'égout en dégoût.

l'agrinature pour la démocratie - harmonie de l'être.

  • En tout état de cause, le jus de pression & les eaux de cuisson sont fort nourrissants si les légumes sont de culture biologique ou naturelle.  Au cas contraire, les eaux de cuisson seraient une soupe de nitrates & résidus de pesticides.  En cela nous voyons qu'un kilogramme de potagères produit en agrobiologie ou en agrinature coûtera moins à l'achat que deux des mêmes légumes poussés à pousser en l'artifice des substances de synthèse.  Les légumes crus - poussés - avec le support des ingénieux chimistes ne nourrissent personne, car il faudrait lors en jeter les eaux de cuisson qui contiennent aussi les substances les plus précieuses.  D'autres chimistes devront inventer ensuite des médicaments de correction des carences ainsi crées.  Pus tard encore d'autres ingénieurs chercheront comment contrer par un troisième groupe de molécules les effets seconds des médicaments administrés.  En ce processus qui confine à l'absurde & crée du business, des business nourris de nos malheurs & douleurs, la paysannerie meurt & l'industrie qui abreuve les financiers & les politiques triomphe.  Par manque de vigilance, nous nous voyons en danger de retour aux féodalités. - elles ne cessent  pasL'issue inéluctable en serait la disparition des structures vives de nos démocraties si nous ne savions le stopper.

Publié le 19/11/2016 / agrinature fukuoka marssfarm agriculture naturelle agriculture sauvage /

  • Donner la parole en actes à ceux qui en ont faim.

Jean-Paul Capitani & Françoise Nyssen eurent sept enfants à deux dont trois filles qui travaillent désormais chez Actes sud. La maison est une aventure familiale construite peu à peu mais pensée pour durer dans l’indépendance. Prévoir l’après quand on est à la tête d’une telle maison, imaginer la suite sans penser arrêter de travailler un jour & aujourd’hui créer une école alternative qui accueille une centaine d’enfants & porte le nom d’une collection d’Actes sud : « Le domaine du possible ».

  • Ecole Domaine du Possible, éditions Actes Sud, place Nina Berberova 13200, Arles

Publié le 18/06/2018 / agrinature fukuoka /

  • Kokopelli & Inarikami sèment Lotus & Faba.

Trois plantes saluèrent votre visite, le lotier des marais près du ruisseau rené de la fontaine du Mas, la vesce craque ou jarosse qui surabonde dans la parcelle de l'autre côté du ru - mais que nous n'avons pas regardée spécialement - & la petite laitue à couper capable de ressemis dont j'avais oublié qu'elle était à couper.

  • Nous avons tout vu bien que cela soit trop & peu pédagogique de ce fait. Les parcelles du bas sont plus spectaculaires parce que plus pentues mais nous n’eûmes pas eu le temps de les visiter. Il faudra revenir dans dix ans quand les pommiers juste semés fleuriront.

Chaque année apparaît sur une ou l'autre des parcelles, une espèce de lotier nouvelle. Ils sont des plantes toujours discrètes & gracieuses.

  • D'où viennent ces fleurs oubliées, pourchassées que les désherbants, désherbeurs, tondeurs & tondeuses assaillent de toute part? Par quel voyage viennent-elles chercher refuge au lieu qui les aime? Quel esprit ou vent de recherche les anime? Leur semence a-t-elle rêvé si longtemps cette germination tout au long temps d'une dormance en terre? Est-ce Kokopelli, l'esprit des graines des Hôpis* d'Arizona ou un vent soufflé par Inarikami, déesse moisson des Nippons* qui les apporte? Le duvet des oiseaux ou le poil des animaux passant les transporta peut-être, sans doute - c'est probable, c'est sûr. Les vents & la pluie, le temps & la vie itou.

Il y a beaucoup de lombrics dans le sol dont l'occasion d'une plantation de jeunes fruitiers le mois dernier nous révéla la présence. L'abondance de fabacées aux fleurs visibles, roses, violettes ou jaunes est en proportion de celle des vers cachés, rouges, bleus & blancs -

& vice-versa.

  • * Hopitu shinumu signifie littéralement, "peuple de non-violence" & Nichi hon, "là d'où le soleil vient".

Publié le 01/05/2015 / natural farming agrinature fukuoka cœur /

  • agronomy summarised : espèce-variété nutrition-couvert densité-date synergie-association-mélanges (endsam)

Le chagrin, puits de joie.

  • "Quand vous êtes submergés par le chagrin,
  • regardez à nouveau dans votre cœur
  • & vous vous apercevrez que ce que vous déplorez
  • n'est que cela qui vous fut jubilation.
  • Plus profondément le chagrin creusera votre être,
  • plus vous pourrez contenir de joie."

Khalil Gibran (sent by (khadijamine)

l'arbre, créateur du sol & du climat / Publié le 10/03/2019 / agrinature fukuoka /
l'arbre, créateur du sol & du climat / p1K
  • Le marsault ou saule de mars ou saule des chèvres est la proie d'un champignon microscopique parce qu'il a trop repoussé en réaction à une taille. Tailler les arbres ouvre la voie à ces excès de recru qui exposent aux maladies. Ce que nous nommons maladie est en fait un phénomène de régulation : l'arbre pousse trop & le champignon vient corriger cet excès. Les feuilles tombent malades du fait que puisque l'architecture parfaite a été détruite & que poussant en surnombre une partie d'entre-elles se trouve à l'ombre & de ce fait sous-alimentées en lumière. En cas de déséquilibre le champignon quitte le sol pour manger les organes affaiblis de la plante. Les forestiers parlent d'élagage naturel. L'anthropomorphisme parle de maladies, voire de pestes qu'il faudrait éradiquer. Oui. Et lorsque nous aurons éradiqué la peste dont nous avions inconsciemment permis la multiplication par trop d'agir, nous aurons empoisonné plus le sol pour plus de réaction encore. L'option d'agrinature est d'observer, s'effacer, prendre conscience & n'agir qu'après selon la conscience.
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  • vousamoi le 21/12/2015 : L'été c'est pratique les arbres autour des parking. Si j'en ai pas à ma disposition je n'emmène pas mon chien (qui me suit partout) même si c'est pour moins de dix minutes & avant midi. J'ai trop peur qu'il prenne un coup de chaud.

agrinature le 21/12/2015 : Oui. Les arbres ombrent autour d'eux. Ils modèrent aussi la chaleur de l'été par leur transpiration. Ils permettent de plus à l'eau des pluies d'entrer dans le sol au moyen de leurs racines qui ouvrent ce dernier en profondeur. Les villes modernes sont bâties dans les plaines alluviales sur les terres les plus fertiles qui permettent aux arbres de croître avec facilité & près des fleuves où les phénomènes hydrologiques sont cruciaux du fait que les cours d'eau sont les points bas des nappes en évacuant le trop plein. Les grands ligneux enfin sont des espèces dites parapluie, hôtes & nourricières de nombreuses autres pour que la nature continue d'exister un peu en ville.

  • Les arbres de ville recueillent les poussières & pollutions par particules dont les pluies ensuite les laveront. La poussière lors retourne au sol. Pour ce qui est de la pollution atmosphérique proprement dite, ce sont les bactéries du sol qui sont capables de les absorber & ainsi les recycler. C'est pourquoi il est besoin d'avoir en ville des aires de sol vivant & en particulier sous des arbres.

Une fonction notable aussi des ligneux vivaces, arbres & des arbustes ou buissons est d'absorber les vibrations de l'air & ainsi réduire le volume de la nuisance bruit, notamment ceux des véhicules, du trafic routier. Les haies d'un bocage non-seulement ombrent certains lieux en fonction de la saison & de l'heure, elles en éclairent d'autres par effet miroir. Au total s'il était possible de tout mesurer, les haies & ligneux donnent à l'écosystème bien plus qu'elles & ils ne prennent.

  • En construction orientée la maison est dessinée selon la disposition qui la protège des vents & lui permet de capter au mieux la lumière & la chaleur comme c'était le cas des premières maisons connues il y a 10000 ans.  Les passivhaus ou les bâtiments à énergie positive qui sont des passivhaus équipées de photovoltaïque, remettent en usage ces principes naturels - perdus au 19ème siècle avec l’avènement du pétrole & du béton - consistant à faire du soleil, des pluies & des vents des amies & amis. Pour ce qui est de l'habitat on peut utiliser les plantes, vignes & arbres autour du bâtiment pour abriter, protéger.

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erixbd le 11/03/2019 :  L'art de conserver le chaud ou le froid dans une zone ou une habitation. Dans le Beaujolais, longtemps les maisons étaient de pierres dorées, où la température est constante étés comme hivers et je ne parle pas de la fraîcheur des jardins... Un bonheur lorsque le soleil cogne. Franck Herbert avait, en son temps, inventé le piège à vent. En plein désert le vent s'engouffrait et l'humidité y était piégée, ce qui donnait naissance à des bassins d'eau précieux. erixbd
  • marssfarm le 11/03/2019 :  Oui cher ami. Tout fut inventé déjà. Il nous reste à le mettre en pratique. L'ego seul est l'obstacle - ce qu'en agrinature on nomme le faire. C'est l'ego qui marque la différence entre l'agir qui obéit à un besoin ou une intuition & le faire qui obéit à une pensée.

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bocage David / les arbres créent l'espace-temps / le tilleul-lune / Publié le 02/05/2015 / agrinature fukuoka

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  • Le bocage - Boscage en anglais désigne un petit bois, un bois clair, un bosquet. Bocage en français parle surtout d'un réseau agencé de haies séparant &  reliant les parcelles agricoles. L'origine du bocage est fort ancienne, probablement aux aurores de l'agriculture en Europe atlantique. C'était en premier lieu un réseau de rigoles de drainage-irrigation qui se substituait aux rus natifs.. Naturellement les rigoles formèrent des talus & les talus des terrasses. Par définition un talus ne demeure que s'il n'est pas traversé & s'il n'est pas traversé la végétation climax s'y installe : des arbres, des buissons, des herbes folles. Les haies qui en résultent sont coupées par les paysans à intervalles réguliers pour en récolter le bois. Ainsi avec leurs fortes racines & leurs troncs modestes les arbres & buissons des haies deviennent la part la plus active & visible du bocage. Vu de loin un bocage riche semble une aire de bois clairs. D'où son nom.
/ˈbɒskɪdʒ/ noun :a mass of trees or shrubs. /  forêts tempérées / paysage ciel horizon / arbres mères / planter / brûler / exode rural / marsault / le vent sous l'ombrage racines / hêtre / date / chêne David /
  • Un arbre, une haie, une forêt.

Sous de nombreux climats où les humains aiment à vivre, la forêt constitue le stade naturel de la végétation.  La totalité de l'énergie solaire reçue par une forêt sera absorbée par ses diverses strates végétatives.  Elle correspond à un optimum biologique, ce que l'on nomme parfois le climax du lieu.  Les bienfaits d'une forêt sont innombrables.  La biomasse qu'elle accumule va permettre de nourrir les êtres vivants qu'elle héberge & protège.  Elle fabrique en outre le climat du lieu, le sol, l'hydrologie, le paysage, l'épuration de l'air & de l'eau, que sais-je?  Un dilemme se pose alors à un agriculteur qui aime les forêts: comment produire de la nourriture sans devoir les détruire?  La réponse fut apportée par nos ancêtres il y a longtemps.  Ils la nommèrent “bocage”.
De la même manière qu'un tube d'acier est à bien des égards aussi résistant qu'une barre pleine, quatre haies qui entourent une parcelle agricole peuvent accomplir les mêmes fonctions que la forêt originelle qu'il fallut défricher.
La hauteur des haies & la taille optimale de la maille bocagère sont fonctions du type de culture, du climat & de la topographie.  Un bocage bien agencé selon ces critères est le paysage agricole le plus productif dans l'instant & également le plus riche & stable à long terme.

  • Yann le 06/06/2012 : Le mot forêt a une signification très intéressante. Depuis longtemps, Baudelaire s'écriant "Grands bois, vous m'effrayez" me faisait m'interroger. Bien sûr on peut se dire que ce poète n'est que l'expression du libéralisme en poésie, donc naturellement détestant la nature et adorant la vision d'un milieu complètement bétonné, une pauvre âme intoxiquée aux métaux dans un milieu pauvre en dioxygène. Cette explication n'est pas complètement satisfaisante.

En effet, en cherchant l'origine du mot forêt *, on obtient "zone interdite, sombre, de danger, hors du parc". La forêt désigne la réserve de chasse, les seigneurs gardant pour eux seul le privilège de vivre comme les chasseur-cueilleurs. Les arbres, par pénurie de combustible, de nourriture et de fourrage, revinrent dans les champs & se montèrent ensuite utiles pour parquer les bêtes. Le plessage notamment traduit bien cette pénurie.

