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photosynthèse continue

L'agrinature tend vers la pratique native d'agriculture n'utilisant que les ressources du vivant en son effort de néguentropie insufflée par l'injection constante dans l'écosystème Terre des photons que lui dispense maître Soleil, étoile moyenne de la galaxie.

deux chaînes trophiques

La nourriture des plantes est pour l'essentiel un triptyque constitué par l'hydrogène de l'eau, le dioxyde de carbone de l'air & par voie indirecte l'azote de l'air.  Utiliser toute l'eau & tout le soleil disponibles en un lieu tout au long de l'année est l'enjeu d'agrinature.

observante attention

Cela signifie que le seul intrant en cette pratique agricole est d'énergie solaire. De ce fait nous prendrons soin à observer que les plantes présentes puissent faire emploi autant que faire se peut de ces deux ressources données à tous. - la lumière solaire & l'eau des précipitations.

prélever part infime

Deux parts au moins de la production est destinée à la fabrication des sols & une part prélevée comme nourriture. Nous intervenons le moins qu'il est possible afin de laisser aux êtres vivants de l'écosystème champ toute latitude d'oeuvrer selon leur nature propre.

simplicité du complexe

Pour que ces êtres puissent exister, nous devons proscrire l'usage des substances de synthèse que le vivant ne sait pas métaboliser.  C'est la diversité qui assure l'ensemble des fonctions requises & ce par le moyen de la complémentarité biologique des êtres.

humus & sens pratique

Les notions de pédogenèse sont l'essence de l'agrinature : la Terre doit redevenir terreuse, refabriquer ses sols. A l'échelle d'un siècle l'agronomie envisagera une combinaison des deux pratiques. Des paysans, paysannes, chercheurs & chercheuses affineront des méthodes applicables à plus grande échelle & éventuellement des machines simples & légères. Celles disponibles ce jour sont trop complexes, trop pesantes sur le sol & de ce fait trop voraces en énergie.

projection en nutriments

Des petites parcelles sont le cas idéal car les lisières & bordures sont des points de grande richesse biologique & parce qu'il est besoin d'arbres pour garder & fabriquer le sol. La production locale permet aussi le retour, le "recyclement" de la matière organique pour l’auto-fertilisation.

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epistemology ecology economy of farm.

ec f rar eau éltschim.viv. ogm/mét.lourds scienc/empirism X

ec of f rareté de l'eau- les éléments du vivant - snow ogm métaux lourds science/empirique

rareté de l'eau

Selon les astrophysiciens, les comètes sont constituées surtout de glace & à cause du rayonnement solaire qui les atteint, cette glace contient des molécules organiques simples & peut-être même des acides aminés, constituants de base de la matière vivante.  Leur queue est causée par l'évaporation intense qui les affecte lorsqu'elles passent à proximité du soleil.

La Bretagne, portion périphérique de la Pangée, est le centre de gravité des terres émergées.  Si on regarde le globe depuis son antipode, l'hémisphère concernée ne présente pas de continent visible.  Si notre planète est couverte de mers à 70%, l'eau - salée & douce - ne représente en fait que 1% de sa masse.  Il semble que sa totalité fut apportée par des comètes après que la température de la Terre ait suffisamment décru après sa formation, pour que l'eau puisse y demeurer sans s'échapper dans l'espace interstellaire.

Cela signifie que notre planète est relativement sèche, que l'eau, élément courant dans l'univers, y est assez rare.  Les atomes d'hydrogène sont les plus simples atomes, formés dès le début & présents partout.  Ils sont le constituant principal du soleil, par exemple.  L’oxygène est d'apparition plus récente.  Il se forme dans les étoiles anciennes devenues géantes rouges, puis est éjecté lorsqu'elles explosent en supernova.

141115

 fusion H hydrogène 1 He hélium 2 C carbone 6 O oxygéne 8 Si silicium 14 Fe fer 26 / fission Au or 79 Li lithium 3

combustion de l'hydrogène - L'hydrogène est le carburant majeur des étoiles.  Sa fusion est le premier maillon de la chaîne de nucléosynthèse.  L’hydrogène brûle en donnant de l’hélium puis, d’autres réactions sont rendues possibles grâce à la température qui augmente. - combustion de l'hélium - Une fois l’hydrogène brûlé, le cœur de l'étoile est très chaud, ce qui autorise la transformation d'hélium en éléments plus lourds, la fusion de l’hélium en carbone. ­  Il y a de plus en plus contraction de la matière au centre. - La fusion du carbone s'amorce quand la température au cœur de l'étoile dépasse un milliard de kelvins, pouvant former du sodium, du néon ou du magnésium.  Les éléments sont crées petit à petit dans l’ordre figurant au tableau de Mendeleïev : les atomes d'oxygène fusionnent, produisant le phosphore & le silicium.  Puis apparaissent lors de cette phase un grand nombre d'éléments, tels que le chlore, l'argon, le potassium, le calcium, le titane, etc. - Une fois l'oxygène épuisé, se produit la dernière phase de fusion d'éléments au cœur de l'étoile : la fusion du silicium, pour former tous les éléments jusqu'au fer. - L'étoile brûle tous ses constituants les uns après les autres : hydrogène, hélium, carbone, oxygène, néon, magnésium, silicium, jusqu’à produire du fer en son noyau, corps le plus stable de l’univers.  L’étoile est à la toute fin de sa vie, elle s'effondre alors sur elle-même en implosant, & devient supernova.  C’est lors de cette explosion que tous les éléments plus lourds que le fer sont synthétisés, de nombreuses réactions de fusion & de fission partielle vont se produire & former les isotopes les plus lourds - le plomb, l'or, le platine, l'uranium, etc... - Il existe un autre phénomène : la spallation cosmique ou nucléosynthèse interstellaire, qui produit des éléments légers tels que le lithium & le bore par bombardement de matière par des rayons cosmiques.  Les rayons cosmiques hautement énergétiques brisent les atomes de carbone, azote & oxygène en atomes plus petits : lithium, béryllium, bore, hélium, hydrogène...  L'atmosphère terrestre subit des réactions de spallation nucléaire sous l'impact des rayons cosmiques.  Par ces trois modèles des nucléosynthèses primordiale & stellaire, & de la spallation, la présence de tous les atomes est expliquée. - edited from GéoWiki

- les éléments du vivant -

H hydrogène 1 - C carbone 6 - N azote 7 - O oxygène 8 - F fluor 9 - P phospore 15 -  S soufre 16 - Cl chlore 17 - I iode 53

Si silicium 14 - Na sodium 11 - Mg magnésium 12 - K potassium 19 - Ca calcium 20 - Fe fer 26 - Al aluminium 13

 

  1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
1 1 2 3 4 5 6 7 8 8 8 1 2 3 4 3 2 1 0
  Hydrogène Helium                                
2 3 4                     5 6 7 8 9 10
  Lithium Beryllium                     Bore Carbone Nitrogène Oxygène Fluor Neon
3 11 12                     13 14 15 16 17 18
  Natrium Magnésium                     Aluminium Silicium Phosphore Soufre Chlore Argon
4 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
  Kalium Calcium Scandium Ti V Cr Mn Fer Cobalt Nickel Cuivre Zinc Gallium Germanium Arsenic Selenium Brome Kripton
5 37 38 39     42         47 48 49 50 51 52 53 54
  Rubinium Strontium Yttrium     Mo         Argent Cadmium Indium Stannum Stibium Tellure Iode Xenon
6 55 56 57           77 78 79 80   82       86
  Cesium Baryum Lanthane           Iridium Platine Aurum Hydrargyrum   Plomb       Radon
7 1 2 1  2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5 6
  métaux m.alcalino- terres       m.de         non -métaux   m.pauvres métalloïdes halogènes   gaz
  alcalins terreux rares       transition                     nobles
  11 19                 79 80   50 51 7    
  sodium potassium                 or mercure   étain antimoine azote    

 

La ligne indique la période ou nombre de couches électroniques - orbitales.

La colonne indique la valence ou nombre d'électrons de la dernière orbitale.

Le numéro atomique est le nombre total d'électrons.

L'hydrogène, atome le plus simple, géniteur de l'eau, représente les trois quarts de la masse de l'univers matière.

La croix du carbone de valence quatre, coeur des cristaux & des molécules organiques est le centre des constructions & des combustions de charbon.

L'azote, gaz inerte - sans vie - de l'atmosphère, géniteur du nitre ou salpêtre, neutralise les excès de la chimie pour que la vie y naisse, caractérise les protéines, enveloppe protectrice des corporéités propres aux êtres "en vie".

L'oxygène, comburant des oxydations qui délient les atomes organiques en vue de leurs transformations & motions, lien chlorophyllien de réduction, construit entre les atomes précités pour bâtir les espaces de nos vies.

Le fluor est fondant.  Le phospore est lumineux.  Le soufre se consume.  Le chlore est vert.  L'iode est violet.  Le silicium est de silex.  Le sodium est la cendre d'une plante salée & le natrium, la roche des déserts de sel.  Le magnésium est tiré d'une pierre brillante, aimantée.  La kalium est cendre - Kali - ainsi que le potassium -ash.

Le calcium est un caillou courant.  Le fer est fort.  L'aluminium est amer.

L'eau & la matière du vivant sont des non-métaux - H C N O.  Les métaux vrais solubles - Na K - & les sels - F Cl I - sont essentiels au fonctionnement des cellules.  Les sols & leurs roches-mères sont constitués d'un métalloïde & du métal pauvre le plus léger - Si Al - du métal de transition qui est l'élément le plus stable - Fe - de métaux vrais terreux - Mg Ca - de métaux vrais - Na K - & des non-métaux - H C N O P S.

L'oxygène a lui seul représente en masse plus de la moitié de la croûte terrestre & plus de ses neuf dixièmes en volume.  Les métaux lourds - Hg Pb U Pu - sont toxiques.  L'amiante n'est pas un élément, mais un composé métamorphique de Mg Si O & H.  Dans la croûte terrestre on trouve surtout : O Si Al  Fe Ca Na Mg K Ti H P.

Les métaux forment un cristal qui s'ionise positivement, à la distinction des quatre autres catégories : les métalloïdes, la matière organique, les halogénes & les gaz rares.  Les métalloïdes sont intermédiaires entre métaux & non-métaux.  Les non-métaux s'associent entre eux pour former des macromolécules volatiles.  Les halogènes sont des corps électronégatifs qui forment des sel en association avec les métaux.  Les gaz nobles sont des éléments très stables qui réagissent peu avec les autres éléments.  L'hydrogène & l'hélium réunis constituent 99% de la matière dans l'univers.

Aux dires des données récentes de l'astrophysique, cette matière courante de l'univers, pour l'essentiel du gaz, ne serait qu'une fraction de sa composition totale.  Il comprendrait en effet deux tiers d'énergie sombre & un quart de matière sombre.  La matière solide en cet univers est donc une part infime de la part infime.  Les mêmes proportions apparaissent lorsque nous considérons les notions de temps en comparant l'âge de l'univers & celui de notre espèce, car temps & espace ne sont qu'une seule & même entité.

La matière visible est en cette description des proportions de l'univers, assimilée à l'énergie visible qu'émettent les étoiles selon le principe d'équivalence entre énergie & matière.  C'est cette lumière très justement qui rend visible le visible.  La matière qui nous péoccupe tant, est une fraction de fraction d'un univers lui-même fraction de ce qui l'entoure, & l'énergie, moteur de toutes nos activités, une fraction encore de ce que nous nommons réalité ou matière visible.

La visibilité pourtant ne suffit pas à voir, car elle demande de crôitre en conscience.  C'est là le sens de nos vies - découvrir ce que nous ne savons pas voir, ce que nous ne savons pas savoir.

Comme c'est le cas en science, cette croissance en conscience se doit d'être un apprentissage de groupe.  Les chercheurs ne trouvent pas par eux-mêmes, mais par communication, compilation, comparation, récapitulation & échanges.

Au centre de nos vies, l'imaginaire, le virtuel, le fictif est toujours le plus important.  L'argent a rejoint ce groupe des importants depuis qu'il est devenu virtuel le quinze août de 1971.  Nous sommes en train d'enfanter ce monde purement imaginaire.

141119 - 150123

 

- comme une pluie en stock - how snow feeds the streams of spring -  les neiges sont comme une pluie en stock pour le temps où elles se feront besoin -

brigitisis le 27/12/2014 :

Neige ici tout le jour, la première de l'hiver cette année...  Il la faut : pour la nature elle est très précieuse.

---

La neige protège les tendres pousses du vent, du froid & de la dessiccation.

Elle diffracte & magnifie la lumière d'hiver par ces plantes reçue.

L'azote de l'air dont elle est surtout constituée est comme injecté en le sol, bu par les bactéries qui en sont les habitantes.  Le vert brillant qui nous étonne toujours après la fonte, témoigne d'un nitrogène surabondant, parvenu à saturation en la feuille.

La neige déposée au fil de l'hiver sur les sommets enfin, par sa fonte progressive imbibera les sols au printemps pour abreuver la végétation en redépart de végétation, puis percoler en son surplus, avec la lenteur qui sied, vers les nappes aquifères mères des rus, ruisseaux, rivières & fleuves.

Le torrent qui cascade & chante la saison nouvelle nous conte les joies immémoriales d'être en vie, d'avoir une fois encore triomphé du froid sombre, la mort temporaire qui nous frappa lorsque le soleil touchait en sa course le point d'arrêt le plus septentrion.  Noël fut notre tentative collective à conjurer le destin, éviter que la tristesse des forces obscures ne nous frappe sans espoir.  La neige contribua à l'apparente mort hivernale.  Sa luminosité pourtant contredisait le message, annonçait déjà la fertilisation des plaines dont elle se porte garant.

150115

http://brigitisis.centerblog.net :

D'un phénomène technique, tu nous donnes des explications poétiques.

 

 

de la diversité, les plantes g.m., les métaux lourds

 

 

 

l'altérité nous désaltère : l'autre nourrit l'Un - les fous & l'herbe folle

 

Comment devenir riche si ce n'est en appauvrissant les autres?  Or je constate que je ne peux être - que dans une relation avec autrui.  Ainsi, l'être se perd dans le devenir.  Si toutes les fleurs étaient jaunes, le mot "jaune" n'existerait pas; nous dirions "couleur fleur": c'est la diversité des couleurs d'une prairie qui crée la beauté particulière d'un jaune.  C'est dans la multiplicité de ses couleurs que réside la beauté particulière d'une prairie.  Une tondeuse à gazon détruit nécessairement la beauté naturelle d'une prairie.  Le productivisme agricole; pour sa part, n'en a que faire.  La devise des hommes de bonne volonté & de tolérance pourrait être "'l'unité dans la diversité".  Elle est également &  surtout la devise de la nature observée comme un tout,  la devise de l'univers.  Lorsque toutes les prairies seront ou tondues ou productives, alors il sera temps pour moi de retourner sur la planète Mars.  La société de ce jour tend à séparer clairement les parcelles dévolues à la nature, à l'agriculture, & aux loisirs.  En Agrinature, nous pouvons concilier la beauté, la diversité & la productivité.  Il faut être bien fou pour ne pas aimer follement les herbes folles!

 

des tomates rouges en Antarctique - at war with nature

 

Au début de l'idée de fabriquer des plantes organismes génétiquement modifiés - OGM - les géniaux ingénieurs nous promirent de nourrir gratuitement les pauvres, faire pousser du blé au centre de gravité du Sahara & des tomates pour nourrir les bébés phoques sur la banquise antarctique.  Quarante ans plus tard, nous disposons de deux sortes de plantes OGM en agriculture, celles qui fabriquent d'elles-mêmes de l'insecticide; d'autres qui résistent à un herbicide & qui par conséquent seront autant que faire se peut désherbées au moyen du dit produit de synthèse.  En Amérique du sud, l'épandage est réalisé à ce que j'entendis, par avion.  Au réseau semences paysannes, le point de vue adopté est aux antipodes de ce mode de faire, se rapprochant de l'humilité du non-faire.  Les tomates sont des aliments Yin qui ne sont vraiment utiles au corps que quand il fait très chaud.  Désirer les adapter aux régions froides est œuvrer à l'encontre des règles de bonne nutrition.  Il est des mils en voie d disparition capables de végéter - c'est-à-dire, pour une plante, vivre - avec de l’ordre de trois cents millimètres d'eau.  Nous pourrons réhabiliter ces mils plutôt que de trafiquer les gènes des blés.  Je crois que le génie génétique peut avoir des usages en laboratoire, mais surtout pas en plein champ, car la poussière de spermatozoïdes qu'est le pollen vole à travers les continents & au dessus des océans de la même manière que du loess de l'Afrique déboisée retombe d'abondance en Eurasie, mouvement d'érosion là & sédimentation ici illustrant la phrase, "A ceux qui n'ont rien, le peu qu'ils ont leur sera ôté & ceux qui ont auront d'abondance."  En vue de reboiser les déserts, les transformer en bocages, nous commencerons par irriguer nos cœurs arides.  Nous savons que lorsque nous absorbons de la nourriture, le corps est capable parfois de subtiliser un peu de l'acide désoxyribonucléique - ADN - c'est-à-dire un peu du code génétique à cette même nourriture pour ensuite l'intégrer à son propre génome.  Cette capacité supplémentaire à la digestion ordinaire est une des voies parmi les nombreux processus qui contribuent aux phénomènes de coévolution des espèces.  Il explique par exemple que les habitants de l'Asie extrême digèrent mieux les protéines du soja, du fait que leurs ancêtres connurent de temps immémoriaux cette plante comme nourriture.  Une expérimentation fut menée de donner des plantes OGM à des souris pendant une période soutenue au détriment de leur santé.  Manger des plantes poussées parmi de l'herbicide ou produisant de l'insecticide ne semble pas une voie de raison.  Le plus grave en la matière à mes yeux est la mort du sol que ces pratiques induisent.  Nouvel arrivant en Limousin, je bus pour un temps l'eau de la source en amont de la ferme & faillis en mourir.  Les voisins, sachant ce qui s'y déversait par lessivage de leur jardin à chaque pluie, me laissèrent faire sans objecter, observant du coin de l’œil combien de temps je pourrais survivre à la potion amère.  Lorsque nous mesurons la productivité  des plantes OGM, nous la trouvons légèrement inférieure à celle des mêmes plantes au génome non modifié par introduction de gènes étrangers.  J'en déduis que les compagnies marchandes de semences & produits chimiques qui les fabriquent, jamais vraiment ne cherchèrent à réaliser ce qu'elles prétendaient faire : les plantes OGM en agriculture ne sont bénéfiques ni au producteur qui doit les acheter & ne pourra les resemer, ni au consommateur qui s'empoisonnerait à les manger, ni à la nature qui devra absorber la rémanence des substances de synthèse produites ou utilisées dans les modes de culture ad hoc.

 

  • Commentaires, Yann, 19/06/2012 :

    "Avec les ogm, les insecticides sont présents dans chaque cellule des plantes & cela représente des quantités 10 000 à 100 000 fois supérieures à l'hectare, par rapport aux insecticides traditionnels.  Les consommateurs en absorberont donc beaucoup plus." C. Bourguignon.
    On devrait utiliser l'expression "chimères génétiques" plutôt que ce sigle qui en fait joue le jeu.  Techniquement personne ne sait modifier un génome, tout ce qu'on sait faire c'est le violer brutalement : ce sont des infractions génétiques.  Comme tu l'as expliqué, tout le vivant échange constamment sa mémoire historique ("adn"), et aussi par le biais des virus.  On ne peut évidemment pas présenter cet accordage génétique parfait comme un argument pour le désaccord, à moins d'être inique.
  • Christine le 20/06/2012 :  Trop de mensonges, à la fois de la part des personnes en faveur des OGM, & de ceux qui se posent sn contre envers les OGM - les 2 partis se disputent à coups de mensonges médiatiques médiatisés.  A qui peuvent profiter toutes ces paroles fondées toutes sur la haine & le venin, la gloire pour chacun? le pouvoir? le totalitarisme des uns & des autres? la négation de notre libre arbitre?  Où demeure la paix?
  •  marssfarm le 20/06/2012 :   La première fois que j'ai ouï sur BBC channel 4 des personnes opposées à l'introduction d'un gène différent dans une cellule, je me suis dit en moi-même que les écolos étaient souvent réactionnaires, prompts au conservatisme.  Puis, en suivant le débat, fut évoqué le gène Terminator qui rend ces semences non reproductibles. J'ai compris lors que leurs promoteurs cherchaient surtout à faire de l'argent, rien d'autre.  Le réseau semences paysannes prend la question à l'inverse en donnant & échangeant les semences.  En fait je réalise que cet article est hors sujet du blog, puisque y sont repris les arguments d'une personne que je ne rencontrai pas.  La paix viendra lorsque je n'écrirai plus qu'au sujet de ce que je connais sans intermédiaire.
  • Yann le 20/06/2012 :  Aucun problème ici.  La haine du vice et la colère face à un vol sont des réactions saines & légitimes.  Il est effectivement aberrant d'être pour ou contre les chimères génétiques.  Il est par contre vital d'être lucide sur leurs tenants & aboutissants.

 

un fort à bras ! - epigenetics

Le coureur cycliste Lance Armstrong nous permettra de clore ce chapitre inopinément ouvert au sujet des chimères génétiques.  Il participa huit fois au tour de France & le remporta en sept occasions. Il avait l'habitude peu commune d'escalader la côte cheminant sur le mont Ventoux assis sur la selle de son vélo sans jamais s'en soulever, comme vous boiriez un thé au salon.  Je suggère que cet homme devrait être nommé docteur honoris causa en science, car par ses performances remarquables, il démontra la suprématie des gènes sur tout autre facteur que des hypothèses soulevées par d'autres chercheurs suggéraient - une éventuelle part active de l'épigénétique ou de l'environnement dans le déterminisme de nos capacités.  C'est en effet de ses aïeuls directs que l'homme Armstrong hérita des caractéristiques physiques & mentales hors du commun.  Louis son grand-père, fameux trompettiste noir américain sans doute lui transmit la vaste capacité pulmonaire qui lui permettait de pédaler vite & loin sans jamais s’essouffler!  Nous pouvons supposer aussi que Neil son père, premier humain à avoir jamais posé le pied sur la lune lui avait légué cette aptitude surhumaine qui lui était particulière à s'abstraire de la pesanteur qui d'ordinaire pèse sur nos épaules.  Ces deux traits de caractères sont nécessaires & suffisants il me semble pour confirmer le théorème énonçant que les victoires d'Armstrong s'expliquent avant tout par la haute qualité de ses gènes.

 

ps : Je reçois à l'instant un message m'indiquant que Lance, Neil & Louis n'ont en fait aucun lien de parenté - notre hypothèse s’effondre donc!

Pour revenir à un sujet plus proche de nous, j'observe chaque jour au jardin des convergences morphologiques entre plantes commensales d'espèces éloignées.  Lorsque deux plantes poussent ensemble au même endroit, elles tendent à se ressembler en ce qui fait penser à du mimétisme.  La forme de la moins adaptée aux conditions écologiques du lieu donné tend vers celle de l'autre.  Tout se passe comme si chaque environnement déterminait une forme qui lui correspond vers laquelle les espèces convergent.  Cette phrase cependant n'est pas complète, puisqu'il y a en même temps une diversité de formes. Chaque forme au sein de cette diversité obéit aux critères d'une niche écologique spécifique en le lieu considéré.  Nous sommes en présence de deux forces opposées.  D'une part la pression exercée par le milieu pousse les êtres qui l'habitent à la ressemblance & à l'inverse, le rôle particulier qu'une espèce va jouer en ce lieu la tire vers une différenciation.  Les personnes qui vivent proches se ressemblent aussi, mais notre perception forcément dans ce cas n'est pas vraiment objective. Pourtant, à la fin nous sommes frappés, parfois même effrayés de ces ressemblances.  Ce qui peut nous inquiéter en ce qui concerne les humains est dù au fait que d'une part, nous supposons exercer un relatif contrôle de la direction de nos vies personnelles & au constat que par ailleurs avec le temps des points de non-retour peuvent être franchis au fil de cette vie.  Dans la nature, le point de non-retour est fort rare.  Il se nomme apparition d'une espèce néo-formée.  D'abord, une sous-espèce se constitue, qui peut être nommée cultivar, variété, race.  Ensuite, si la différenciation s'accentue & dure, une nouvelle espèce naitra.  La frontière est franchie lorsqu'il n'y a plus compatibilité en matière de reproduction.  Pourtant, les humains parviennent à croiser avec succès même des espèces différentes.  Les dix espèces courantes de chêne en France s'hybrident tant qu'il est souvent difficile de trancher.  Un sylviculteur ou un scieur cependant savent les différencier au plan pratique.  Mêler éthique & génétique, voir dans la nature une projection de nos perceptions mentales nous procure une forme de satisfaction, de sens d'appartenir à un monde plus grand que nous.  Le faire nous fait entrer en un domaine dangereux & les membres émminents du RSP me montrèrent l'erreur de se laisser aller à ce travers.

J'en suis revenu donc à deux constats que je m'efforce de garder distincts.  D'une part, le monde qui nous héberge est toujours plus complexe que ce qu'il paraît.  D'autre part, le sens éthique en chacun est inné, & nous en trouvons confirmation dans le sens éthique de notre vis-à-vis.  Certes, l'expression en sera modelée par la culture d'un individu donné.  A l'inverse, un corpus commun à tous se révelle par confrontation des différentes cultures.  Le dernier constat qui pourrait annuler tous les précédents, c'est que même en matière de culture, les forces naturelles s'expriment.  Si des sociétés par le passé ont tolèreré l'inceste sans retenue, elles finirent par dégénérer du fait que la vie se manifeste avec plus d'intensité aux points de contact entre milieux qui diffèrent.  De toutes ces considérations, nous tirons deux points.  Ce qui nous scandalise surtout en matière de plantes GM ou chimères génétiques, c'est le vol d'un capital commun bâti par dix-mille générations d'agriculteurs au profit de quelques groupes financiers.  Ainsi que le montre la fin de cet article, les gènes que nous avions crus tout-puissants au siècle révolu riche de génocides fameux qui touchèrent les trois continents d'Afro-eurasie, ces gènes ne sont qu'une partie de l'expression de la vie.  La plus grande part de notre génome nous vint de virus.  Une grande part également nous fut léguée par des bactéries.  Si nous voyions cela, la peur des maladies en nous pourrait diminuer - sans abaisser toutefois la vigilance de rigueur!  Les gènes sont importants, mais les considérer en eux-mêmes n'a pas de sens.  Au regard de l'histoire de la planète, les fabricants de plantes GM ne seront qu'un instant fugitif.  Leur action ne sera pas sans conséquence, mais la vie est plus forte.

  • Commentaires de Yann  le 22.06.2012:  Au fait si on voulait respecter cette méthode de clairsemage, on pourrait aussi le faire pour le trèfle, chaque graine pouvant donner un buisson de quelque 40 cm de diamètre.

 

la bête de somme & l'agriculteur - Dmitri Mendeleïev

Pourquoi la connaissance scientifique a-t-elle toujours dix ans de retard sur celle des personnes de terrain?  Est-il besoin d'un scientifique pour nous dire que l'amiante ou le plomb sont des métaux lourds & toxiques de ce fait?  Dmitri Mendeleïev le déclara il y a un siècle & demi.  Lorsque l'industrie nucléaire sera enfin déclarée décadente, nous verrons des publications de science pour nous rappeler que l'uranium est lui aussi un métal lourd, savoir disponible dès l'origine.  Pourquoi les abeilles meurent?  Tous les paysans le savent.  Un apiculteur tenait des ruches auprès d'un champ.  Il demanda à son voisin au cas où il aurait voulu traiter le champ le matin de l'en avertir auparavant, afin que l'éleveur d'abeilles puisse tenir les ruches closes & protége ainsi les butineuses.  L'agriculteur traita un matin sans avertir l'apiculteur & les abeilles moururent toutes.  Elles aiment à boire la rosée sur les feuilles des plantes & ce matin là, la rosée était nourrie d'un cocktail d'insecticides dont la caractéristique première est d'affecter le système nerveux.  Cette histoire révèle que nous sommes au plan spirituel gravement malades.  Le spirituel est un commun ainsi que l'air, l'eau, le sol & l'énergie solaire.  Nous voyons de ce fait le lien entre la pollution des éléments dont notre corps est un agencement remarquable & la carence dans le domaine spirituel qui régit nos rapports à l'autre dont le corps social est tissé.  L'agriculteur sait & n'écoute pas son voisin.  Abruti par le ronron du tracteur, il n'entend plus la voix de l'homme.  Formaté par l'école agricole, il ne perçoit plus le signifiant dans les mots de ceux qui parlent.  Saturé par trop d'information, il ne sait plus distinguer le futile du vital.  Embarqué sur les rails de la technique, il oublie que son ouvrage touche au vivant & que le vivant est tout à la fois un & multiple - notion impossible à saisir par le mental rationnel.  Le scientifique aussi sait pourquoi les abeilles meurent, mais il justifiera son salaire en prenant le temps de le démontrer.  La démonstration prendra dix ans.  La décision politique qui devra en découler prendra dix ans encore.  En cela nous voyons que la modernité est un leure.  Nous sommes des bêtes & seule la conscience pourrait nous sauver.

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ecology of farming banal pouvoir du quotidien en éthique de vie

 

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Le lupin blanc se comporte au champ comme un soja.

 

Il craint le calcaire actif présent dans le sol & ne convient bien qu'en sol légèrement acide. - chapter 17

 

- banal pouvoir du quotidien en éthique de vie - 131223

 

Se laver les mains est un des plaisirs simples de la vie.

 

Adolescent, il inventa une méthode pour les laver d'un verre d'eau.  Ouvrez le robinet d'eau froide juste un peu quelques secondes pour humecter vos mains.  Saisissez le savon un instant, puis reposez-le sur un point sec, drainé.  Savonnez-vous environ une minute, chaque main massant avec soin toutes les anfractuosités de l'autre.  Ouvrez à nouveau un mince filet d'eau pour vous rincer.  Rincez aussi le bouton du robinet, y versant un peu d'eau d'une main avant de le fermer.  Ainsi le savon demeure sec.  Ainsi le robinet demeure propre.  Dans la nature, on peut utiliser une bouteille glissée entre les genoux fléchis en la position d'un skieur de descente.  En se relevant doucement, l'eau coule de la bouteille sur les mains.  Dès que l'on fléchit à nouveau la position, elle cesse de couler.

 

Ces deux méthodes simples nous permettent de nous laver les mains avec le minimum d'eau qu'il est possible.  En son âge de raison le plus précoce, il éprouva le besoin de les définir selon cinq motifs simples.  Le souhait tout d'abord d'accorder nos actes à nos pensées pour que la vie garde sa cohérence, retrouve le naturel qui lui échoit.  Les petits gestes du quotidien sont importants à cet égard puisque nous les répétons toujours, qu'il nous est de ce fait aisé de les accomplir avec conscience & d'en améliorer notre pratique ce faisant.  Il apparait enfin qu'ils importent au plus haut point lorsque nous mesurons l'impact de la somme de ces infimes actions de chaque jour par tout le monde.

 

Les définir le faisait accéder à l'éthique, lui permit d'entrer en un comportement adulte, lui donnait d'offrir un service simple à la communauté des humains en leur relation à la nature, & dessinait déjà la ligne de conduite de nos vies à venir.

 

 

 

 

 

 

une prairie céréale assez pauvre en ce printemps 13 devant une terrasse que l'eau reconstruit - chapter 10

 

- recycler les métaux & autres substances de synthèse - 140117

 

Merci de vos commentaires de ce blog.  S'ils sont de paroles justes, riches, fertiles, ils seront ici édités, car en la tradition orale, nous avons besoin d'un répondant pour élaborer notre pensée.  Hors de ce dialogue, les êtres des bois dont je fus dès la naissance - la soucoupe venue de Mars tomba en un bosquet - agissent sans pensée, ce qui mobilise cent fois plus de neurones que la vie en la cité des corruptions du corps & de la tête.

 

En suite d'une journée passée à déambuler sur un terrain de sol, au soir à la veillée, ils palabrent, élaborent des plans tirés aux étoiles.  Le groupe exprime son consensus, crie que ce qu'ensemble ils ressentent sera.

 

Le dialogue est un échange entre deux, qui se réverbère dans le cercle autour du feu.  Le foyer de centre gris active, attire la langue de feu, l'esprit descendu sur la tête du sourd.  Les chefs naturels seront les zèbres, hypersensibles, égocentrés jusqu'à qu'ils réalisent.  Fukuoka me donna force & douleur.  J'acceptai la flamme transmise.

 

L'avenir est de nos paroles à venir, car la vibration crée.

 

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Lorsque j'étais enfant, les surfaces que volent les autos me scandalisaient : tant de parkings, routes & bas-côtés où j'aurais pu planter des arbres ou semer des carottes !  C'était un temps où l'essence fleurait le plomb, les freins exhalaient de l'amiante & l'électricité prospérait en uraniums.  La question que posent les industries réside surtout en leur usage des métaux lourds qu'il est toujours difficile de recycler & des substances de synthèse que par définition même la vie se refuse à reprendre sans dommage en les circonvolutions de ses cycles.  Elle les reprend avec dégats.

 

Le carbone n'est pas un toxique.

 

A la modification des climats les espèces du vivant s'adapteront ainsi qu'elles le firent depuis quarante millions de siècles.

 

Pourquoi lors nous préoccupper surtout en ces deux questions ?

 

Ils sont les signes que nous ne saurions échapper au destin de progrès que nous voulons écrire.  Progrès signifie avancer.  La pollution de l'atmosphère & le réchauffement du globe qu'elle induit pourront engendrer d'autres migrations, des inversions en matière d'économie, des transformations en géopolitique.

 

Par nature mon corps n'aime pas les polluants & c'est là l'idée surtout qui me guide & me guida.

 

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Notre quête des maîtres est une voie de recherche vers le maître intérieur, le seul valable.  Fukuoka était de cet avis & rejetait la spiritualité formalisée.  Cela nous évoque Krishnamurti.  Dans le blog, nous entendons les maîtres au sens des arts martiaux, au sens d'un ou une centrés qui possèdent la maîtrise d'un art de la vie & partant, peuvent le transmettre.  Je crois à la transmission directe de personne à personne à la manière qu'utilisent les virus & bactéries, nos ancêtres.

 

Fukuoka me mit en garde mais sur ce point, je ne l'écoute point & j'écris des textes de spiritualité dans  le blog.  Les ignorer serait de la part du lecteur obéir à l'injonction de Masanobu, l'ami.  Ils me sont une protection que j'utilise en invoquant ce qu'il m'interdit de dire, exprimant qu'en fin d'histoire le but de toute démarche sera, réaliser notre être.  En ce sens les deux messages - le sien & le mien - auront passé.  A qui est repus, le met semble superflu.

 

 

 

- un régrès de technologie - 140210

 

Les ingénieurs conceptualisent les automobiles selon trois fonctions de lignes divergentes

 

- comme véhicule,

 

comme espace d'habitation

 

& comme objet de représentation en la société.

 

En la satisfaction des deux derniers aspects, le poids de l'objet se voit accru, ce qui est contradictoire de la fonction première officiellement déclarée, se déplacer avec célérité & en une modeste dépense d'énergie.

 

Il y a cinquante ans les voitures pesaient environ une tonne.  Leur poids moyen tend désormais vers un doublement de cette masse qui était déjà fort excessive compte-tenu du peu qu'elles transportent - une personne, parfois deux, plus quelques kilogrammes de bagage.

 

Il s'agit à l'évidence d'un régrès technologique ou pour être plus précis

 

de la soumission de nos technologies & techniques à notre part irrationnelle,

 

puisque c'est l'irrationnel qui fait commerce.

 

 

 

1.6.4 - bleues, rouges, brunes, vertes

 

Les premiers êtres vivants à réaliser la photosynthèse furent des bactéries apparues il y a quatre milliards d’années environ.  Un demi milliard d'années plus tard, apparurent des êtres aquatiques, les cyanobactéries, appelées aussi algues bleues.  Ce ne sont pas des algues, mais des organismes unicellulaires sans noyau.

 

Les algues rouges ou rhodophycées sont des espèces presque toutes pluricellulaires, marines, vivant fixées aux rochers ou aux coquilles des mollusques presque exclusivement dans les eaux salées.  Elles ne contiennent que de la chlorophylle A & d’autres pigments.  Le groupe comprend la duse ou goémon à vache, la mousse d'Irlande & les trente espèces du genre Porphyra, dont oni-amanori Porphyra dentata, asakusa-nori Porphyra tenera, susabi-nori Porphyra yezoensis & l'algue rouge comestible Porphyra perforata.  Au sous-embranchement des floridées appartiennent les genres Gelidium, Pteroclaida & Glacilaria dont on extrait l'agar-agar ou gélose kanten, l'équivalent végétal de la gélatine.

 

Les algues brunes ou phéophycées sont des espèces à la structure nageuse vivant dans la mer, en eau douce ou sur le sol humide. Elles pourraient être à l’origine du règne animal.  Leur pigment dominant est la phycobiline qui leur donne une coloration vert olive brunâtre ou marron qui leur permet d’utiliser la lumière solaire diffuse en profondeur sous l'eau.  Le thalle du varech Macrocystis pyrifera peut atteindre jusqu'à 70 mètres de long.  Elles vivent dans les mers froides & tempérées fixées au fond rocheux à l'exception des sargasses qui prolifèrent dans les mers chaudes.  Plusieurs espèces présentent des vésicules remplies d’azote qui leurs servent de flotteurs.  Le Fucus vesiculosus & le Fucus serratus sont abondants sur les rivages des mers.

 

Les algues vertes ou chlorophycées vivent surtout dans les eaux douces ou saumâtres y compris les mares temporaires. Il en est qui atteignent un mètre. Elles comptent des espèces terrestres.  Répandues dans le monde entier, on pense que les algues vertes sont à l’origine des plantes supérieures & terrestres. Leur pigment dominant est la chlorophylle.  De formes & tailles variables, elles peuvent être microscopiques unicellullaires comme la chlorelle, Chlorella vulgaris utilisée comme complément alimentaire, ou pluricellullaires, en forme de lames plates, comme la laitue de mer Ulva lactucabien connue des pêcheurs à pied & consommée en salade dans les pays nordiques.  D’autres sont en forme de filament, comme Enteromorpha intestinalis.   Ces algues qui vivent dans des eaux peu profondes prolifèrent en présence de pollution organique ou de nitrates, se multipliant au point de provoquer des marées vertes.  Elles sont de ce fait connues comme de bons indicateurs de pollution par les nitrates.

 

Dans le groupe des protocalles on trouve des algues aux cellules isolées qui couvrent d’une poudre verte l’écorce des arbres, la surface des roches ou vivent en symbiose sur le poil de certains animaux comme les paresseux.

 

Le groupe des confertales comprend des algues dont les cellules sont groupées en filaments linéaires ou ramifiés, parfois en thalle lamelleux comme l’Ulva laitue.

 

Les siphonales sont caractérisées par leur thalle formé d’une seule cellule allant d’un bout à l’autre de la plante sans cloisons avec de très nombreux noyaux & chloroplastes.

 

La reproduction des algues vertes est à la fois asexuée & sexuée.  Dans une population d'apparence homogène, il est des individus haploïdes & d’autres, diploïdes.  La plupart des algues vertes ont une saveur délicate très appréciée en Asie, fraîches ou séchées.  Elles peuvent être incorporées dans les soupes, les salades & les pains, servies avec le poisson ou le tofu ou utilisées en infusion.

 

Les laitues de mer - Ulva lactuca Ulva fascuata - ressemblent à des feuilles de laitue.  Au Japon, elles sont séchées & pressées en feuilles minces à l'apparence de papier nommées nori qui sert pour enrouler du riz & du sushi.  On le fait aussi griller pour l'utiliser en flocons à saupoudrer.

 

Les caulerpas, appelés raisins de mer à cause de leur forme ont aussi un goût de laitue, mais ressemblent à des vignes sous-marines avec une alternance de projections qui ressemblent à des feuilles & des grappes vertes qui ressemblent à des raisins.  Ce sont les plus gros organismes unicellulaires au monde : toute la grappe & son feuillage ne forment qu'une seule cellule.  Pour la récolte, il faut prendre l'ensemble, si vous ne récoltez qu'un seul raisin, il va se vider de son contenu cellulaire.

 

Les characées par certains traits se rapprochent des algues vertes mais ressemblent aussi à des plantes plus évoluées comme les mousses.  Plusieurs botanistes préfèrent en faire un groupe à part.  Les organes reproducteurs femelles visibles à l’œil nu, ne contiennent qu’une seule cellule.  Les organes mâles, de taille semblable, sont arrondis, de couleur rouge & produisent plus de trente-mille gamètes microscopiques.  Sans fleurs, elles vivent dans les eaux claires, y constituant une zone de végétation comme une prairie submergée jusqu’à quinze mètres de profondeur sur le fond vaseux ou sableux des lacs, des étangs & des anciennes carrières inondées ou même dans les eaux saumâtres, ancrées au fond par des filaments jouant le rôle de racines.  La tige dressée porte des verticilles de rameaux très courts garnis eux-mêmes de rameaux minuscules incrustés de carbonate de chaux qui les rendent rudes au toucher comme des prêles que leur forme évoque.

 

  unicellulaires chlorophylle marines littorales lacustres terrestres comestibles
bactéries procaryotes parfois          
cyanobactéries procaryotes chlorophylle          
algues rouges parfois A fixées   parfois   parfois
algues brunes   secondaire flottantes fixées parfois parfois  
algues vertes parfois principale   littorales lacustres terrestres souvent
characées   principale   parfois lacustres    

 

 

 

bactéries chlorophylle unicellulaires procaryotes / cyanobactéries chlorophylle procaryotes / algues rouges fixées marines, parfois comestibles, unicellulaires ou lacustres / algues brunes fixées, flottantes marines, parfois lacustres ou terrestres / algues vertes littorales lacustres terrestres en thalle ou unicellulaires souvent comestibles / characées lacustres, parfois littorales

 

 

 

1.6.5 - celles qui font notre mère la terre - the greenhouse effect

 

L'effet de serre sur terre est un de ces phénomènes qui permettent la vie sur l'orange bleue, comme la taille précise de notre planète, sa distance particulière au soleil & son gros satellite qui stabilise les saisons & déclenche les pluies.

 

Le rayonnement solaire contient de la lumière visible, des infrarouges & des ultraviolets.  Les ultraviolets trop dangereux sont filtrés par la haute atmosphère.  Les infrarouges sont absorbés par l'atmosphère.  La lumière visible & des ultraviolets d'énergie modérée atteignent le sol & le réchauffent.  Le sol a son tour chauffe l'air.  Cette chaleur est un rayonnement infrarouge.  Des ultraviolets sont émis aussi qui sont réverbérés par l'atmosphère & ainsi piégés pour tenir chaud à notre planète.  C'est le même processus qui se produit à travers une vitre au soleil & dans une serre de verre.

 

Quand le ciel est nuageux le jour, moins de rayonnement chauffe le sol & ses objets & c'est pourquoi il fait alors moins chaud.  A l'inverse, par une nuit claire, moins de rayonnement émis par le sol & ses objets est réverbéré & c'est pourquoi les nuits claires sont froides à la fin.  Sur Vénus où il n'y a plus d'atmosphère, il fait plus + 200°C le jour & - 200°C la nuit.  Les gaz naturels de l'effet de serre sont le dioxyde de carbone & la vapeur d'eau.  Les activités humaines leur surajoutent un excès d'oxydes de carbone, ainsi que des oxydes d'azote, de soufre & du méthane.

 

L'énergie solaire disponible au sol est de l'ordre d'un Kilowatt par mètre carré aux heures centrales du jour.

 

Les cellules photovoltaïques savent en capter dix pour cent.

 

Les plantes dans leur croissance naturelle en captent un pour cent, mais il s'agit d'une moyenne,

 

car en conditions optimales, elles sont capables d'utiliser à la photosynthèse jusqu'à trente pour cent de la lumière reçue.

 

L'usage le plus simple du rayonnement solaire est bien de le transformer en calories à travers une vitre pour le chauffage de l'air d'une maison ou de l'eau d'un chauffe-eau.  Transformer un rayonnement diffus en vecteur électrique canalisé dans des fils de métal n'est pas aisé & c'est pourquoi le rendement des cellules photovoltaïque est faible.

 

Les plantes le savent qui utilisent instantanément cette force électrique, la convertissant en énergie chimique un peu à la manière de ce qui se passe en une pile rechargeable ou une batterie électrique.

 

La phrase est fausse pourtant : les plantes savent bien plus que cela même puisqu'elles transforment

 

cette lumière donnée par le soleil après filtration par l'atmosphère en

 

de la vie, du vivant, de la bouffe, du glucose, des mets, de la saveur,

 

des êtres, des arbres, des chalets, des paysages, des pays, des contrées, des terres, des territoires,

 

des climats, des destinations, des futurs, des futurs simples, des espoirs, de la beauté, du beau,

 

des béquilles aux âmes déçues, l'oubli des âmes perverses, des cultures, des mémoires, des lieux de vie,

 

des sols vivants, des croissances sans fin, des chaînes alimentaires, de l'humus or des montagnes,

 

des partages, des banquets, des lieux communs, des communs, des biens, le bien commun, des ouvertures,

 

des jardiniers, des humains, Hanuman, des virages, des montagnes, des littoraux, des abandons, des visages,

 

de l'ombrée, du parfum, l'aquilon, l'échange, le dire, les cinq sens, la sensibilité, la lumière d'intellect, le jour d'ouverture,

 

le don de partage, le prix du compromis, l'effacement des peines, l'oubli des désirs, la perte des repères, la joie recouvrée,

 

le rire sans raison, la rime qui claque, la perte définitive, la défaite sans confetti, la prière offertoire,

 

la parole de réconfort, la confrontation inéluctable, l'amour des siens, le support des nécessiteux...

 

La liste de ce que fabriquent les plantes & les algues à partir de la lumière reçue sur terre est sans fin, puisqu'elles élaborent tout ce qui est sur notre planète, y compris le climat.  A résoudre les problèmes que nous créâmes, elles offrent mille solutions.  Verdissons la terre !  Bannissons les machines inutiles, soit les neuf dixièmes d'entre-elles.  Oublions les mots menteurs tels que mauvaise-herbe.  Les plantes sont celles qui font notre mère la terre puisque par photosynthèse elles édifient & renouvellent tout ce qui existe dans les océans & sur les continents.

 

Ce sont elles aussi qui élaborèrent les roches calcaires, soit la moitié des roches visibles sur terre.

 

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Un coccolithe -du grec ?????? – pépin - & ????? – pierre - est une plaque constituée de carbonate de calcium.  Les Coccolithophores sont des algues unicellulaires qui ce jour vivent principalement dans les régions froides comme le Canada.  Chaque algue ou coccosphère est entourée d’un test de forme sphérique de 5 à 35 µm de diamètre environ, constitué d'un assemblage de plaquettes calcaires appelées coccolithes.  A la mort de la cellule, le squelette tombe vers le fond où les coccolithes se dissocient & s'accumulent. Ils sédimentent dans la colonne d'eau pour former une roche calcaire.  Le calcaire est une roche très courante sur la terre, couvrant plus de la moitié de la surface émergée de notre planète. - edited from different texts.

 

 

 

1.6.6 - une photosynthèse de quatre milliards d'ans -

 

Les cyanobactéries ou cyanophycées sont des êtres unicellulaires qui savent former des colonies (5), leur apparition sur terre (7) date d'environ trois milliards d'années au moins.  Au cours des temps géologiques, leur photosynthèse a produit des quantités d'oxygène colossales, au point d'en enrichir suffisamment l'atmosphère pour permettre la respiration des animaux.  Elles comportent au moins deux mille espèces, regroupées en cent cinquante genres connus.  Chaque cellule a une taille de quelques millièmes de millimètres, mais en proliférant elles teintent fréquemment l'eau, & les colonies (5) de quelques espèces sont parfois tellement grandes qu'on les discerne à l'œil nu.  Les cyanobactéries sont très tolérantes vis-à-vis des conditions extrêmes & présentes dans tous les milieux terrestres ou aquatiques.  Il existe des espèces thermophiles qui vivent dans des eaux dont la température atteint septante cinq degrés Celcius.  Les spirulines sont un genre de cyanophycées.

 

Anabaena & Anacystis vivent dans les eaux des étangs & des lacs eutrophes, c'est-à-dire riches en éléments nutritifs.  Occasionnellement, ces espèces se multiplient rapidement pour former ce que l'on appelle des fleurs d'eau.  Lorsque ces organismes meurent, ils libèrent de grandes quantités de matière organique qui stimule la croissance des bactéries chimiotrophes* lesquelles vont rapidement épuiser l'oxygène dissous dans l'eau, entraînant sa dystrophie & la mort des poissons.

 

Les prochlorales sont très proches des cyanobactéries, mais en diffèrent en ce qu'elles ne possèdent pas de phycobiline, & contiennent une chlorophylle b.  On ne connaît que deux genres de prochlorophytes.  Plochloron vit en symbiote dans la cavité cloacale d'ascidies coloniales marines.  Prochlorothrix n'est connu que dans quelques étangs hollandais.

 

Bien que procaryotes, les cyanobactéries ont un système photosynthétique proche des végétaux chlorophylliens.  Elles possèdent de la chlorophylle a & le photosystème II & de même que les algues rouges, des phycobiliprotéines (2) comme pigments accessoires.  La plupart sont des photo-litho-autotrophes* obligées.  Cependant, dans l'obscurité, il est des espèces qui se comportent comme des chimio-hétéro-trophes* en oxydant le glucose & d'autres sucres.  En condition anaérobie, Oscillatoria limnetica oxyde le sulfure d'hydrogène au lieu de l'eau & réalise une photosynthèse anoxygénique comme les bactéries vertes photosynthétiques.  Les cyanobactéries présentent une grande variabilité de métabolismes.  Leur pigment bleu-vert est la phycocyanine.  Il est des espèces rouges ou brunes du fait d'un pigment rouge (2) : la phycoérythrine.

 

En cas de déficit d'ammoniaque ou de nitrate dans l'eau - deux formes dissoutes d'azote - beaucoup de cyanophycées sont capables de capturer l'azote de l'air (3) & l'utiliser pour leur croissance.  Le phosphore est alors l'élément qui, par sa présence plus ou moins abondante, règle leur croissance. Environ 10 % de leurs cellules synthétisent une paroi épaisse, se débarrassent de leurs pigments & synthétisent une nitrogénase fixant l'azote.  Les hétérocystes, grâce à leur structure cellulaire transformée, fonctionnent en anaérobiose, même en présence d'oxygène, se consacrant entièrement à la fixation d'azote (3), fourni aux cellules adjacentes sous forme de glutamine.  Sur la terre des jardins, le matin quand la rosée est abondante, on peut voir des sortes de petits grains bleutés.  Les jardiniers les nomment crachats de lune & les apprécient pour la fertilité qu'ils procurent, sans savoir souvent qu'il s'agit de cyanobactéries du genre Nostoc & que celles-ci apporteront à la terre l'azote (3) qu'elles ont fixé.

 

Leur ancienneté (7) leur permit de coloniser tout le globe, les eaux salées, saumâtres ou douces, la terre, les milieux extrêmes comme les glaces, les geysers & les sources ferrugineuses.  Elles se plaisent particulièrement dans les eaux douces eutrophisées, trop enrichies en nutriments, ce qui provoque un fort développement d'algues.  Beaucoup d'entre elles disposent d'une particularité très utile, une vésicule à gaz (1) à l'intérieur de leur cellule pour réguler leur flottaison & ainsi leur niveau dans la colonne d'eau pour se protéger d'un éclairement solaire excessif.  Près du sédiment, elles trouveront une plus grande abondance de sels nutritifs, & en surface, plus d'éclairement & d'air dissous.  Du fait de leur flottaison réglable (1), leur répartition dans la colonne d'eau est très variable.  Selon les espèces elles la colonisent toute entière, font l'ascenseur plus ou moins régulièrement, stationnent à un niveau intermédiaire, ou demeurent en surface, poussées par le vent pour s'accumuler sur un bord du plan d'eau.  Lorsque les conditions du milieu ne conviennent plus, elles peuvent entrer en dormance (6), en attente d'une reviviscence lorsque les conditions redeviendront meilleures.

 

Plusieurs caractéristiques des cyanobactéries leur confèrent un avantage souvent décisif dans la compétition avec les autres groupes du phytoplancton :

 

  • elles peuvent migrer verticalement dans la colonne d'eau (1), & profiter ainsi alternativement de la lumière en surface & de la richesse à proximité du fond ;
  • elles possèdent, outre de la chlorophylle, un pigment rouge (2) permettant de mieux capter l'énergie lumineuse qui pénètre dans la colonne d'eau ;
  • une part d'entre-elles savent fixer & utiliser l'azote atmosphérique (3) lorsque le nitrate & l'ammoniaque viennent à manquer dans l'eau ;
  • elles produisent des toxines (4) qui découragent les brouteurs potentiels du zooplancton, qui pourraient les ingérer;
  • en se groupant en colonies (5), elles obtiennent le même résultat, se présentant en masses trop volumineuses pour être broutées ;
  • lorsque les conditions de milieu ne leur conviennent plus, elles entrent en dormance (6) pour générer ensuite les populations à venir.

 

Par ces diverses adaptations (7), elles ont résisté aux aléas des temps géologiques.

 

 edited from a memo by Michel Merceron - 140420

 

* photo = la lumière / * litho = le minéral, désigne ici le CO2 / * trophe = se nourrir / *chimio = substance chimique.  Les autotrophes se nourrissent de minéral au moyen de l'énergie solaire ou d'une énergie chimique.  Les hétérotrophes se nourrissent de molécules organiques déjà constituées.  La chlorophylle permet la photo-autotrophie.  Il est des bactéries & des archéobactéries chimio-autotrophes, dont la seule nourriture est chimique.  Chemo-autotrophs include the sulfur-oxidizing gamma & epsilon proteobacteria, the aquificaeles, the methanogenic archaea & the neutrophilic iron-oxidizing bacteria.  * Photo-litho-autotrophs use light as an energy source & CO2 as their sole source of carbon.  * Chemo-heterotrophs obtain energy from the oxidation of organic compounds, use it in the synthesis of organic molecules.  * Chemotrophs are organisms that obtain energy by the oxidation of electron donors - organic or inorganic molecules - in their environment, in contrast to phototrophs, which utilize solar energy. - edited from Wikipedia

 

 

 

- le temple & l'idiot - active contemplation - un phytotron & un aquarium -

 

Les écologistes lancent l'alarme de l'intoxication du phytotron qu'est notre planète.  Vous pouvez réaliser un phytotron très simple.  Il vous est besoin d'une ou plusieurs plantes dans du terreau & d'un aquarium de verre sphérique.  Arrosez le pot normalement, puis retournez la cloche de verre sur l'assiette qui le porte.

 

La plante peut vivre ainsi sous cloche fort longtemps. Le carbone qui la nourrit sera fourni par les bactéries qui décomposent l'humus du terreau & par la respiration d'un éventuel lombric ou de quelques collemboles.  L'eau évaporée par le sol sous l'action de la lumière & transpirée par la plante sous l'effet de la chaleur, se condense sous la cloche & retourne ainsi à la terre.  Les parties trop âgées de la plante s'élagueront, retournant par ce moyen au substrat du sol aussi.

 

La Terre est un phytotron.  Tout toxique introduit dans son écosystème y est recyclé.  La probabilité ainsi qu'il se retrouve un jour dans nos estomacs est élevée.

 

Au temps de notre jeunesse, quand les lieux de nature étaient encore vivants, nous pouvions aussi fabriquer en un aquarium l'écosystème aquatique le plus simple.  Rechercher pour ce faire en une mare un petit poisson & un algue verte.  Nous déposons au fond du récipient de verre du sable de rivière.  Le poisson se nourrit de l'algue qui prospère par la lumière indirecte venant de la fenêtre proche.  Les déjections du poisson fertilisent le sable pour que la plante se développe.  L'algue fournit à l'eau l'oxygène que respire le poisson.  Le poisson en son activité restitue à l'eau le gaz carbonique dont la plante se nourrit.  L'eau se charge également de gaz carbonique atmosphérique dissout qui permettra à l'algue une croissance plus rapide que ce que le petit poisson n'en consomme.

 

La mer est un aquarium.  Tout toxique introduit dans son écosystème y est recyclé.  La probabilité ainsi qu'il se retrouve un jour dans nos estomacs est égale à 1.

 

Les toxiques sont de deux ordres : des métaux lourds - qui comptent en leur groupe les radioactifs naturel - tout d'abord que leur masse gardait en sous-sol & que les humains sont capables d'extraire - des molécules de synthèse ensuite qui, même lorsqu'elles sont produites en imitation de substances naturelles possèdent un caractère chimique.  Les molécules organiques en effet sont de type gauche uniquement, tandis que les synthèses produisent en parts égales des molécules des deux types, images dans un miroir l'une de l'autre & dont la moitié est étrangère au monde vivant.

 

La capacité d'adaptation du vivant est infinie & de ce fait notre planète qui en est parvenue à sa mi-vie, n'est pas en danger.  En revanche, il apparait par cet illustration que nous fournit le phytotron que si nous intoxiquions notre milieu plus vite que sa capacité d'auto-épuration, nous moissonnerons au bout d'un temps donné, des maladies & partant, un déclin progressif de notre vitalité.

 

Nous pouvons émettre de ce fait l'hypothèse que la civilisation d'occident qui inventa la plus grande part des sources de pollution se trouve en ce qui la concerne réellement en grand danger.  Le faible nombre de la jeunesse en Europe & l'incapacité des décideurs politiques à lui offrir des perspectives sont des signes clairs & persistants de ce symptôme.  La Chine & le Japon de faible taux de natalité aussi & fameux pour un usage grandiose de toutes les technologies, peuvent être inclus dans ce groupe des peuples nordiques trop industrieux.  Les américains du nord semblent s'y rattacher également.

 

L'excès d'industrie - au sens d'une activité mentale qui nos pousse à faire tant & plus de nos mains - se rattache au faire.  Travailler est utile pour peu que cette activité ne s'équilibre par des contemplations & méditations au moins pour part égale en temps ou en intensité ou les deux, aux temps & efforts consacrés à l'ouvrage.

 

Le non-faire survient lorsque nous agissons en un être - une façon d'être - de méditation ou pour le moins en contemplation de ce - le milieu - qui nous entoure & nous accueille.  "La terre est un temple.  Mon mental sait se faire silence." se dit lors le méditant.

 

130331 - 150116

 

- sans apport extérieur autre que la lumière du jour -

 

A l'instar du phytotron, écosystème simplifié, nous pouvons réaliser un aquarium sur le même modèle.

 

L'aquarium doit être assez grand pour un petit poisson d'eau douce & une algue de mare sera plantée dans le sable déposé au fond du bocal.  Le petit poisson se nourrit de l'algue & ses déjections fertilisent à leur tour le sable.  La photosynthèse de la plante oxygène l'eau pour que le poisson y respire.  L'eau contient naturellement assez de carbone dissout pour que l'algue puise l'y puiser sa substance première.

 

Si les proportions entre le volume de l'aquarium & la taille du poisson sont justes, le système peut fonctionner longtemps sans apport extérieur autre que la lumière du jour, si le bocal est situé près d'une fenêtre.

 

130804

 

- respirer enfin en premier de l'air normal !

 

Nous achetons de l'eau de source en bouteilles de matière plastique.

 

C'est dire le souci que nous prenons d'une pureté minimale de ce que nous ingérons.

 

En ce qui concerne l'air que nous devrons inspirer, nous sommes en revanche moins pointilleux...