  • J. Salatin, avec son "salad bar beef" ne fait qu'imiter une méthode ancestrale qui elle même imite ce qu'il se passe dans les forêts du Serengheti. De telles forêts existaient jadis aussi en Europe. On peut les désigner par l'oxymore, forêts claires, c'est-à-dire que grâce aux grands troupeaux d'herbivores géants, il s'établit un parc arboré et non pas une forêt. Ce dernier mot au contraire désigne ce qui est hors, au-delà du parc. De même que les chevaux sauvages en liberté dans une forêt la dégradent grandement, c'est-à-dire que la forêt devient clairsemée, de même qu'un blé ou un seigle semé en faible écartement fait une sorte de boule buissonnante & n'est pas malade car il reçoit la bonne quantité de soleil, un parc arboré reproduit le même principe avec des arbres. A l'inverse, le triste spectacle d'un taillis ou d'une futaie cathédrale, avec des arbres faisant de très long troncs, n'est qu'une collection d'arbres crevant de faim de soleil, ce que se plaisent à faire les forestiers puisqu'ils ne voient que le bois. Le schéma, c'est donc que la forêt sombre était tenue à distance par des troupeaux dont on a pas idée : en Europe centrale, des éléphants, bisons, cervidés géants. Ces espèces ont disparu. Les zones de bois denses, lugubres sont l'habitat des prédateurs carnivores : les herbivores n'iront pas y brouter & elles seront donc d'autant plus denses. Tous les endroits trop pentus également deviennent des forêts (hêtraies-sapinières). Les bandes boisées suivent les courbes du relief.

C'est cette dynamique qui s'établissait dès que les glaciers se retiraient à la fin de la dernière glaciation - 12000 ans avant Jésus-Christ. Les essences champêtres dominèrent, & les premiers peuplements humains arrivèrent. D'ailleurs puisque les fruitiers ne sont qu'à la lisière d'une forêt, on conçoit que si la forêt est partout, il n'y a plus grand chose à manger en fruits.
Les civilisation du mésolithique s'épanouirent grâce à cette abondance de fruits, grâce à la chênaie. Elles durent ensuite reculer devant l'assaut de la forêt. C'est-à-dire qu'en prenant goût pour la viande, les troupeaux avaient été complètement abattus du jour au lendemain, ce qui laissa place à de la forêt du fait de la cessation en conséquence de la déprédation qu'ils exerçaient sur les pousses d'arbres. Les bêtes des troupeaux d'alors n'étaient pas plus effrayées par ces bipèdes que par des oiseaux.  Nous faisions partie du troupeau : s'approcher des bêtes pour les tuer était très facile. De surcroît, les peuplements s'établirent précisément sur les points clés des flux de troupeaux, les endroits dégagés. C'est alors une source de fertilité extrêmement importante et sur des distances énormes qui fut coupée, un peu comme lorsqu'un barrage est posé sur une rivière. Ce sont en effet les poissons remontant à leur lieu de ponte qui, en se faisant capturer, sont responsables de la quasi-totalité de la fertilité des zones de montagne.  Ensuite, les sédiments amendent toutes les zones en contrebas. Établir des barrages bloquerait ces flux, & par surcroît ils relâcheront une eau très froide. C'est pareil pour le blocage des troupeaux : un point de non-retour fut franchit et les essences d'ombres dominèrent. La hêtraie est effectivement une forêt, quelque chose de sombre, et les récoltes certes astronomiques de faines et de champignons ne sont pas suffisantes.

  • Ce point fut franchi justement par la domestication des bêtes, des arbres et des herbes : l'agriculture, c'est à dire la mise en place de parc arborés en imitant la dynamique antérieure. Ces systèmes d'infield-outfield des civilisation agricoles du néolithique durèrent des milliers d'années, jusqu'à l'âge du fer. L'apparition alors d'armes d'une puissance nouvelle stoppa puis fit disparaître ces civilisation. Les invasions Celtes violèrent le paysage, instaurant une période de chaos & de luttes qui perdure encore. Les Celtes avaient effectivement poussé leurs techniques de forge au moins au même niveau que celles des forgerons Japonais du VIIe siècle & ce, deux millénaires plus tôt qu'eux. Comme on ne peut pas être au four et au moulin, leurs techniques agricoles étaient parallèlement d'un niveau très navrant. Dans la société celte, les hommes ne participant de toute façon même pas à l'agriculture; ils vivaient plutôt de chasse & de cueillette.
    Comme tout ce qui vient du libéralisme, le poème de Baudelaire fait un "oui, mais" : "Oui, grands bois vous m'effrayez ... mais ... où vivent ... des êtres disparus aux regards familiers."
    Ce que nous nommons forêt est donc un milieu auquel il manque désormais quelque chose, creux. Quand on attache l'idée de fertilité au mot forêt, on pense en réalité à un parc arboré, & non pas ce qui est au-delà du parc.

marssfarm le 12/06/2012 : "Quand je suis parmi vous arbres de ces grands bois, en tout ce qui m'entoure & me parle à la fois, en cette solitude où je rentre en moi-même, je sens quelqu'un de grand qui m'écoute & qui m'aime..." - Victor Hugo

Merci pour ce long commentaire qui résume les douze mille ans de ma courte vie.  Adolescent, les coupeurs, tailleurs & autres élagueurs me terrifiaient - en ces temps reculés, la race des tondeurs frénétiques n'existait pas déjà dans nos campagnes.  Je voulus être forestier pour protéger nos frères debout.  Puis je m'aperçus que les forestiers, poussés par l'objectif de rentabilité, coupaient les arbres eux aussi.  En suite d'errements, interrogations, méditations, observations & découvertes, je devins paysan d'un bocage que nous laissons se reconstituer.  Ton commentaire par extraordinaire décrit ce cheminement de gratitude.

* forest, for, forain, foreign, l'étranger, mettre au dehors, terrains circonscrits par le seigneur & mis en réserve, en non-culture pour ses chasses, par distinction du bois, sylva & autres espaces arborés.

  • Le paysage, lieu où ciel & terre se touchent.

Lorsque les humains délaissent un lieu après l'avoir surexploité jusqu'à parfois ne laisser plus qu'un squelette de sol, le reboisement spontané ou de main d'homme signifiera un retour vers une pédogenèse maximale.  Du fait de leur grande taille potentielle, les arbres sauront détruire, éclater, digérer la roche pour créer un sol forestier.  A ce jeu, les résineux sont les plus puissants du fait de l'économie acide de leur humus.  Acide en l’occurrence signifie fixation du carbone dans le mor, l'humus sombre.  Plus tard ; le mor pourra évoluer en moder, puis en mull, humus doux.  Plus tard encore, après un nouveau défrichement, une fertilité vraie pourra apparaître au sens où Yann l'entend.  Je rejoins ici la perception des agronomes de l'idée que le sol agricole est créé par nous.  Le paradoxe est que nous sommes aussi capables de l'user jusqu'à disparition.  Tous les Sahara de la terre crient en silence ce fait de l'érosion, de l'abus, de l'usure des sols.  Tout est une question de mesure ou équilibre – ce qui correspond au guna Satwa en langue sanskrite, au-delà des inerties Tamas & des actions Rajas.

  • L'idée que nous nous faisons des Gaulois que nous assimilons aux Celtes correspondrait en fait à leurs précurseurs qui conservaient les arbres au paysage. Les colons - les Kelts ou Celts - auraient débuté l'ouverture du bocage longtemps avant même la venue du Czar Jules & ses Gallo-romains de copains.

Survolant par une journée claire d"hiver l'Italie, puis la France, je fus frappé du contraste entre les manières de tracer les routes des deux côtés des Alpes. Le tracé en ligne droite à travers le pays par décision au prix de devoir transporter des tonnes de déblais & remblais, creuser des tunnels, ériger des viaducs était vraiment un travail de romains & de leurs esclaves !  En contraste la Gaule transalpine au nord-ouest de l'Alpe recèle des sentes & routes qui suivent autant que faire se peut les courbes de niveau, s'incurvent au gré des errements dont les forces de la tectonique dessinèrent la géologie.

  • A tree. a hedge, a forest.

Human beings enjoy living in places where the climate is mild.  In such climates, without human presence when we let things work freely, the natural & ultimate stage would be a forest.  This happens because forests represent the maximum capacity to use the climate conditions for the welfare of the living.  No one has described yet the sum of all the benefits a forest creates over & over again.
Its trees & plants produce & store organic matter. The forest protects & feeds many a living being.  It creates & improves the climate of the place. It transforms gradually the rock into soil.  It allows water exchange in both directions between the highest sky & the deepest underground, for trees roots & trunks are channels for the rain to imbibe the soil & evapo-transpiration to exist according to the seasonal needs.  Forests create a countryside, purify the air & the waters… What else?
So many good qualities provide a dilemma for the farmer who is a nature lover too: can we produce food for people without losing part or all of the goodness the original forest would deliver to all & everyone for free?  The answer was found by our ancestors a long time ago. In French, it was called "bocage".  Take a steel pipe, for instance. It is in many ways stronger than an iron bar.  Likewise, the answer found in view to combine the goodness of both a forest & an agricultural field was simple & clear: we just need keeping a hedgerow of trees & bushes around every plot of land.  The best distance between two hedges & how big the trees can be allowed to grow are questions which answers vary according to the climate, topography, & the type of plants we grow in the field.  Provided a "bocage" is well organised along these criteria, it appears to be the countryside organisation with the highest instant productivity, the richest in every way & the most stable on the long term.

  • La demi-lune & le bouleau.

Le tilleul est arbre lunaire.  Dans un jardin ami en existe un de très haute taille.  Le premier semestre de l'an fut particulièrement sec & nous observâmes un phénomène nouveau; naturellement, sous son feuillage à proximité du tronc l'arbre puise toute ressource d'eau d'été.  En revanche au delà se trouve une zone  remarquable qui aurait la forme d'une double demi-lune ou autrement dit, un anneau de fertilité que nous pourrions comparer à la cire fondue autour de la mèche d'une bougie.   Le bouleau est arbre solaire.  Son feuillage léger aux feuilles verticales - tout comme celui des eucalyptus - ne crée que peu d'ombre portée.  Il semble que les céréales poussent même sous ses branches, ce qui signifie que son anneau fertile soit plus grand encore en proportion, étant donnée la taille modeste de cet arbre.  Lorsque nous plantons ou laissons s'installer des arbres en bordure de nos parcelles, il est de mise d'évoquer véritablement un croissant fertile, à une distance & de dimensions à définir en fonction de l'espèce & de la taille de l'arbre.   Là s'ouvre un espace de recherche, une aire de sagesse inouïe à explorer.  En ce temps de sécheresse, l'effet de protection des arbres sur les cultures révéla son plein pouvoir.

  • A fertile crescent.

Limes can become very tall & live long.  For a reason I do not understand, they are linked to the moon & the moon herself represents fertility.   On the edge of a friend's garden stands an ancient lime. Because this year has been exceptionally dry, we witnessed a new phenomenon in there. Quite naturally the tree used all the water available in the summer period in the area situated at the vicinity of its trunk, the shade-zone of its foliage. However, we found beyond this immediate circle a ring-shaped area where vegetables remained astonishingly green despite the drought.   It is well known a tree evaporates a lot every day, pumping up from the underground the water it needs & acting as the wick of a candle. But it is seemingly probable it attracts even more of it from its surroundings, thus creating there coolness & a consequent fertility.   Birches do not live very long & are seldom tall. They are famous for their ability to conquer, colonise, occupy empty spaces, forlorn land, beyond forest borders. They symbolise newness & youth. Their foliage is light & so is their shade.  Antoine, farmer-baker, found that cereals grew well under the branches of a young birch. This means the fertility ring of a birch would be even wider than a lime's in proportion its modest size.   Nature - i.e. birds, animals & winds in this region of France sow & scatter seeds of trees everywhere continuously.  This means we need not plant trees around our plots & could just only let them settle & develop there.  Then the agricultural plants we grow on those would benefit from the proximity of the trees in the hedge; each one of them rendering the climate milder in a zone shaped likea fertile crescent around it.  The size of the benefiting area is yet to define according to the species & age of each tree in relation to the specific climate & soil of the place.   Such specifications are important & open yet a wide new area still to be researched.  Nonetheless, this year's drought showed us that trees protect the crops in the way they smooth the local climate of the plot they surround.