 

L'automobile fut inventée en un temps - il y a deux siècles - où elle était seule sur la route.  Lors, le tuyau d'échappement des gaz de combustion fut - c'est judicieux - disposé de manière à ce que les fumées soit disséminées à l'arrière du véhicule.

 

Ce jour, nous voyons la plupart des voitures disposer de quatre sièges au moins, bien que le plus souvent elles ne transportent qu'une seule personne.  Si nous étions plus précis, nous dirions qu'elles ne transportent personne, puisque le seul passager en est le conducteur qui se transporte de ce fait lui-même.  Nous pourrions en l'occurence les nommer ego-mobiles.

 

Il semble pourtant que les constructeurs de ces autos feignent de ne pas prendre note du phénomène, puisqu'ils semblent devoir s'entêter à attribuer à jamais quatre places au moins aux véhicules qu'il fabriquent.  Ce jour donc, nous voyons la plupart des ego-mobiles défiler en file indienne & l'échappement de l'un de ce fait rejetté au nez des conducteurs passagers de ceux qu'il précède.

 

Compte-tenu de cette conformation du trafic, seul le premier chauffeur respire de l'air normal,

 

de l'air frais non mêlé de gaz brûlés ...

 

C'est pour cette raison que je roule si vite : afin d'être le premier de la file ... (!)

 

130311

 

- brillance du solstice - a power -

 

Quelques heures avant de toucher le jour le plus court, la nuit la plus longue, fin d'une année, d'un temps, à en croire la beauté des bourgeons en attente, en devenir, fin & début, nous confirme la vie toujours présente sous-tendue, même si d'apparence le végétal offre, sommeil, sa gestation pour honorer l'an neuf.

 

Douceur, brillance tout en rondeurs, forces contenues ou avec piquant la nature attend sereine, confiante, la prochaine saison d'affirmer en multitude d'expressions la ronde des astres.

 


Geb - NoutTERRE d'expérimentation, site d'observation, de préservation et d'échange -http://www.gebnout.fr - Baffour 43160 La chaise Dieu

 

- yin à la racine de yang - an alternative between virile auto-destruction & non-violent energy -

 

Adolescent, Henri Kissinger fuit la Germanie où la mort était propagée par le collectif des Nazis.

 

Plus tard, il contribua à son tour à propager sur l'Indochine une mort tout aussi terrible sous la forme des défoliants qui tuent en un seul passage les arbres, les plantes, les animaux, les enfants, les femmes, les vieillards & les blessés en même temps que les combattants valides.

 

Il fut plus tard encore nommé au prix Nobel de la paix.

 

Le bras armé de la destruction du Vietnam était la compagnie Monsanto.

 

A l'instar de la radioactivité dont l'effet se poursuit longtemps après un accident ou une guerre, l'effet des toxiques défoliants répandus alors perdure jusqu'à ce jour.

 

En matière de mort à grande échelle, les ingénieurs de cette pieuvre sont des experts.  Le dragon, la bête immonde fait commerce d'herbicides & de chimères génétiques.  Ce qui est surprenant est que les trois quarts des jardiniers & des agriculteurs utilisent leurs produits & semences toxiques.  Ils arrosent leurs propres terrains de désherbant avant les semis des plantes qu'ils consommeront ou - ce qui est pire - vendront.

 

Je connais très peu de personnes qui n'aient jamais usé de ces toxiques promus par des publicités osées.  Le seul fait que la société qui les vend ait un passé fameux de meurtrière devrait nous conférer de la circonspection pour le moins, de l'enquête pourquoi pas, de la méfiance par surcroît, de la répulsion pour leur amoralité ou même de l'horreur au regard de leur cynisme.

 

De ce constat au résultat étonnant, il faudra déduire nécessairement que l'herbicide qu'ils consomment a déjà ramolli le cerveau de ces nombreux clients, puisqu'ils lèchent la main de ceux qui les frappent.

 

Pour ma part, comme Diogène, je cherchais un homme, une personne que caractériserait la vérité, la vertu, la virilité, mais je réalise soudain que la langue choisit d'offrir à ces valeurs - vertu, virilité - un genre différent.

 

J'y vois le signe que désormais les valeurs féminines seront le chemin en grande part de la réponse à la question car en ce ce domaine, ce qui nous manque le plus est la mobilisation & la confédération des énergies,

 

toutes valeurs que les femmes maîtrisent par préférence.

 

131221

 

- les particules nano & l'énergie mentale -

 

La pollution atmosphérique par des combustions incomplètes compte des nano-particules qui peuvent se loger dans les alvéoles des poumons d'où elles passeront dans la circulation sanguine.  Leur finesse permet ensuite leur franchissement de la barrière du cerveau - dite hémato-encéphalique - & celle des intestins où réside notre premier cerveau.  Cette invasion des centres les plus vitaux par des macro-molécules étrangères au vivant est une clé d'explication des épidémies de dépression & d'intolérances alimentaires.

 

L'autre origine importante d'entrée de polluants dans le soma - le corps au sens biologique - est celle qui provient des résidus de pesticides inhalés & ingérés.  Notre propension à répandre des polluants dans tous les espaces de notre environnement est une des caractéristiques de ce temps.  Nous faisons grand usage de machines, souvent pour la poursuite des buts les plus futiles.

 

La dispersion d'énerge est le moteur des activités de l'économie à condition que les nuisances induites soient externalisées, ce qui signifie que leur coût est reporté vers le futur ou vers des pays lointains ou qu'il sera pris en compte ultérieurement par la collectivité.  Gaspillage & pollution sont l'avers & le revers d'une même pièce.  Il en est de même des profits excessifs & des externalisations.

 

Le mental moralement affaibli ne peut résister à l'attraction fascinante d'un profit au-delà de ce que le travail humain permet.  L'argent en son usage raisonné est un fluide dont la fonction est : permettre les échanges - comme il était le cas autrefois de l'Yonne pour le flottage des bois depuis le Morvan vers Paris.  (Du point de vue du géographe, c'est l'Yonne qui coule à Paris & non pas la Seine.)  En tant que fluide, trop d'argent accumulé crée des poches de pollution dans le mental des uns ou la société des autres.  Elles sont comparables en leur conformation aux poches présentes dans les schistes bitumineux (Ce ne sont pas des schistes au sens strict.) qui rendent fous les foreurs masqués.  Autour de Tchernobyl après l'incendie de fusion d'un réacteur nucléaire en avril 1986, les très pauvres sont restés.  Ils sont les victimes de l'externalisation du risque industriel que la centrale induisait.

 

ecol.o.farm.égouts/ tax on water/ 3forms of water X

toute l'eau du ciel, du sol & des mers - where water & earth part - water planet

 

Lors d'analyses, il ressort trois types de substances de synthèse présentes dans les eaux, fussent-elles de rivières, de sous-sol ou de mer - des résidus de médicaments, de pesticides & d'hormones de synthèse.  Il semble que nous ayons confié notre santé, notre nutrition & notre sexualité à des molécules chimiques.  Là serait signe du peu d'estime que nous avons de nous-mêmes, nous considérant avant tout à travers notre corporéité & notre corps surtout en tant que matière chimique.  Dans chaque verre d'eau que nous buvons, ces trois formes de résidus sont inévitablement présentes, bien que cette réalité de fait de science pourtant nous paraisse presque inconcevable: comment aurions-nous pu en l'espace d'un seul siècle polluer toute l'eau de toute une planète ?

three forms of water our planet harboured

Three groups of chemicals are found in any water when analysed, be it a river, a water-table or sea water.  They are namely residual chemicals from pesticides, from medicines & from synthetic hormones.  Such substances we use in plenty to treat our health, produce our food & for contraception.  The reason we do so is we think of ourselves first & foremost as bodies, & holding fast onto a materialistic conception of the world, we mainly view our bodies as matter.  As a result, we must surrender to the fact that at least a few molecules pertaining to one of the three kinds enunciated above are unavoidably present in every glass of water we drink.  Although the fact may be scientific, it is a big lump of a fact to accept in our mind, when we wonder: how was it possible we as a species, succeeded in the lapse of about a century in polluting the three forms of water our planet harboured ?

 

* toute l'eau du ciel, du sol & des mers - where water & earth part - water planet

Lors d'analyses, il ressort trois types de substances de synthèse présentes dans les eaux, fussent-elles de rivières, de sous-sol ou de mer - des résidus de médicaments, de pesticides & d'hormones de synthèse.

Il semble que nous ayons confié notre santé, notre nutrition & notre sexualité à des molécules chimiques.

Là serait signe du peu d'estime que nous avons de nous-mêmes, nous considérant avant tout à travers notre corporéité & notre corps surtout en tant que matière chimique.

Dans chaque verre d'eau que nous buvons, ces trois formes de résidus sont inévitablement présentes,

bien que cette réalité de fait de science pourtant nous paraisse presque inconcevable:

comment aurions-nous pu en l'espace d'un seul siècle polluer toute l'eau de toute une planète?

three forms of water our planet harboured

Three groups of chemicals are found in any water when analysed, be it a river, a water-table or sea water.  They are namely residual chemicals from pesticides,

from medicines & from synthetic hormones.  Such substances we use in plenty to treat our health, produce our food & for contraception.  The reason we do so is we think of ourselves first & foremost as bodies, & holding fast onto a materialistic conception of the world, we mainly view our bodies as matter.  As a result, we must surrender to the fact that at least a few molecules pertaining to one of the three kinds enunciated above are unavoidably present in every glass of water we drink.  Although the fact may be scientific, it is a big lump of a fact to accept in our mind, when we wonder: how was it possible we as a species, succeeded in the lapse of about a century in polluting the three forms of water our planet harboured?

121102

* Eden - où il est démontré que les technocrates sont malins

Lorsque Dieu créa l'homme, Il le plaça dans un jardin :« Ce sera un paradis. »

Mais l'homme dit: « Non, je veux être Dieu! »

  • - « C'est trop dur! »
  • - « Cela ne m'est pas problème!» répondit le petit.
  • - « Tu vas devoir enfanter ton potager dans la douleur. »
  • - « Ça ne fait rien. »
  • - « Tu feras pousser tes poireaux à la sueur de ton front. »
  • - « Je ne m'en soucie guère. »
  • - « Tu vas en chier ! »
  • - « Essayons tout de même! »

lors Dieu, qui avait un peu de compassion pour cet être si têtu, lui donna le truc :« Chaque jour, ton "trouduc" produira la dose d'engrais exactement nécessaire à fertiliser le potager qui te nourrit. »
Ainsi l'homme vécut sur la terre.

Dieu sait tout.

Cependant, comment aurait-Il pu prévoir les technocrates?
Et se frappant le front en criant, « J'ai trouvé! » la bande au professeur Nimbus est arrivée.
Ils déclarèrent: « C'est caca! »

Puis ils le jettèrent à l'eau.  L'eau descend toujours & irait quoi qu'il arrive se cacher en un lieu souterrain.

Depuis lors, nous avons un double dilemne : la terre a faim d'humus, & l'eau est sale.
Les technocrates décidèrent alors : « Facile!  Nous allons laver l'eau !  Nous fabriquerons par ailleurs des usines de synthèse d'engrais pour l'agriculture.  Donnez-nous pour ce faire seulement quelques milliards de milliards de milliards de milliards ... »
Mais les humains rétorquèrent: « Pas question ! »
Pour trancher le conflit, les politiciens décrétèrent à la fin : « Ce sera payé par une taxe sur l'eau & des subventions à la surface. »

Depuis lors, la terre a faim, les sols s'érodent sur les cinq continents,
l'eau est sale, les mers meurent, & nous payons des taxes pour que ce système perdure.

120603

 

* Eden - où il est démontré que les technocrates sont malins

Lorsque Dieu créa l'homme, Il le plaça dans un jardin :« Ce sera un paradis. »

Mais l'homme dit: « Non, je veux être Dieu! »

  • - « C'est trop dur! »
  • - « Cela ne m'est pas problème!» répondit le petit.
  • - « Tu vas devoir enfanter ton potager dans la douleur. »
  • - « Ça ne fait rien. »
  • - « Tu feras pousser tes poireaux à la sueur de ton front. »
  • - « Je ne m'en soucie guère. »
  • - « Tu vas en chier ! »
  • - « Essayons tout de même! »

lors Dieu, qui avait un peu de compassion pour cet être si têtu, lui donna le truc :« Chaque jour, ton "trouduc" produira la dose d'engrais exactement nécessaire à fertiliser le potager qui te nourrit. »
Ainsi l'homme vécut sur la terre.

Dieu sait tout.

Cependant, comment aurait-Il pu prévoir les technocrates?
Et se frappant le front en criant, « J'ai trouvé! » la bande au professeur Nimbus est arrivée.
Ils déclarèrent: « C'est caca! »

Puis ils le jettèrent à l'eau.  L'eau descend toujours & irait quoi qu'il arrive se cacher en un lieu souterrain.

Depuis lors, nous avons un double dilemne : la terre a faim d'humus, & l'eau est sale.
Les technocrates décidèrent alors : « Facile!  Nous allons laver l'eau !  Nous fabriquerons par ailleurs des usines de synthèse d'engrais pour l'agriculture.  Donnez-nous pour ce faire seulement quelques milliards de milliards de milliards de milliards ... »
Mais les humains rétorquèrent: « Pas question ! »
Pour trancher le conflit, les politiciens décrétèrent à la fin : « Ce sera payé par une taxe sur l'eau & des subventions à la surface. »

Depuis lors, la terre a faim, les sols s'érodent sur les cinq continents,
l'eau est sale, les mers meurent, & nous payons des taxes pour que ce système perdure.

120603

in Eden, a tax on water – to whom does water belong ?

When God created man, He placed them in a garden.  ”It will be a paradise.”
However, man answered, “I want to be God !”

  • - “Too hard!” said He.
  • - “It does not matter !”
  • - “You will give birth to your vegetables through pain.”
  • - “I do not care !”
  • - “You will have to grow your carrots at your brow's sweat.”
  • - “Never mind !”
  • - “Your life will be shit!”
  • - “Anyway, let us try !”

In the end, God gave up.  However, He felt compassion for stubborn little man, & so He gave him the one useful trick: “Daily, your ass is going to produce the exact amount of manure needed to fertilise your vegetable patch.”

And from that time onward, humankind lived on earth.
God knows everything.  However, how could He have imagined modern technicians?
They declared, “Do not use this as fertiliser : it is filthy.”  Therefore, they decided to throw it in water.
From this time on, we must deal with a double problem: waters are polluted, & soils are starving for humus.
Then the technicians decided: “No trouble, we are going to clean the water, & manufacture plenty of fertiliser.  For this, we are only asking a few billions of billions of billions of billions...”
At this, the humans retorted, “In no way are we to pay !”
Fortunately, the politicians solved the argument by saying: “It will be a tax.  Our decision is final.”
Ever since, soils are deteriorating for want of humus on the five continents, rivers, water tables & seas are not clean any more, & we pay taxes to carry on with this mess.

130223

 

 

le soleil, la terre & la lune

 

 
 

 

* le soleil, la terre & la lune

Entête Elohim créait les ciels & la terre.

Elohim dit : « Une lumière sera. » Et c'est une lumière.

Elohim voit la lumière : quel bien ! Elohim sépare la lumière de la ténèbre.

Genèse 1.1 à 4

 

De deux choses l'une ; l'autre c'est le soleil.   Au plan physique nous disposons de trois sources d'énergie, le soleil, la terre & la lune.  Le bois est le produit obtenu de l'énergie solaire que l'arbre absorba.  La turbine de production hydroélectrique tourne sous l'effet du courant du torrent ou du fleuve. Or c'est bien la chaleur du jour qui évapora la mer en nuées avant qu'elles ne deviennent pluie & plus tard alimenter les sources des rus, ruisseaux & rivières.  Les vents eux aussi sont des masses d'air mues par les différences de température à la surface du globe que la chaleur solaire crée en permanence. C'est par ce même procédé que le mouvement diurne de la planète donne préséance aux vents d'ouest, puisque l'est est toujours éclairé avant: en plus de sa racine solaire, il est une petite portion de dynamique tellurique dans la tête d'Eole.  Le charbon, le gaz, le pétrole sont de l'énergie solaire transformée en biomasse qui demeura & fermenta en stock en sous-sol durant des milliers de millénaires.

La lune est mère des marées que précèdent les crabes.  Savez-vous qu'il existe une marée sur les continents? Elle se produit du fait que la croûte terrestre si fine flotte sur le magma sous-jacent.  Les hydrauliennes que nous plaçons sur le plateau continental près des côtes, produisent du courant électrique grâce aux flux des marées induites par le mouvement relatif entre terre & lune. Les grands courants du* fond des océans & tous les vents planétaires obéissent sans coup férir à l'attraction de nos trois astres-phénomènes - soleil, terre, lune – & d'eux tous nous pouvons utiliser la force!  Il est à noter que l'électricité n'est pas une énergie, mais plutôt un vecteur d'énergie qui nécessite une source vraie pour d'exister. Ce vecteur est difficile à stocker. C'est dans ce contexte qu'est née l'idée des piles à combustible – à hydrogène – comme moyen technologique de stockage de l'électricité dont il faut auparavant trouver une source.

Les énergies d'origine purement telluriques sont la radioactivité & la géothermie.  Une part des calories émises par la terre provient de la réduction graduelle de sa chaleur résiduelle, car la planète était à son origine une boule de feu, un morceau du soleil. L'autre part résulte de la fission nucléaire des métaux lourds radioactifs présents dans le magma en fusion qu'est notre planète sous la croûte.  Nous ne pouvons plus ignorer après les bombes nucléaires à Hiroshima, l'accident atomique de Fukushima au Japon & depuis la disparition de la ville antique de Pompéi engloutie par les laves du volcan Vésuve, la mort dont ces sources obscures sont vectrices.

Seule l'énergie de l'astre du jour ne tarira pas.  Tout le monde sait cela & pourtant nous feignons de l'ignorer, nous tournant à l'inverse vers des énergies teintées de suie ou empreintes de dangers.  Lorsque l'espèce humaine disposera enfin d'un premier iota thésaurisé d'amour-sagesse, nous consacrerons alors une ration convenable de notre temps, argent, savoir & énergie mentale à rechercher, découvrir & développer les innombrables moyens d'utiliser l'énergie que l'astre du jour offre sans répit, & que nous captons à ce jour à la proportion du milliardième.

Le soleil est à notre échelle, éternelle lumière & moteur de toute vie.  La lune lentement s'éloigne & ralentit sa course, mais l'énergie qu'elle impulse nous sera encore disponible longtemps. La terre est le royaume des morts.   Je note que si les énergies fossiles tirent leur origine du soleil, leur lieu de longue villégiature dut ultérieurement les affecter ainsi que l'atteste la couleur sombre qui les caractérise, leur crasse & leur relative toxicité.  Je note en complément l'érosion accélérée des sols que l'ère de l'agriculture dopée au pétrole induisit tout en prétendant à l'inverse de ce que nous voyons, les fertiliser. Ce mensonge doit avoir partie liée à la part obscure, la part de mort impliquée dans l'huile de roche par son séjour sous terre.  Selon le théorie astrophysique, à l'origine, ce fut son système tout entier qui naquit du soleil, la terre, la lune & toutes les planètes.  Ce minuscule texte, fruit d'une infinie réflexion nous fait découvrir combien les données de la physique confirment les mythologies de toutes les civilisations en toutes les époques.  Le soleil, la terre & la lune: que peut être fait sans ces trois là?  Cesser de nier leur stature, c'est entrer dans le non-faire aussi.

130313

 

 

climate change / CO2 & photosynthèse / quart paysage

 

 
 

climate/change car/bin useless/grass éléments / qp p*

protect/preserve / climate / erode/garden / car/bin / eau / grass /

de la gestion du commun, l'écosystème terre

l'égrégore du réchauffement de notre planète - la puissance du mental collectif

La rapidité du réchauffement du climat de notre planète nous étonne.  Elle démontre la puissance sans limite du mental humain.  L'internet qui relie en réseau tous les ordinateurs individuels nous offre la métaphore de ce que constitue le réseau mental de nos cerveaux interconnectés par les ondes qu'ils émettent & reçoivent les uns des autres.   Au vingtième siècle, les sociétés des humains se sont tout d'abord affranchies des contingences de la nature, puis peu à peu désengagées de leur relation au sol, au ciel ou cosmos, & aux autres espèces vivantes.

Par un processus historique les personnes vivant dans les régions tempérées du globe ont industrialisé leur activité, puis mécanisé le travail, ce qui permit au cours de la seconde part du vingtième siècle de réduire l'horaire journalier de labeur nécessaire.  La vacance momentanée de travail à la saison chaude fut établie d'abord pour permettre aux écoliers & à leurs parents petits paysans d'accomplir les travaux des champs de l'été.  Puis, les machines agricoles vinrent faire ces durs labeurs & les vacances devinrent un temps de repos & d'excursion.   La nature travaille en saison chaude & se repose à l'an neuf.  De même font les paysans.

Ayant goûté aux délices du farniente de l'août, c'est-à-dire à contre-saison, les ouvriers devenus citadins & bureaucrates commencèrent de souhaiter collectivement que les hivers & les frimas disparaissent.  L'été, temps naturel de l'activité & des travaux devint celui du repos & de la jouissance sans objet.  Puisque nous devions en conséquence & pour compenser l'oisiveté estivale travailler l'hiver, ce qui du point de vue de la physiologie est impossible, nous créâmes le désir que le froid des hivers s'atténue.  Puisqu'il était coupé des besoins des plantes qui le nourrissent, besoin de soleil & pluie en égale proportion, la pluie ne parut au citadin plus qu'un empêchement, une gêne de ses activités de travail, loisirs & déplacements.  Ce faisant, nous générâmes un souhait en commun, de convergence, l'égrégore, la forme-pensée du réchauffement de notre planète.

le singe fou

Les plantes règlent leurs cycles physiologiques selon la variabilité en éclairement, température & humidité.  Pour qu'un mètre carré d'un champ produise un kilogramme de blé, il doit recevoir mille kilogrammes d'eau.

Ce qui est remarquable en cette folie collective consistant à désirer un sempiternel été, c'est que nous obtenons pour partie le résultat que nous avions escompté.  Au bout d'un siècle du souhait tant irrationnel que partagé d'un climat plus chaud, ce réchauffement advient, se produit effectivement!  En cela nous avons mis à jour la toute puissance du mental humain.

Il nous reste certes encore désormais à cultiver ensemble deux autres qualités bien plus indispensables cependant, sagesse & amitié.  La sagesse & la mesure nous instruisent du nécessaire de la diversité des climats, des jours, des tempéraments & températures.  Notre amitié, notre compassion vont vers ceux qui de par leur position dans l'histoire ou la géographie humaines ne peuvent pas résider tout le jour ni tous les jours en un bureau climatisé, à température constante & doivent endurer des climats plus extrêmes que celui du sud de la Provence.  Nous avons exhibé sans le vouloir vraiment, la capacité immense du mental collectif.   Il nous reste à développer l'intuition de perception qui est conscience, & le sentiment de compassion qui est amour, deux valeurs sans lesquelles notre mental de volition n'est qu'un singe fou attaché à la saison unique d'un ennui mortel.

ce que veulent les éveillés

L'altération des climats induite par l'excès d'activité industrielle des deux derniers siècles qui modifia les proportions de l'atmosphère terrestre sera le moteur de changements profonds des biotopes de la planète.  L'enjeu n'en est pas d'ordre biologique car le monde vivant, par sa diversité de formes conservera la grande capacité d'adaptation qui le caractérise.  En revanche, il apparaît dès ce jour que le visage de l'économie mondiale en sera transmué.  Le bouleversement économique sera majeur & cette mutation nous surprendra. Probablement, des migrations de peuples entiers auront lieu.

Les observateurs les plus neutres de l'économie perçoivent combien l'écart n'a cessé de croître entre riches & pauvres au cours des cinquante ans passés.  Les capitaux devenus virtuels circulent autour du globe à la vitesse de la lumière par les canaux nouveaux que sont les fibres optiques & les ondes transmises par satellite.  Les marchandises que nous achetons ont pour la plupart parcouru plusieurs fois le tour du monde en bateau, avion & camion.  Les migrations des pauvres sont empêchées par le moyen des visas.  Ces deux questions de la liberté de circulation de l'argent des riches & de la restriction des déplacements des humains d'humble extraction sont cruciales dans l'organisation de l'économie mondialisée.  Le changement anthropogène des climats va très justement perturber ces deux aspects clés des sociétés, deux facteurs qui jusques alors permirent l'enrichissement de qui détenaient les capitaux & l'asservissement de ceux qui n'ont que leurs mains pour tout bien – la répartition géographique des richesses & les migrations des peuples.

Nous subodorons que l'économie est entrée en une impasse en devenant financière & virtuelle, du fait même que ces deux caractéristiques qui lui furent nouvellement ajoutées la déconnectent de ce que nous nommons encore l'économie réelle, celle des biens tangibles.  Or, par peur de l'altérité & de la nouveauté, ceux qui se croient nantis n'osent pas modifier les modalités de leurs vies.  La peur, l'impossibilité psychologique du changement créera les conditions qui nous forceront à changer, car c'est précisément cet atavisme, notre conservatisme qui nous empêchera de juguler le réchauffement du climat & cette altération des climats en son tour redirigera l'économie & la géopolitique vers la recherche avant tout des biens les plus indispensables, & pour permettre les nouvelles migrations des peuples qui s'imposeront.

Toutes ces modifications des paramètres de dynamique mondiale sont surtout de bonnes nouvelles au regard des deux valeurs oubliées citées plus haut.  Avant que l'économie ne devienne vraie ou véritable, avant qu'elle ne redevienne économe, se présenteront bien des conflits, batailles & guerres, mais le mouvement en lequel nous sommes engagés volens-nolens est inexorable.  Nous y marchons pour la plupart sans y penser.  Les éveillés le veulent.

Pour rétablir le climat que nous aurons perturbé, planter des arbres suffira.  Nous savons depuis longtemps le bienfait des arbres pour la terre, l'eau, l'air & la captation de l'énergie solaire.  Planter des arbres à grande échelle demande la coordination de tous.  Cette coordination est encore en projet, en gestation.  Il ne s'agit pas de planter des forêts, mais bien des arbres, car l'agriculture de ce siècle sera jardinée, en forêt jardins selon le modèle qui était de tradition sous les tropiques ou dans les pays de bocage.  Le vingtième siècle fut celui des régions tempérées qui lui donnèrent le tempo & la direction.  Au vingt-&-unième, les tropicaux montreront la voie & c'est pourquoi l'agriculture deviendra forestière, sauvage & de bocage.

Nous humains serions tout-puissants si nous nous unissions.  Nous ne le faisons pas par désaccord sur l'objet & l'objectif.  Nous coopérons pour construire le futile des centrales nucléaires & des tondeuses à gazon, tant d'objets inutifs, superflus ou destructiles.   Nous avons souillé les cinq éléments qui nous constituent, & gaspillé les cinq biens qui une fois détruits ne reviennent pas – le temps, l'énergie, la nourriture, les ressources & le savoir humain.  Agrinature nous propose d'entrer parmi ceux qui prennent tâche à ramasser les miettes de ces cinq biens en perdition.

 CO2 / humus

C'est haut, deux !


La vie humaine est un processus de croissance sans fin.  Le moi est le point de départ.  Le deux est le point visé.  Deux représente l'autre, la différence, la diversité.  L'effet de serre est notre toit, ce qui permet à la vie d'exister sur la Terre.  Le carbone est la brique du vivant, la molécule merveilleuse qui caractérise tous les êtres vivants, ainsi que l'humus.  Des scientifiques nous déclarent que à cause de l'hyper-activité industrielle du vingtième siècle, l'effet de serre s'accroît car la teneur en dioxyde de carbone de l'atmosphère croît.  Il s'agit d'une grande opportunité, car ces deux facteurs sont favorables à l'augmentation de la photosynthèse, la capture de l'énergie solaire par les plantes vertes.  En tant que paysan & forestier, je dois me réjouir que mes arbres et mes plantes vont pouvoir pousser plus que de raison, plus que de saison.  Les mêmes scientifiques s'inquiètent peu des mille molécules nouvelles inventées par les chimistes & répandues au quatre vents.  L'air devient eau.  L'eau devient terre.  Et la terre, c'est ce que nous mangeons.

 

C'est haut, deux! - la modification du climat & la pollution des sols

La vie humaine est un processus de croissance sans fin.  Le moi est le point de départ.  Le deux est le point visé.  Deux représente l'autre, la différence, la diversité.
L'effet de serre est notre toit, ce qui permet à la vie d'exister sur la Terre.  Le carbone est la brique du vivant, la molécule merveilleuse qui caractérise tous les êtres vivants, ainsi que l'humus.  Des scientifiques nous déclarent que à cause de l'hyper-activité industrielle du vingtième siècle, l'effet de serre s'accroît car la teneur en dioxyde de carbone de l'atmosphère croît.  Il s'agit d'une grande opportunité, car ces deux facteurs sont favorables à l'augmentation de la photosynthèse, la capture de l'énergie solaire par les plantes vertes.  En tant que paysan & forestier, je dois me réjouir que mes arbres et mes plantes vont pouvoir pousser plus que de raison, plus que de saison.  Les mêmes scientifiques s'inquiètent peu des mille molécules nouvelles inventées par les chimistes & répandues au quatre vents.  L'air devient eau.  L'eau devient terre.  Et la terre, c'est ce que nous mangeons.