  • Acacia morishima

Sudras représentent les pieds.  Ses pieds sont forts, diffusés en faisceau, capables d'explorer les terrains les plus divers ou accidentés, de s'adapter aux biotopes les plus variés.   Vaishas représentent les jambes.  Les nodosités que les racines portent vont pouvoir transporter du lieu – l'atmosphère – où l'élément azote est surabondant vers celui où il sera l'indice certain de la fertilité, le sol. L'azote est la brique des protéines, mot qui évoque la protection. Les protéines sont en effet le constituant principal de l'enveloppe des cellules d'une part, & d'autre part la base constitutive des enzymes, catalyseurs des échanges & réactions au sein du monde vivant.   Kshatriyas représentent les bras.  Il arbore souvent des épines élancées qui tiendront à l'écart les prédateurs féroces, de même que les fervents amateurs de tronçonneuses acérées.   Brahmins réprésentent la tête.  A sa frondaison légère & dense pourtant, les folioles du feuillage savent se replier pour avertir les rigueurs du climat, ou à l'inverse s'orienter avec subtilité pour capter l'optimum possible des rayons de la lumière solaire selon l'heure du jour donné.   J'ai nommé le genre Acacia.   Une espèce au moins de ce genre aux arbres charmants existe sous chaque climat & sous toutes latitudes.  Fukuoka utilisa l'espèce morishima pour régénérer ses parcelles, en réparer le sol dégradé.  Pour faire bonne mesure, nous incluons dans ce groupe vaste, naturellement le robinier faux-acacias qui fut réintroduit en Europe en l'an 1640 par maître Robin, jardinier du roi de France.  Nous y incluons aussi les aulnes, d'autres arbres de genres fabacées voisins comme les féviers ainsi que nombre d'espèces tropicales dont j'oublie le nom.  Sur la côte d'azur - la Riviera française - il est des acacias dont les fleurs ressemblent à celles des mimosas.   Dès l'origine de leur art, les paysans mus par la sagesse née de la simple observation, prirent les arbres pour alliés, compagnons & frères de combat.  En zone de tropiques, le jardinage – nommé aussi agroforesterie – seul permet une production qui ne dégrade pas le sol, du fait de la protection continue qu'il lui offre à la saison où le ciel ne pleut pas & à celle dont les pluies abondantes l'emporteraient.  Ce n'est qu'au siècle dernier que le bocage fut détruit en Europe. Jusqu'alors, il avait constitué l'essentiel du paysage de ses campagnes.

  • A celle ou celui qui plante des acacias dans ou autour de son terrain, le combat cesse – c'est l'entrée en Agrinature.  Leur présence en mélange d'autres arbres & arbustes fuitiers ou non, produit, protège, accueille & régule tout ce qui advient & adviendra sur, dans, sous & autour du lieu qui les porte.
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propriété & propreté - golden humus

  • Souvent, le bûcheron brûle les rémanents, les branches, seule source d'humus.   Il coupe la forêt sans conscience que c'est cet humus même qui est la source du bois qu'il désire ou dont il a grand besoin.  Il détruit en conséquence l'humus mère des forêts à venir.  Quel plus grand mépris pour la génération qui vient que cette destruction au nom d'une propreté imaginaire?   L'humus de transformation est la définition même de la propreté car en lui les déchets annulent leur nature de déchet en se transformant.  Le déchet en soi est ce qui a cessé toute transmigration & de ce fait s'accumule en un lieu.  Détruire l'humus en invocation d'un sens impropre du mot propreté est pour tout dire un non-sens.   Le brûlis salit l'air.  La fumée en révèle combien les branchages étaient riches en eau.  En s'envolant, la vapeur entraine de précieux ions nutritif capturés en gaz.  La chaleur en révèle combien les débris végétaux étaient riches de soleil, toute énergie rare qui sera perdue pour toujours.   Les alternatives au brûlis sont l'andain ou le broyât ou plus simplement laisser les branchage au sol, sachant qu'un rameau du diamètre d'un doigt en climat tempéré se fragmente en six mois.  Il sèche au soleil, protégeant le sol, & pourrit à la pluie pour libérer les chaînes molécules de la lignine. Par dessication ou pourrissement, le rameau s'efface.  Qui attendirent trente années pour couper la forêt ne peuvent-ils attendre six mois de plus?  L'excès d'information nous paralyse.  L'humus des formidables transformations nous nourrit.  Cette substance dont les propriétés que nul encore ce jour ne décrivit avec la précision nécessaire sont à la quintescence de la définition de toute propreté.   Elle ne saurait donc être la propriété de quiconque.  Le brûlis salit l'ombre même du bûcheron.

le geai rare jardine les forêts

  • Dans le nord de la Creuse, deux tiers des arbres naquirent en 1914 & l'autre tiers, en 1939.  Au tournant du siècle dernier, le paysage ressemblait à ceux de l'Inde, des Afghanistans & de la Grèce de ce jour, nus, surpâturés d'ovins, peuplés d'âmes pauvres, de poussière & de roc.  Chaque paysan mort à la guerre se réincarna en mille arbres. Ce phénomène fut décrit comme exode rural par les historiens, déprise agricole des géographes, accrus forestiers par reboisement naturel en la science des agronomes.   Le geai rare tire son nom de ce qu'il est le jardinier de la forêt. Les geais sont des oiseaux vifs & actifs. Leurs couleurs & bavardages incessants nous enchantent. Ils savent transporter les gaines d'arbres des plus grandes tailles, marrons, noix, amandes, noisettes, châtaignes, glands & faines. C'est ainsi qu'ils jardinent le reboisement, mêlant aux arbres pionniers, de semence légère – pins, bouleaux, trembles, frênes, aulnes, ailantes, ormes, robiniers, mélèzes, érables, merisiers – les essences appelées à constituer la forêt pérenne. Si le bois ne se constitue pas trop vite & si des résineux acclimatés – épicéas, sapins, douglas, cèdres – se trouvent à proximité, leurs graines transportées par le vent pourront germer sous le feuillage léger des pionniers.  Ainsi la forêt mixte se constitue. Les résineux digèrent la roche en profondeur. Les feuillus nourrissent la surface du sol en humus doux. Les résineux fixent dans leur bois & stockent dans l'humus brut le carbone de l'atmosphère. Les feuillus le mobilisent, le mettent à disposition dans la chaîne alimentaire. La dominante de la forêt sera résineuse en sol pauvre ou climat rude, feuillue si le sol est frais & profond. En stations intermédiaires, pins, sapins & douglas cohabitent avec les hêtres & les chênes en une alternance d'assolements successifs dont l'échelle de temps est de l'ordre du siècle ou du demi-siècle en zones à climats tempérés.   Au Japon, en Californie, en Méditerranée, il est des résineux aux feuilles en écailles ou en aiguilles - thuyas, stugas, pseudostugas, séquoias, séquoiadenrons, métaséquoias, douglas, cyprès, cèdres, sapins - qui peuvent constituer de vrais peuplements dans les zones de sols riches.  On parle alors d'inversion de végétation en ce sens que seront dans ces cas des résineux qui occuperont les biotopes les plus évolués, les sols les plus âgés.  La distinction entre gymnospermes & angiospermes, feuillus & résineux est purement botanique ou culturelle: la nature dans son fonctionnement écologique ne raisonne pas.  Elle résonne plutôt & utilisera dans chaque cas l'espèce la plus adaptée disponible à proximité.  Trop d'activité humaine - & nous voyons là l'intéret du non-agir - risque d'éradiquer une espèce d'une région.  Ensuite, seuls les humains également pourront réintroduire cette espèce ou une espèce qui pourrait occuper la niche écologique laissée vacante.  Tant que cette réintroduction n'a pas lieu, la vacance demeure & peut durer siècles ou millénaires.   Le geai rare* jardine le paysage & reconstitue la variété du boisement. A l'inverse, les tondeurs de gazon empêchent ce phénomène. Une scie à chaîne de tronçonneuse nous permet de couper un arbre à grand bruit. Avec le même volume de décibels, une tondeuse à gazon en détruit cent à chaque coupe, cent arbres potentiels qui auraient pu germer & pousser dans l"espace tondu.  Les nobles anglais inventèrent l'usage du gazon. Les petits bourgeois aux USA les imitèrent. Le monde entier ensuite voulut imiter l'Amérique car elle évoquait dans l'imaginaire le symbole de la puissance financière, de la surabondance en toute chose, de l'aisance & du gaspillage gratuit sans fin.   La carence de l'éthique qui sous-tendait ce symbole se dévoile désormais & il est de ce fait en train de s'affaiblir, ce qui donnera une chance nouvelle aux arbres.

* Gérard ou Gerald sont des formes altérées du hérault, celui ou celle qui annonce, lui-même altéré en héro, le champion, celui ou celle qui représente, affrontera un individu unique, chacun représentant le groupe auquel il appartient, selon la formule "Mieux vaut qu'un seul meure pour que tous soient épargnés."

  • Saule de mars & noisette de printemps.

12 avril 13 : Depuis bientôt neuf semaines le printemps chinois débuta, manifesté par le gonflement des bourgeons floraux des arbres des prémices de printemps - le saule marsault & le noisetier des noisettes.

  • Le marsault ou saule de mars, comme il se doit était pionnier sur la parcelle au centre de la ferme, près des sources, puits, lavoirs & fontaine du Mas - pâturé alors & ayant adopté la forme herbacée qui lui permit de subsister brouté.

Les climatologues indiquent que le froid de ce printemps serait dû à un éloignement du Gulf-Stream de la côte d'Europe.  L'Europe, de latitude assez nordique présente cependant un climat remarquablement tempéré, dû à ce courant qui traverse l'Atlantique au départ de l'Amérique du sud.

Si le courant en venait à diminuer ou s'écarter de ses côtes, l'extrémité occident du continent eurasien en perdrait la spécificité de son climat & retrouverait les températures qui sont ordinaires aux latitudes supérieures au quarante-cinquième parallèle.

Depuis deux mois, saisis par la faible luminosité & le froid qui en est la conséquence, les bourgeons des arbres de mars attendent.

L'ordinateur complexe que constitue les cellules végétales de leur soma en lien subtil par un jeu d'hormones végétales leur indique que compte-tenu de la somme des températures & de la luminosité par elles reçues, il est urgent surtout d'attendre encore avant que de se risquer à éclore les précieux bourgeons de fleurs & feuilles de l'an nouveau.

  • 30 mai 13 : Le flux d'ouest ne cessa pas depuis plus de six mois & il plut presque tous les jours avec peu d'exceptions.

La sensation de froid que nous en éprouvons est liée à l'humidité en excès dans l'air & le sol, la monotonie des jours répétée sans fin & la carence en luminosité reçue par nos yeux & notre peau.

Les fabacées qui ne croissent bien qu'au-dessus de dix de température, redoutent ce temps autant que les moustiques & les taons.

En revanche, les graminées des champs déjà atteignirent au stade de l'épiaison, toutes prêtes à être coupées en foin si le temps le permettait.

Quant à l'épiaison des céréales, elle n'est pas retardée, tant la maturation de cette famille de plantes semble plus réglée sur les cycles du cosmos que sur les données du climat.

12 avril 2013 - 30 mai 2013

  • le vent sous l'ombrage

De l'arbre que nous percevons pense que la moitié au moins est invisible.
Lorsque nous nous en approchons saches que nous nous tenons sur ses racines.

Le sol est-il pauvre ou le climat aride :

la part qui peut être embrassée du regard n'est de lui que portion mineure -
ses racines en sous-sol durent explorer dix ou cent fois plus de volume
parfois digérer le roc le transformer en terre pour produire même une tige chétive noueuse.


Quant à cet arbre très âgé il naquit bien avant nous.
Désormais géant éternel qui embrase le soleil

il puise dans la source & dans l'étoile les deux éléments eau & feu
qui composent la symphonie du vent sous son ombrage :

la nature de l'arbre est espace - éthérique.


En lui comme à toute valeur précieuse l'invisible est racine du visible.

Nous pouvons apréhender sa part cachée. Alors je deviens arbre.
A l'inverse si nous voulions voir cette partie qui ne se voit
l'arbre en mourrait.

  • symphony by a tree

Of the tree we see more than half is hidden.
When we walk near it we tramp its roots, don't forget!

Did the tree grow on a poor soil or in a dry climate :
the invisible part is the main part of it - far more expanded than trunk & branches

roots had to investigate a huge volume of ground even digest rock itself turning it into soil

in view to produce just a tiny tormented stem.

 

This one ancient tree was born long before we were.
Now, everlasting giant it sets fire to the evening sky.

Drawing water from a spring nurtured by a solar nuclear power –
this is how was composed the symphony of antagonistic forces a tree is -

wind under the canopy.  Space is where it belongs.

In a tree as with any precious value the unseen is root for the seen.

Could we grasp in mind the hidden portion of it
we would become tree-like.

But if we tried to look at its subterranean roots
the tree would die.


hêtre


Il m'est arrivé de rencontrer
dans un bois de Normandie que j'explorais,
un hêtre, géant s'il en fut,

de la forêt.

Il ne l'était alors plus que par son fût,
titan dressé vers le ciel,
mais fracassé

dans son élan vital, vertical.


Vent d'ouragan, nuit de tempête,

la foudre un soir d'orage

avait rompu le tronc si large de l'arbre vénérable

dont ne subsistait qu'une chandelle.

Au matin de la terrible nuit,

le hêtre brisé était toujours vivant.
En un printemps renouvelé, un bourgeon minuscule, une toute petite branche invisible au milieu du bois,

avait surgit au bord énorme du tronc rompu.


Dans sa chute, l'ancien avait ouvert
dans la canopée une trouée de la surface d'un bois.
Dès lors & sans attendre, les baliveaux voisins, frênes & chênes, ormes & bouleaux,

unis d'une vigueur verdoyante de jeunesse, entreprirent de concert à refermer l'accroc dans le couvert forestier.


Est-il ridicule à l'arbre, de persister en son être?


Poursuivre sa tâche quoi qu'il advienne.
Savoir être petit de nouveau après avoir été le plus grand.
Continuer de vivre une ultime fois avant que de mourir.
Il n'est pas orgueil d'accomplir son œuvre:

C'est là humilité.