 

climate change & soil pollution

Human life is a process of an endless growth.  "Me" is the starting point; "two", the target.  "Two" represents a second one, another, difference, diversity.
The green-house effect is our "roof", the meteorological phenomenon allowing life on our planet to exist.  Devoid of greenhouse effect, temperature on earth would be two hundred ° Celcius at noon, & minus two hundred ° Celcius at night.
Carbon is the main organic particle on Earth, the wonderful molecule specific to all living beings & humus too, the "brick of the living" as we should call it.  Nowadays, scientists claim that because of the industrial over-activity in the twentieth century, the green-house effect on the planet is increasing, following the increased concentration in carbon dioxide in the atmosphere.  To farmers & foresters, this appears as a great opportunity, for both temperature & the carbon ratio in the air are factors that increase photosynthesis, i.e. the capture of solar energy by green plants.  As a farmer, I would rather be happy to seeing my vegetables, cereals, & trees are going to grow more than usual, more than it was beforehand permitted.  I wonder why those scientists are not worried about a thousand new artificial molecules currently invented by chemists & scattered to the four winds!  Through the many atmospheric & biological events, photosynthesis, humus building & the food chains, air becomes water; water becomes earth; & earth is what we eat.

120913

 

 

a spacecraft named earth / quart-paysage

 

 
 

conserver/protéger / spacecraft/earth / carbone / (2 chimères)

planète Terre - a spacecraft named Earth


Nous nommons notre planète la Terre.  C'est en effet le sol qui la caractérise.  L'érosion & la pollution des sols sont du point de vue du naturaliste, le danger le plus sérieux de ce temps.  Cette érosion pédologique se trouve accélérée par toutes les technologies modernes:

  • le machinisme agricole qui traite le sol comme une simple matière,
  • l'adduction d'eau aux habitations qui génère son gaspillage,
  • la collecte des eaux usées qui entraîne la migration de l'humus vers les mers, au détriment des sols,
  • la collecte et le brûlage des déchets & ordures qui détruisent l'humus également,
  • le goudronnage et bétonnage des terrains qui accélèrent les ruissellements, au lieu de permettre l'infiltration des eaux vers les nappes.

Une évidence se fait donc jour, la nécessité de fabriquer du sol.  Un sol est la couche plus ou moins épaisse de débris & déchets comprise entre la lithosphère & l'atmosphère.  Il se fabrique en permanence à ses deux interfaces par des processus complexes que l'on peut résumer comme suit:

  • Tout ce qui tombe au sol devient sol - c'est le processus biologique de l'humification, la transformation des déchets en sol.
  • Lorsque une plante pousse sans engrais, ni contrainte, son système racinaire s'approfondit & transforme graduellement la roche en sol.

Ces deux processus continus sont groupés sous le terme de pédogenèse dont les forces d'action sont climatiques et biologiques.

 

our spacecraft, the Earth - a spacecraft named Earth

We name our planet the Earth.  True, it is typically covered by soil.  Nowadays we, beings of the planet Earth, have forgotten the laws of nature.  We erode & pollute our soils.  Modern technologies contribute to this in several ways:

  • industrial agriculture means using huge machines & dealing with soils as if they were just matter, as if they were lifeless.
  • when we can get water from the tap, we naturally tend to waste it.  Water is the main agent for either soil building & soil destruction.
  • sewage systems collect waste waters.  This deprives the soils of humus, organic & mineral substances they need as food.
  • all the domestic waste collected & burnt, amount to humus destruction too.  The same must be said about any organic matter that is burnt, as it is often the case in forests, gardens or agriculture.
  • many areas, like towns or roads, are covered with concrete or tar.  Rain falls on these hard surfaces & water runs fast to the sea, instead of imbibing the soil & replenishing water tables.

As a consequence, an urgent need is fast appearing: we must create soil.  A soil is the layer, deep or shallow, of debris & particles which exist between the hard rock - lithosphere - & the atmosphere.  In nature, soils grow continuously from above & from below.  Let us subsume the many biological processes involved in this growth, by two sentences:

  • Everything that falls on the soil becomes soil i.e. humus.
  • Whenever a plant is let to grow naturally, without fertilisers or any other artificial help, its roots deepen & transform gradually the rock that lays underneath, into soil.

We gather those two permanent, continuous phenomena under one word, pedogenesis, the building up of soil.  They are due to the never-ending combined action of both climate & life.

121102

 

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5 formes/écologie / space-ship / CO2 / ogm / épiphytaire/nitrifère / space-ship earth / atmosphère/biosphère / ogm/nucléaire /

 

un vaisseau spatial nommé Terre

Nous nommons notre planète la Terre.  C'est en effet le sol qui la caractérise.  L'érosion & la pollution des sols sont du point de vue du naturaliste, le danger le plus sérieux de ce temps.  Cette érosion pédologique se trouve accélérée par toutes les technologies modernes:

  • le machinisme agricole qui traite le sol comme une simple matière,
  • l'adduction d'eau aux habitations qui génère son gaspillage,
  • la collecte des eaux usées qui entraîne la migration de l'humus vers les mers, au détriment des sols,
  • la collecte & le brûlage des déchets & ordures qui détruisent l'humus également,
  • le goudronnage & bétonnage des terrains qui accélèrent les ruissellements, au lieu de permettre l'infiltration des eaux vers les nappes & aquifères.

Une évidence se fait donc jour, la nécessité de fabriquer du sol.  Un sol est la couche plus ou moins épaisse de débris & déchets comprise entre la lithosphère & l'atmosphère.  Il se fabrique en permanence à ses deux interfaces par des processus complexes que l'on peut résumer comme suit:

  • Tout ce qui tombe au sol devient sol - c'est le processus biologique de l'humification, la transformation des déchets & débris en sol.  C'est la pédogenèse par le haut.
  • Lorsque une plante pousse sans engrais, ni artifice, son système racinaire s'approfondit & transforme graduellement la roche en sol.  C'est la pédogenèse par le bas.

Ces deux processus continus sont groupés sous le terme de pédogenèse dont les forces d'action sont climatiques & biologiques.

 

 

école au logis - propreté & propriété - Charb

 

 

 

 

- école au logis - selon Stéphane Charbonnier, dit Charb, dessinateur à Charlie Hebdo. - 150113 - Charlie Hebdo & "la gueule ouverte" - premier journal d'écologie paru en France - sont les enfants de Hara Kiri, magazine fondé en septembre 1960 par François Cavanna & Georges Bernier, dit professeur Choron.

 

propreté & propriété / les pesticides systémiques

Nous trouvons le lien entre propreté & propriété chez les animaux territoriaux qui déposent leurs excréments à la périphérie de leur territoire pour le marquer de leur odeur.

Des pesticides systémiques sont appliqués sur toutes les semences non biologiques.  Diffusant depuis la graine enrobée, les molécules se répandent dans la plante, diffusent dans le sol où elles résideront longtemps, se mêlent aux eaux de lessivage horizontal vers les cours & les plans d'eau, ou de lessivage vertical vers les nappes.  Puisqu'elles sont communiquées ainsi partout dans le temps & l'espace, aux eaux, aux sols, aux autres plantes, toutes celles que nous mangeons sont devenues poison.  La situation que décrivait Herbert Pagani dans Mégalopolis est advenue.  Nos plantes cultivées sont désormais toxiques, contenant une peu des néonicotinoïdes, des atrazine & glyphosate désherbants & des fongicides sans pitié.

L'insecte est sale en crottes de mouche - nous le tuons.  Les fungi sont saleté, pourriture - nous les tuons.  Les herbes sauvages sont sales, couvrant la terre qui, chacun le sait est propre - nous les tuons.  La terre est sale - nous la lessivons.  Les excréments sont sales - nous les nions en la fosse ou l’égout.  Le fumier est un fumier - nous l'éliminons.  L'humus est un pourri - nous le brûlons en tas de feuilles ou de branches.

Des animaux de race inférieure ou sauvages, la présence ne sert de rien - nous les éloignons vers le voisin.  Le voisin est un peu idiot, car non né de nous : nous nions son droit à être intelligent.  L'étranger est un parasite de race ou culture différente - nous le bloquons hors des frontières.  La technologie est sans limite - nous brisons nos chaînes : passer les bornes est le sport des avocats qui règlent désormais le monde.

Voir un champ de céréale d'une seule espèce en clone sur mille hectare sans nul herbe, ni fleur, ni arbre, ni oiseau, ni âme qui vive, ne nous surprend plus, car nous sommes nous mêmes des clones au mental formaté.  La corrélation entre le formatage de notre mental & notre niveau de salaire est rigoureusement exacte.  Ce qui nous est donné, ce que nous prenons comme salaire à la société en son entièreté, est un gage en proportion de notre effort à perpétuer sa structure morte : la loi sans l'esprit qui présida à son instauration.

La mort sent - nous l'éradiquerons !  La maladie est un facteur économique puissant - nous la traiterons car il n'est pas de domaine que la science ne sache traiter...  C'est pourquoi des pesticides systémiques sont désormais appliqués eb enrobage sur les semences dans les pépinières, les jardins & les champs...

Les insectes, les abeilles, ne sauraient y survivre, car ils vivent de l'air du temps.  Il en est de même des lichens, plantes terrestres parmi les plus anciennes que la biologie inventa.

 

inspiré par Terre à terre de Ruth Stégassy, France culture - 141022

 

l'ego peut choisir de s'effacer - ego versus love -  l'estomac plein n'a plus faim, la plante en croissance a soif - estomac plein n'a plus faim, plante en croissance a soif -

La voracité des animaux & la ruse des plantes sont pour ces êtres des manières de survie.  La force individuelle qui s'exprime à travers ces entités de la nature a besoin de ces moyens pour exister.

Chez les humains, les stratégies que les vivants avant eux inventèrent, peuvent aller jusqu'à dépasser les bornes.  C'est bien ce que nous observons en le mouvement d'exploitation de la nature & de la force du travail qui supplanta en deux siècles toutes les lois jusqu'à en demeurer l'unique, l'ultime.

A l'inverse, au stade humain, l'ego peut choisir de s'effacer.  C'est ce que l'on nomme l'amour qui est sacrifice, acte sacré.  Les plantes & les animaux savent le pratiquer aussi, car sans cette limite imposée à soi-même, aucune communauté ne peut continuer.  Pour la perpétuation de ses biomes & écosystèmes, la vie instaura des lois d'autorégulation.

L'estomac plein n'a plus faim.  La plante en croissance a soif.

Ces deux règles simples suffirent jusqu'à la survenue du genre Homo.  Dans son évolution la plus récente, il semble que le genre Homo soit en passe de perdre cette notion de la limitation volontaire ou nécessaire.  A chacun il est demandé de faire le maximum tout le temps & pour toujours, utilisant en ce but toutes les drogues, tous les dopants, tout le pétrole - & autres sources d'énergie - & tous les produits chimiques qui nous sont disponibles.

Le propre de l'ego est qu'il ne se connaît pas lui-même : il est l'inconscience qui se croit consciente, ou pour être plus précis la suppression de la conscience, & pour aller au bout de l'idée : jusqu'à l'inversion de la conscience qui consiste à faire le mal en se convainquant que nous sommes dans le juste.  Le mal n'existe pas en soi.  Ce qui le caractérise en notre assertion, c'est la tendance qu'adopte par habitus le mental à séparer, diviser, disséquer ce qui se présente à lui en matière d'idées, d'objets & d'êtres.  Selon son raisonnement, pour être dans le juste, il suffit d'acheter la police, ce qui n'est pas trop difficile, ni trop onéreux en argent.  "Acheter la police" est ici employé comme une expression outrancière qui en ce contexte signifie que nous conformons notre mode de vie au mode dominant, selon une forme du syndrome de Stockolm* qui nous suggère que nous sommes en droit d'adopter le comportement de la majorité, suivant l'idée que si tous le font, nous pouvons nous autoriser à les imiter...

Vivre ainsi réclame en revanche d'avoir tué sa conscience ou, ainsi qu'il était dit jadis, vendu son âme au diable.

141114

* Le syndrome de Stockholm désigne un phénomène psychologique où des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers développent une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers.

ecology of farming photosynthèse & biomasse X

ecology of farming photosynthèse & biomasse


 

Les oisillons merles peu avant l'envol : leur camouflage est remarquable.

 

Les deux pics de la courbe d’absorption des deux chlorophylles présentes en les feuilles des plantes se situent aux longueurs d'ondes de 450 & 650 nanomètres, soit dans le bleu & le rouge.  Le bleu est la couleur du service qui voit soi en l'autre & le rose celle de l'amour qui voit l'autre en soi.  Mêlant les deux, on obtient le violet, couleur de la sagesse.  La couleur que nous percevons des plantes est la complémentaire de ce violet, un vert clair de printemps, un vert sombre d'été, les longueurs d'ondes dont la plante a le moins usage.  Les écologistes, s'ils l'étaient vraiment devraient se nommer les mauves & non pas les verts.

Un quart d'heure de l'énergie solaire reçue par la Terre égale toutes les énergies utilisées par tous les humains pendant un an.  Nous possédons depuis plus d'un siècle toutes les connaissances & maîtrises techniques pour économiser au moins les deux tiers de ces énergies consommées - mais nous ne traiterons pas ici de ce sujet.  La valeur véritable est de onze minutes ainsi que l'indique le tableau ci-dessous.  Rapportant dix minutes à dix heures des quatre cents jours de l'année, nous obtenons un ratio de vingt-trois mille.  Sachant que la planète est constituée de deux tiers de mers, le ratio sera lors de sept mille environ.  Cela signifie que l'énergie lumière que reçoivent les continents est sept mille fois supérieure aux désirs besoins des humains en leur brûlages de charbojn, pétrole, gaz, bois, nucléaire & hydroélectricité.  Les océans, les forêts & les terres agricoles captent en photosynthèse environ un pour cent de l'énergie lumière reçue & le reste qu'elles ne savent capturer devient la chaleur de la planète.  Sans cette chaleur reçue & gardée par effet de serre, la température sur Terre serait d'environ moins quarante degrés Celsius.  Nous voyons en cela que l'effet de serre & le soleil ne sont pas nos ennemis, mais les principaux supports de la vie telle que nous la connaissons.  Dans notre calcul, nous écartions les océans en première estimation.  Un calcul sérieux devra prendre en compte ces surfaces immenses des océans, mais pour l'heure en le sujet agricole qui nous intéresse, laissons les de côté.  Les hydrauliennes fonctionnent avec l'énergie dégagée par le mouvement de rotation de la lune qui induit les flux & reflux des marées.  Les éoliennes sont mues par les courants d'air dus aux différences de température sur le globe du fait de sa rotation & des différentiels de chaleur solaire reçues ici & là.

Les continents sont occupés pour trois tiers respectivement en lieux boisés, en zones agraires & en déserts.  Les déserts sont de trois types : rouges ou chauds comme le Sahara par exemple, jaunes ou secs comme l'Atacama, & blancs ou froids comme l'Antarctique.  Si nous étendions la définition des déserts aux aires improductives du point de vue de l'élaboration de biomasse par photosynthèse que sont les lieux urbanisés, les voies de communication, les gazons tondus & jardins de plaisance, cela ajouterait un quatrième type de désert dit gris ou urbain.  Ce dernier type est couramment estimé à un pour cent de la surface des continents.  Cette estimation est sous-évaluée & en tout état de cause en expansion très rapide en ce siècle nouveau.  Nous verrons leur importance.

Hormis la lumière disponible & les ions utiles à la pousse des plantes nutritives – N P K Mg Ca – les facteurs limitant la photosynthèse sont la teneur en carbone de l'air, la température, & surtout l'eau disponible.  En phytotrons, la photosynthèse s'avère le meilleur moyen de capter l'énergie des photons solaires, présentant un rendement proche d'un tiers, ce qui est une prouesse, compte-tenu de la difficulté qu'il est à capturer une énergie si diffuse que la lumière.  Les ondes électromagnétiques se diffractent, rebondissent en cascades sans nombre sur toutes les aspérités & objets qu'elles rencontrent ou traversent.  Diffuse, la lumière l'est.  Pourtant c'est surtout une ressource, une source surabondante, touchant en moyenne chaque point du globe 4383 heures par année.  A l'équateur, chaque jour compte douze heures.  Au pôle, chaque jour compte six mois.  La moyenne est respectée.

Au champ ou au bois, le rendement lumineux de la production des plantes est inférieur à un pour cent.  Cela est dû au fait que dans la nature, les optimums sont rarement réunis. Lorsqu'il pleut, il ne fait pas toujours chaud & le soleil peut être voilé.  Quand la luminosité abonde en revanche, il se peut que l'eau ou la chaleur fassent défaut.  Les continents reçoivent sept mille fois en énergie lumière ce que nous humains désirons utiliser ou gaspiller d'énergie, en tonnes équivalent pétrole.  Si nous ôtons à ce ratio les trois quarts qui prennent en compte les bois, les aires agraires & les régions arctiques & antarctiques, il doit rester encore plus de mille fois en lumière l'énergie que nous humains de la Terre désirons employer.

Une voie raisonnable de développement apparaît de ce fait.  Elle consistera à verdir la planète pour la production de biomasse.  Nous couvrirons la terre de plantes, cesserons de brûler les ordures, déchets de jardin & rémanents de coupes en forêt.  La Terre redeviendra verte en cette éconologie mauve.  Les distillats de biomasse peuvent fournir des carburants à effet carbone nul, puisque recyclé ensuite par des photosynthèses ultérieures.  Les résidus de ces distillations doivent servir de fertilisants pour les sols.  Ce dernier point est crucial afin que l'utilisation des biomasses à fin de production d'énergie ne se fasse pas en érodant les sols, comme c'est le cas par exemple des grandes centrales à bois.  Le facteur premier ici comme ailleurs en la conception de l'économie & son impact écologique & social, est la localisation des activités qui permet les recyclements à faible distance & l'implication des habitants d'un lieu.  Raser la forêt de la montagne Cévenne pour alimenter par camions une centrale électrique sans récupération de chaleur sise à trois cents kilomètres est un bel exemple d'une solution qui ne solutionne en aucun point ni la question de l'énergie, ni celle de l'emploi local, ni celle d'assurer le futur, car la cadence des coupes dépasse de loin les capacités de régénération des forêts coupées.  Le rendement de tels saccages est purement financier à court terme.

Dans la production des biomasses qui sera mise en œuvre au cours de ce siècle, les zones urbanisées ou "déserts gris" prendront une part active.  Imaginez transformer un toit en serre.  Il serait facile d'y obtenir des rendements de production en photosynthèse proches du maximum de trente pour cent.  Cette production pourrait couvrir cinq objectifs : nourrir en partie les habitants du lieu, isoler le bâtiment contre le chaud & le froid, réguler le climat & le régime hydrique des précipitations dans la zone urbaine considérée, fournir de l'énergie par distillation de la biomasse produite & enfin, reconstituer le substrat sol des terrasses serres avec les résidus compostés de ces productions d'énergie & de nourriture.

 

    environ bois agraire reste environ  
la constante solaire kW/m² 1.38           kW
ensoleillement h / an 4383           heures
énergie solaire kW.h/m²/an 6049 6 000         kW.h
TW.h / km² / an 6.049 6         TW.h
surface planète km² 510100000 500.000.000         km²
surface continents km² 149400000 150.000.000         km²
Soleil total TW.h / an 3085360254 3.000.000.000         TW.h
TW.h soleil / an /  continents 903651876 900.000.000 300.000.000 300.000.000 300.000.000   TW.h
consommation humaine Gtep 11.29           Gtep
consommation humaine TW.h 133222 133 000         TW.h
ratio soleil total / conso.hum. 23160 23 000 fois          
ratio soleil continental / conso.hum. 6783 7 000 fois 2 261 2 300 2 300 2 000 fois  
nombre d'heures équivalent soleil 0.19 0.65     1.94    
mn 11 39          
environ 15 mn 40 mn     2 h    
  / soleil total / continents     / aires inutilisées    
 


 

éroder 1000 ha ogm/nucléaire epigenetics bees/pesticides

 

 

erode / garden

éroder mille hectares

De grandes compagnies engagées au commerce des substances chimiques en agriculture mirent au point deux catégories de plantes organismes génétiquement modifiés - OGM.  Ce sont respectivement des plantes résistantes à un herbicide, qui pourront sans mourrir être arrosées du dit produit & - & cela est pire - des plantes capables de synthèse en leurs cellules'un insecticide total.  Qui voudrait en manger?  Mettre un sol à nu est un artéfact qui doit toujours être le plus temporaire possible pour éviter les quatre dégradations majeures auquelles la pratique expose le sol - minéraliser l'humus (3), lessiver les argiles (5), interrompre la production de biomasse (4) & tuer les êtres vivants du sol (2).  Garder le sol nu de manière prolongée est possible dans un petit jardin où des tonnes de fumier sont apportées chaque année pour y compenser la perte en humus que ce dénuement induit, mais le fumier en cause quant à lui provient des terres à l'entour du jardin & qui ne sont pas encloses comme le jardin l'est.  Lieu enclos, gardé, il ne peut être qu'une exception du paysage.  L'exception par définition ne peut devenir la règle.

Si chacun devenait jardinier alors selon Gilles Clément, nous créerions un jardin planétaire.  Cela sera rendu possible quand nous découvrirons le non-faire au jardin, ce qui inclut une part d'humilité devant les plantes & les êtres d'apparence plus simples que nous sur la planète, mais aussi de racine plus ancienne.  Par ces pratiques régressives de l'agronomie, il est devenu courant de constater dans les campagnes des parcelles laissées dénudées de un à douze mois après avoir été traitées au poison pour les herbes.  La pratique de ces techniques ne ressort pas de l'agriculture mais d'une forme de la spéculation financière financée par les subventions des états industrialisés en vue de conserver la suprématie de leurs industries de la chimie & du machinisme.  C'est l'emploi de la chimie & le machinisme sur le champs qui chassa les paysans des terres & ce mouvement n'a de cesse de s'accélèrer plus & encore.  En Europe ce jour, une ferme clos boutique chaque minute.  Un petit agriculteur du type industriel aux Amériques cultive & érode pour le moins mille hectares.  Sur tous les continents, des fermes familiales & des pratiques de jardin pourront je le crois demeurer les dépositaires des savoirs & des graines perdues de la vue des agronomes pour qu'une pratique nouvelle renaisse bientôt.

 

ogm/nucléaire / chimères g. / epigenetics / bees/pesticides / chimères génétiques / épigénétique / pesticides /

l'énergie nucléaire génétiquement modifiée


L'énergie nucléaire nous fascine par son potentiel.  Elle pourrait fournir l'énergie nécessaire à une ville entière pendant un an à partir de quelques grammes de matière.  De la même manière, les inventeurs de plantes génétiquement modifiées - OGM - en agriculture nous firent entrevoir la plausibilité de pouvoir faire pousser n'importe quelle plante, n'importe quand, n'importe où.
La première technologie consiste à casser les noyaux atomiques pour y puiser de l'énergie.  La seconde, à casser les codes génétiques pour y puiser de la nouveauté.  La dispersion de particules radioactives dans notre environnement est cependant inévitable. La contamination génétique des plantes de la nature par des combinaisons de gènes improbables, l'est également.
Les physiciens savent parfaitement que l'énergie nucléaire ne pourrait fournir qu'une part minime des besoins énergétiques des activités humaines, pour des raisons liées au climat, à l'économie, à la géopolitique.  Les agronomes sont tout autant au fait qu'aucune question de malnutrition ne peut être résolue à l'aide des O.G.M. agricoles, car ces questions relèvent d'une dialectique politique, & non agronomique.  Ils sont conscients également que si les plantes génétiquement modifiées agricoles venaient à être cultivées à grande échelle, pauvreté & famines s'ensuivraient tôt ou tard:  Les quelques multinationales qui accaparent & font le commerce des semences auraient main-mise sur nos ressources alimentaires, d'une part.  De grandes monocultures de plantes génétiquement semblables offriraient une menace extrême en cas d'accident climatique ou sanitaire, d'autre part.
Le développement parallèle des centrales nucléaire & des O.G.M. en agriculture, coïncide avec celui de la philosophie “N.I.M.B.Y.” - “not in my back yard”.
Chacun espère que les pollutions radioactive & génétique engendrées pour les mille siècles à venir toucheront des personnes “loin de chez moi” – des étrangers, ou “après ma mort” – des inconnus.  Chacun prétend aimer ses enfants donc, sans se préoccuper des enfants du voisin.  Ceux qui pensent ainsi se mentent à eux-mêmes, car ils ne peuvent qu'engendrer une société sans paix, en laquelle leurs enfants aussi devront vivre.  Accroître les productions énergétiques & agricoles ne peut pas être une fin, tant que notre gaspillage de ces deux ressources précieuses perdure.  L'économie d'un système présente deux faces, recettes & dépenses.  Si les économistes encouragent désormais les gaspillages & ne se préoccupent plus que d'augmenter les productions, c'est qu'ils ont mis leur science au service des élites pour exploiter les masses.  Devenant ainsi oppressives des pauvres, les élites se sont reniées elles-mêmes; elles ne méritent plus ce qualificatif.

l'énergie nucléaire génétiquement modifiée

L'énergie nucléaire nous fascine par son potentiel.  Elle pourrait fournir l'énergie nécessaire à une ville entière pendant un an à partir de quelques grammes de matière.  De la même manière, les inventeurs de plantes génétiquement modifiées - OGM - en agriculture nous firent entrevoir la plausibilité de pouvoir faire pousser n'importe quelle plante, n'importe quand, n'importe où.  La première technologie consiste à casser les noyaux atomiques pour y puiser de l'énergie.
La seconde, à casser les codes génétiques pour y puiser de la nouveauté.
La dispersion de particules radioactives dans notre environnement est cependant inévitable.  La contamination génétique des plantes de la nature par des combinaisons de gènes improbables, l'est également.  Les physiciens savent parfaitement que l'énergie nucléaire ne pourrait fournir qu'une part minime des besoins énergétiques des activités humaines, pour des raisons liées au climat, à l'économie, à la géopolitique.  Les agronomes sont tout autant au fait qu'aucune question de malnutrition ne peut être résolue à l'aide des O.G.M. agricoles, car ces questions relèvent d'une dialectique politique, & non agronomique.  Ils sont conscients également que si les plantes génétiquement modifiées agricoles venaient à être cultivées à grande échelle, pauvreté & famines s'ensuivraient tôt ou tard:  Les quelques multinationales qui accaparent & font le commerce des semences auraient main-mise sur nos ressources alimentaires, d'une part.  De grandes monocultures de plantes génétiquement semblables offriraient une menace extrême en cas d'accident climatique ou sanitaire, d'autre part.  Le développement parallèle des centrales nucléaire & des O.G.M. en agriculture, coïncide avec celui de la philosophie NIMBY - “not in my back yard”.  Chacun espère que les pollutions radioactive & génétique engendrées pour les mille siècles à venir toucheront des personnes loin de chez moi – des étrangers, ou après ma mort – des inconnus.  Chacun prétend aimer ses enfants donc, sans se préoccuper des enfants du voisin.  Ceux qui pensent ainsi se mentent à eux-mêmes, car ils ne peuvent qu'engendrer une société sans paix, en laquelle leurs enfants aussi devront vivre.  Accroître les productions énergétiques & agricoles ne peut pas être une fin, tant que notre gaspillage de ces deux ressources précieuses perdure. 
L'économie d'un système présente deux faces, recettes & dépenses.  Si les économistes encouragent désormais les gaspillages & ne se préoccupent plus que d'augmenter les productions, c'est qu'ils ont mis leur science au service des élites pour exploiter les masses.  Devenant ainsi oppressives des pauvres, les élites se sont reniées elles-mêmes; elles ne méritent plus ce qualificatif.

 

genetically modified nuclear energy

The potential capacity of nuclear industry to produce the energy needed by a large city for a whole year, from just a few grams of matter seems fascinating.  Likewise, we imagine that genetically modified plants would allow a farmer to grow anything, anywhere, any time of year.  The former technology brakes the nucleus of atoms  & gets energy there from.  The latter brakes the D.N.A. molecule & creates new genetic combinations.  However, the radioactive matter that appears in the disintegration process cannot but spread in the environment.  Likewise, the flight of genetically altered pollen & its spread among natural plants are unavoidable.
Physicists are very well aware that  the first goal in nuclear industry is the making of nuclear weapons & that energy production is just a side aspect of it.
Agronomists know as well that G.M. plants in agriculture will never solve any starvation problem on the planet, for these depend mainly on politics.  On the opposite, they offer a great danger to increase poverty & food disasters.  These dangers would exist if farmers depended too much on the seed corporations on the one hand, & if genetically identical plants were grown on a large scale on the other hand.  These days, nuclear plants & genetically modified plants are both developed everywhere, altogether with the “not in my back yard” philosophy: “you may do anything you like, as long as it is away from me.”  Each one of us hopes the radioactive & genetic pollutions created by these technologies for thousands of centuries will not affect our kith & kin, but people far away – strangers – or  people who will live long after us – strangers, again.
Can we really say that we love our children if we do not care for our neighbour's.
This way of thinking means we are lying to ourselves, for  by getting involved, engrossed in it, we generate a peace-less society where our very children must live.
Why try to increase food & energy productions, when we are at the moment wasting the largest parts of these two very precious resources?  Would not it be more urgent to learn how to make a better use of them both, before we thought about producing more?  Finding a way to balance earnings & expenditures is the basics of economics.  The fact that today's economists will only to increase our wastes & then increase industrial & agricultural productions accordingly, is a clear sign they work for the benefit of the rulers, not the peoples.  To carry on this way can only aggravate the oppression of the world's poor people.  When the rulers of the world & their elite oppress the poor of the world, they desecrate themselves & deny through their very actions the status they were given.  They cannot be considered as rulers or elite any more & must be dismissed.

 

 

* des tomates rouges en Antarctique - at war with nature

Au début de l'idée de fabriquer des plantes organismes génétiquement modifiés - OGM - les géniaux ingénieurs nous promirent de nourrir gratuitement les pauvres, faire pousser du blé au centre de gravité du Sahara & des tomates pour nourrir les bébés phoques sur la banquise antarctique.

Quarante ans plus tard, nous disposons de deux sortes de plantes OGM en agriculture, celles qui fabriquent d'elles-mêmes de l'insecticide; d'autres qui résistent à un herbicide & qui par conséquent seront autant que faire se peut désherbées au moyen du dit produit de synthèse.  En Amérique du sud, l'épandage est réalisé à ce que j'entendis, par avion.