La banche menue à l'apex de la chandelle avait pu survivre quelques saisons;
mais tant de graines germées dans la clairière que le vieil arbre avait de tous les efforts de sa longue vie fertilisée,
& le fourré des jeunes tiges alentour avait eût tôt fait de combler l'ouverture du bois
avant que notre antique héros ne fut parvenu à recouvrer une stature perdue à toujours.

Dans la clairière depuis longtemps refermée, le hêtre,

coupé de l'amour du soleil, sous l'ombrage d'un bois depuis longtemps refermé, avait cessé son effort.

La branche menue, étiolée, s'était desséchée enfin.  A terre, le tronc mammouth gisait, se décomposait lentement,
s'incorporait au sol, stratagème établi depuis l'aube des temps pour nourrir tous les êtres

–  sol, plantes, insectes, champignons, animaux.

A quelques pas, un bouquet de merisiers pourvoyait en vermillon les oiseaux :
La persistance du vieil arbre était manifeste.
J'en écoutais la volonté, la persévérance, la générosité dans l'air tout vibrant de leurs chants.

 

  • constance & souplesse

Le printemps est-il torride comme une Ibère excommuniée?  Les chênes déplieront leur feuillage à une date précise.

Si l'année se présente sous un jour froid & sombre, tel la face d'un hypocrite,

Quercus débourrera bourgeons au même temps calendaire.

Le mars est-il aussi aride qu'un Ardéchois centenier?  Le vert des rouvres éclora à la date dite.

En l'avril pluvieux comme un veuf châtelain,

le sessile démarre en reviviscence à l'identique instant de la première saison de l'an.

 

Constance pourrait être un des noms du chêne.

Il est probable que ce soit ce trait de caractère qui ait incité les Gaulois à le vénérer.

Le vénérant, ils le favorisèrent en tous lieux & toutes occasions.

 

Sur un terrain calcaire, un taillis de chênes aux troncs ridés, attend.

Sur sol acide, une forêt de chênes aux formes courbes, gémit.

En un lieu aride, une forêt de chênes au branchage noueux, disserte.

En limon fertile, un perchis de chênes s'élance vers l'azur glorieux.

Sur une argile compacte, un peuplement de chênes aux houppiers étendus, murmure.

En terre d'alluvions, une futaie de chênes dessine une cathédrale sous le ciel.

 

Plasticité devint de ce fait un second nom du chêne.

Ce nouveau caractère acquis en conséquence du premier

conduisit les mêmes peuples d'Europe à l'adorer plus encore.

 

A qui maîtrise l'art combiné de constance – Nitya – alliée à la joie pure – Ananda – que procure

une faculté d'adaptation portée à son incandescence, que peut-il advenir de fâcheux?

 

Parce qu'il leur était rendu hommage, les chênes devinrent progressivement dignes de cette adoration.

Nous savons désormais que diversité est mère de fertilité.

Il est de notre devoir de la réintroduire en forêt,

car chênes & pins sont sœurs comme Yin & Yang.

 

Frênes, bouleaux, ormes, tremble, peupliers noirs, blancs, grisards, baumiers, de culture, merisier, sorbiers, alisiers, hêtre, pins sylvestre, maritime, pignon ou parasol, d'Alep, noir d'Autriche, Laricios de Calabre, de Corse, charme, noisetier, coudrier, houx, saules, aulnes, marronnier, châtaigniers, cèdres du Liban, de l'Atlas, de l'Himalaya, tilleuls, plaqueminier, micocoulier, Notofagus, érables, sapins pectiné, grandis, méditerranéens, de l'Oregon, chênes vert, liège, blancs, rouvres, sessiles, tauzin, rouge d'Amérique, épicéas du Jura, de Sitka, thuyas, cyprès méditerranéens, américains, chauve, chamaecyparis, cupressocyparis, if, noyers noir d'Amérique, commun d'Europe, pommiers, poiriers, néflier, cognassier, mélèzes des Alpes, du Japon, sequoias géant, sempervirens, robinier faux-acacia, féviers, eucalyptus, arbre de Judée, ifs, tulipier, Taxodiums, amandier.

  •  le roi David

C'est un grand chêne de bordure & il doit être coupé.

 

Une lourde branche du côté du champ l'attire vers l'est. Je souhaite pourtant le faire tomber à l'opposé, vers le bois.

Au moment précis où je débute l'entaille, un léger vent d'ouest vient nous érafler les oreilles. Je trace ensuite le trait de scie, prenant le soin qu'il faut à ne pas entamer la charnière d'abattage.

Soutenu par le vent, attiré par sa branche de pré, le grand chêne ne bronche pas. Droit, il demeure entre deux espaces, en appui sur sa minuscule charnière seule.

 

J'avais prêté mes coins à un voisin. Il ne me les avait pas rendus. Je vais de ce pas les chercher.

De retour un quart d'heure plus tard, le chêne tient encore, debout encore sur sa fine lame de bois.

J'enfonce un coin dans le trait de scie & l'arbre demeure. Mon deuxième coin ne l'ébranle pas plus.

Que faire? J'ai épuisé mes coins & mes ressources. Me voici parvenu à la limite de mon savoir & de ma capacité. L'arbre persiste dans la posture qu'il avait acquise depuis cent ans déjà. J'ai honte de ma condition d'humain, de cette bête nécessité à laquelle je croyais me trouver d'avoir à te couper, toi mon ami!

 

Le vent soudain force une bourrasque.

La charnière émet un craquement de plainte; mais elle tient, ne rompt pas.

Sans les coins, le chêne aurait chu dans le sens du vent.

La soudaine saute passée, le vent aussitôt se tait.

Un ange passe...

 

Le silence est total

un de ces silences dont le département de Creuse détient encore les derniers secrets en fragments.

Dans cette hésitation de la Nature entière manifestée en silence réprobateur, la charnière craque une seconde fois. Le chêne hésite encore une seconde de plus, puis entame comme en un film au ralenti, sa chute dans la direction d'où venait le vent qui vient de cesser.

Il ne tombe pas exactement où j'avais prévu.

Son houppier qui éclate est un fracas du tonnerre, rompt en contraste le calme qui précéda.

Le sol a tremblé sous l'explosion.

L'arbre est à terre.

 

En tombant, il ne blessa pas les bûcherons.

Il n'écrasa pas non plus la caravane toute proche.

Il ne détruit pas plus le tracteur tout près.

Il épargna même un petit frêne voisin.

 

Mon frère choisit pour choir pour tout dire la direction unique qui lui permettait de n'occasionner aucun dégât si minime fut-il.  Chacun interprétera l'histoire selon sa foi.  En ce qui me concerne, je dirai simplement que le fils désigné benjamin est selon la coutume, le plus jeune, le plus petit.

 

  • nuital le 04/05/2015 : Je n'ai pas la concentration pour tout lire, mais j'aime beaucoup vos photos car j'aime la Nature + que tout, & vous semblez bien la connaître, aussi je lirai peu à peu vos textes car ça a l'air intéressant, à bientôt !

Tilia à feuilles en cœur, arbre de lune / Publié le 02/09/2018 / agrinature fukuoka cœur /

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Tilia à feuilles en cœur, arbre de lune.

  • Tilia cordata - Le tilleul à feuilles en cœur est un arbre de lune, compagnon dont la proximité est très bénéfiques aux parcelles qu'il borde. Ici la photo voulait montrer la sagesse, la prudence de la plante caractérisées par le fait de préparer deux têtes tout d'abord avant que la dominance apicale ne se manifeste l'année suivante pour donner à l'une des deux la préséance. Au cas où une tête serait cassée par le vent ou un animal, l'autre est déjà prête à la remplacer & ainsi le jeune arbre ne prend pas de retard en son élévation. Dans une forêt dense, s'élever sans tarder est un critère essentiel à la survie pour l'amour de la lumière soleil.

Ce sont les arbres qui créent l'espace-temps. ARE /  Publié le 22/12/2018 / saint cœur agrinature fukuoka /

z Ce sont les arbres qui créent l'espace-temps. ARE p1K

Ce sont les arbres qui créent l'espace & le temps. La plupart d'entre-nous, croyons le contraire. "Nul ne peut atteindre la vitesse de la lumière dans l'espace-temps." nous dit Einstein. Si : les arbres qui croissent dans les temps géologiques & créent ce faisant l'espace du sol - puisqu'ils utilisent pour ces deux actes éminents créateurs de la vie terrestre, la lumière du soleil comme unique nourriture.

  • ---
  • Pendant 14 ans,Beth Moon photographia les arbres les plus vieux du monde. Des portraits du temps. Partie de San Francisco, elle parcourut le monde en recherche endes territoires reculés où elle trouva des arbres magnifiques de par leur stature et la sérénité qu’ils dégagent. Véritables témoignages du temps, ses portraits nous montrent des sujets aussi vieux que le monde lui-même. «Érigés là comme les plus grands et plus vieux monuments vivants du monde, je crois que ces arbres disposent d’une portée symbolique qui va aller en s’accroissant. Plus particulièrement désormais quand nous recherchons à vivre en harmonie avec l'environnement.»

douglas flore mixte agro-sylvo-pastoral lignine haie 10p5K

douglas flore mixte agrosylvopastor lignine haie / Publié le 11/05/2011 / farm seeds agrinature fukuoka agriculture naturelle paysage natural farming /

z douglas flore mixte agrosylvopastor lignine haie 11p5K

douglas réintroduit / flore pauvre d'Europe / forêts mixtes / équilibre agrosylvopastoral / le non-faire / la lignine / germination différée / haie spontanée / humus p48

  • * Bienvenue chez vous, Mr Douglas !

Le douglas hérita son nom du botaniste qui le décrivit pour la première fois.  Cet arbre majestueux est largement planté en Limousin.  De son origine américaine, il hérita une croissance rapide, c'est-à-dire une aptitude remarquable à fixer le carbone de l'atmosphère.  Son humus est doux & son odeur de citronnelle nous chatouille le museau.  Les écologistes du dimanche ne l'aiment pas car il est un immigré & ce critère* semble suffire à leur inimitié!  Dans les roches du Crétacé, du Jurassique & du Carbonifère de l'Europe on trouve, fossile, du pollen de douglas.  Il était présent donc en Europe avant même que les humains n'existent.  Il disparut ainsi que de nombreuses autres espèces, aux grandes glaciations de l'ère quaternaire, du fait que les arbres se déplacent avec lenteur & que la mer de méditerranée bloqua leur migration plus au sud.

Nos ancêtres n'étaient pas tous respectueux de leur environnement & la flore arborée d'Europe est de grande pauvreté.  L'introduction, au vingtième siècle du sapin de Douglas en vue de régénérer des forêts ruinées par des coupes de taillis trop rapprochées, fut donc bien une réintroduction.  Les forêts naturelles sont mixtes & il est bon  lorsque nous plantons des arbres, d'utiliser un nombre d'espèces feuillues & résineuses en mélange.  Les résineux fixent le carbone dans la roche & les feuillus adoucissent cet humus brut : leurs économies en rapport au sol sont donc complémentaires.   Welcome back home, Mr. Douglas!

  • The fact the flora of Europe is poor in species cannot be denied.

Douglas fir got its name from the student of botany who first described the species characteristics. It is a fast-growing tree that can live very long & so be tall among the taller. Growing fast means a high capacity to capture carbon from the atmosphere. Provided they were planted & grown along proper rules, the humus found under Douglas forests is very mild. Its leaves emit the scent of lemon-grass & can be used as tea too.

  • Some nature lovers in France do not like Douglas firs, because they think they were imported from the American continent. They do not know, those lovers of nature from afar, that in limestone of Europe, fossil pollen of Douglas was found. It means trees of the same genus existed on the old continent long before humankind was even invented. It could also mean that when we brought those trees from North-America, we just brought them back to where from they had started.

Ten thousand years ago, the climate on Earth had become so cold that many species disappeared from the European continent. It may be that later, human activity helped in this disappearance too.  The fact the flora of Europe is poor in species cannot be denied. Over the past two thousand years, many forests have been too often cut.  Reintroducing Douglas firs in those helps in their regenerating.   Thank you Mr. Douglas & welcome back home!

  • Yann le 09/07/2012 :  Le Douglas est mal famé car il est synonyme de l'anéantissement de nombreuses chênaies par enrésinement.  Il y eut des enrésinements systématiques faits par les derniers paysans comme témoignage de leur amertume aussi.  Il est le signe de la fin de l'équilibre agro-sylvo-pastoral & de la ségrégation.  Ensuite la région n'était pas à la même altitude à l'époque : c'était plus imposant que l'Himalaya.  Ce résineux avait y donc bien sa place.

Anonyme le 17/07/2012 :  Les "écologistes du dimanche" oublient que le châtaigner n'est venu qu'aux 4eme & 5eme siècles. Quant à bien d'autres arbres, plantes, fruitiers etc... il en va de mème.

  • Yann le 18/07/2012 :  D'ailleurs le châtaignier est lui aussi synonyme de disparition des chênaies, la cause en étant l'acidification générale des sols.

Anonyme le 19/07/2012 :  Le monde est fait par les vagabondes... multi-culti-riches de leurs apports humains ou de plantes & d'animaux...

  • marssfarm le 20/07/2012 :  Notre monde est constitué de tous nos avis convergents ou divergents.  Écouter est mère de notre compréhension mutuelle : prendre ensemble en main nos destinées.  Les conflits sont des malentendus, lorsque nous refusons d'entendre les silences intercalaires des mots.

Anonyme le 20/07/2012 :  tout à fait d'accord...

  • * une forêt naturelle mixte

Une forêt naturelle est mixte, composée à la fois de feuillus & de résineux.  Une chênaie-pinède ou une hêtraie-sapinière sont naturelles.  Lorsque ou les feuillus ou les résineux sont absents d'une forêt, nous pouvons déclarer assurément que les humains sont par trop intervenus.

  • Les forêts pures de feuillus qu'adorent les écologistes ne sont pas naturelles, mais résultent de l'exploitation intensive qui eut lieu au milieu du deuxième millénaire à fin de bois de feu. Lorsqu'une forêt est coupée à intervalles réguliers, les résineux en disparaissent car contrairement aux feuillus ils ne rejettent pas de souche, mais doivent repartir d'une minuscule graine.

Les résineux sont frugaux & à graines légères.  Ces deux caractéristiques les rendent aptes à coloniser les sols ruinés ou abandonnés. Nous voyons donc que ces deux types d'arbres sont complémentaires comme Yin & Yang.  Ils se succèdent dans les assolements de la flore hors des interventions humaines.  Un forestier averti imite la nature.

  • mixed natural forests

A natural forest is made up of many species, & shows both evergreen & broad-leaved trees living together.  Oak intermingled with pine, beech intertwined with fir, spruce growing together with birch, are examples of natural forests of the past.  Whenever we enter a forest where all trees are either coniferous or broad-leaved, we know for sure that it is the result of human action.
France has many pure deciduous forests.  Some nature lovers think those are natural.  In the past centuries, forests were often cut for fire-wood production.  In this process, they lost their pines, firs & spruces, because those coniferous trees when cut, do not grow again but must start anew from a tiny seed when a deciduous tree may grow new shoots from its root much faster.  When a forest is cut every twenty or thirty years, coniferous trees have no time to reproduce & disappear.  However, because they can live on poor soils & their seeds are so light, they are very apt to colonise impoverished or forlorn places.
So we see that these two types of trees are alternatively very useful in nature.  A pine digs deep the soil, & an oak covers it well.  Because of their opposite characteristics they can mix well & prosper together, & then help & support each other.  Foresters know this rule of nature & comply to it.

  • 4 voyageurs de conserve,  paysans, pasteurs, arbres & animaux / Sheep, shepherds, farmers, & trees.

Les forestiers héritent souvent des sols ruinés qu'ils on à charge d'utiliser.  Ils savent que la forêt est le plus sûr moyen de reconstituer l'humus perdu.  Ils abhorrent les cultures sur brûlis qui consomment cet humus précieux & se méfient des pasteurs & des éleveurs, sachant qu'en de nombreux biotopes, le surpâturage ruina les sols jusqu'à la roche.   Lorsque j'étais forestier, j'ignorais que la forêt avait été à l'origine ce lieu mis en défens par le seigneur pour ses chasses & sa production de bois.  Ce jour, les forêts sont dévolues à produire du bois pour l'industrie, ce qui représente une continuation de l'état antérieur.  Elles sont les voisines des parcelles agricoles, elles aussi asservies à servir l'industrie des aliments manufacturés.  Le jardinage des forêts par bouquets d'arbres d'âges & d'espèces divers est le mode de sylviculture qui permet d'utiliser la production de bois sans pratiquer de coupes en masse & ainsi de préserver les autres fonctions de la forêt.  Dans les divers temps, espaces & formes que l'humanité se donne, existèrent, existent & existeront d'autres manières de fréquenter la terre.

  • Il existe un mode d'usage du sol plus complexe & subtil à la fois, une campagne où les humains, le bétail, les arbres, & des petits champs cohabitent.  Nous avons traces de ces usages il y a cinq mille ans.  Les chèvres & moutons pâturent sous des arbres disséminés.  Les litières de ces parcs servent à fertiliser les terres qu'ils encadrent.  Les pasteurs, les paysans, les bétails & les arbres dansent de concert, voyagent de conserve en un terroir qui n'a pas de nom pour le décrire & que nul ingénieur ni technicien ne comprendra plus.  Chaque plante, chaque animal, chaque personne y a sa place sans que rien n'y soit simplifié ni définitif.  Ce type de paysage naturel idéal, pour exister cependant & pouvoir se perpétuer au pérenne, demandera que nous devrons nous défaire de nos cupidités & égoïsmes, car une campagne agencée ainsi coïncide avec un système de gestion collectif.   Il est des pays d'Afrique où ce type agraire qui conjugue les arbres, les animaux, les humains & les plantes est en voie de se répandre.  La permaculture envisage aussi ce mode d'habiter la terre.  Toute plante ou pousse y est traitée individuellement.
7.9 - châtaigne, tilleul, bouleau, frêne, fruitiers - p
  • * châtaigne, tilleul, bouleau, frêne, fruitiers - 131107

La moisson est en cours sur la photographie.  En ce point sous les branches trainantes des Castanea, elle est toujours d'abondance sans autre amendement que ceux apportés par les deux gros arbres.  Un gros chêne voisin tomba sous la tempête.  Cette double observation nous montre qu'en Limousin, le châtaignier est un bonne option en agroforesterie, tandis que le rouvre s'avère bien trop gourmand de l'eau souvent rare d'août.  Nous pouvons utiliser ce dernier ainsi que son frère rouge d'Amérique, sous la conditon de les recéper à une échéance de vingt ans & dix ans. 

7.18 - un travail d'humilité - a way to humus & creation - p
  • En arrière-plan, les cinq touselles du mas Mayan* d'Henri Ferté, ce grand homme tout d'humilité !

Par un travail d'humilité, nous créons l'humus de nos rapports humains. - A way to humus & creation.

  • Il faut beaucoup de travail pour parvenir au non-faire, car la société industrielle se fonda sur le travail & nous ne pouvons y échapper.  En matière de boisements, de petits bois mixtes, incluant de nombreuses espèces & variétés de feuillus - qui expriment le caractère yang - & résineux - plus fortement versés au yin - participent à une économie de bosquets, bocages & trognes, une utilisation du bois localement pour construire, un maillage d'arbres pour protéger sols, climats & eaux, & amender les terres de culture.   Ces forêts jardins sont une part de l'agencement d'un paysage en permaculture.  Elles existaient encore autour des villages d'Amérique centrale & d'Afrique lorsque les colons d'Europe y entrèrent.  Par leur ignorance de l'histoire ancienne, ils les crurent des forêts primaires ou même vierges & les dénommèrent telles.   Une forêt claire peut nous nourrir.  Des forêts denses & sombres produisent surtout du bois - mais pour quoi faire?  Les forêts industrielles ne sortent du sol que pour le plaisir du faire, dont nous avons déjà trop.  La croissance des sociétés humaines ne peut exéder celle de leur démographie - soit de l'ordre de un pour cent l'an, ce qui est déjà beaucoup.  Au vingtième siècle, nous détruisîmes tout à coups de bombes.  Puis, nous rebâtîmes par le truchement d'un pétrole volé aux sous-sol de terres & peuples asservis.
  • La forme humaine est celle de l'aura - un œuf - avec au centre un cœur le plus gros & qui rayonne, irradie & communique.

Tous ces déchets produits & que nul ingénieur fut-il génial ne sait recycler, sont ceux d'un nourrisson qui ne peut que téter goulu & fait dans ses langes.  L'humanité fait encore dans ses langes.

Les anges dit-on nous envient : c'est pour notre potentiel.  Actualiser le potentiel, le convertir en actes - que chaque acte nourrisse une conséquence bonne en un cercle vertueux.  La vertu est une forme de la virilité, c'est-à-dire ne plus être des bambins.  Cette forme de l’œuf univers est aussi celle des mères.

  • * Mas, c'est la maison, le foyer, la mère.  Mayan aussi a la même sonorité.

Quels déchets produisent les arbres ?

  • Quels déchets produisent les arbres ?  Francis Hallé suggère qu'ils les rafineraient en lignine, cette substance qui caractèrise le bois, confère à cette matière ses qualités d'imputrescibilité, de dureté, de souplesse, de résistance à la torsion, à la flexion, à la compression, à l'étirement & de résilience ou résistance aux chocs.  Que la colonie qu'est l'architecture d'un arbre utilise à son élaboration le déchet de son activité biologique est le signe d'une évolution qui persévéra en son processus de bien des longueurs en avance de notre espèce souvent si nuisible aux autres formes de vie.

Forts des vingt-trois architectures de leur squelette de lignine les arbres, buissons & arbustes, à l'inverse de nous savent se rendre utiles à tous & ce faisant indispensables à ce que notre sens de la beauté pressentait être l'essence de la vie.  La lignine est mère de tout humus.  Toute plante la produit qui durcit ses tiges, pailles & chaumes pour porter graines.  Les mycelia seuls la digèrent, la transforment en ce sytème digestif sans limite ni frontière qu'est la rhizosphère.

  • Les haies sont ses murs qui tiennent une parcelle
  • dont le toit est tressé de lumière & d'eau,
  • inspiration & réflexion
  • & le plancher inspir du ciel, excreta dans le sol.
  • Ils sont nos ainés, bodhisattvas sortis de la terre.

 Bodhisattvas sortis de la terre. - Out of little.

inspiré par l'émission "l'heure des rêveurs", France-Inter, Zoé Varier.

  • * A bodhisattva - devanāgarī : बोधिसत्त्व - thaï : พระโพธิสัตว์ -  Pali: बोधिसत्त - is an enlightment being.  Traditionally, a bodhisattva is anyone who, motivated by great compassion, has generated bodhicitta, which is a spontaneous wish to attain Buddhahood for the benefit of all sentient beings.[1]  According to Tibetan Buddhism, a Bodhisattva is one of the four sublime states a human can achieve in life, the others being an Arhat, Buddha, or Pratyekabuddha.[2]  In early Buddhism in India, the term was primarily used to refer to the Buddha in his former lives.[3][4] The Jatakas, stories of his lives, depict the various attempts of the bodhisattva to embrace qualities like self-sacrifice & morality.[4] - (edited from Wikipedia)
7.8 - parcourant en la modestie d'une parcelle - 2 2p
  • parcourant en la modestie d'une parcelle - germination différée & dissémination - disseminated seeds of late sprouting.

Ce jeune chêne rouge fut planté par un rongeur qui en subtilisa la graine puis l'oublia en ce point du jardin.

Nous voyons ici la pousse du printemps 2013.

  • Il fut plus tard brouté par un chevreuil un temps que le paysan s'était absenté quelques jours.  Les chevreuils de préférence dévorent & se frottent aux jeunes arbres d'espèce nouvelle en un lieu.  Il nous parait paradoxe qu'ils semblent ce faisant combattre la diversité des espèces de leur territoire.  Leur sûr instinct leur dicterait-il que cette diversité pourrait contribuer à terme à la reconquête de l'entièreté des terrains par la forêt ?  Ils ont besoin en effet de lieux où bois & clairières alternent.  La lisière, la bordure, le lieu de contact entre deux milieux sont des point de richesse biologique où les espèces abondent & interagissent.  C'est ce modèle que agrinature & permaculture utilisent en multipliant lez lieux lisières.

La forêt qui suit le départ des humains d'un lieu en suite de la surexploitation d'un milieu, correspond à un climax, végétation ultime de repeuplement pour peu que le milieu ne fut pas par trop érodé & que le climat en conséquence n'en devint pas trop rude ou aride.  Cela semble souvent le cas en Méditerranée qui était au temps de mon enfance une sorte de tropique sans saison pluviale.  Au dire des climatologues, ce n'est plus le cas désormais dans toute la zone d'influence de cette mer intérieure de l'Afro-Eurasie.

  • Les bois vierges par contraste nous le savons, n'étaient pas dominés par une seule espèce, ni en peuplements denses.  Il en demeure des bribes en quelques lieux de par la planète.

Par la sagesse empreinte de l'éternité des données de l'univers qui se concrétisent en instinct, le chevreuil sait en lui-même que son espèce a besoin de bois feuillus où s'abriter l'hiver & de clairières où folâtrer l'été.  Lire à ce sujet le riche commentaire donné par Yann à l'article 7.2

  • Ce qui est spécial au propos de ce chêne en particulier, fut que son gland germa trois ans après avoir été emporté puis abandonné par notre ami, souriceau ou écureuil.

J'ai observé que chacune des milliards de graines de trèfles que je dissémine de mars à septembre avant chaque phase pluvieuse germera un jour & que cette germination peut se produire plusieurs années après semis, la graine capable d'attendre dans le sol un temps plus propice.

Je pense aussi que des graines des trèfles si prolixes à les produire d'abondance se logent sous nos semelles & que par ce procédé subtil nous les répandons en parcourant en toute modestie d'une parcelle l'autre.

  • Que ton cœur arbore une plante, que ton pied épargne les jeunes pousses !