Au réseau semences paysannes, le point de vue adopté est aux antipodes de ce mode de faire, se rapprochant de l'humilité du non-faire.  Les tomates sont des aliments Yin qui ne sont vraiment utiles au corps que quand il fait très chaud.  Désirer les adapter aux régions froides est œuvrer à l'encontre des règles de bonne nutrition.  Il est des mils en voie d disparition capables de végéter - c'est-à-dire, pour une plante, vivre - avec de l’ordre de trois cents millimètres d'eau.  Nous pourrons réhabiliter ces mils plutôt que de trafiquer les gènes des blés.

Je crois que le génie génétique peut avoir des usages en laboratoire, mais surtout pas en plein champ, car la poussière de spermatozoïdes qu'est le pollen vole à travers les continents & au dessus des océans de la même manière que du loess de l'Afrique déboisée retombe d'abondance en Eurasie, mouvement d'érosion là & sédimentation ici illustrant la phrase, "A ceux qui n'ont rien, le peu qu'ils ont leur sera ôté & ceux qui ont auront d'abondance."  En vue de reboiser les déserts, les transformer en bocages, nous commencerons par irriguer nos cœurs arides.

Nous savons que lorsque nous absorbons de la nourriture, le corps est capable parfois de subtiliser un peu de l'acide désoxyribonucléique - ADN - c'est-à-dire un peu du code génétique à cette même nourriture pour ensuite l'intégrer à son propre génome.

Cette capacité supplémentaire à la digestion ordinaire est une des voies parmi les nombreux processus qui contribuent aux phénomènes de coévolution des espèces.  Il explique par exemple que les habitants de l'Asie extrême digèrent mieux les protéines du soja, du fait que leurs ancêtres connurent de temps immémoriaux cette plante comme nourriture.

Une expérimentation fut menée de donner des plantes OGM à des souris pendant une période soutenue au détriment de leur santé.

Manger des plantes poussées parmi de l'herbicide ou produisant de l'insecticide ne semble pas une voie de raison.  Le plus grave en la matière à mes yeux est la mort du sol que ces pratiques induisent.

Nouvel arrivant en Limousin, je bus pour un temps l'eau de la source en amont de la ferme & faillis en mourir.  Les voisins, sachant ce qui s'y déversait par lessivage de leur jardin à chaque pluie, me laissèrent faire sans objecter, observant du coin de l’œil combien de temps je pourrais survivre à la potion amère.

Lorsque nous mesurons la productivité  des plantes OGM, nous la trouvons légèrement inférieure à celle des mêmes plantes au génome non modifié par introduction de gènes étrangers.  J'en déduis que les compagnies marchandes de semences & produits chimiques qui les fabriquent, jamais vraiment ne cherchèrent à réaliser ce qu'elles prétendaient faire : les plantes OGM en agriculture ne sont bénéfiques ni au producteur qui doit les acheter & ne pourra les resemer, ni au consommateur qui s'empoisonnerait à les manger, ni à la nature qui devra absorber la rémanence des substances de synthèse produites ou utilisées dans les modes de culture ad hoc.

inspiré par les mots de Jacques Testard, la Tête au carré, France Inter - 130222

 

commentaires, Yann, 19/06/2012 :

"Avec les ogm, les insecticides sont présents dans chaque cellule des plantes & cela représente des quantités 10 000 à 100 000 fois supérieures à l'hectare, par rapport aux insecticides traditionnels.  Les consommateurs en absorberont donc beaucoup plus." C. Bourguignon.
On devrait utiliser l'expression "chimères génétiques" plutôt que ce sigle qui en fait joue le jeu.  Techniquement personne ne sait modifier un génome, tout ce qu'on sait faire c'est le violer brutalement : ce sont des infractions génétiques.

Comme tu l'as expliqué, tout le vivant échange constamment sa mémoire historique ("adn"), et aussi par le biais des virus.

On ne peut évidemment pas présenter cet accordage génétique parfait comme un argument pour le désaccord, à moins d'être inique.

anonyme le 20/06/2012 :
Trop de mensonges, à la fois de la part des personnes en faveur des OGM, & de ceux qui se posent sn contre envers les OGM - les 2 partis se disputent à coups de mensonges médiatiques médiatisés.  A qui peuvent profiter toutes ces paroles fondées toutes sur la haine & le venin, la gloire pour chacun? le pouvoir? le totalitarisme des uns & des autres? la négation de notre libre arbitre?  Où demeure la paix?

marssfarm le 20/06/2012 :

La première fois que j'ai ouï sur BBC channel 4 des personnes opposées à l'introduction d'un gène différent dans une cellule, je me suis dit en moi-même que les écolos étaient souvent réactionnaires, prompts au conservatisme.
Puis, en suivant le débat, fut évoqué le gène Terminator qui rend ces semences non reproductibles. J'ai compris lors que leurs promoteurs cherchaient surtout à faire de l'argent, rien d'autre.
Le réseau semences paysannes prend la question à l'inverse en donnant & échangeant les semences.
En fait je réalise que cet article est hors sujet du blog, puisque y sont repris les arguments d'une personne que je ne rencontrai pas.
La paix viendra lorsque je n'écrirai plus qu'au sujet de ce que je connais sans intermédiaire.
Yann le 20/06/2012 :
Aucun problème ici. La haine du vice et la colère face à un vol sont des réactions saines et légitimes.  Il est effectivement aberrant d'être pour ou contre les chimères génétiques.  Il est par contre vital d'être lucide sur leurs tenants & aboutissants.

* un fort à bras ! - epigenetics

Le coureur cycliste Lance Armstrong nous permettra d'éclairer ce chapitre inopinément ouvert au sujet des chimères génétiques.  Il participa huit fois au tour de France & le remporta en sept occasions. Il avait l'habitude peu commune d'escalader la côte cheminant sur le mont Ventoux assis sur la selle de son vélo sans jamais s'en soulever, comme vous boiriez un thé au salon.  Je suggère que cet homme devrait être nommé docteur honoris causa en science, car par ses performances remarquables, il démontra la suprématie des gènes sur tout autre facteur que des hypothèses soulevées par d'autres chercheurs suggéraient - une éventuelle part active de l'épigénétique ou de l'environnement dans le déterminisme de nos capacités.

C'est en effet de ses aïeuls directs que l'homme Armstrong hérita des caractéristiques physiques & mentales hors du commun.  Louis son grand-père, fameux trompettiste noir américain sans doute lui transmit la vaste capacité pulmonaire qui lui permettait de pédaler vite & loin sans jamais s’essouffler!  Nous pouvons supposer aussi que Neil son père, premier humain à avoir jamais posé le pied sur la lune lui avait légué cette aptitude surhumaine qui lui était particulière à s'abstraire de la pesanteur qui d'ordinaire pèse sur nos épaules.  Ces deux traits de caractères sont nécessaires & suffisants il me semble pour confirmer le théorème énonçant que les victoires d'Armstrong s'expliquent avant tout par la haute qualité de ses gènes.

ps : Je reçois à l'instant un message m'indiquant que Lance, Neil & Louis n'ont en fait aucun lien de parenté - notre hypothèse s’effondre donc!

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Pour revenir à un sujet plus proche de nous, j'observe chaque jour au jardin des convergences morphologiques entre plantes commensales d'espèces éloignées.

Lorsque deux plantes poussent ensemble au même endroit, elles tendent à se ressembler en ce qui fait penser à du mimétisme.  La forme de la moins adaptée aux conditions écologiques du lieu donné tend vers celle de l'autre.  Tout se passe comme si chaque environnement déterminait une forme qui lui correspond vers laquelle les espèces convergent.  Cette phrase cependant n'est pas complète, puisqu'il y a en même temps une diversité de formes. Chaque forme au sein de cette diversité obéit aux critères d'une niche écologique spécifique en le lieu considéré.

Nous sommes en présence de deux forces opposées.  D'une part la pression exercée par le milieu pousse les êtres qui l'habitent à la ressemblance & à l'inverse, le rôle particulier qu'une espèce va jouer en ce lieu la tire vers une différenciation.

Les personnes qui vivent proches se ressemblent aussi, mais notre perception forcément dans ce cas n'est pas vraiment objective. Pourtant, à la fin nous sommes frappés, parfois même effrayés de ces ressemblances.  Ce qui peut nous inquiéter en ce qui concerne les humains est dù au fait que d'une part, nous supposons exercer un relatif contrôle de la direction de nos vies personnelles & au constat que par ailleurs avec le temps des points de non-retour peuvent être franchis au fil de cette vie.

Dans la nature, le point de non-retour est fort rare.  Il se nomme apparition d'une espèce néo-formée.

D'abord, une sous-espèce se constitue, qui peut être nommée cultivar, variété, race.  Ensuite, si la différenciation s'accentue & dure, une nouvelle espèce naitra.  La frontière est franchie lorsqu'il n'y a plus compatibilité en matière de reproduction.  Pourtant, les humains parviennent à croiser avec succès même des espèces différentes.  Les dix espèces courantes de chêne en France s'hybrident tant qu'il est souvent difficile de trancher.  Un sylviculteur ou un scieur cependant savent les différencier au plan pratique.

Mêler éthique & génétique, voir dans la nature une projection de nos perceptions mentales nous procure une forme de satisfaction, de sens d'appartenir à un monde plus grand que nous.

Le faire nous fait entrer en un domaine dangereux & les membres émminents du RSP me montrèrent l'erreur de se laisser aller à ce travers.  J'en suis revenu donc à deux constats que je m'efforce de garder distincts.

D'une part, le monde qui nous héberge est toujours plus complexe que ce qu'il paraît.

D'autre part, le sens éthique en chacun est inné, & nous en trouvons confirmation dans le sens éthique de notre vis-à-vis.  Certes, l'expression en sera modelée par la culture d'un individu donné.  A l'inverse, un corpus commun à tous se révelle par confrontation des différentes cultures.

Le dernier constat qui pourrait annuler tous les précédents, c'est que même en matière de culture, les forces naturelles s'expriment.  Si des sociétés par le passé ont tolèreré l'inceste sans retenue, elles finirent par dégénérer du fait que la vie se manifeste avec plus d'intensité aux points de contact entre milieux qui diffèrent.

De toutes ces considérations, nous tirons deux points.  Ce qui nous scandalise surtout en matière de plantes GM ou chimères génétiques, c'est le vol d'un capital commun bâti par dix-mille générations d'agriculteurs au profit de quelques groupes financiers.

Ainsi que le montre la fin de cet article, les gènes que nous avions crus tout-puissants au siècle révolu riche de génocides fameux qui touchèrent les trois continents d'Afro-eurasie, ces gènes ne sont qu'une partie de l'expression de la vie.  La plus grande part de notre génome nous vint de virus.  Une grande part également nous fut léguée par des bactéries.  Si nous voyions cela, la peur des maladies en nous pourrait diminuer - sans abaisser toutefois la vigilance de rigueur!

Les gènes sont importants, mais les considérer en eux-mêmes n'a pas de sens.  Au regard de l'histoire de la planète, les fabricants de plantes GM ne seront qu'un instant fugitif.  Leur action ne sera pas sans conséquence, mais la vie est plus forte.

 to be continued...  130313

commentaires de Yann le 22.06.2012 :
Au fait si on voulait respecter cette méthode de clairsemage, on pourrait aussi le faire pour le trèfle, chaque graine pouvant donner un buisson de quelque 40 cm de diamètre.

* la bête de somme & l'agriculteur - Dmitri Mendeleïev

Pourquoi la connaissance scientifique a-t-elle toujours dix ans de retard sur celle des personnes de terrain?

Est-il besoin d'un scientifique pour nous dire que l'amiante ou le plomb sont des métaux lourds & toxiques de ce fait?  Dmitri Mendeleïev le déclara il y a un siècle & demi.

Lorsque l'industrie nucléaire sera enfin déclarée décadente, nous verrons des publications de science pour nous rappeler que l'uranium est lui aussi un métal lourd, savoir disponible dès l'origine.

Pourquoi les abeilles meurent?  Tous les paysans le savent.

Un apiculteur tenait des ruches auprès d'un champ.  Il demanda à son voisin au cas où il aurait voulu traiter le champ le matin de l'en avertir auparavant, afin que l'éleveur d'abeilles puisse tenir les ruches closes & protége ainsi les butineuses.  L'agriculteur traita un matin sans avertir l'apiculteur & les abeilles moururent toutes.  Elles aiment à boire la rosée sur les feuilles des plantes & ce matin là, la rosée était nourrie d'un cocktail d'insecticides dont la caractéristique première est d'affecter le système nerveux.

Cette histoire révèle que nous sommes au plan spirituel gravement malades.  Le spirituel est un commun ainsi que l'air, l'eau, le sol & l'énergie solaire.  Nous voyons de ce fait le lien entre la pollution des éléments dont notre corps est un agencement remarquable & la carence dans le domaine spirituel qui régit nos rapports à l'autre dont le corps social est tissé.

L'agriculteur sait & n'écoute pas son voisin.  Abruti par le ronron du tracteur, il n'entend plus la voix de l'homme.  Formaté par l'école agricole, il ne perçoit plus le signifiant dans les mots de ceux qui parlent.  Saturé par trop d'information, il ne sait plus distinguer le futile du vital.  Embarqué sur les rails de la technique, il oublie que son ouvrage touche au vivant & que le vivant est tout à la fois un & multiple - notion impossible à saisir par le mental rationnel.

Le scientifique aussi sait pourquoi les abeilles meurent, mais il justifiera son salaire en prenant le temps de le démontrer.  La démonstration prendra dix ans.  La décision politique qui devra en découler prendra dix ans encore.

En cela nous voyons que la modernité est un leure.  Nous sommes des bêtes & seule la conscience pourrait nous sauver.

inspiré de "CO² mon amour" Denis Cheissoux - France-Inter - 131106

 

 

5 forms/ecology regarder limiter envisager garder obéir

 

 

protect / preserve

des cinq formes de l'écologie & la sixième : conservation / préservation / maintien / utilisation / soumission / non-faire

l'espace des arbres dessine un pays /conserver, protéger, garder, valoriser, obéir

La conservation de la nature envisagée comme en son éternité qui ne saurait varier révelle notre souhait de retourner à une enfance de tous les possibles.  La préservation de la nature perçue faible & démunie devant les innombrables expression de la folie humaine, capables souvent de s'unir en projets ou même de se déguiser en sagesse.  Le maintien de la nature dont nous avons pris conscience qu'elle est le cadre d'existence de nos vies d'équilibres complexes & interactions sans fin.  L'enrichissement de la nature, sachant qu'elle manifeste en se transformant tout le temps la résultante de toutes les forces qui l'animent.  L'obéissance à la nature par la découverte que nous naissons en son sein, qu'elle nous nourrit & nous abrite & qu'en fin de compte nous ne sommes que fêtus de paille au regard d'un cosmos sans début ni fin.  L'amour de la terre parce qu'elle est le seul lieu dans tout le ciel - l'univers - où ce qui est ma nature seule pourrait trouver moyens à se déclarer : rire & pleurer.  Je vois la nature comme l'étoile de David à six branches dont le symbole ancien fut exprimé en d'autres cultures sous des formes variées, le Tao par exemple.  Cinq éléments - plus le facteur humain, le facteur d'incertitude, l'aléa du Ciel.

 

 

cinq formes de l'écologie / conserver, protéger, garder, valoriser, obéir

La conservation de la nature envisagée comme en son éternité qui ne saurait varier révelle notre souhait de retourner à une enfance de tous les possibles.  La préservation de la nature perçue faible & démunie devant les innombrables expression de la folie humaine, capables souvent de s'unir en projets ou même de se déguiser en sagesse.  Le maintien de la nature dont nous avons pris conscience qu'elle est le cadre d'existence de nos vies d'équilibres complexes & interactions sans fin.  L'enrichissement de la nature, sachant qu'elle manifeste en se transformant tout le temps la résultante de toutes les forces qui l'animent.  L'obéissance à la nature par la découverte que nous naissons en son sein, qu'elle nous nourrit & nous abrite & qu'en fin de compte nous ne sommes que fêtus de paille au regard d'un cosmos sans début ni fin.  L'amour de la terre parce qu'elle est le seul lieu dans tout le ciel - l'univers - où ce qui est ma nature seule pourrait trouver moyens à se déclarer : rire & pleurer.  Je vois la nature comme l'étoile de David à six branches dont le symbole ancien fut exprimé en d'autres cultures sous des formes variées, le Tao par exemple.  Cinq éléments - plus le facteur humain, le facteur d'incertitude, l'aléa du Ciel.

120521

 

regarder limiter envisager

 

Le cœur - à gauche - dispense par la main - au centre - irradie par bonté - à droite - délimite par vertu.

L'écologie peut être de droite, habitée de la velléité de protéger une nature conçue en notre imaginaire, ou de gauche, tourmentée du souhait de concilier la vie des humains & des non-humains, imaginant que cette différence ferait sens.  Les tenants de ces deux courants pourtant n'envisagent pas de ne pas détruire les ressources qui nous sont disponibles, les premiers pour les accaparer, les seconds pour les partager.

Avec l'agrinature nous entrons en route en des perceptions du monde qui présidèrent avant l'ère des machines servantes du capital de droite & des oppressions de gauche.  La distinction entre l'humain & le non-humain, entre le minéral & le vivant, entre le savoir & l'habileté des mains, entre le biologique & le spirituel s'y effacent, s'y dissolvent, s'en échappent.  Aucun problème que la pensée crée ne sera résolu par la pensée.  En pensée, nous entendons tout ce qu'elle produit lorsque coupée de ses racines ancestrales, immémoriales qui l'attachaient au concret alentour, aux conséquences d'un acte à court & long terme, pour le dire en un mot, à l'autre, qu'il soit humain, végétal, ou animal, bâti de matière inerte, tissé d'imaginaire, de virtuel ou d'essence spirituelle, être de nature ou de réalité, évênement ou fait.  La pensée ainsi coupée de la réalité qui directement nous entoure & nous touche peut générer les montres que sont par exemple la technologie, le pouvoir des mots pour eux-mêmes, l'amour-propre, l'égoïsme, les peurs, la mesquinerie, les courtes vues, le clan, le racisme, en un mot la cohorte des démons mentaux qui souvent nous approchent & parfois nous assaillent.

La pensée en elle-même est un outil dont nul ne peut se passer.  Elle ne doit pas cependant être employée seule, car alors il en résulte une brisure du réel en autant de fragments que nulle glu ne sait recoller.

Regarder le monde comme un tout.  Limiter volontairement nos moyens.  Envisager toujours le bien de la communauté conçue en cette observation que l'humain, le vivant & le spirituel ne peuvent pas être dissociés, puisqu'en nous ils ne sont qu'une seule & même force – sœur, mère & père.

 

 

égouts / tax on water / 3 formes de l'eau

 

 
 
le drainage d'irrigation de pédogenèse & les terrasses soli-pluviales.
 
 
les égouts souillent l'eau qui est ensuite épurée /
 
 
eau, mon amour! / pour une socialisation de ce bien commun / mercredi 6 Mai 2015 L'Humanité / article recueilli sur le blog "Le monde sera beau."
 
Une tribune de Jean Huet, auteur de "Vers une gestion coopérative de l’eau " (Fondation Gabriel-Péri).

«Or bleu», l’eau est une ressource naturelle précieuse, vitale, dont le partage s’avère souvent conflictuel. De tout temps, les civilisations ont pris soin, non sans heurts, de s’établir à proximité d’un point d’eau. L’homme a cette tendance naturelle à s’ériger en maîtres, et possesseurs jaloux de l’eau. Affaire de tous, l’eau est un commun dont chacun est en droit de disposer. Pourtant sa répartition cause des tensions et des rivalités. L’exploitation de l’eau pour l’industrie, l’agriculture et la consommation domestique pourrait pourtant être plus coopérative.

L’enjeu est à la socialisation de l’eau : processus de réappropriation par la communauté territoriale des enjeux et des réponses pour un accès à l’eau de bonne qualité pour toutes et tous. Pour éviter le syndrome du yo-yo qui se reproduit régulièrement lors de changement de majorité municipale et maintenant intercommunale entre une gestion publique et une gestion privée, il faut partout où des élus et des citoyens se retrouvent sur l’idée d’une remunicipalisation qu’ils dépassent la seule question de la forme publique et qu’ils posent les bases d’une réelle mobilisation citoyenne autour de l’eau. Il s’agit d’ouvrir les fenêtres et les portes. Une partie indispensable pour gagner une bataille de l’eau contre les intérêts géants du capital. Cette socialisation doit créer les conditions d’un nouveau rapport de force entre les choix municipaux et les habitants. Que la question de la maîtrise du pouvoir laisse la place à celle de l’équilibre des pouvoirs, à condition bien entendu d’écarter les multinationales de ce débat de fond.

Le phénomène actuel dont le « Rapport mondial de l’eau », dévoilé lors du 7e Forum mondial de l’eau (avril 2015), rend compte avec les 94 cas de remunicipalisation en France (Paris, Grenoble…) amène à penser qu’une nouvelle ère de coopération entre régies ou autres structures publiques s’ouvre. Il faut prendre à Veolia et à Suez ce qui a fait leur force : la mutualisation des outils de production. Ces compétences techniques si louées de nos chères entreprises françaises n’auraient pas été possibles sans cette mutualisation de revenus mobilisés pour une part sur la recherche et le développement, les services rendus. Mais en mutualisant également les profits dégagés des richesses de chaque territoire, ils ont aussi mis en danger la rénovation des infrastructures, privilégié les technologies de pointe et les usines de traitement lourd à la coopération territoriale pour limiter les rejets sur les zones de captage. La coopération entre régies s’impose dans une démarche d’alliance, qui pourrait s’engager sur des sujets communs de haute importance : qualité de l’eau, accompagnement des projets de remunicipalisation…

Il y a des enjeux qui sont difficilement envisageables de manière isolée et cloisonnée ? En amenant l’idée d’une nouvelle ère de la coopération par la socialisation de l’eau j’ai l’intuition que d’autres formes de société de gestion pourraient être envisagées localement. Une dynamique qui devrait permettre d’associer les salariés, les techniciens, les citoyens-usagers (ménages, agriculteurs, entreprises locales), et bien entendu les collectivités dans la marche de la gestion de l’eau.

Qu’il s’agisse d’une régie, ou d’une société coopérative d’intérêt collectif (Scic), les conditions peuvent être réunies pour prendre en compte les différentes parties prenantes du territoire, seule manière de construire l’intérêt général. Les élus de la République doivent l’incarner, mais pour faire société nous devons être en capacité d’élargir le cercle des décideurs, surtout pour un sujet aussi sensible. L’eau nous appartient, c’est le peuple qui la boit.

http://www.humanite.fr/

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 Très bel article.

Selon l'idée des astrophysiciens, notre planète est relativement sèche.   L'eau sous forme glace est une substance ancienne en l'univers, mais à cause de la proximité du soleil, toute l'eau de notre planète se serait évaporée en ses débuts.  Par la suite, ce sont des comètes & astéroïdes glacés qui, entrant en collision avec la Terre, lui auraient apporté toute l'eau dont nous disposons.

 

Gérer l'eau comme un commun sera le moyen le plus sûr & le plus économe.  Les égouts souillent l'eau qui est ensuite épurée.  C'est ainsi que le profit est double pour les compagnies gestionnaires.

Il en va de même de la relation entre les intrants agricoles subventionnés &le prix de l'eau potable, deux budgets à mettre en balance.  Que pourrions nous dire des fosses sceptiques qui, nous le savons ne sont que des cache-misère, une manière de planquer la poussière eau sale sous un tapis de chiffres théoriques.  Il est facile de réaliser des lagunes d'épuration & des tollettes sèches.  La lagune-forêt peut produire d'abondance du bois ou de la matière organique - brf - & les toilettes fertiliser les champs.

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Eden - où il est démontré que les technocrates sont malins

 

Lorsqu'Il créa l'homme, Il le plaça dans un jardin :« Ce sera un paradis. »

Mais l'homme dit: « Non, je veux être Toi ! »

  • - « C'est trop dur ! »
  • - « Cela ne m'est pas problème !» répondit le petit.
  • - « Tu vas devoir enfanter ton potager dans la douleur. »
  • - « Ça ne fait rien. »
  • - « Tu feras pousser tes poireaux à la sueur de ton front. »
  • - « Je ne m'en soucie guère. »
  • - « Tu vas en chier ! »
  • - « Essayons tout de même! »

Alors l'être suprême, par un peu de compassion pour cet être si têtu, lui donna le truc :« Chaque jour, ton "trouduc" produira la dose d'engrais exactement nécessaire à fertiliser le potager qui te nourrit. »

Ainsi l'homme vécut sur la terre.

Dieu sait tout.  Comment aurait-il pu pourtant anticiper les technocrates?
Et se frappant le front en criant, « J'ai trouvé! » la bande au professeur Nimbus est arrivée.
Ils déclarèrent: « C'est caca! »

Puis ils le jettèrent à l'eau.  L'eau descend toujours & irait quoi qu'il arrive se cacher en un lieu souterrain.
Depuis lors, nous avons un double dilemne : la terre a faim d'humus, & l'eau est sale.
Les technocrates décidèrent alors : « Facile!  Nous allons laver l'eau !  Nous fabriquerons par ailleurs des usines de synthèse d'engrais pour l'agriculture.  Donnez-nous pour ce faire seulement quelques milliards de milliards de milliards de milliards ... »
Mais les humains rétorquèrent: « Pas question ! »
Pour trancher le conflit, les politiciens décrétèrent à la fin : « Ce sera payé par une taxe sur l'eau & des subventions à la surface données aux agriculteurs pour compenser la destruction de l'humus de leurs champs. »

Depuis lors, la terre a faim, les sols s'érodent sur les cinq continents,
l'eau est sale, les mers meurent, & nous payons des taxes pour que ce système perdure.

 

in Eden, a tax on water – to whom does water belong ?

 

When God created man, He placed them in a garden.  ”It will be a paradise.”
However, man answered, “I want to be God !”

  • - “Too hard!” said He.
  • - “It does not matter !”
  • - “You will give birth to your vegetables through pain.”
  • - “I do not care !”
  • - “You will have to grow your carrots at your brow's sweat.”
  • - “Never mind !”
  • - “Your life will be shit!”
  • - “Anyway, let us try !”

In the end, God gave up.  However, He felt compassion for stubborn little man, & so He gave him the one useful trick: “Daily, your ass is going to produce the exact amount of manure needed to fertilise your vegetable patch.”

And from that time onward, humankind lived on earth.
God knows everything.  However, how could He have imagined modern technicians?
They declared, “Do not use this as fertiliser : it is filthy.”  Therefore, they decided to throw it in water.
From this time on, we must deal with a double problem: waters are polluted, & soils are starving for humus.
Then the technicians decided: “No trouble, we are going to clean the water, & manufacture plenty of fertiliser.  For this, we are only asking a few billions of billions of billions of billions...”
At this, the humans retorted, “In no way are we to pay !”
Fortunately, the politicians solved the argument by saying: “It will be a tax.  Our decision is final.”
Ever since, soils are deteriorating for want of humus on the five continents, rivers, water tables & seas are not clean any more, & we pay taxes to carry on with this mess.

economy of farming 1° X

economy of farming le renoncement & le combat - d'elles... / Bernard Maris

 

trèfles spontanés sur un triangle de gazon urbain tondu à l'excès en export des coupes : le sol est appauvri par les coupes; seules des espèces coriaces subsistent; les trèfles en sont.

le renoncement & le combat

Comment les candidats de droite peuvent-ils recevoir même la moitié des suffrages à une élection, tandis qu'il n'y a pas une moitié de riches dans un pays par définition même - la richesse étant une valeur relative au revenu médian & non pas au revenu moyen ?  Il est des individus qui votent à droite tandis qu'ils sont retraités ou employés dans la police par exemple - payés d'argent public donc.  C'est là une trahison de leur classe relevant peut-être du syndrome de Stockholm.  Oubliant qu'ils doivent leur prospérité surtout à la mise en commun de l'essentiel, ils ne considérent que leur propre mérite.  Ce mérite certes n'est pas nul - so what ?  Pour voter à droite, un péquin moyen doit s'autoriser à mépriser ceux qu'il juge différents & en conséquence moins méritants que lui...

Des idées de droite m'approchent parfois lorsque je me sens le coeur dynamique.  Elles me quittent bientôt dès que la fatigue me gagne.  Où réside la différence en définitive ?  En biologie, selon le constat qu'elle permet la fonction, la forme est tout.  Peut-on en venir à observer les humains sur ce même mode ?  Je dois reconnaître que je tends à le faire : être de droite enlaidit à plus ou moins brève échéance, car c'est un enfermement sur soi.  C'est cette laideur qui me repousse.  Leurs maisons sont laides & propres.  Leurs voitures sont laides & grosses.  La beauté sophistiquée de leur plastique ne me séduit pas : de leur visage nulle clarté n'émane.

Que font les millionnaires de leurs millions ?  Rien : ils se paient des gueuletons, des maisons vides & des conjoints insipides.  Que font les pauvres de leurs centimes ?  A peu près la même chose.  Donc, voler l'argent du peuple pour s'enrichir est vain car on ne peut rien en faire...