Cesse de redouter le soleil qui te darde - va & plante un arbre chaque jour que Dieu fait.

L'arbre debout entre espace sans fin & poussière saleté, entre le Ki cosmos & la terre qui nourrit

supporte, endure, t'enseignera la générosité, le don, l'élévation mouvement.

Plante dans les déserts : à semer du blé sur la terre aride, la vie nous offrira ce que nous lui donnons.  La joie vraie est sans objet.  Vénus est brune car elle est hellène & ronde car elle est belle.  To speak about oneself is no easy subject. The continuous flow life is, is asking for new words every day.  What could I say?  I feel I cannot describe any good quality abiding my soul, although I guess there might be a few, hidden there.

Les mass-media nous incitent à critiquer.  Si vous en faites l'expérience, il est plus aisé de rendre hommage à la personne en vis-à-vis que d'énoncer quelque bon trait en son propre caractère.  Entonner litanie de nos "likes and dislikes" serait nier que la rencontre cependant ne fait sens que si je m'ouvre à l'autre : autre s'entend par différence.

Jouir de conserve & virer de concert sont distincts comme nuit & jour.

J'imagine le poète écrivant jeune, rêvant sa vie.  Je vois en son regard qu'il se rêve poète, écrivant sa vie.  La beauté du corps fane sans tarder.  Que savons-nous du cœur ? - nous le confondons parfois avec ventre.

Les enfants nous préoccupent surtout & nous sommes déjà partis.  Beauty lies in the eye of the beholder.

Du cœur plein, la bouche parle.  Du cœur plein la bouche, parle !  Œil fenêtre de qui tu es.

  • Commentaire : Le poète se sent différent dès son plus jeune âge, dès les premiers contacts avec les autres enfants.  Il sait que sa vie ne sera pas comme celle des autres.  Il faut entendre par là qu'il sent qu'il aura des difficultés pour vivre comme les autres et que pourtant ce sera sa croix et sa lumière.  Car sa sensibilité trop grande le rendra fou ou lui apportera des étoiles.  Souvenons-nous de l'albatros, ce bel oiseau dans le ciel, si gauche sur terre, avec ses ailes trop grandes.  Souvent obsédé par la mort, le poète sera hanté par le temps qui passe et la décrépitude du corps.  Pour ceux qui sont beaux, naturellement, ce qui tient de la grâce, peut-on imaginer comment ils acceptent de vieillir ?  Là, le coeur devient très important.  Pour celui qui sait tenir son coeur près de la réalité des autres, la beauté reste dans le regard, qui ne vieillit pas et dans la chaleur des mains qui donnent la caresse thérapeutique.  La beauté du regard de celui qui reçoit n'a alors pas d'âge.

Pour les enfants, oui, ils nous préoccupent, car nous les aimons plus que nous-mêmes, nous qui sommes déjà en partance.  Ne sommes-nous pas l'arc et eux la flèche ?  Ils furent nos rêves dans nos ventres et la vie court si vite devant nous.  Le regard d'une mère est immortel.  Le cœur passe par le regard pour éclairer la vie de ceux qui sont différents de nous.

C'est le don.

  • Christine G. ... le 10.05.2013
7.10 - une haie spontanément née - on the edge a hedge - 0 p
  • une haie spontanément née - on the edge, a hedge

Le poteau de clôture protégea la bordure du champ de la voracité de l'épareuse d'un employé communal trop zélé.  A son abri, des arbres furent semés par le vent, les oiseaux & les déambulations de la faune - un mètre linéaire de haie naturelle spontanément née qui compte cinq espèces d'arbres ...

  • commentaire de Flo :  I agree.  I began a short while ago to grow some plants & fruit trees to the original forest. I have planted a wild cherry & a vine.  I tried also to plant some vegetables as Jerusalem artichoke, but boars always eat the roots !  So I'm thinking of growing my vegetables up on a tree branch in a recipient.  I would like to have my forest gardening giving food to anybody.  Flo - http://odeurdelaterre.centerblog.net le 14.06.2013

nous détruisons l'humus en voulant la richesse.

  • Le lotissement de chalets avait été construit dans un bois sans en couper les arbres.  Vingt ans plus tard, moins d'un dixième des jardins les avaient conservés.  Dans a plupart, on les avait un à un coupés, chacun d'entre ces centaines d'arbres pour une bonne raison sans doute, une ombre portée, un danger supposé, la neige des feuilles de novembre à mars...  Notre voisin retraité était un de ceux qui les avait gardés, taillant sévèrement cependant ses chênes pubescents & recépant son châtaignier.

Lorsqu'il fut en retraite, son tempérément actif & son oisiveté forcée le conduisirent au parti de nettoyer son jardin.  Il récoltait avec grand soin les feuilles chues d'automne, pour les offrir en de vastes sacs de plastique noir à quelque éboueur qui passerait.  J'allais de bon matin à l'occasion voler les sacs de feuilles près des poubelles pour en faire du compost fertile.  Il tôt s'en aperçut, se plaignant qu'une feuille du compost peut-être s'envolerait de mon jardin pour retourner dans le sien & qu'il aurait de ce fait à la peigner une seconde fois de sa balayette frénétique.  Je réalisai lors que le jardinage en son acception moderne consiste à appauvrir un lieu tant & tant sans limite.

Lorsque le brave homme mourut, sa veuve entreprit tout d'abord de poursuivre son œuvre de collecte des feuilles chues.  Fine mouche, elle réalisa bientôt l'absurde de la tâche.  La solution à son tourment fut vite trouvée.  Elle ordonna de bétonner la moitié du jardin & en couper la presque totalité des arbres!  Je pris le parti de planter & fertiliser le jardin de mes parents à titre d'expérience.  Un an plus tard, il explosait de végétation.  Des deux propriétés adjacentes, les voisins en furent fort en frayeur : la jungle que leurs ancêtres avaient combattu mille ans était revenue à leur porte!  Je dus cesser mon expérience & si j'avais voulu rester, il m'aurait fallu comme eux commencer à tuer un peu de plantes & de sol chaque jour sans y penser.

  • Nous détruisons l'humus en voulant la richesse.
  • Nous voulons le bonheur sans détruire l'ego.
  • Vouloir, c'est avant tout concevoir l'impuissance.
  • Notre nature profonde, ce qui nous motive vraiment
  • c'est donner.  Et toujours nous nous en empêchons
  • par la peur que l'autre ne soit plus riche que soi.

Cette histoire d'expérimentations au jardin est fort vieille.  Désormais, nous voyons des personnes tondre leur gazon plus de cinquante fois l'an.  Une herbe d'un millimètre de haut, c'est une manière de négation de l'herbe !  Pourquoi gaspiller tant de pétrole, de temps, d'argent, de savoir & de nourriture potentielle à produire ?  Il me semble que ces personnes ne savent rien de la vie, que leur yeux ne voient plus, que leurs oreilles n'entendent pas.  Elles savent par les mass-media la douleur du monde, mais se refusent à tout acte spontané, sincère à agir.  Détruire n'est pas agir.  Les plantes produisent des graines à profusion.  Il suffit de les mettre en terre, puis regarder les plantes pousser.  Détruire l'herbe, c'est nier l'autre, une forme du nihilisme.  Couper une herbe en foin est un acte ancestral.  Comment avons-nous pu parvenir au point où nous n'avons plus honte de couper pour couper, de détruire sans rime ni saison ?  L'égoïsme devint-il notre nouveau Dieu ?  Il est difficile de ne pas faire tout ce que nous pouvons, difficile de limiter, restreindre nos désirs, nous empêcher de prendre ce qui est à portée.

  • Nous projetons le passé au présent & vivons comme des zombies sur la terre, rêvant un monde idéalisé qui n'exista qu'en mythe.

olive & châtaigne immortels / fruits bois racines / Publié le 12/11/2010 / paysage éléments soi nature cœur vie farmseeds agrinature fukuoka natural farming agriculture naturelle agriculture sauvage /

93 olive & châtaigne immortels / fruits bois racines 1.2p1K
  • Les arbres immortels généreux en fruits, bois & racines. - Le bonnet phrygien du Limousin.

Tout comme les oliviers, les châtaigniers sont des arbres immortels.

S'il arrivait qu'un des troncs de cette plante meure, une tige nouvelle viendrait à le remplacer bientôt en une succession sans fin. On dit ce végétal originaire de l'Anatolie, la Galatie, la Phrygie – & des montagnes de Grèce. De même en fut-il des Gaulois, Gaëls, Gallois, Wallons, Welsh, Walsh, Galliques & des habitants de la Galice d'Espagne & de la Galicie de Hongrie – ces peuples colonisateurs de l'ouest de l'Europe, probablement partis du plateau du Golan & que les cités grecques dénommèrent Celtes – Kelts.

Les châtaigniers suivirent probablement la migration des humains,

Du fait de l'enracinement remarquable de l'arbre, il put devenir autochtone à cette région Limousin dont les sols sont pauvres en calcium, & sa présence est désormais une caractéristique de la région dont il fut choisi pour emblème.  Comme le font tous les êtres vivants partout, il y demeure par adaptation continue aux conditions toujours changeantes du milieu, du lieu qu'il habite.

Aux heures mouvementées de l'histoire, on le nomma l'arbre à pain, car ses fruits nourriciers confèrent l'autonomie alimentaire des plus démunis & permettent de ce fait le repli des peuples dans les montagnes & la résistance à un oppresseur toujours susceptible d'apparaître.

Les plantes nomadisent par leurs graines.  Les humains aussi.  Nous ne sommes que de passage en un lieu donné.  Ceux d'entre nous qui se croient indigènes d'un pays ou d'une région ont perdu cette dynamique vitale & nous indiquent de ce fait qu'ils ont opté pour une branche - au plan mental ou spirituel s'entend - en voie d'extinction.

to be continued...

  • the people's tree - Olive & chestnut trees can live forever.

If the trunk of a chestnut died, a new one would soon grow & replace it. That is how its life goes on unending. It is said the tree originated from the Anatolian plateau & the mountains of Greece. We believe also the Gaul - Gael, Walloon, Walsh, Welsh; Gallic - who colonized western Europe & were named Celts by the ancient Greeks, started originally from the Golan plateau. Maybe while migrating westward & north-westward, they brought chestnuts with them.

If the tree was once an immigrant here, it is now so strongly rooted in the shallow & poor in calcium soils of Limousin that it has become, so to say a sign-post, a representative of the region.

Life is not static & even to remain here, chestnut trees have to evolve & adapt to the ever new ecological factors of a place. In the hard times of history, it was named “the bread-tree”, for its fruit provided food-autonomy & nourishment to the poorer folks.

For the same reason the bread-tree makes possible that peoples would retreat to the mountains, stand their ground & resist against any oppressor who could appear any time.

Plants can be nomadic because they have seeds.  The same is true about humans.  Life is not static, & we should always think we are just passers-by.  To think we were indigenous somewhere would dispossess us of a vital dynamics, would be a sure sign of decay.

    •  Jupiter & Vénus - a chestnut & a lime.

Saturn governs conifers, hornbeam, thuja, juniper, sloe & plum.  Jupiter has maple, copper beech, sweet chestnut, apple.  Mars rules oak, walnut, morello cherry & horse chestnut.  Ascending periods are recommended for planting & sowing.  Birch, lime, robinia, pear & larch are influenced by Venus & Mars.

Le cycle de Saturne régit les conifères, le charme, les thuya, les genévriers, le prunellier & les pruniers.  Les révolutions de Jupiter influencent les érables, le hêtre (pourpre), le châtaignier, les pommiers.  Mars est lié aux chênes, noyers, merisiers (griotte), cerisiers & marronniers.  Les périodes de lune montante sont recommandées pour les plantation & la coupe du bois.  Les Bouleaux, tilleuls, acacias, poiriers & mélèzes sont influencés par Vénus & Mars.

  • keriadenn le 30/10/2013 : Le point d'interrogation est là, d'emblée & chapeautant.  Le flux dont parle Fukuoka aussi.  Je m'apprête à aller transplanter des palmiers-dattiers germés dans mon tas de déchets végétaux. Je gloutonne des dattes d'import pas trop trafiquées depuis qu'une amie d'Algérie m'en fit goûter. Voilà donc que de trois noyaux ont lancé leur racine : la première délogée m'a impressionnée. Je vais sans doute devoir créer une cour exotique en Keriadenn.  Rien de prévu, rien d'attendu.  Connais-tu, en plus de tous les célèbres permaculteurs à buttes & terrasses tractopellées, solitaires ou non, Philipp Forrer?  Je crois bien que c'est mon préféré. Il est Anglais et vit en France. Que patates & restes de victuailles se fassent à leur tour avatars, ignorants ou savants : la jungle alimentaire jaillit dans son jardin.

a constant integrated awareness of perception / Publié le 08/09/2018 / haie agrinature fukuoka éléments /
a constant integrated awareness of perception p0K

a constant integrated awareness of perception

  • L'arbre navire dans la mer qu'est le sol prend le flux de moindre brise
  • & navigue léger immobile au fil de l'air du temps.
  • Sa dynamique est de vent, lumière, feu & eau conjugués.
  • La flotte arborée sur l'océan sol que porte la roche mère,
  • appelle les pluies aussi par des atomes émis lorsqu'une sécheresse sévit.
  • Vaisseaux pour la circulation combinaison des éléments vie
  • en transmission d'histoires & jeux, de légendes à lire la carte des générations,
  • c'est là leur mission, être mères des sols nourriciers.
  • Voiles feuillage en mouvance en partance sur la mère terre,
  • toujours poussant ils bousculent nos idées immobiles.
  • Pousser est plus fort que penser :
  • c'est un acte.
  • La yeuse d’Occitanie & la noisetière de Creuse -
  • les arbres savent aussi se dire au féminin.
  • Nous transmettre leur offrande leur obole est ce qu'elles aiment :
  • a constant integrated awareness of perception.
un nid de merle dans les branches d'un saule têtard /  Publié le 01/09/2018/  nature agrinature fukuoka /
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  • Un nid de merle dans les branches d'un saule têtard éclairé d'une ortie.
chêne rouge d'Amérique espèce parapluie / Publié le 21/06/2012 / nature dieu farm seeds natural farming agrinature fukuoka /
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  •  Un chêne rouge espèce parapluie.

Voici un chêne rouge d'Amérique dont le gland fut récolté à Courtille, puis semé par un oiseau ou un rongeur, devenu espèce parapluie sur la ferme de mars - voir en référence la photo d'un autre article.  Sous le chêne espèce parapluie, menthes, sauge, thym, tremble, chênes, saules, absynthe, ajonc, oseille, cyprès nain & beaucoup d'espèces dont nul ne sais rien... prospèrent.

  • Yann :  Le houppier s'élève ainsi quand l'arbre est de plein vent, non taillé, issu de semis; bref c'est plutôt sa vraie manière de s'élever.  Peut-être n'as-tu pas mulché au pied (enfin, la tête) alors ça fait beaucoup de monde à table - d'ailleurs les graminées émettent des substances qui empêchent les arbres; l'idéal c'est une couverture totale de trèfle.
    L'année suivante les branches déjà sorties s'allongeront et se renforceront, tandis qu'au-dessus il sortira de nouvelles branches de la même manière naturelle qu'avant, & ainsi de suite, sans monter au ciel puisqu'il n'a pas faim de soleil.  On peut faire l'hypothèse inverse : si tu l'entourais de panneaux de sa hauteur, peut être se mettrait-il a monter - & d'ailleurs tout le monde qu'il y a dessous en serait houspillé.

olive châtaigne tilleul university for trees boutures 9p3K

Publié le 05/06/2019 à 16:05 par agrinature Tags : agrinature fukuoka
olive châtaigne tilleul u 4 trees boutures / Publié le 23/04/2014 / agrinature fukuoka

12.1 le bonnet phrygien du Limousin - 2 p

  • Parmi les arbres olive châtaigne tilleul tombé douglas mixte agroforesterie ombre university for trees espèces parapluie entraide

 le bonnet phrygien du Limousin

  • Tout comme les oliviers, les châtaigniers sont des arbres immortels.

S'il arrivait qu'un des troncs de cette plante meure, une tige nouvelle viendrait à le remplacer bientôt en une succession sans fin. On dit ce végétal originaire de l'Anatolie, la Galatie, la Phrygie – & des montagnes de Grèce. De même en fut-il des Gaulois, Gaëls, Gallois, Wallons, Welsh, Walsh, Galliques & des habitants de la Galice d'Espagne & de la Galicie de Hongrie – ces peuples colonisateurs de l'ouest de l'Europe, probablement partis du plateau du Golan & que les cités grecques dénommèrent Celtes – Kelts.  Les châtaigniers suivirent probablement la migration des humains,

  • Du fait de l'enracinement remarquable de l'arbre, il put devenir autochtone à cette région Limousin dont les sols sont pauvres en calcium, & sa présence est désormais une caractéristique de la région dont il fut choisi pour emblème.  Comme le font tous les êtres vivants partout, il y demeure par adaptation continue aux conditions toujours changeantes du milieu, du lieu qu'il habite.

Aux heures mouvementées de l'histoire, on le nomma l'arbre à pain, car ses fruits nourriciers confèrent l'autonomie alimentaire des plus démunis & permettent de ce fait le repli des peuples dans les montagnes & la résistance à un oppresseur toujours susceptible d'apparaître.

  • Les plantes nomadisent par leurs graines.  Les humains aussi.  Nous ne sommes que de passage en un lieu donné.  Ceux d'entre nous qui se croient indigènes d'un pays ou d'une région ont perdu cette dynamique vitale & nous indiquent de ce fait qu'ils ont opté pour une branche - au plan mental ou spirituel s'entend - en voie d'extinction.
2.6 - l'égrégore du réchauffement de notre planète - 5 p
  •  Jupiter & Venus - a chestnut & a lime -

Le cycle de Saturne régit les conifères, le charme, les thuya, les genévriers, le prunellier & les pruniers.  Les révolutions de Jupiter influencent les érables, le hêtre (pourpre), le châtaignier, les pommiers.  Mars est lié aux chênes, noyers, merisiers (griotte), cerisiers & marronniers.  Les périodes de lune montante sont recommandées pour les plantation & la coupe du bois.  Les Bouleaux, tilleuls, acacias, poiriers & mélèzes sont influencés par Vénus & Mars.

  • photo missing
  • Le gros chêne, tombé il y a 20 ou 30 ans, se releva, adoptant cette forme en crosse.
7.3 - quatre voyageurs de conserve - farmers & trees - 5 3p
  • Welcome back home, Mr. Douglas!

Le sapin de Douglas de la photo se trouve sur un lieu presque sans sol.  Deux ans après le temps du cliché, je dus le raccourcir en un août venté & chaud pour qu'il ait l'opportunité d'approfondir ses racines avant de s'élever.  Il refit plus tard un tête nouvelle...  Le Douglas hérita son nom du botaniste qui le décrivit pour la première fois.  Cet arbre majestueux est largement planté en Limousin.  De son origine américaine, il hérita une croissance rapide, c'est-à-dire une aptitude remarquable à fixer le carbone de l'atmosphère.  Son humus est doux & son odeur de citronnelle nous chatouille le museau.  Les écologistes du dimanche ne l'aiment pas car il est un immigré & ce critère semble suffire à leur inimitié!  Dans les roches du Crétacé, du Jurassique & du Carbonifère de l'Europe on trouve, fossile, du pollen de douglas.  Il était présent donc en Europe avant même que les humains n'existent.  Il disparut ainsi que de nombreuses autres espèces, aux grandes glaciations de l'ère quaternaire, du fait que les arbres se déplacent avec lenteur & que la mer de méditerranée bloqua leur migration plus au sud.

  • Nos ancêtres n'étaient pas tous respectueux de leur environnement & la flore arborée d'Europe est de grande pauvreté.  L'introduction, au vingtième siècle du sapin de Douglas en vue de régénérer des forêts ruinées par des coupes de taillis trop rapprochées, fut donc bien une réintroduction.  Les forêts naturelles sont mixtes & il est bon  lorsque nous plantons des arbres, d'utiliser un grand nombre d'espèces feuillues & résineuses en mélange.  Les résineux fixent le carbone dans la roche & les feuillus adoucissent cet humus brut : leurs économies en rapport au sol sont donc complémentaires.

une forêt naturelle mixte

  • Une forêt naturelle est mixte, composée à la fois de feuillus & de résineux.  Une chênaie-pinède ou une hêtraie-sapinière sont des types de forêts autrefois courants avant l'invention de machines.  Lorsque ou les feuillus ou les résineux sont absents d'une forêt, nous pouvons déclarer assurément que les humains sont par trop intervenus.  Les forêts pures de feuillus qu'adorent les écologistes ne sont pas naturelles, mais résultent de l'exploitation intensive qui eut lieu au milieu du deuxième millénaire à fin de bois de feu.  Lorsqu'une forêt est coupée à intervalles réguliers, les résineux en disparaissent car contrairement aux feuillus ils ne rejettent pas de souche, mais doivent repartir d'une minuscule graine.  Les résineux sont frugaux & à graines légères.  Ces deux caractéristiques les rendent aptes à coloniser les sols ruinés ou abandonnés.  Nous voyons donc que ces deux types d'arbres sont complémentaires comme Yin & Yang.  Ils se succèdent dans les assolements de la flore hors des interventions humaines.  Un forestier averti imite la nature.
7.9 - châtaigne, tilleul, bouleau, frêne, fruitiers - p
  • châtaigne, tilleul, bouleau, frêne, fruitier
  • La moisson est en cours sur la photographie.  En ce point sous les branches trainantes des Castanea, elle est toujours d'abondance sans autre amendement que ceux apportés par les l'humus créé par les deux gros arbres.  Un gros chêne voisin tomba sous la tempête, sous l'action combinée du vent d'ouest & des pluies qui amollissent le sol.  En Limousin, le châtaignier est un bonne option en agroforesterie, tandis que le rouvre s'avère bien trop gourmand de l'eau souvent rare d'août.
8.2 the eighth step to non-doing farming (step 1.3) - p
  • Un jeune Fagus sylvatica, fau, fayard, faou, fou aux feuilles marcescentes de feu se sema au coin de la ferme de mars.
11.4 un terreux sur la terre - l'université des arbres - 5 p
  • a university for trees - l'université des arbres

Les arbres de la ferme sont pour la plus grande part semés par le vent, les animaux & les oiseaux, ce qui explique leur situation parfois absurde.  Ce jeune chêne rouge joue ici le rôle d'une espèce parapluie, abritant sous son gracile houppier plusieurs dizaines d'espèces.  Le pivot de racine confronté à une couche d'argile de lessivage dans le sol en économie acide, la tige exposée aux vents & à une surabondance de lumière, il ne parvient pas à s'élever & prit en dépit de son jeune âge la forme de table qu'adoptent parfois les vieux sujets en situation semblable.  Le pin pignon dit souvent pin parasol en est un exemple fameux.  A gauche, un tremble filiforme accolé à son tronc est désormais devenu pleureur!  A droite, un autre chêne rouge profite de la dynamique créée par celui qui est son aîné de quelques ans.  Fort de la protection du vent & du fissurement de l'argile en sous-sol que lui offre ce dernier, il s'élance en flèche vers le ciel à travers les branches d'icelui.  Toutes ces données nous ne trouvons dans aucun livre.

  • Seul le livre de la vie nous les livre, dont l'éditeur sont les presses universitaires de l'université qu'est l'univers.
1.1 une voiture & une poubelle - a car & a bin - 5 p
  • Un chêne rouge d'Amérique dont le gland fut récolté près du lac artificiel de Courtille, puis semé par un oiseau ou un rongeur, devint espèce parapluie sur la ferme de mars.  Voyez aussi notamment la photo précédente - & en 19.0.  Sous le chêne, menthes, sauge, thym, tremble, chênes, saules, absynthe, ajonc, oseille, cyprès nain & beaucoup d'espèces dont je ne sais rien...

Yann : Le houppier s'élève ainsi quand l'arbre est de plein vent, non taillé, issu de semis; bref c'est plutôt sa vraie manière de s'élever.  Peut-être n'as-tu pas mulché au pied (enfin, la tête) alors ça fait beaucoup de monde à table - d'ailleurs les graminées émettent des substances qui empêchent les arbres; l'idéal c'est une couverture totale de trèfle.

  • L'année suivante les branches déjà sorties s'allongeront et se renforceront, tandis qu'au-dessus il sortira de nouvelles branches de la même manière naturelle qu'avant, & ainsi de suite, sans monter au ciel puisqu'il n'a pas faim de soleil.  On peut faire l'hypothèse inverse : si tu l'entourais de panneaux de sa hauteur, peut être se mettrait-il a monter - & d'ailleurs tout le monde qu'il y a dessous en serait houspillé.
0.10 interroger la mère - to give up & so decide - 5 p*
  • Un hêtre poussé à l'ombre de la haie, né d'un grand hêtre plus bas, à la fourche fracassée par la tempête, mais toujours vivant, germa au temps de la création de la ferme de mars.
19.7 - entraide d'un saule indigène envers l'immigré - 3 3p*
  • entraide d'un saule indigène envers l'immigré

Nous transportâmes ici la bouture de saule aux feuilles lancéolées depuis un hameau sis à un kilomètre, ce qui lui fournit des conditions de vie somme toute éloignées de celles de sa localisation d'origne, puisque chaque hameau de Creuse offre en lui-même un biotope remarquable.

  • Elle est aidée dans son installation par une bouture de saule marsault indigène dont les branches viennent envelopper le premier, gracile.  Nous voyons la synergie qui existe entre les deux espèces & une convergence des formes, les feuilles du marsault dans sa partie haute, plus allongées.

bouturer les deux bois de sainte-Catherine / Publié le 10/11/2017 / saint agrinature fukuoka nature soi /

Bouturer les 2 bois de sainte-Catherine.

  • En vue d'obtenir des boutures, prélever les rameaux de l'année : ce sont ceux qui ont porté les feuilles...
  • & chez les persistants, les rameaux qui portent les feuilles de l'année.
  • Si le rameau de l'an est trop fin, on peut prélever aussi la pousse de l'an précédent.