Le renoncement & le combat sont les deux faces du développement de l'humain en chacun qui consiste à regarder non pas avec les yeux, la pensée & les émotions, mais plutôt avec le thorax, le centre de la tête & le ventre tout à la fois.*

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*ainsi que sommairement décrit à l'article 14.2 cette observation holistique se produit par alignement de la glande pinéale ou épiphyse avec le système nerveux entérique, la glande pituitaire ou hypophyse, l'hypothalamus, les gonades, le pancréas, les ganglions orthosympathiques de la zone thoracique & les chaînes paravertébrales de ganglions rachidiens sympathiques lombaires, sous le contrôle des neurones parasympathiques du myocarde - sinus & oreillette droite, atrium droit, nœud sino-auriculaire de Keith & Flack.

d'elle naîtra la solution à la question

Nous pouvions voir au couchant il y a un mois une conjonction de Vénus & Mars.  La planète de l'amour & la féminité nommée autrefois étoile du berger, semble une petite lune si brillante & lumineuse en comparaison de la planète de l'action, des guerres & du masculin, petit point rouge à peine visible.  La contemplation est plus puissante que l'action.  Les femmes sont plus fortes en tout, sauf peut-être le close combat.  C'est pour cela que les hommes ont peur.  Partant, ils cherchèrent par tous moyens à portée à les opprimer, les cacher sous des niqabs & des soutifs, voire même les exciser en des tentatives avortées de réduire leur puissance sexuelle.  En les sociétés guerrières, l'oppression féminine fut la contre-partie du prix du sang.  Comme c'est le cas en toute oppression, les victimes y participèrent elles-mêmes.

Sont-ce les femmes qui instiguent les rivalités qui s'amplifiant, peuvent devenir guerres ?  Souvent nous le vîmes.  Quoi qu'il en soit, elles ont tout pouvoir de s'opposer à leur éclosion, si elles voulaient protéger vraiment leur progéniture.  Le plus souvent nous déclarons combattre pour nos enfants : nous créerions soi-disant de la violence au nom de l'amour, un peu comme ces fols combattants qui guerroient au nom de Dieu.  Or c'est justement cette lutte, ce combat contre l'altérité des autres qui rend la société violente.  La conséquence inévitablement manifestée en sera que nos propres enfants s'y trouveront tout autant soumis, risquant d'en tomber victimes tôt ou tard.  L'amour nous incite en revanche à pacifier nos rapports au monde & aux autres : "Essayons l'assertion inverse." nous suggère-t-il.  It means to give up instead of fighting.  Il nous montre comment opter pour le renoncement plutôt que le combat, voir que les deux ne font qu'un, qu'il vaut mieux donner par anticipation ce dont en tous les cas la vie nous déprivera - puisque rien ne dure vraiment.  Des femmes donc & de l'amour qu'elles sauront développer naîtra la solution à la question de la violence économique & financière.

Pour l'heure cette forme de la guerre financière se trouve exacerbée parce qu'en train de se substituer progressivement à la violence antique des combats guerriers.  Cette substitution est d'ores & déjà le premier pas d'un inexorable élan de pacification dont leonze septembre 2001 marqua le tournant.  Depuis lors, les guérillas se multiplient, mais c'est bien surtout la forme de la guerre économique qui domine.  Le trader des marchés boursiers est typiquement un jeune mâle drogué au sexe & à cocaïne - les mots bourse & action évoquent cette virilité supposée.  Les mathématiciens & informaticiens qui inventent les martingales permettant de s'enrichir du seul fait de déjà posséder sont eux aussi surtout des mâles humains.  Une impression de similitude avec la démarche guerrière nous saisit.  Cette guerre sous forme mafieuse & financière est - & c'est paradoxe - déjà un premier pas vers la paix qui nous guette.

C'est aux femmes de désarmer les mâles malfaisants.  *Lysistrata d'Aristophane, réussit à convaincre ses compagnes de résistance non violente, se refusant à leurs maris pour garantir la paix & mettre fin à la guerre du Péloponnèse.  *(edited from Wikipedia)

tout bonheur se bâtit sur un malheur

"Ce qui advient est toujours le meilleur." dit un proverbe de Chine.  En occident, il nous semble plutôt fataliste.  Est-il trop optimiste ?  A quoi bon chercher à le qualifier ?  Comme tout proverbe, sa vérité exprime une synthèse de la vie.  "Tout bonheur se bâtit sur un malheur." est le proverbe frère du premier.  Il esquisse un dessein identique du destin, en révêle vraiment la force.  Nombre d'individus contruisent leur fortune à petits pas.  En quelle mesure jouiront-ils de tout ce bien accumulé ?  Ceux qui connurent les tourments de la souffrance apprécieront ensuite toute paix relative.  Pour progresser souvent nous devrons agir au détriment d'un autre, voire même exploiter le travail ou la difficulté d'autrui.  Au constat de ce qui précède, le sage libre choisit la première option.  Ce qui advient est toujours le meilleur.

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khadijamine le 31/03/2015 : Bonjour & merci pour ton magnifique compliment qui me va droit au cœur, mais le mérite en revient qu'à Dieu seul. Ton blog est bien aussi ; j'y apprends la culture etc...  Tu es un converti à l'Islam ?  Amitié sincère.  Khadija

le 01/04/2015 : Celui qui craint pieusement Dieu, Dieu lui aménage une issue.  Il lui accordera Ses biens par [mes moyens] sur lesquels il ne comptait pas.  Très souvent derrière un mal, il se cache bien.  Malheureusement beaucoup trop de gens ne voient que le mauvais coté des choses & pourtant...   http://khadijamine.centerblog.net

ce qui advient est toujours le meilleur

La richesse & la pauvreté se définissent selon un revenu médian* & non pas une moyenne.  Si nous définissions la richesse comme un revenu égal au double du revenu médian, & en prenant l'hypothèse que chacun vote en accord avec son niveau de vie, la proportion des citoyens aspirant à une société de partage & de ce fait votant à gauche égalerait les trois quartrs de la population.  Or en démocratie, les candidats conservateurs ou de droite reçoivent en général lors d'une élection de l'ordre de la moité des suffrages.  La proportion est si exacte que nous pouvons en déduire que chacun parvient à se définir avec grande précision en fonction d'une médiane pourtant bien théorique en apparence.  L'idée des trois quarts ne semble pas avoir de sens à nos yeux.  Tout se passe comme si, dès que nous atteignons ou approchons le revenu médian, la situation financière centrale à la société, nous pouvons basculer à droite ou à gauche selon l'idée aléatoire que nous avons de notre appartenance.  La notion de notre classe sociale réelle semble nous échapper.

 

Plus d'un dixième des adultes ne sont pas inscrits sur les listes électorales.  Environ la moitié des inscrits votent.  Pour être élu, il faut recueillir la moitié des votes, soit - compte-tenu des deux données statistiques qui précédent - le vote d'un quart des inscrits.  Si on tient compte des non-inscrits, la proportion chute à un cinquième de la population adulte.  Un candidat peut donc se trouver en position de pouvoir s'il est désigné par moins d'un quart de la population.  Dans ces conditions, il est facile à comprendre qu'une personne aux idées conservatrices ou rétrogrades soit élue : ses électeurs sont les personnes qui craignent de perdre leurs acquis ou souhaitent les conserver ou qui aspirent à s'enrichir.  Un quart des citoyens pourrait-il représenter la population aux revenus supérieurs au double de la médiane d'une part, ou celle aux revenus inférieurs à la moitié de cette même valeur par ailleurs ?

La pauvreté se définit en Europe comme un revenu inférieur à la moité du revenu monétaire médian & la richesse, une capacité monétaire supérieure au double de cette médiane.  Du point de vue statistique, cela ne signifie pas que la proportion des riches serait un quart exactement de la population - plutôt de l'ordre d'un dixième en fait - & que celle des pauvres serait un quart également - 10% également.  Notre évaluation est une hypothèse qui suppose que le quart de la population votant à droite pourrait être les personnes qui approchent ou imaginent approcher le seuil de la richesse & que le quart votant à gauche pourrait être celles approchant - de fait ou en imaginaire - la pauvreté.

 

Si tous étaient inscrits & votaient selon leur richesse véritable & non pas celle perçue, la droite aurait peu de chances de réussir.  Mais la vie n'est pas si simple.  Il est des pauvres soumis qui voteront toujours pour la classe dominante garante de leur sécurité, considérant qu'ils ont des droits & craignant tout changement.  Il est naturel d'être progressiste - de gauche - quand on est jeune & qu'on ne possède rien.  Puis, peu à peu à mesure que nous accumulons des biens inutiles & que notre revenu disponible pour acheter de l'inutile croît, notre propension au conservatisme croît en proportion.  En une société vieillissante, la droite a de ce fait des chances accrues.

Prenons l'exemple d'un ouvrier croyant.  Il se peut qu'il vote à droite parce qu'à ses yeux l'athéisme en vogue chez les personnes de gauche est une porte ouverte à l'immoralité.  Prenons l'exemple d'un parvenu, une personne qui s'est enrichie par la force de l'effort, la persévérance ou des qualités remarquables.  Il se peut que cette personne vote à gauche par fidélité à sa classe d'origine, parce qu'elle conserve souvenir que ses études avaient été financées en bonne part par la collectivité.

 

Nous constatons désormais que la différence entre droite & gauche tend à s'amenuiser.  Les élus de droite n'osent pas vraiment abolir les lois sociales.  Ils s'appliquent surtout à accroître la dette de l’État, sachant que les prêteurs appartiennent forcément à leur classe.  Or accroître sa dette contribue à augmenter l'importance factuelle de l’État, ce que nous pourrions apparenter en première lecture à du communisme, mais gardons en tête que la dette publique est une forme de privatisation partielle de l’État : elle est donc bien conforme aux idées de droite.  Il est peu honnête pourtant de dilapider le bien commun, car les impôts en fin de calcul sont toujours payés par les personnes ordinaires.

Les élus de gauche en général assainissent les comptes publics, mais sans oser pour autant taxer les possédants, sachant bien que le collectivisme ne sait rien produire en terme d'économie sonnante & trébuchante & que les entreprises & les entrepreneurs seuls le peuvent.  Or assainir les comptes obéit au mode d'un bon gestionnaire qui rappelle les pratiques comptables de l'entreprise & du capitalisme, mais rétablir la santé des comptes publics c'est restituer au commun ce que la droite lui avait subtilisé.  Il s'agit bien en cela d'une pratique de gauche.

Pour résumer ce que nous observons, les élus de droite visent le pouvoir afin de diminuer le pouvoir de l’État - tout en en jouissant autant que faire se peut - & les élus de gauche cherchent à le rétablir.  Eux tous se perçoivent avant tout en gestionnaires d'un système au demeurant fort complexe & que personne ne maîtrise plus.  Ils s'attachent aussi à le complexifier chaque jour un peu plus encore afin que leur rôle se fasse - ou du moins apparaisse - plus indispensable sans fin.  Cette civilisation certes un jour s'effondrera sous sa complexité, mais ce sera plus tard, espèrent-ils...  Les professionnels qu'ils sont savent qu'il suffit de séduire un quart de la population pour être élus & c'est là tout ce qu'ils recherchent sans jamais se lasser.

 

Nous pourrions imaginer des élus issus du peuple, tirés au sort, renouvelés tous les ans & responsables en fin de mandat.  La nature humaine étant tenace, nous avons obtenu le contraire sans pour autant cesser de le nommer démocratie.

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* mode, médiane, moyenne, écart-type & variance // Le mode est la valeur la plus fréquente dans un échantillon. // La médiane est la valeur qui caractérise l'individu situé au centre de deux parties égales de la population. // La moyenne arithmétique est la somme des valeurs de la variable divisée par le nombre d’individus. // L’écart-type est la racine carrée de la variance. // La variance est la moyenne des carrés des écarts à la moyenne. - 140415

 

erixbd le 27/03/2015 :
Être de droite ou de gauche n'est qu'un sentiment furtif lié à l'instant présent...  En réalité, nous avons oublié - & j'en suis sûrement - que nous devrions avoir le rôle de jardiniers, de bâtisseurs, de sculpteurs d'un monde dont on se doit de préserver l'harmonie & l'équilibre.  L'homme a oublié qu'il se doit de rendre autant qu'il prend...

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brigitisis le 29/03/2015 :
Il me vient une image.  Quand je vais tenir le stand de notre refuge de temps en temps dans les supermarchés du coin pour collecter de la nourriture pour les chats ou chiens du refuge, devine qui met dans les chariots, qui demande "Qu'est-ce qu'il vous manque le plus ?"... jamais les "riches.  Eux détournent la tête, font comme s'il ne voyaient pas.  Les gens modestes restent avec du cœur.  Cela ressort dans la vie quotidienne si simplement.

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marssfarm le 29/03/2015 :

Les très riches même ne vont pas au supermarché.  http://marssfarm.centerblog.net

brigitisis le 01/04/2015 :

Les gens athées ne sont pas forcément sans morale, sans éducation, sans principe de vie, sans qualité de cœur.  Je dirais même que je connais des "piliers d'églises" égoïstes & sans cœur, imbus d'eux -mêmes & sans empathie pour autrui, emplis de haine & de médisance...  Quant à la politique, il faudrait vraiment changer tout le système... mais je ne m'étendrai pas sur ce sujet bien trop vaste.  J'aime ton idée d'être "responsable en fin de mandat"...  Mais es-tu sûr qu'il y aurait des candidats dans ce cas là ?

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marssfarm le 01/04/2015 :
Merci de ce commentaire qui est en fait (un) complémentaire de l'article que je n'osai pas terminer.
Les politiques en l'hypothèse prise seraient en tout point comparables aux jurés d'une cours d'assise. Il y aurait des candidats donc - & de jugement suffisant par la dynamique du groupe - pour gérer au mieux ce qui doit l'être. Dans des instances de décision citoyennes, de sages options peuvent aussi être prises à condition de former & informer au sujet concerné, les personnes du groupe auparavant.
Ta remarque à propos des croyants & des athées est juste elle aussi puisque finalement que nous distingue en ce domaines hors de notre propre déclaration ? C'est l'histoire connue de la personne qui se croyait aimer Dieu, mais dont Dieu – à son arrivée au ciel - ne reconnaît pas une insincère dévotion parce que ses actes ne s'y conformaient pas... L'attachement à une religion peut nous donner l'illusion d'être des justes de droit de ce seul fait. C'est vrai de toute certitude : le fait de se croire parvenu à un stade donné, en efface le mérite du fait même que la croyance que quoi que ce soit puisse être défini une fois pour toutes ne coïncide pas avec le réel.

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erixbd le 02/04/2015 :
Ce texte est une vérité éprouvée tous les jours. Hélas serai-je tenté de dire. Il apparaît évident que le système utilisé pour construire le monde moderne est usé, fatigué & n'a plus guère de ressort que pour ceux qui en tirent désormais d'énormes profits. J'en reviens toujours à affirmer que l'homme n'ayant pas de prédateur, doit se concentrer sur un rôle de gestionnaire & - pour reparler religion - il est un dieu dans un dieu. Il dispose aujourd'hui de tous les matériaux, les connaissances & les richesses utiles pour construire un monde "durable", équilibré, harmonieux. Sans violence aucune, il doit arriver à jouer de la plus grande transparence afin d'établir un barème de sommes perçues qui ferait que les responsabilités, les compétences & les efforts seraient reconnus, mais que les écarts, selon ce barème, jamais ne se creuseraient. Chaque pays du monde devrait ainsi disposer des moyens pour que chaque citoyens soient logé, nourri & soigné. L'argent ne serait plus alors un but, mais un moyen... Pour ce qui est du dernier paragraphe du texte, il me semble que le Saint-Simonisme s'orientait, en ses début, sur ce genre de propositions.

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marssfarm le 02/04/2015 :
Merci de ton commentaire.  La réflexion partit d'une erreur de jugement qui consistait à imaginer que la richesse se définissait selon la moyenne.  A ce compte, le revenu moyen n'est probablement pas très éloigné du salaire minimum.  En ce cas, les gens ordinaires étant plus nombreux, le vote de gauche devrait être massif.  Nous pouvons imaginais aussi que la plupart des non-inscrits devraient voter à gauche - & ils sont si nombreux! - & que les abstentionistes sont aussi & surtout des gens aux revenus modestes.  Mais la médiane, c'est autre chose & le fait des votes & votations confirme que nous avons une conscience aiguë de notre position par rapport à la médiane, c'est-à-dire le point milieu de la société en matière de niveau de vie.  Nous pouvons certes nous tromper à ce sujet, mais l'erreur d'appréciation des uns doit se compenser de celle des autres.
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Il y est des mystères dans la machine économique.  La Banque Centrale prête aux banques à 0% d'intérêt pour qu'elles puissent créer de l'argent.  Les banques prêtent à leurs clients à quelques pour-cents.  C'est leur job, leur bénéfice & l'argent créé ainsi provient de projets que ces prêts permettent de concrétiser plus vite.  En la matière, le temps est un facteur, car il y a compétition entre les monnaies, les pays, les entreprises & les travailleurs.  Le domaine où l'irrationnel semble triompher, c'est le " stock-exchange ".  Une entreprise obtient en bourse du capital pour investir.  Jusque là, ça va.  C'est le système génial des "stock shares" inventé à l'ère industrielle - un système de démocratisation du capital...  Là où l'irrationnel se manifeste, c'est qu'une société cotée au "stock exchange" reverse des dividendes de 4, 5... jusqu'à 10 ou 15 % par an à ses actionnaires. Pourquoi en ce cas ne pas emprunter aux banques à 1 ou 2 % Qui accepterait de payer 5 ou 15 % au lieu de 1 ou 2 % ? Pour que cela fonctionne, il est besoin d'une connivence, une entente entre le conseil d'administration d'une entreprise & ses actionnaires dominants.  Dans la rivalité entre capital & travail, les détenteurs du capital ont gagné la lutte.  Partant, ils peuvent acheter les politiciens, les banquiers & les services des personnes diplômées, formées & formatées.  Trois alternatives s'offrent lors à nous.  D'une part acquérir des diplômes pour être employés par les grandes compagnies & leurs sous-taitants ou par l'administration.  D'autre part devenir entrepreneur en acceptant les contraintes que l'administration impose en la matière.  Enfin, vivre une vie simple & inventer des modes de vie & de travail alternatifs.

 

pour une économie sans chiffres - Bernard Maris - 150112

Fusillade ce mercredi 7 janvier 2015 à Paris, au siège du journal satirique Charlie Hebdo - douze morts, dont deux policiers & onze blessés dont quatre griévement.  Trois hommes masqués & armés ont pris la fuite en voiture, criant : "Allah ho akbar !"

 

Il n'est pas hasard que deux jeunes hommes en révolte contre l'économisme, cette nouvelle religion qui nous étouffe, contre la compétitivité absolue, cette nouvelle moralité qui comme toute les morales est définie par la classe dominante, contre l'école devenue une garderie d'enfants & un lieu d'endoctrinement - c'est-à-dire un système éducatif qui s'appuie sur des valeurs devenues théoriques - aient tué une des rares personalités qui défendent leur cause, Bernard Maris à la voix claire que nul n'éntend, que nul n'écoute.

Ce n'est pas hasard, car ces deux hommes refusèrent cette croyance en une économie à genoux en adoration devant la statistique, cette morale qui définit que seuls les plus forts ont droit de cité, que les seconds devraient avoir honte d'eux-mêmes, cet enseignement qui perdit toute autre finalité que celle de façonner les enfants en techniciens productifs.  Ils refusèrent une société qui se gargarise de mots & en sa structure même contredit fortement au quotidien les principes qu'elle énonce.

Ils cherchèrent une autre fraternité auprès de faux imams*, une autre égalité devant un paradis imaginaire, une autre liberté, celle de tuer & se faire tuer.

En ce monde où tous les repères sont bousculés, inversés, trahis, ils tuèrent le seul homme qui aurait pu les aider.

 

* […]; le terme coranique imam  ne s'applique pas à un gouvernant, mais à un guide de prière. P.J. Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction Odette Guitard, 1992

 


apprendre la division - divide & rule

 
 

les nuages sont les pensées de la terre - ils nous cachent la lumière & nous donnent la pluie.

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La multiplication des milliardaires indique que nous avons collectivement trop d'argent.  Quelle bonne nouvelle pour ceux & celles qui en manquent !  La multiplication des chômeurs indique que nous n'avons collectivement pas assez de travail.  Quelle bonne nouvelle pour ceux & celles qui sont fatigués !

Les deux assertions se contredisent.  Elles dénotent que nous ne savons pas ce que sont le travail & l'argent.

Qu'est-ce que le travail ?   Qu'est-ce que l'argent ?  L'argent est ce qu'on vous confère en échange d'un travail que tout le monde n'est pas en capacité d'accomplir.  Le travail est un groupe de tâches qui requièrent du temps, des compétences, des connaissances, de l'abnégation, du courage, de la régularité, de l'endurance, de la ponctualité, de l'humiliation volontaire, de la suite dans les idées, d'être honnête, attentif, méticuleux, rusé, d'écouter, de ne pas craindre de se salir, de savoir faire semblant, d'aimer l'argent, les honneurs & la satisfaction de la tâche accomplie.

Il requiert encore tant & tant d'autres qualités que nous possédons tous en plus grande ou moindre mesure & que nous développons par exercice constant.

Nous savons que tout notre travail n'est salarié que pour un quart de son temps.  Torcher les mômes est un travail d'éducation.  S'informer est un travail civique.  Etudier, se former, participer à une association ou vidanger un moteur sont des formes de travail qui impliquent assez peu les caisses de la taxe-sur-la-valeur-ajoutée ou celles des cotisations sociales.  Ces formes de travail libre ou informel impactent cependant l'économie au plus haut point, puisqu'elles sont les trois quarts de la globalité de notre travail.

Qu'est-ce que le travail ?  Qu'est-ce que l'argent ?  Tous deux concernent le temps, le temps que la vie nous donne, puis qu'elle nous reprend.  Il est possible de travailler un quart du temps d'un jour de son temps de vie, incluant en ce temps toutes les tâches qui impliquent salaire ou dépenses - comme faire son ouvrage ou faire les courses.  Il est bien aussi de travailler un autre quart de notre temps en service, incluant en ce temps les tâches qui consistent à servir sa propre maison, comme prendre une douche rapide ou laver la cuisine.  Ces deux premiers quarts du jour représentent douze heures de travail dont la moitié environ peuvent être salariées ou dégager un revenu & l'autre moitié sert surtout à aider quiconque le demande, le réclame, en exprime le besoin.

Des douze heures qui nous restent, la moitié sont consacrées au repos & l'autre moitié seront utilisées à méditer ou remercier la vie, ce qui inclut bien des actes donnés le cœur ouvert tel que ceux qui concernent l'art, l'amour, la créativité, l'amitié, le don de soi, les rituels, l'invention, la méditation vraie.  Lorsque nous aurons ces quatre quarts du jour en perspective, partager le travail & l'argent deviendra facile.  Si un dixième des humains déjà entraient en cette saine division du jour en quartre, il faudrait que des politiques inventent des lois pour les freiner à travailler & les inciter à accepter plus d'argent !

L'argent & le travail ne sont que l'avers & le revers du temps, le temps que la vie nous donne, puis qu'elle nous reprend.   « Si tu me donnes une part de ton temps que la vie te donne, je te donnerai de l'argent qui te permettra d'acheter à d'autres du temps... »  Nous nous achetons les uns les autres, faisant commerce du temps qui ne nous appartient vraiment que dans un sens collectif.   Dans un siècle, la phrase ici écrite révélera l'énormité de son absurde que nous aurons dépassé, quand un dixième des humains auront appris à diviser vingt-quatre par quatre, à diminuer de quatre leur demande & augmenter de quatre leur don.

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Le travail est douleur.  L'argent est plaisir.

C'est ce que nous croyons en notre ignorance.  Douleur & plaisir sont illusions des sens.  Nous le saurons lorsque nous aurons ouvert notre perception en assez grande mesure.  Nous pourrons lors inverser les formules :

Le travail est couleur - ce qui anime & éclaire nos vies.  Avoir trop de

l'argent est martyr, car ce trop implique qu'il fut pris à ceux qui nous côtoient, nous entourent.

"Dharma, artha.  Kama, moksha."  Dharma artha.  La droiture en ce qu'elle est obéissance, soumission à la loi de l'univers, confère l'abondance, la prospérité, les biens, les communs.  Autrement dit, le désir pour ce bien commun nous conduira à nous en détacher, l'offrir à tous.  Kama moksha.

 

2.11.1 - apprendre la division - divide & rule - 140415 -

commentairele 29/01/2014 : L'esclavagisme des temps modernes.  http://mystic-dreams.centerblog.net

 

 

Un chiendent sort d'un jardin, envoie ses stolons à sauter le mur, partir à la conquête de la rue.

Il y parviendrait si nous le laissions faire : le canevas de chiendent peut retenir des feuilles tombées.  Dans cet humus, des graines sauraient germer & il est des plantes capables de percer les points faibles de la couverture de bitume, insinuer leurs radicelles dans les fissures de la route. - chapter 6

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Trois vieux sans sagesse, un banquier, un assureur & un gestionnaire de fonds de pension achètent une entreprise d'Europe en dollars américains.  La première année, le gestionnaire fixe des dividendes à prélever supérieurs au bénéfice de l'activité.  La deuxième année, le banquier accorde un prêt à intérêt à l'entreprise que son comparse a pillée, afin qu'elle puisse payer le salaire des tavailleurs & le dû aux fournisseurs.  La troisième année, à cause de cette charge supplémentaire d'un emprunt inutile, l'entreprise est déclarée en difficulté.  La moitié de ses salariés sont congédiés & quelques réductions de salaire exigées de l'autre moitié.  La quatrième année, des politiciens lors viennent financer l'entreprise en déclin par le moyen de subventions directes ou d'équipement, de réductions d'impôt & remises accordées sur le paiement des cotisations sociales.  La cinquième année, la faillite est liquidée.

Il s'agit d'un vol manifeste dans le cadre discret de la guerre économique ténue entre capital & travail.  Pourquoi des politiciens élus par le peuple laissent-ils ces vols de capitaux advenir au vu & au su de tous ?  Parce que ce sont des banquiers qui financent leurs campagnes électorales, milliards dépensés pour réfléchir à comment mieux exposer au peuple à quoi serviront ses impôts.  Pourquoi ne faisons-nous rien pour empêcher ces vols ?

Parce que ce sont les politiciens qui font les lois.  Elles sont contre nous & leur police est armée.

Agir seul est impossible.  Agir unis n'est pas aisé.  Il fut observé qu'en suite de toutes les révolutions, un état comparable fut peu de temps après rétabli, une nouvelle oligarchie remplaçant la précédente.  L'argent permet d'avoir les plus beaux vêtements à user, la plus grosse automobile à faire vrombir, la plus grande maison à balayer, la femme la plus gonflée à l'hélium, le mari le plus body-buildé, quelques enfants avocats d'affaires...

Tout démontre pourtant que la fortune n'est pas un critère de bonheur.

Mieux vaut être un savetier qu'un financier.

2.11.2 - elles sont contre nous & leur police est armée - 140305

inspiré par l'émission "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet, France inter, huit janvier 2014

 

Un Savetier chantait du matin jusqu’au soir ; c’était merveilles de le voir, merveilles de l’ouïr ; il faisait des passages, plus content qu’aucun des sept sages.  Son voisin, au contraire, étant tout cousu d’or, chantait peu, dormait moins encor ; c’était un homme de finance.  Si sur le point du jour parfois il sommeillait, le savetier alors en chantant l’éveillait, & le financier se plaignait, que les soins de la providence n’eussent pas au marché fait vendre le dormir, comme le manger & le boire.

En son hôtel il fait venir le chanteur, & lui dit : Or çà, sire Grégoire, que gagnez-vous par an ?

— Par an ? Ma foi, Monsieur, dit avec un ton de rieur, le gaillard savetier, ce n’est point ma manière de compter de la sorte ; & je n’entasse guère un jour sur l’autre : il suffit qu’à la fin j’attrape le bout de l’année : chaque jour amène son pain.

— Eh bien ! que gagnez-vous, dites-moi, par journée ?  — Tantôt plus, tantôt moins : le mal est que toujours ; (& sans cela nos gains seraient assez honnêtes,) le mal est que dans l’an s’entremêlent des jours qu’il faut chômer ; on nous ruine en fêtes.  L’une fait tort à l’autre ; & Monsieur le curé de quelque nouveau Saint charge toujours son prône.

Le Financier, riant de sa naïveté, lui dit : « Je vous veux mettre aujourd’hui sur le trône.  Prenez ces cent écus : gardez-les avec soin, pour vous en servir au besoin. »  Le Savetier crut voir tout l’argent que la terre avait, depuis plus de cent ans, produit pour l’usage des gens.  Il retourne chez lui ; dans sa cave il enserre l’argent & sa joie à la fois.  Plus de chant : il perdit la voix du moment qu’il gagna ce qui cause nos peines.  Le sommeil quitta son logis, il eut pour hôtes les soucis, les soupçons, les alarmes vaines.  Tout le jour il avait l’œil au guet ; & la nuit, si quelque chat faisait du bruit, le chat prenait l’argent.  À la fin le pauvre homme s’en courut chez celui qu’il ne réveillait plus.

Rendez-moi, lui dit-il, mes chansons & mon somme, & reprenez vos cent écus.

http://www.etudes-litteraires.com/la-fontaine-savetier.php

 

 

le mélange de Roches

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Quatre-vingt-cinq personnes posséderaient autant que la moitié des humains les plus pauvres.

Cela signifie que ces personnes sont plus riches que des Etats, ce qui est une assertion absurde.

Puisque tous les Etats sont endettés, cela signifie que chacun d'entre-nous officiellement doit de l'argent

à ces personnes & donc leur verse un intérêt au taux légal d'usure.

C'est pour cela qu'elles sont riches & que leur masse monétaire ne peut que s'accroître.

Moi si j'étais un de ces quatre-vingt-cinq gus qui mangent chacun quarante-deux millions de repas par jour, ont chacun quarante-deux millions de vêtements, quarante-deux millions de voitures & quarante-deux millions de maisons,

je donnerais un p'tit bif'ton chaque jour à chacun des présidents, dictateurs, ministres & rois que la terre porte :

ça mange pas de pain !

Une courbe en mathématique peut croître à l'infini.  Grâce aux ordinateurs, la finance peut faire de même.

Dans le monde vrai, rien de matériel ne peut s'élever à l'infini.

Comment déciderons-nous d'interrompre, briser la courbe folle de la démesure des banquiers, assureurs & financiers ?

C'est la question.