Pour obtenir de l'eau de saule, en broyer de fins rameaux & les laisser macérer dans l'eau au moins une semaine. L'hormone de croissance que contiennent d'abondance les bourgeons de saule se dissout dans cette eau. Les boutures sont mises à tremper & le surplus pourra être employé pour arroser à la plantation.

  • Sinon utiliser l'hormone végétale de bouturage en poudre disponible dans le commerce.
  • Tailler en biseau le bout d'une bouture de vingt centimètres environ.
  • La tremper dans la poudre avant de la planter dans du terreau.
  • Il faut au moins un oeil ou bourgeon dans le sol & un autre hors du sol.

Pour ceux qui voudraient bouturer selon la lune on prélève les boutures après la chute des feuilles lorsque la sève est active - c'est-à-dire dans une quinzaine de lune montant sur l'horizon. On attendra ensuite la quinzaine descendante pour les planter, lorsque la sève "descend".

  • Cette année on pourra prélever les boutures à partir du 22 novembre & jusqu'au 3 décembre...
  • pour les planter ensuite à partir du 5 décembre après-midi & jusqu'au 18.

Une seconde période de bouturage existe aussi en février-mars. Le calendrier en effet fête deux saintes nommées Catherine - le 25 novembre & le 24 mars.

  • Les boutures de saules & peupliers peuvent mesurer jusqu'à 2 mètres si on les plante en sol frais ou près d'un ruisseau & à 70 cm de profondeur.
  • On fait le trou à la barre à mine d'un mouvement en croix afin de ne pas lisser le trou.
  • Introduire la bouture. On rebouche en plantant plusieurs fois la barre autour du trou.
  • Ne pas tasser au pied : l'arrosage & la pluie y suffiront.

2. bouturage & marcottage d’après Michel Fraiteur / Publié le 14/11/2017 /

  • Bouturage & marcottage des 2 Sainte-Catherine d'après Michel Fraiteur.

A la Sainte-Catherine tout bois prend racine … multiplier par bouturage ou marcottage les plantes pour échanger les espèces les mieux adaptées à une région.

  • Boutures ligneuses des arbres & arbustes à feuilles caduques.

1. Prélever un rameau vigoureux & sain de l’année déjà bien aoûté c'est-à-dire ligneux après la chute des feuilles du diamètre d’un crayon.

2. Couper la base juste en-dessous d’un œil à un ou deux yeux au-dessus la jonction avec la pousse de l’année précédente ou talon.

3. Garder 15 à 30 cm suivant la vigueur de la plante & couper au-dessus d’un œil en éliminant les parties trop jeunes ou frêles. Inciser en oblique.

  • Boutures semi-ligneuses des persistants & conifères.

1. Prélever l’extrémité d’un rameau avec son feuillage au point de jonction avec la pousse de l’année précédente ou talon.

2. Garder 15 à 20 cm & couper au-dessus d’un bourgeon ou feuille.

3. Éliminer les feuilles des 2/3 ou la moitié inférieurs.

4. Éliminer ou réduire de moitié les grandes feuilles de la partie supérieure.

5. Planter les boutures dans une tranchée ou sous châssis ou en pot comme décrit plus bas. Daphne, Deutzia, Ilex = houx, Mahonia,  Pyracantha, Prunus lusitanica & autres lauriers-cerise, Viburnum sp = viornes à feuillage permanent.

  • Plantation des boutures :

Préparation du sol : Il faut un sol frais c'est-à-dire qui demeure légèrement humide en toute saison. Pour éviter les expositions aux vents d'est ou du nord ou à l'inverse trop au soleil.  Le sol doit être préparé, fertile, meuble & bien drainé au moment de la plantation. Du sable & du compost peuvent être ajoutés si nécessaire. Ne pas utiliser d’engrais qui freine l'enracinement.

1. Ouvrir une tranchée étroite à la bêche en l’inclinant légèrement d'un côté d'un d'un mouvement oscillant d'avant en arrière.

2. Tremper la base des boutures dans une hormone d’enracinement avant de les planter.

3. Planter à 10-15 cm en laissant un œil juste au niveau du sol & un œil au-dessus.

4. Refermer la tranchée.

5. Durant l’année éliminer les boutures qui périssent & arroser si nécessaire.

6. Si elles sont vigoureuses les boutures peuvent être mises en place l’automne suivant.

  • Les espèces à enracinement rapide sont repiquées directement dans cette tranchée en pleine terre : Cornus alba, Deutzia, Forsythia, Hypericum ou millepertuis, Ligustrum ou troène, Populus ou peuplier,  Philadelphus ou seringat, roses avec des résultats variables selon les variétés, Salix sp ou saules, spirées, symphorines, viornes à feuilles caduques, Weigelia, groseilliers, vigne, cognassier, certains pruniers, figuier, Actinidia sinensis ou kiwi.

Pour les caduques rapides à tige creuse • Buddleia (T), Berberis (T), Sambucus sp ou sureaux (T), les persistants & persistants difficiles • Aucuba (T), Berberis (T), Ceanothus (T), Cotoneaster (T), Rhododendron (T) on effectue une bouture dite à talon. Le talon riche en hormones de croissance est la base courbée du rameau à son implantation sur la branche de l'an précédent.

  • Les boutures d'espèces à enracinement lent sont liées en botte & placées dans du sable ou du terreau dans un pot de terre enterré sous châssis ou sous une cloche de verre. Garder le pot légèrement humide. Repiquer au printemps en tranchée quand les premières racines apparaissent - à la seconde Sainte-Catherine le 24 mars. • Métasequoia & toutes les espèces à enracinement rapide si on ne réussit pas en bouture d'automne ou si la plante prélevée est peu vigoureuse.

Marcottes : on induit une branche à fabriquer des racines, ne la séparant de la plante qu’après l'enracinement généralement à l’automne suivant. Ce procédé est le moins violent.

  • marcottage simple : plier une branche jusqu’au sol & en enterrer superficiellement un morceau que l’on griffe légèrement. L'extrémité de la branche remonte hors du sol. Elle est fixée à un tuteur. La branche doit être souple pour ne pas casser. • Aucuba, Erica  = bruyère d’hiver, Chaenomeles = cognassier du Japon, Skimmia, Syringa, cognassier, noisetier, vigne, figuier, myrtillier américain = Vaccinium corymbosum.
  • Le marcottage d’extrémité imite ce que font les ronces.
  • Pour un marcottage en butte ou cépée, amasser de la terre au pied d’un arbuste afin qu’il produise de nouvelles racines au bas de ses branches : amélanchier, Hydrangea, groseilliers.
  • Le marcottage aérien consiste à fixer un manchon de mousse dans un sac plastique sur une branche & à le maintenir humide jusqu’au développement de racines. On peut utiliser un pot coupé en deux ou un pot plastique fendu puis lié ou un sac plastique. Emplir de terreau & maintenir humide. • Hamamélis, magnolias, rhododendrons.

Dans tous les cas l'hormone de bouturage favorise l’enracinement.

  • Divisions de touffes : de nombreuses plantes peuvent aussi se bouturer pas simple division.

3. bouturage à bois sec, eau de saule & racines de ronce / Publié le 14/11/2017 /

  • le bouturage à bois sec

De novembre à mars on peut multiplier les plantes ligneuses, arbustes, grimpantes & arbres. Le bouturage sur bois sec est facile & assure un taux de réussite élevé. C'est une multiplication végétative qui produit une plante identique au pied mère. Elle se pratique sur des rameaux lignifiés lorsque les végétaux sont en repos, défeuillés, en « bois sec ». Ne confondez pas ce bois vivant en repos végétatif avec les branches mortes, desséchées. Un bois lignifié est le bois mûr dont les tiges ont perdu la couleur verte en août, solides, de couleur brune. Le bois de l'année commence à se lignifier à la fin de l'été chinois, en août.  Préparez une tranchée en « V » d'une vingtaine de centimètres de profondeur le long d'un mur exposé au nord. Tapissez le fond de sable de rivière grossier pour favoriser l'enracinement. Mélangez la terre extraite du trou à une bonne part de ce même sable & réservez-la. Après la chute des feuilles caduques, coupez des extrémités de tiges de 40 cm de longueur. Divisez ces morceau en deux segments de 20 cm en coupant en biseau au dessus d'un oeil à l'aide d'un sécateur affûté. Réunissez les segments d'une même espèce par petits fagots de 5 ou plantez-les individuellement légèrement en biais dans la tranchée. Rebouchez alors avec le mélange de terre & sable. Ne pas tassez. Arrosez s'il ne gèle pas.

  • L'arrosage suffit à tasser le sol. Laissez en place tout l'hiver sans soin particulier. Des racines se formeront en hiver avant le bourgeonnement du printemps. Installer définitivement dès l'automne suivant.

bouturage de novembre

  • ACTINIDIA ou kiwi : bouture ligneuse sous serre avec chauffage de fond
  • BUIS : en hiver dans tranchée étroite sablonneuse. Arroser, éviter tout dessèchement.
  • CHEVREFEUILLE : bouture ligneuse
  • CORNOUILLER : bouture ligneuse en terre sablonneuse.
  • GROSEILLER : bouture ligneuse en terre ameublie. Laisser dépasser les 2 derniers bourgeons.
  • GUNERE
  • MICOCOULIER : bouture ligneuse sous chassis froid. Taux de réussite aléatoire.
  • PEUPLIER : bouture ligneuse de branches de l'année. Laisser juste dépasser les deux bourgeons supérieurs.
  • POTENTILLE : bouture ligneuse de la base de branches.
  • ROSIER : bouture ligneuse en terre amendée de sable.
  • SAULE : bouture ligneuse directement en terre : branches de 1 à 2 ans.
  • SUREAU : bouture ligneuse 3 à 4 paires d'yeux enfoncées totalement en terre en décembre en enfonçant environ 20 cm en terre.
  • TROENE : bouture ligneuse en pleine terre amendée de sable.
  • VIGNE : bouture de bois sec prélevé à la chute des feuilles dans une terre amendée de sable.
  • VIORNE : bouture de bois sec 3 à 4 paires de bourgeons enfoncées presque totalement dans le sol.

- ACANTHES.

- ARBRE AU CARAMEL : après la chute des feuilles de rameaux de l'année hors gel. Réussite aléatoire.
- ARBRE AUX FAISANS
- ASCLEPIAS CORNUTI
- BIGNONE : bouture ligneuse sous chassis hors gel intense.
- BUDDLEIA : dans un mélange terreux de tourbe & sable sous chassis.
- CARYOPTERIS : bouture ligneuse en pleine terre mélangée de sable & tourbe.
- CORETE : bouture ligneuse de tiges épaisses en terre sablonneuse.
-ESCALLONIA : bouture ligneuse en terre sablonneuse dans les régions aux hivers assez doux.
- FORSYTHIA : bouture ligneuse en terre amendée de sable.
- PEROVSKIA : bouture ligneuse sous chassis dans un mélange 70% gravier.
- PHYSOCARPUS : bouture ligneuse à la chute des feuilles en terre amendée de fin gravier. Laisser dépasser les deux bourgeons supérieurs.
- SERINGAT : bouture ligneuse à la chute des feuilles en terre allégée de fin gravier.
- SORBARIA : bouture ligneuse directement en terre.
- SPIREE : bouture ligneuse des branches de l'année ou de l'année précédente enfoncées aux 3/4 dans une terre amendée de sable.
- STEPHANANDRA : bouture ligneuse sous chassis.
- WEIGELIA : bouture ligneuse fichée directement en terre.
& les plantes à grosses racines en général.

  • L'eau de saule contient de l'hormone végétale de croissance & bouturage favorisant l'émission de racines. L'écorce des saules contient de la salicyline proche de l'acide salicylique qui a la propriété d'empêcher chez les végétaux la cicatrisation des plaies de coupe ainsi que la déshydratation du rameau. Dans le cas d'une bouture, le végétal empêché de former un cal au point de coupure, émet plutôt des racines : la salicyline est ainsi une hormone de bouturage naturelle. On l'extrait de l'écorce des saules en préparant de l'eau de saule.

Coupez des branches lignifiées de saule blanc, pleureur, marsault ou autre. Faites  les tremper dans de l'eau 4 à 6 semaines. Au bout de ce temps de macération un gel s'est formé en surface de l'eau, sur le bois & sur les racines néo-formées. Ce gel est très riche en salicyline : récupérez-le & placez-le dans un petit bocal en verre. Utilisez-le comme hormone de bouturage : enduisez-en vos boutures avant de les mettre en terre. Il ne se conserve pas longtemps : préparez régulièrement de l'eau de saule pour avoir toujours de l'hormone de bouturage à disposition.

  • Une méthode plus rapide pour les plantes qui se bouturent dans l'eau consiste à débiter en rondelles des branches de saule ou les broyer & faire tremper ce bois dans de l'eau pendant quelques jours. Retirez ensuite le bois & utilisez l'eau riche en salicyline pour le bouturage.

On peut enfin récolter des racines de ronce, les réduire en poudre & mettre à sécher. La poudre est utilisable comme l'hormone du commerce.