Je crois qu'un jour les quatre-vingt-cinq zilliardaires nous regarderont interloqués du haut de leur tas d'or virtuel.

Nous aurons décidé que leur monnaie de singe ne vaut rien.

2.11.3 - nous aurons décidé que leur monnaie ne vaut rien - 140415

commentaire le 25/01/2014 :
Tel dans le film fight-club je verrai bien tous les gratte-ciel de la finance qui centralisent les comptes virtuels s'écrouler pour mettre tous le monde à égalité.  http://mystic-dreams.centerblog.net

marssfarm le 29/01/2014 :
Une semaines après la destruction des tours jumelles de Manhattan, le 11 septembre 2001 le business était reparti "as usual" car il existait en des bâtiments lointains à la localisation tenue secrète des copies de tous les disques durs des ordinateurs utilisés dans les tours : les démons sont malins par définition même.
Le jour du 11 septembre, sur les radios américaines nous entendions des épouses lancer des appels de recherche de leur compagnon.  Dans l'annonce, elles livraient une description physique de la personne : "He is dark, six feet three, a hundred & eighty five pounds..."
Je conçois qu'il s'agissait d'appels désespérés.  Comment trouver un seul individu perdu en toute une mégapole ?  Comment peut-on échapper à l'écroulement d'une tour de quatre cents mètres de haut ?  J'étais pourtant frappé par la matérialité de la description : la personne définie par sa corporalité seule, une vision tout à fait matérialiste du monde, de la vie & des êtres!

Le blanchiment d'argent concerne deux sources principales, l'argent des mafias & celui de l'évasion fiscale. Les sommes concernées par cette évasion sont dans le monde estimées supérieures au budget de l’État français. Le recouvrement des sommes détournées par les États est très proche de zéro. Ces masses monétaires immenses sont recyclées, blanchies par le moyen du trading boursier à haute fréquence. Elles amplifient ce faisant les effets de bulle & de crash, les mouvement yo-yo de la finance par lesquels les riches s'enrichissent sans fin. Pourquoi les gouvernements ne luttent-ils pas contre ce vol institué ? Il s'agit d'une solidarité de classe, puisque c'est le cousin, le frère ou le collègue de promotion du ministre qui est dans les affaires, avant qu'ils ne permutent un peu plus tard.

Les mafias du monde font commerce des substances toxiques, matières fissiles, déchets d'amiante ou d'uranium, pesticides prohibés, déchets industriels ou ménagers non recyclés, armes de réforme & missiles en démantèlement. Certes les mafieux & yakuzas font commerce de ces déchets & rebuts, mais ce sont des entreprises très officielles qui les avaient produits en tout premier lieu.

 

pavots

Si nous comparions le déficit de budget des nations & les fortunes qui enflent sans cesser des millionnaires de la planète, nous trouverions sans en douter des montants dont la valeur identique nous surprendrait.

Cela signifie que tout l'argent des profits est détourné de ceux qui les produisent, du bien commun vers lequel ils doivent selon leur nature couler.  La corruption est généralisée en cet âge du fer qui débuta il y a cinq mille ans.  Dans les pays du sud, elle se manifeste en petites corruptions, de l'argent (5) que les utilisateurs devraient verser aux fonctionnaires pour qu'ils accomplissent leur fonction - fonction sans utilité le plus souvent.  Elle existe aussi par des sommes d'argent public détournées vers les banques des Suisse de la terre.  Dans les pays du nord, la corruption financière (5) est plus secrète & tentaculaire, tissée des commissions que les entrepreneurs (4) verseront aux réseaux politiques (3) s'ils veulent contribuer aux marchés publics (5).

En chaque foyer elle est mentale (4), chaque parent prenant un soin extrême de ses propres enfants (3) & sans considération presque pour les enfants des autres personnes.  En chaque pays, elle est collective (4) & se manifeste en xénophobie.  Les guerres de religion en sont l’acmé, la haine de l'autre déclarée au nom de l'amour-sagesse de Dieu (1).

En la gestion de nos vies, elle s'exprime par l'accumulation de déchets (5) ici ou là.  L'argent (5) lorsque accumulé dans les coffres des banques devient lui aussi une forme de déchet - un déchet qu'une trop grande concentration ou une présence en un lieu ou temps inappropriés rendent toxique à ceux qui croient le posséder & au fonctionnement de la société en général à qui il fera au contaire défaut.  Comme un excrément (5) qui répandu partout est le meilleur engrais (3), mais qui stocké en une fosse ou mêlé à l'eau (4) ou à l'air (2) où il ne devrait jamais être sauf par accident, devient un poison lent ou violent.

Tout comme le sang (4) qui nourrit (3) un corps, mais qui s'il est empêché de circuler l'empoisonne, tout comme l'eau (4)  du sol qui y joue le même rôle d'oxydoréduction (2) du fer que le sang dans les veines & artères, ce qui ne circule pas nous empoisonne collectivement.  Parlant de l'argent, la sagesse populaire s'écrie : «What goes around comes around.»  Sa seule utilité est de circulation.  Le sang d'un cadavre tôt coagule.  L'argent (5) d'un riche l'empoisonne de gras ou de peurs.

Les corruptions sont des accumulations que l'ego (3) désire, une pollution du mental (4) qui lors salit ne réfléchira plus la lumière (1) venue de l'intellect ( 2).  L'intellect (2) & le mental (4) sont des outils collectifs qui ne servent que si nous savons les partager.  Nul ne peut ni penser, ni inventer seul.

Croire à l'ego (3) est la racine de toute erreur & de tout errance, de tout mal & de toute souffrance.  C'est par la quête du Soi, écoute confiante en constante attention vingt-quatre heures chaque jour, écoute du coeur vrai sis à droite de la proitrine, que nous pouvons entrer en le flux qu'est la vie.  L'ego était un radeau, cadeau ancien que le nageur aguerri peut quitter à loisir.

 2.11.4 - qui accapare le flux le fait poison

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Poverty does not mean at lack of means in any way, but rather an excess of desires in one's mind.  Is considered the richest, one who has less wants & needs.  If we developped the will power to  reduce our needs & desires, we will be in the position of capacity to achieve more with the same ressources available.  On such a topic, the competition does not mean we claim for more in view of a set goal, but on the opposite that we find ideas & ways to improve our way of life by making the best use of all possibilities at hand.

C'est cette moindre demande pour soi en vue d'offrir plus à l'autre qui pourrait représenter si besoin en était la mesure de l'amour.  Selon la formule fameuse, obéir & se conformer à la loi de l'univers confère l'abondance des biens immatériels dont les biens tangibles ne devraient être que les reflets visibles.  Tout désir si nous le scrutons, a pour racine l'idée d'augmenter notre liberté & c'est pourquoi celle-ci naîtra du désir ultime que chacun puisse réaliser l'objet de cette naissance dans le monde sensible.  En la concorde qui peut en résulter, exulte & réside le paradoxe de ceux qui aiment en donnant.

Recevoir alors nous incitera à donner encore & c'est une chaîne sans fin de causes & conséquences bénéfiques qui lors s'amorce.  Love lives by giving & forgiving.  Self lives by getting & forgetting.  Lorsque l'amour se répand par contagion, il n'est plus personne pour prendre : tous s'offriront les biens disponibles d'abondance.  Cette situation advient lorsque, au-delà du pardon, nous atteignons à l'oubli, quand en fin d'un processus de purification du mental, nous avons jusqu'à oublié le tort qui fut fait.  Lorsque le moi s'efface, il n'est plus d'entité ni pour pardonner, ni pour chercher revanche.

 

2.11.5 - a love for riches - la mesure d'amour abonde - la mesure d'amour sera d'abondance

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Bernard Maris militait pour une économie qui redeviendrait une science humaine, se débarassant de la fascination pour les chiffres, des théories mathématiques qui profitent surtout à la finance dans le but avoué d'exploiter autant que possible la force de travail humain & les ressources naturelles.

Ceux qui le tuèrent auraient pu être de son avis s'ils avaient su qui il était, s'ils avaient su quoi que ce soit.  La haine nous aveugle.  Ils tuèrent un homme qui proposait des solutions à leur malaise en une société qui abandonna tous ses repères pour se rallier au seul critère de la statistique financière.

 

2.11.6 - pour une économie sans chiffres - Bernard Maris - 150115 - Bernard Maris fut une des victimes de l'assassinat qui eut lieu le 7 janvier 15 à la conférence de rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, perpétré par deux jeunes musulmans fanatiques en représaille pour des caricatures du prophète que le journal avait par le passé publié.

 

disparition de la mort naturelle - naturopathy

 
 

Castanea sativa, arbre de sagesse, arbre à pain de non-violence, convient bien à l'agrinature sous ses vergers clairs. (chapter 7)

Je louais une chambre chez un naturopathe.  Une voisine un jour fit allusion à lui, le supposant un charlatan.

Quelque temps plus tard cette personne ne se sentait pas très en forme.  Elle convoqua son médecin de famille allopathe.  Le noble praticien, ne sachant trop que dire, ordonna quelques prélèvements pour analyse.  Une semaine passa.  Le résultat des analyses n'était pas probant.  D'autres analyses furent prescrites.

Après plusieurs essais infructueux, la patiente fut transportée à grands frais au centre hospitalier universitaire.  C'est une double tour cathédrale haute de vingt étages.  La personne les visita tous un à un, faisant étape en chaque service tour à tour, du bas en haut de la tour, puis en retour de haut en bas.

A l'issue d'une semaine de ce périlleux périple, enfin les professeurs se surent en droit de déclarer avec le sérieux qui sied à leur haute fonction : "Madame, vous êtes atteinte de ménopause."  Cette dame en effet entrait en une cinquantaine tapante.  Le diagnostic je crois aurait pu être fait par lecture simple de son extrait de naissance.

Les trois quarts des dépenses de santé en occident concernent les toutes dernières années de vie,

en une tentative à empêcher nos anciens de mourir.

A ce qu'on me dit, le taux de réussite de ces tentatives est proche de zéro.

 

2.1.7 - disparition de la mort naturelle - naturopathy -

inspiré de Terre à terre, Ruth Stégassy, France culture, 21 décembre 13 - 140101

septentrion solstice 2013 : December 21, at 17:11 universal time, 18:11 in Paris

 

La constellation de la Grande Ourse, autrefois appelée septem triones - les sept bœufs de labour - permet de repérer dans la Petite Ourse, l’étoile polaire qui indique le point cardinal nord avec une bonne précision.

 

charlatan : ????l?t(?)n / noun - a person falsely claiming to have a special knowledge or skill. "a self-confessed con artist & charlatan" - synonyms : quack, mountebank, sham, fraud, fake, humbug, impostor, pretender, masquerader, hoodwinker, hoaxer, cheat, deceiver, dissembler, double-dealer, double-crosser, trickster, confidence trickster, cheater, swindler, fraudster, racketeer, rogue, villain, scoundrel

- informal : phoney, sharper, sharp, shark, conman, con artist, hustler, flimflammer, flimflam man, twister, grifter, bunco artist, gold brick, chiseller, shicer, magsman, illywhacker, schlenter - dated : confidence man / woman - rare : defalcator, tregetour - "they denounced him as a corrupt charlatan" - Le nombre de synonymes en Anglais impressionne!

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2.1.5 * être entendu du plus grand nombre - diversicity -

Christine, dans son commentaire du 06/08/2010 de l'article 3.7 écrivait :

De colline à collis, je trouve facilement dans n'importe quel dictionnaire étymologique, mais de collis à khaô-lîn, quel cheminement ! Où chercher ? Car j'imagine qu'il existe de multiples exemples, tous aussi poétiques, du voyage des sons ? Du chinois au latin, par quel intermédiaire ? En quelle époque ? On se prend à rêver ! J'aime beaucoup la rubrique "spiritual aspect" ! Il faudra que je m'y promène plus souvent ! Bravo ! Christine. http://lire-a-loisir.centerblog.net

Lorsque Nelson Mandela accueille les nations du monde en Afrique du Sud par les mots « Bienvenue dans le berceau de l'humanité! » il prononce ce qui eut scandalisé un siècle plus tôt.  Ses paroles s'appuient sur les découvertes les plus récentes en géologie, archéologie & anthropologie & il peut les dire parce qu’il a derrière lui des scientifiques de renom mondial.  De même, notre surprise au fait que nos langues comprennent des mots ayant pour origine une géographie lointaine étonnera ceux qui pourraient lire ces propos dans cent ans, lorsque l'unicité des langues des humains sera démontrée.

En ce temps de très rapide disparition des modes de parler variés de la Terre, nous sommes en passe de découvrir que chaque langue est en fait un dialecte de la langue de l'humanité.  Mandela porte un nom hybride & lorsqu’il s’adresse aux nations, use de la langue de l'oppresseur, afin d'être entendu du plus grand nombre. C'est notre cas également. Nous tous employons le parler d'un peuple étranger qui jadis envahit notre pays pour l'unifier.  Le patois limousin est en train de disparaître & l'on força, il y a quelques générations les enfants de France à parler la langue d'oïl, elle même venue d'ailleurs.

2.1.5 * to unite a country -

- about a comment on article 3.7 :

When Nelson Mandela greets all nations in South-Africa with a « Welcome to the cradle of mankind! », he utters words which would have scandalized us a century ago.  In saying so, he is backed by the most prominent scientists of today in their findings about geology, archaeology & anthropology.  In a hundred years' time, our astonishment with the fact that words of our tongue may have originated in a far-off country would as much shock people if by chance they came to read these words.  In today's world when we see a fast disappearing of plant & animal species, cultures & languages die off in plenty too. But at the very same time we are in the process of discovering how much all languages of our human species are linked & intermingled, that they are truly speaking mere dialects of the one human tongue.

Mandela bears a hybrid name & when addressing the nations, he uses the oppressor's language, for it is for him the shortest way to be heard by everybody.  We are all of us in the same exact position.  We all use a foreign language of a foreign people who in a far off or near past invaded our ancestors' land & so doing contributed to unite a country.

Along the twentieth century, the eight languages current in France before the first world war stopped  being used to the benefit of the French tongue, but French itself as it is, where did it come from ?  Sanskrit, Greek, Celt, Latin, Oc, Gaelic, Arabic, English, German, such are a few known roots of it.

120125

2.1.1 * entrepreneur !
Le salariat est un artéfact dans l'histoire de l'humanité.  Pour une personne qui débute dans un métier, il est nécessaire d'être salarié afin de pouvoir l'apprendre, en vivre, & forger quelque expérience.  Cependant, il est souhaitable que chacun puisse créer dans la mesure du possible, une entreprise individuelle & devienne indépendant.  C'est un signe de maturité & de caractère.  Cela permet de servir la société par une utilisation pleine de son talent.  L'entrepreneur le plus modeste est plus utile à la communauté que n'importe quel salarié.  Ainsi doit-on répondre à ceux qui méprisent les petits paysans. - 120518


2.1.1 * the price of freedom -
To live on wages is not to be expected a permanent condition in one's life.  Youths have few alternatives; earning a salary might give them the opportunity to learn their profession, acquire experience, & save money. However, as soon as possible, we should become self-employed, self-reliant, & create our own activity. By being so, we fulfil our responsibility & character, & we are allowed to expressing our talents to a full extent & serve society accordingly.  We deem the smallest entrepreneur more precious to the community than anyone who earns wages.  That is what must be answered to one who despises small farmers. - 120518

 

2.1.2 * faire l'économie de l'écologie -
La sémantique nous montre que le sens d'un mot peut évoluer jusqu'au point ou il s'inverse.  Il en est ainsi du mot "économie", puisque les économistes modernes nous incitent pour l'essentiel à "gaspiller" plus & plus.  L'écologie consiste à "décrire la maison"; l'économie à  "gérer la maison".  Quelle est donc cette maison qui nous serait commune ?  Notre planète, cet étonnant vaisseau spatial lancé à vitesse sidérale à travers la galaxie.  Un écologiste qui ne serait pas économiste, est un peu comme un architecte qui dessinerait des plans à l'infini, sans jamais rien bâtir.  Un économiste qui ne serait pas écologiste, est semblable à un entrepreneur qui construirait des bâtiments de plus en plus hauts, sans dessiner aucun plan.  Le premier est un rêveur, ou un hypocrite.  Le second, un faiseur de catastrophes. - 120518


2.1.2 * economy & nature protection -
In semantics, a word may evolve as much as to mean the opposite of what it meant originally.  Thus it happened to « economy », for economists nowadays currently explain to everybody how we can waste more & more.  Ecology consists in « speaking about the house », & economy is the « management of the house ».  What is this house that we are supposed to share ?  Our planet, this lonely spacecraft racing at an incredible speed through our galaxy.  A nature lover who knows nothing of economy, is like an architect who would draw houses in plenty, but never have even one built.  An economist who does not practice ecology, is akin to a builder who would erect higher & higher buildings, but never ask any architect's co-operation.  The former is a dreamer or a hypocrite.  The later a maker of disasters. - 120518  130125

 

2.1.3 * pauvre des pauvres -
Prenez la région la plus pauvre de l'Europe occidentale; dans cette région, choisissez le département le plus pauvre; dans ce département, la commune la plus pauvre au plan agronomique; & sur cette commune, les terres les plus pauvres: Ce sont celles que je travaille comme agriculteur.  Ma tâche première est de les restaurer.  Lorsqu'un milieu naturel est laissé à lui-même, nous observons qu'il s'enrichit an après an.  Les déchets s'accumulent, en litière.  Les plantes poussent dans cet humus nouveau & ce faisant, produisent la nourriture des animaux & des êtres vivants de l'écosystème.  Observons ce mouvement & intégrons-le dans notre conscience.  A l'inverse, nous pouvons refuser de voir le phénomène inverse de dégradation qui peut advenir lorsque nos pratiques agricoles deviennent trop brutales ou violentes, & entrer ainsi en surexploitation par ignorance, avidité ou carence éthique.  Depuis cinq mille ans nous, humains avons ruiné & désertifié les sols de la planète entière.  Toute prise de conscience est forcément douloureuse, mais cette douleur, c'est la vie même.  Bien qu'étant un petit paysan au sein de l'Europe, la surface dont je dispose est environ dix fois la surface moyenne rapportée à la totalité des agriculteurs du monde.  J'appartiens également au groupe des dix pour cent qui disposent d'un tracteur sur la planète.  Dans ces circonstances, gémir n'est pas de mise. - 120518


2.1.3 * land, rich & poor -
Take the poorest region in Western Europe.  In this region, choose the poorest county; in this county, the poorest village as far as agriculture is concerned, & in this village the poorest farmland.  These plots are those I farm.  My main & first job is to rebuild their soil.  When a place is left alone, it naturally evolves toward enriching its soil & biodiversity.  Every living matter produced through photosynthesis is meant to accumulate & become humus.  The soil then becomes gradually deeper, more fertile.  In this improved soil, the plants grow & provide foods for every living being in the ecosystem.  We can either observe this movement & become aware of what is happening before our very eyes.  Or else, we can refuse to see the opposite phenomenon that might occur if we over-exploited the place by taking from it more than its production capacity through ignorance, greed, or lack of ethics.  For the past five thousand years, we human beings have been ruining & destroying soils everywhere on our planet.  Increase our awareness is painful, but this pain is life itself.  Though I may be a very small European farmer, the size of my farm is about ten times the average, if we divided the whole farmland in the world by the number of farmers on the planet.  Moreover, I own a tractor, which takes me to be amongst the ten percent richest peasants.  The same person can be both seen rich & poor, according to the way we look.

economy of farming 2° X

2.1.4 * L'altérité nous désaltère : l'autre nourrit l'Un.

Comment devenir riche si ce n'est en appauvrissant les autres ?  Or je constate que je ne peux "être" que dans une relation avec autrui.  Ainsi, l'être se perd dans le devenir.  Si toutes les fleurs étaient jaunes, le mot "jaune" n'existerait pas; nous dirions "couleur fleur": c'est la diversité des couleurs d'une prairie qui crée la beauté particulière d'un jaune.  C'est dans la multiplicité de ses couleurs que réside la beauté particulière d'une prairie.  Une tondeuse à gazon détruit nécessairement la beauté naturelle d'une prairie.  Le productivisme agricole; pour sa part, n'en a que faire.  La devise des hommes de bonne volonté et de tolérance pourrait être "'unité dans la diversité".  Elle est également &  surtout la devise de la Nature observée comme un tout,  la devise de l'univers.  Lorsque toutes les prairies seront ou tondues ou productives, alors il sera temps pour moi de retourner sur la planète Mars.  La société de ce jour tend à séparer clairement les parcelles dévolues à la nature, à l'agriculture, & aux loisirs.  En Agrinature, nous pouvons concilier la beauté, la diversité et la productivité.  Il faut être bien fou pour ne pas aimer follement les herbes folles ! - 120521


2.1.4 * beauty, diversity, plenty -
How to become richer, but by making others poor ?  I find that I can "be", only through my relationship with others.  Thus, being is lost in becoming.  If all flowers were yellow, the word for "yellow" would not exist at all; we would say instead, "flower colour".  The very special beauty of a yellow flower exists only because of the diversity of colours within the grass field.  The field catches our attention when its colours are many.  This is where its natural beauty lays.  A lawn mower would destroy this beauty in a few moments, & agricultural productivity do not pay attention to it.  If we were to be tolerant & of good will, our motto should be, "unity in diversity".  It is the motto of Nature as a whole, i.e. the universe.  If one day, all prairies be either mowed or highly productive, then it would be time for me to leave & go back to planet Mars.  Today's society tends to split clearly places given to nature, agriculture, or leisure.  Agrinature allows beauty, diversity, & productivity to co-exist at the same time, on the same plot of land.  This characteristics of Nature that combines complexity with simplicity frightens most of us, because we seem to lose control. -
120521 140422

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Coucou, merci de ta visite , aujourd'hui il fait vraiment très beau; je vais en profiter pour faire du jardinage... oui c'est mon jour de relâche lol !  Bonne journée.  Au plaisir de te recevoir Bisous ^_^ http://ageheureux.centerblog.net

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Le 4X4 progresse à la vitesse d'une fourmi, reine des abeilles dans la ruche grouillante qu'est cette ruelle de Calcutta.  A son volant, le chauffeur en livrée, le regard fixé sur le nez du capot, ouvre un passage forcé parmi la masse dense des piétons en mouvement.  Le vrombissement unique du moteur énorme n'est qu'une note plus sombre au creux du tumulte de la rue.  La fumée qu'il produit se mêle, diluée aux cent odeurs de l'étal des échoppes que le dinosaure d'acier frôle de part & d'autre.  Dans le génie qui caractérise les mouvements de foules, la progression du titan a lieu, qui nous semble impossible.  Nul n'esquisse un geste de révolte devant l'absurde cortège.  A l'arrière du monstre de fer, une petite fille assise, en son uniforme d'écolière, son cartable minuscule posé à son côté, les tresses lissées, noires tombant de chaque côté de son visage brun, semble ignorer tout des êtres qui entourent l'espace privé qu'est le véhicule tout-terrain.

2.1.6 - ceux qui marchent

 

 

notre appartenance encore à la nature

 

 
 

Vicia cracca est une messicole spontanée vivace charmante.

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Pour aller sans effort, un cycliste sait qu'il doit avoir de petits pneumatiques, une bicyclette légère & adopter une position aérodynamique.  Ainsi existe-t-il des vélos couchés permettant de rouler à grande vitesse.  Il existe aussi des vélos électriques capables de recharger leur batterie au freinage, en descente par exemple.  En usage ordinaire, une bicyclette ne demande pour se déplacer qu'une puissance de quelques dizaines de Watts, soit mille fois moins qu'une voiture.  Or la voiture ne transporte pas mille fois plus de charge, ni mille fois plus de passagers, ni ne se déplace mille fois plus vite qu'un vélocipède.

A compter de 1973, lorsque le prix du pétrole brut se multiplia par dix, il fut assigné aux ingénieurs de concevoir des moteurs plus économes en carburant.  Ce mouvement dura dix ans.  Puis les automobilistes s'habituèrent à des prix élevés.  Dans les années quatre-vingt du siècle passé, on commença d'équiper les véhicules de gadjets, ce qui augmentait d'autant leur poids.  Ainsi depuis lors tandis que l'effort d'efficacité en énergie des moteurs se poursuit, la consommation réelle des automobiles ne décroit plus du fait que leurs taille & poids augmentent sans fin.

Le véhicule tout-terrain à quatre roues motrices est devenu désormais l'archétype de la voiture moderne.  Le phénomène débuta aux Etats unis d'Amérique dans les années soixante-dix quand il fut instauré une taxe sur les berlines & limousines.  Pour favoriser le commerce, les camions n'étaient pas taxés.  Très vite les constructeurs d'automobiles inventèrent les SUV - sport utility vehicles - qui n'étaient pas soumis à la taxe car ils possédaient un chassis de camion.  Puis, ces SUV évoluèrent rapidement vers le type en vogue désormais.

Nous voyons ce jour dans les rues des véhicules qui ont les proportions d'un char d'assaut.  Leurs roues ont la taille de ma maison.  Leur coefficient d'aérodynamisme avoisine celui d'une armoire normande.  J'en déduis que nous ne sommes pas encore en crise énergétique, que toutes les injonctions portant sur les bilans carbone de nos vies, les jérémiades concernant l'augmentation de la teneur de l'atmosphère en gaz favorisant son effet de serre, ne sont que des slogans.  Ce dont nous rèvons en réalité c'est paraître plus riche que le voisin.  Cette vanité du paraître, nous l'exprimons par plus de gaspillage comme un adolescent qui détruit ses forces vitales pour les affirmer.

Les agriculteurs n'échappent pas à ces préjugés : ils veulent de gros tracteurs, de grands bâtiments, de fortes productions.  Cela nous rappelle que les espèces de grands dinosaures s'éteignirent.  Sous la pression des activités d'Homo sapiens, les mammifères sauvages d'Europe sont menacés aussi, hormis les sangliers & chevreuils que les chasseurs nourrissent.  Nous savons que les spermatozoïdes humains aussi sont une forme de vie en rapide déclin en occident & ailleurs.  Les musaraignes traversent les siècles car elles sont de petite taille.  Les loirs & les couleuvres savent passer la morte saison sans s'épuiser.

Dans la nature, la survie ne connait que la voie de l'efficacité énergétique & du recyclement total.  Ce sont ces directions qui doivent nous guider, car tant que nous sommes vivants au sein de l'univers, nous appartenons encore à la nature.

 

2.2.6 - notre appartenance encore à la nature - 131203 - inspiré de Terre à terre, Ruth Stégassy, France-culture 131130

odeurdelaterre le 02/12/2013 : Trop loin à l'ouest et on arrive à l'est - dit le proverbe.  Il viendra le temps où nous irons tellement vers l'ouest et la sur-production aveugle le gaspillage et la pollution - que nous nous retrouverons à l'est car la terre ne nous en donnera pas le choix.  We can't have excessive life to abundance with no respect to earth mother - or we'll punish ourselves. - Flo  http://odeurdelaterre.centerblog.net

2.2.1 - le pied du Hyakusho -


Le pied du Hyakusho ne foule pas le sol.  Il ou elle le pose en conscience, car sa parcelle est petite, chaque pouce carré précieux.  L'œil perçoit ce que la main doit accomplir.  Entre la tête & la main, se trouve le cœur, où s'intègre le geste.  Lorsque les trois ne font plus qu'un, alors le sol lui-même, la lune, le soleil, les êtres vivants, & chaque plante deviendront le guide du pied du Hyakusho.  On ne devient paysan que par la pratique de la main & de sa geste : toutes les études en théories, académie, scolastique ou université nous en égarent, nous en éloignent, nous en empêchent.  Hyakusho en Japonais signifie paysan, littéralement celui qui accomplit cent choses.  Un agriculteur doit savoir réaliser cent choses & ainsi assurer le lien entre citadins & nature.  Les paysan de jadis, pauvres, devaient savoir tisser, fabriquer leurs chaussures, leurs outils, bâtir leur maison en plus de leur métier.

  • Commentaire de Dieter Brand :

On l'écrit Hyakusho ou Hyakushou - littéralement, les cent noms ou les cents familles en Chine ancienne.
Aujourd'hui, le sens est : gent commune ou paysans.


2.2.1 - As a Hyakusho walks.

Hyakushos' feet do not tread the ground on their plots for they walk in there with full awareness knowing how precious every square inch of soil is.  The eye perceives what need be accomplished by the hand.  Between head & hand, the heart's job is to imprint this movement within the farmer's consciousness.  Once the three become one, the soil itself, the moon, the sun, the living, & every plant
will be a guide to the Hyakusho's feet.  As it is the case in every walks of life, we can only become farmers through the hard test of manual, actual practice.  Any theoretical or academic study can only be an obstacle, a hindrance, an impediment, a burden we will have to rid ourselves of & unlearn later.  Hyakusho is the Japanese for peasant, literally meaning one who makes a hundred things.
Farmers ought to be fit to do a hundred things & so doing act as a link between the town denizens & the world of plants & animals they have somehow become estranged from.  Besides mastering their trade, poor farmers of old had to be able to hand-make everything they could not afford to buy - their clothes & shoes, tools & buildings.

  • Comment sent by Dieter Brand:

Hyakusho or Hyakushu - literally, the hundred names or the hundred families in ancient China.  Today, the meaning is : common folks or peasants.

130125

2.2.2 - les pauvres mangent la terre -

Qu'est-ce-que la terre, le sol ? - Est-il ce qui est sale ? - Est-il seulement de la poussière ? - D'où procède-t-il ? - Est-il éternel, intemporel ?  Méditant le sujet, je découvris que sa définition la plus large pourrait être : le point de rencontre entre la terre & le ciel.  Cherchant plus profond, je réalisai que ce point de contact entre Ciel & Terre convenait également à représenter notre condition humaine sur la planète Terre & sous les cieux.  Creusant alors plus en mon être, il m'apparut que s'il s'agissait d'exprimer notre caractéristique humaine la plus authentique, alors le cœur en était le lieu par excellence.  Il ne s'agit cependant pas du cœur que le langage moderne imagine comme un centre d'émotions, origine des sentiments & des pulsions.  Je m'adresse ici au cœur sis à droite dans la poitrine, le point focal où toutes les expressions de foi, toutes les philosophies & tout le résultat de nos actions & le non-agir aussi se rejoignent en un faisceau de lumière.

  • Commentaires :En Japonais on dit : "Shinto buji."  "Corps et sol ne sont pas deux." pour souligner le lien étroit qu´il y a entre le corps humain et le sol. "Buji" - ne pas être deux - signifie aussi la non-dualité, thème cher aux Bouddhistes de l'école mahayan exposé par le troisième patriarche Zen en Chine, Seng Ts'an, dans un poème ou il écrit : "Xin xin bu erh." c'est à dire : "Foi et esprit - cœur - ne sont pas deux." ou "L'esprit croyant n'est pas divisé." "Bu erh" en Chinois se dit "buji" - ou fuji - en Japonais.  Ta définition du lieu de rencontre entre terre et ciel n´est pas bête non plus quant on considère que l'humusphère, le sol à activité biologique est le point de rencontre entre l'atmosphère et la lithosphère, la croûte terrestre qui fournit les minéraux nécessaires à la vie.
  • Dieter Brand le 07.12.2009
  • Merci Dieter pour ces commentaires érudits.  http://marssfarm.centerblog.net le 15.12.2009
  • J'aime prendre de l'air et me ressourcer dans ton blog; je passerai souvent.  http://elmiliadialkom.centerblog.net par yasmi le 29.08.2009

2.2.2 - Earth & Heart -

What can be named “soil” ? - Is it only dirt ? - Is it only dust ? - Whence did it come ? - Is it eternal ?  Meditating about it, I found the best definition for it must be : where Earth & Sky meet.  Exploring deeper, I discovered that "where Earth & Sky meet" was the best definition of us human beings, living on earth under the sky.  Then as I dug more into my being, I knew that, if we are to define what we are, the human heart was best.  I am not speaking here about the heart as the word is used in the modern, fashionable way en vogue these days to relate to the lower seat of emotions, feelings & impulses.  When using the word here, we speak about a centre where all faiths, philosophies & the results of action & non-doing meet.

  • Comment by Dieter Brand, 07.12.2009 :

The Japanese say : "Shinto buji." "Body & soil are not two." to underline the close link between the human body & the soil.  "Buji" - not two - means non-duality too, a subject dear to Mahayan Buddhists as expounded by Seng Ts'an, third Zen patriarch in China, when he wrote in a poem : "Xin xin bu erh.", i.e. "Faith & heart are not two." or "The believing mind is not divided."  "Bu erh." in Chinese became "Buji" - or fuji - in Japanese.  Your definition of the heart as the meeting point between earth & hevens is correct too, when considering that the humusphere -the live soil - is the place where the atmosphere touches the lithosphere - the earth's crust or the layer of rocks feeding life with minerals.

130126

2.2.3 - l'agriculture devenait une industrie -

Chacune des deux guerres mondiales du vingtième siècle tua la moitié des agriculteurs en Europe.  La première des deux causa également la mort de la quasi-totalité des charpentiers & menuisiers.  Ainsi leur savoir-faire fut perdu.
Nous trouvons en cette perte du savoir-faire concret, la transformation de ces artisanats en techniques, l'appauvrissement étonnant de leurs pratiques.  Le processus qui tend à remplacer les paysans par des machines & des techniques débuta à l'occasion de la première guerre & s'installa après la seconde.  Les rares d'entre eux qui revinrent des champs de bataille avaient perdu l'envie même de reprendre la vie d'avant.  Il fallut regrouper les parcelles & les propriétés, mécaniser le travail, employer des produits chimiques pour pallier la carence en main d'œuvre.  L'agriculture & le bâtiment devenaient des industries, perdant de ce fait leur connexion aux divers aspects de la vie humaine, produire des aliments conférant la santé & des habitations habitables.


2.2.3 - when agriculture became an industry -

On the battlefields of each of the twentieth century's two world-wide wars, half of Europe's farmers were eradicated.  It happened twice in the same century.  The first of those two wars saw the killing of almost all carpenters too.  Together with the death of the farmers & builders, the practical knowledge they had about their trade was gone, forgotten, destroyed.  This explains partly why the building skills in Europe were so poor at the end of last century.  The gradual replacement of the peasants by machines & techniques began after the first war & was accentuated after the next.  Those few who came back from the wars had even lost their taste & desire for the way of life they once had.  Neighbouring farms & plots got joined together.  Machines & chemicals started being used to carry on work on those enlarged farms without the missing manpower & field-workers.  Agriculture & construction were both becoming industries, & doing so lost connection with us humans, lost in the process their reason why & their way how, the capacity to deliver edible foods & hospitable houses.

2.2.4 - l'agriculture éternelle -

Une agriculture familiale de consommation locale est un modèle fiable, stable.  Transmettre sa terre à ses enfants nous rend responsables de sa pérennité, de sa conservation en bon état, de sa préservation.  Vendre localement ses produits nous permet d'en assurer la fraîcheur & en réduire le coût.  Ce type éternel est attaqué par ceux qui nous envisagent avant tout comme des clients, des consommateurs, des masses populaires, tout prêts à sacrifier le bonheur & la vie de tous à leur intérêt financier, personnel.  Toutes les sociétés ont toujours haï & banni ce genre d'individus.  Les reconnaître & les accepter parmi les humains est le signe le plus sûr de la décadence aiguë du temps présent.

2.2.4  - family farming -

A small farm run by a family, & selling its products locally has always been the only sustainable way of farming.  The fact that the farmers will one day give their land to their children is a strong warranty for its preservation in good condition.  The fact that they sell their products within a short distance is a way to insure freshness, transparency & reduced costs.  This perennial activity is nowadays endangered by some ones who view the world essentially as a huge market, & us human beings as customers, or more precisely consumers.  They make use of everything, including us for the only purpose of their own, short-termed, financial benefit.  Every community in the past have always hated & banned such individuals.  Today's society tolerating them in its womb is the surest sign of its advanced decay.

2.2.5 - une agriculture tracée sur la terre - de proximité ou de marché - market & trade -

Afrique, continent le plus richement doté, donne ses matières premières d'abondance à l'Europe, pour une bouchée de pain.  Qui plus est, les nations d'Afrique paient aux banques du nord l'intérêt d'une dette fictive, chimère que ces banques ont elles-mêmes inventée.  Marx disait que les travailleurs n'avaient qu'à croiser les bras pour prendre conscience de leur force.  Pourquoi les noirs refusent-ils de se déclarer humains égaux aux autres peuples?  Pourquoi ne croient-ils pas en leur capacité d'union?  Refusant d'y croire, ils se déprécient, & dégradent de ce fait l'humanité en son entier.  Ils enclenchent ce faisant la grande calamité qu'est la dépréciation des ressources naturelles.  Quand les peuples d'Afrique fermeront-ils enfin la vanne dispendieuse de leurs ressources jetées aux quatre continents?  Afrique redeviendra alors l'égale d'Europe.  Alors seulement le pillage de nos vies cessera.  Alors sur les trois rives, Melchior, Balthazar & Gaspard, verrons-nous Agrinature essaimer, une agriculture familiale, locale, nourricière, dont la fonction est : transmettre, relier les humains au sol, leur conférer énergie & santé.

2.2.5 - peasants' farming, local farming, food-farming -

Africa is the best endowed continent.  There, mineral resources of all kinds are found in plenty.  However those are sold to Europe for a few copper coins.  Moreover, rich African nations are paying huge sums of money to the banks of the northern countries.  Those banks have invented a make-believe debt and ask African peoples to pay yearly interest on it.  So we see that the southern countries provide the northern ones with crude materials.  And not only do they not receive any money as payment, but they even pay cash-flow to the banks of the North !  Marx used to say that workers can become aware of their strength by just crossing their arms & stop work.  I wonder why the peoples of Africa dare not consider themselves as humans, equal to other peoples of the world.  Why cannot they believe in their strength, their rights, their capacity to unite & resist.  Because they refuse to believe they are equal to any other, they degrade themselves in not doing so.  Degrading themselves, they degrade mankind as a whole.  Such action of theirs stands at the root of the greatest calamity, the calamity that consists in depreciating the so precious natural resources they give to the world - & with a tip on top of it !  I am eager for the coming times when the peoples of Africa close the free running tap of their riches.  When at least & long last they are going to do so, Europe & Africa will look to each other as equal.  Then, the on-going process of ruining, spoiling, wasting our lives will come to a stop all of a sudden.  Only then, life can flow in our veins again.  Only then, time can rest our exhausted minds.  When this time comes, on the three coasts of the Mediterranean, Agrinature will flourish : a family farming, a local farming, a type of farming that produces really edible foods.

130203 - 150112

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La personne garait sa voiture dans la rue, prenant une place & demie.  La rue est presque horizontale, très légèrement en pente.  Je m'approchai pour pousser le véhicule.  Elle prit peur.  Je lui dis mon intention.  Au lieu de juste l'avancer en desserrant le frein, elle remonta dans l'automobile, redémarra le moteur & l'avança d'un mètre.  Elle occupait maintenant une place un quart, ce qui n'avait en rien fait progresser la question : si vous occupez plus d'une place, cela équivaut en pratique à en prendre deux.

A ce point du dialogue, j'abandonnai tout espoir d'être entendu.  Je suppose qu'un autre individu aurait pu à sa place réagir avec violence.  Je peux également tout à fait imaginer la réaction d'indifférence d'une troisième personne.

Très peu d'humains se voient en l'autre.  La dame que je voulais aider à mieux stationner sa voiture ne comprit pas qu'elle empêcherait un prochain venu de stationner dans cette rue.  D'autres pourront très bien le concevoir sans cependant en apercevoir la conséquence en éthique, en leur rapport à autrui.  Ceux tout à la fois dotés de force mentale & de force morale, usant de leur tête & de leur coeur en simultanéité,

ceux-là seuls agiront pour le mieux & au soin de ne nuire à quiconque.

C'est pourquoi ma tentative d'aider une vieille dame à avancer son automobile de deux mètres était vanité & pour tout dire une marque de naïveté.  C'est probablement pour cette raison qu'elle ne comprit pas ce que je lui dis : nul de nous deux ne tirait un avantage personnel immédiat à obéir à l'éthique.

Dans des sociétés animales, il est des cas de comportements d'altruisme, car c'est l'intérêt du groupe à long terme.

Nos frères & soeurs animaux en l'occurence nous montrent l'exemple, n'osant pas trahir le swadharma de leur espèce.*

2.3.6 - le dialogue d'une aveugle & d'un sourd - 131106

* Dharma est la loi de l'univers en astrophysique, géophysique, physique des quanta, relativité restreinte, relativité générale, physique de Newton, chimie, biochimie, biologie, psychologie, éthologie, sociologie...  Un dharma est en conséquence un code de conduite.  Le swadharma est un dharma particulier.  Le dharma des plantes est de croître.

Le swadharma des arbres est de s'élever.

2.3.5  Chèvre follette fonce sur l'obstacle montagne.

Lorsque je me rendis près du pays où je naquis en Ardèche, je fus surpris de constater que les gens du cru ont en cette contrée barbare pour la plupart un style de conduite semblable au mien.  Ce style surprenant requiert grande attention.  Il est pour tout dire dangereux à qui n'y prendrait garde. Je n'ai pourtant que peu vécu en Vivarais & y ai encore moins conduit d'automobile lorsque j'étais enfant.

Tout se passe comme si le terroir avait façonné nos caractères.  Le climat & le sol sont responsables de la qualité de la nourriture qui forme nos corps.  La disposition du corps oriente le fonctionnement  du mental.  Selon les conditions de vie du lieu, au delà du mental, nous pouvons nous ouvrir au sens de la vie auquel ces conditions nous poussent, incluant en cette vague de fonds les données liées à la culture, à l'histoire, à la géographie.

L’Ardèche est un pays de chèvres.  Avez-vous remarqué souvent combien le maître & le chien se ressemblent & qu'il est peu aisé de déclarer qui des deux débuta la convergence?  La chèvre est un animal curieux.  Indépendante, modérément grégaire, amicale envers qui l'est, assurée de la force de ses cornes & de son pas, elle pourrait ruer dans les brancards si l'occasion s'en présentait.

La Drôme est un pays de moutons.  Le mouton vit en troupeaux qui se comportent comme un seul individu.  Craintifs, la masse du groupe les protège, mais pourrait aussi parfois les exposer à des dangers imprévisibles, ainsi que Panurge le démontra.  Dans la Drôme, nous trouvons le plus grand nombre de petites fermes biologiques & nous voyons là un exemple de l'émulation en vogue dans ce département.  En Drôme furent bâties aussi quelques centrales nucléaires qui nous montrent alors un de ces dangers sans objet auxquels les peuples sans vigilance s'exposent.

Voir un Creusois approcher un croisement de routes ne laisse pas de me surprendre.  Etant donnée la faible densité de population qui l'habite ainsi que vous pouvez le deviner, en Creuse il ne se trouve jamais deux personnes au même moment à une intersection de routes.

L'autochtone pourtant s'arrête.  Il se dit en lui-même, "Voici la dix-millième fois que je croise ce chemin & jamais jusqu'à ce jour je n'y croisai âme qui vive.  Ce jour, à nouveau le carrefour me semble vide.  N'est-ce pas là illusion d'optique, le fruit de mon mental obscurci par l'us & l'habitus?  Arrêtons-nous pour vérifier!"

Un quart d’heure plus tard, l'automobiliste natif de Creuse remet son moteur en marche & poursuit sa route, se réservant à tout moment le droit de stopper à nouveau pour s'assurer qu'il ne se trouve effectivement personne à la prochaine intersection quelque cent mètres plus loin...

La Creuse est un pays de vaches.  Les vaches sont douces, tolérantes, prudentes.  Peu enclines à la colère, elles vivent surtout de routine & d'habitude.  Les vaches limousines vécurent longtemps dans un pays de bocage & terrasses à ce jour presque disparu.  Elles sont agiles & capables de spectaculaires sauts en hauteur sans prise d'élan.  La réserve faite de prudence visible, la circonspection des Limousins expliquent peut-être pourquoi ils ne permirent qu'aucune centrale nucléaire ne fut établie en leur région.

Les usines thermonucléaires sont avant tout de grosses machines à vapeur, des leurres de progrès techniques qui transforment les deux tiers de l'énergie produite en vapeur d'eau dans de hautes tours de refroidissement.

Les hydrologues nous expliqueront avec force détails que si le Limousin n'en compte pas, c'est avant tout parce que la région ne possède aucun fleuve.  Seul un fleuve, cours d'eau de débit important peut fournir l'eau en quantité qui deviendra nuées dans les tours énormes & dérisoires d'une centrale cathédrale érigée en place de culte & sacrification au dieu progrès.

Ils nous fourniraient bien d'autres arguments démontrant que la présence de centrales dans la vallée du Rhône obéit aux arcanes de leur science infaillible.

Ce disant, ils ne feraient que confirmer mon propos, car l'hydrologie a elle aussi part à la définition du terroir & donc de quelles espèces de troupeaux les humains du lieu s'entoureront.

A la différence de ce que nous pourrions nous laisser accroire,

les vaches le sont souvent moins que leurs confrères,

les chèvres ne cherchent que rarement à rendre chèvre leur démon de bouc

& le bélier s'il est impulsif, se servant de ses cornes comme d'antennes dressées vers le ciel & tournées vers le sol tout à la fois,

guide néammoins le troupeau.

131202

 2.3.4  Que puis-je faire d'irremplaçable ?

Une dépression météorologique appelle la pluie puis fertilise la terre.

Plus tard, l'anticyclone qui fera suite mettra les plantes au travail en un effort tout entier tendu vers le ciel, le soleil : dans le ciel du climat, anticyclones & dépressions se succèdent en une suite éternelle.

Dans le ciel mental, la dépression est également une forme de cyclone qui détruit les structures antérieures, les régénère, ouvre la voie à des œuvres créatives, routinières.  Elle exprime notre créativité, signe que nous sommes vivants.  L'énergie de l'anticyclone qui s'ensuivra inévitablement après cette dépression, pour peu que nous ayons utilisé cette dernière à créer, nourrira alors notre capacité aux tâches plus ardues, épuisantes, rébarbatives car nécessaires.  La fatigue accumulée par ce travail nous rejoint alors aux conditions de la dépression, nous offrant l'opportunité du repos en changeant d'activité, du retour en soi, d'inventer à nouveau.

Dans le ciel socio-économique, les anticyclones nous demandent pléthore de travaux à fabriquer d'innombrables objets nécessaires, superflus, inutiles, ou néfastes.
Puis une dépression survient où nous pourrons à loisir détruire & consumer tous ces gadgets & tous ces biens.
La crise économique est un temps mort, instant vital à préparer le temps nouveau qui suivra.  Elle est assurément le moment opportun de pratiquer des métiers durs, ingrats, à faible rapport pécuniaire, en un mot ces métiers créatifs donc, qui nous initient, nous fortifient à l'anticyclone prochain.

Dans l'atmosphère, la psyché, & la société, hautes pressions & dépressions alternent en une suite sans fin, vibration créatrice des mouvements de la vie physique, mentale, & sociale.

Qui désire le beau temps & honnit la pluie se condamne à la vie du désert, à la survie des gens du désert.
La vision humaine ne doit pas s'arrêter à l'atmosphère, toujours changeante, mais porter au-delà vers l'espace, l'éther, le ciel, le cosmos.  Se centrer en Soi en est le plus court chemin.

L'univers nous dit que nous sommes petits & éphémères.
En un monde si vaste, que puis-je faire d'irremplaçable?

2.3.4  What we can do no one else could.

A meteorological depression is a hollow spot in the atmosphere that attracts clouds & rains & fertilise the earth.

Later on, an anticyclone is going to take its turn, putting every plant to so hard a job to grow & extend & reach high towards the sun.  In the sky, a climate is what exists when anticyclones & depressions forever follow each other.

In the sky of mind, depression is another sort of cyclone.  There, with their renewal in view, it destroys the former thought patterns & opens a way to either creativity or daily routine.  It is an expression of our potential for inventivity, the sure sign that we are alive.
Provided we really use this opportunity -depression - to create anew, the anticyclone that is going to follow will bring with it all energy needed to accomplish many hard, tiring, boring, but so necessary tasks.  Then again, when this growth-work will have exhausted the whole of our power, lo we will find our mind united with a new depression, a new occasion for rest, to change work, for inner-life or invention.

In the sky of society & economy, whenever an anticyclone appears, we are asked to perform plenty of works, & manufacture innumerable useful, superfluous, useless or harmful objects.  Later, when a depression sweeps over, a sudden time-switch leads us to destroying or consuming all those goods & gadgets.
The economical crisis is a break, a free time when, with a free mind we can prepare for what will come next.  It represents a sure opportunity to get grasp of hard jobs or service jobs, these jobs with little reward & little income, in a nutshell creative work.  Doing such jobs, we learn & grow in strength & become fit for the next economical anticyclone that is sure to be coming soon or later.

Thus we see that wherever it be, either in climate, mind or economy, high pressures & depressions follow each other forever.  They figure the creative vibration of physical, mental & social life.

If someone likes only sunny weathers & dislikes rain, they condemn themselves to living in a desert a life of survival only.  We are human beings.  It means our vision cannot limit itself to the ever changing atmosphere.  Instead we could aim at what dwells beyond weather:
space, ether, heaven, cosmos.  The short-cut to that is insight, to look within.

So vast a universe says how small & short-lived we are.
In the heart of such a universe, what can I do that no one else could?


131203

 2.3.3  Selon que vous serez puissant ou misérable.

« Selon que vous serez puissant ou misérable,
les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

Ces alexandrins de Jean de la Fontaine relient l'Europe à l'Afrique, par Aesope, son père spirituel, esclave africain, athénien, affranchi, & par Alexandrie, ville portuaire d'Egypte.

Le siècle des lumières a obscurci l'histoire & inversé les vers, vers:
« Selon que vous serez blanc ou noir,
les jugements de cour vous rendront puissant ou misérable. »

Ce millénaire qui débute rendra enfin force & droits aux civilisations d'Afrique.


2.3.3  As we judge, we'll be judged.

Jean La Fontaine was a poet in the seventeenth century's France.
Actually, he was keen in rewriting Aesop’s short stories as poems.
Aesop had been an African slave in ancient Greece, freed by his master as a tribute to his high & outstanding wisdom.

The conclusive verse of one of La Fontaine's fables goes along saying:
« According to your position in society,
the court may judge you black or white. »

I dare say the Enlightenment darkened history, & turned round this sentence into:
« Upon the black or white colour of your skin,
the king's court may deem your position in society. »

Our new born twenty-first century is meant to restore the brightness & power of the African civilisations.

120518

2.3.2  Nous sommes écologistes.

Dans mon village, j'observe deux phénomènes contradictoires.  En premier lieu, une lutte pour obtenir les meilleures terres.  En second lieu, une érosion pédologique de ces mêmes parcelles par surexploitation.
Ainsi les sols s'amenuisent depuis quelques siècles de génération en génération.

Étant le plus pauvre du village, je dispose des parcelles agricoles les plus pauvres.  La pauvreté semble la seule richesse que mes voisins soient prêts à me concéder.  Peu d'entre eux peuvent percevoir ma nature profonde.
Je suis écologiste par empathie avec ceux qui souffrent.  Je suis économiste pour économiser & partager les ressources.  Toutes les ressources dont l'humanité dispose furent obtenues par le sang, la sueur & les larmes des travailleurs pauvres tout autour de la Terre.

Protéger la nature par solidarité avec les pauvres : les gens ordinaires n'ont qu'elle comme lieu d'existence, & l'agriculture comme moyen de subsistance.

Solidaire, ou solitaire.


2.3.2  We decided to protect nature.

In my village, I watch two opposite movements.  First, there is a struggle in view to obtain the best land.  Second, soil erosion due to overgrazing happens on these same plots.  These two processes have been going on for the past few centuries & every generation, the soils have become thinner.

As I am the poorest in the village, I farm the poorest plots.  Poverty seems to be the only riches my neighbours are willing to allow me.  Few among them perceive my inner nature.

In Agrinature, we protect nature in view to uphold the suffering.  Economy means we must conserve as much as possible our common natural resources.  For they can be obtained only through pain - blood, sweat & tears - the world's poor workers' harassing labour.

To be a farmer out of solidarity with the poor, for ordinary people have nature only as a dwelling, & farming as a living.

Solitude as egoism is our enemy.

Solitude as Self-confidence is our only strength.

131201

2.3.1  Martin, Brassens & Ferrat.

Le "pauvre Martin" de Georges Brassens qu'évoqua Jean Ferrat dans une de ses chansons, est celui qui me sert de modèle.  Il travaille pour les autres & ne demande rien pour lui-même.
Il vit simplement & cela est assez.

On peut considérer Martin comme un ours, un âne, un simple d'esprit, ou même un saint.
Martin est un être humain dans le plus simple appareil, dans sa pureté originelle, un terrien, un "terreux sur la Terre".

De son travail, beaucoup dépendent.


Poor Martin.

Georges Brassens was a twentieth century's classical French singer.
He wrote a poem about a poor man, Martin, a simple soul who worked tirelessly for others, digging the ground with his bare hands.  He would work always & ask very little for himself.
His only worry was that he would help all & disturb no one.

One may say that Martin was a bear, a donkey, a simple mind, or even a saint.
Martin is just a human being, simple as one can be, pure & one, an anonymous inhabitant of our planet - born on earth, who lived on earth, & was buried in the ground.

He stands as an example, for on his works many depend.

131203

 

 

résidu sur Terre des foisons géologiques

 

 
 

En un lieu épargné du pétrole énergie mécanique & chimie, des graines légères volèrent,

sorbiers, érables, frênes, trèfles, vesce des haies,

toutes plantes que le jardinier commun se plait - enfant aux cheveux blancs - à exterminer du plus grand soin.

La graine de sorbe y vola par les ailes d'un oiseau fou d'exister encore en un monde qui ne le veut plus,

contre toute attente en la démesure d'une espèce qui prétendrait vivre en solitaire,

unique specimen forme de vie, résidu sur Terre des foisons géologiques :

la gangrène du racisme ce jour se propage à l'encontre de toutes les formes de vie en une sixième extinction anthropoformée d'espèces - Anthropocène.

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L'article précédent, comme il est de mise au bout d'un temps étendu, entendu de réflexion, tutoya Goldwin en son argument.  Nous ne pouvons nier que l'idée du racisme se transforma après 1933.  Hitler comme tous les politiques fit grand usage de l'histoire, des sciences & des arts pour justifier ses actes & décisions.  Pol Pot & Idi Amin Dada après lui exemplifièrent que sur tous les continents la même horreur était possible.  Au risque de le répéter, le seul moteur des guerres, conflits & disputes est d'ordre économique.  C'est en cas de difficultés en ce domaine que les vieux réflexes résurgent - mus par la jalousie, démon tapi en nous dès l'enfance.

A cet égard, les racismes sont des ébauches de meurtre.

Quand j'étais enfant, j'héritai du paupérisme en Ethiopia une sympathie que je crus fraternelle envers les personnes à la peau brune.  Ce n'est que bien plus tard que j’ouïs dire du roi des rois,

le grand Negus Haile Selassie en son palais d'argent.

Du fait que des Nippons étaient champions en gymnastique aux agrès & leur contrée la plus douée en les applications de la technologie, je conçus que les gens d'Asie étaient naturellement habiles de leur corps & de leurs méninges.  Ce n'est qu'ensuite que l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima Daïshi contamina des lieux que je croyais bénis, tout en même temps qu'une bonne portion de ma croyance.

Le préjudice infligé à la terre & ses habitants atteint le préjugé en ma tête & sa cohorte d'êtres & esprits.

La mémoire des exactions totalitaires en Europe était encore vive en mon enfance. Elle me communiqua une méfiance envers les personnes à la peau incapable de synthétiser les pigments de mélanine.  Bien des ans après, le silence du gouvernement à Vichy sonna à mes oreilles.  S'il réduisit mon préjugé, il ne l'abolit pas tout à fait pourtant.

Les trois formes de racisme qu'inculquent les adultes en l'imaginaire de l'enfant habitent encore l'adulte, contre l'évidence de leur ridicule & leur infondé qu'il pourrait s'il le souhaitait constater au quotidien .  Au long de notre vie, nous rencontrons bien d'autres mythologies & formes pensées.  Elles nous guident à vivre.  De ce fait, même les réalités les plus dures de la vie ont du mal à nous en extraire.  C'est ainsi que des personnes très capables par nailleurs s'y attachent.

Il est des mythes comme la foi qui nous tirent à faire le bien & des mythes d'obscurité tel le racisme qui nous attirent au mal & au malheur collectif.  La valence des croyances peut s'inverser - cela s'est vu souvent - l'humanisme nous guider à la bonté & l'intolérance en religion nous égarer à exclure.  Nous sommes tous confrontés à ces deux types de mythes.

La rationalité, la croyance aux deux sexes ou à l'enfance n'en sont pas les moindres.

Notre vie est un combat, un cheminement sur la ligne de crête où les eaux se partagent.

La vie physique en tant qu'effort en négentropie, c'est-à-dire à ordonner le monde, nous impose de séparer le bon du toxique, le douloureux de l'inoffensif.  Le mental quant à lui ne se sait qu'en tant qu'outil à diviser, à couper le monde en idées, substances, catégories & concepts.  Notre condition terrestre nous impose d'user de ces tendances natives au corps & au mental.

Seul le cœur propre à notre humanité nous permettra une fois la métamorphose atteinte en chacun, de concilier en lui, réconcilier en l'autre les inconcialiables que la nature en sa sagesse jamais n'avait séparé.  L'illusion de l'égo lors s'évapore.  Le cœur se révèle un chœur.

 2.8.6 - résidu sur Terre des foisons géologiques

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Commentaire : un texte de Jacques Dufresne :

"Le gazon c'est le racisme botanique. Une seule plante et quelques-unes de ses sœurs y sont admises. Le trèfle y est à peine toléré en tant que moyen écologique pour maintenir l'humidité du sol. Tandis que le potager c'est le multiculturalisme, tempéré il est vrai par un compagnonnage contraire aux lois de l'inclusion. Le maïs tolère à ses pieds une courge qui protège l'humidité du sol, il s'accommode d'un plant de haricot qui s'appuie sur lui pour s'élever vers le soleil, mais ne lui demandez pas trop d'altruisme, mettez des tournesols à ses côtés et ce sera sans doute la guerre."

http://encyclopedie.homovivens.org/documents/le_potager_hors_la_loi_de_drumm ondville

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Reductio ad Hitlerum, - Latin for "reduction to" & dog Latin for "Hitler" respectively - is a term coined by conservative philosopher Leo Strauss in 1951.[1]  An informal fallacy that consists of trying to refute an opponent's view by comparing it to one that would be held by Adolf Hitler or the Nazi Party. --- Expression ironique désignant, sous forme de locution latine, le procédé rhétorique consistant à disqualifier les arguments d'un adversaire en les associant à Adolf Hitler ou à tout autre personnage honni du passé.  Plus généralement, le procédé consiste à assimiler l'adversaire ou ses arguments à des idées, philosophies, idéologies détestées, par exemple en les qualifiant de nazies ou de fascistes.

La loi de Godwin est une règle empirique provenant d'un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de un. »  Dans un débat, atteindre le point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu'il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin, du fait de la polysémie du mot « point » signifiant à la fois argument et point en anglais.

Godwin's law states: "As an online discussion grows longer, the probability of a comparison involving Nazis or Hitler approaches one."[2][3]  In other words, given enough time, in any long discussion—regardless of topic or scope—someone inevitably makes a comparison to Hitler or the Nazis.  - from Wikipedia.

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2.8.1 - toutes les biomasses de terre - heliotropic humans -

Les biens de la nature sont renouvelables à la vitesse imposée par notre capacité à capter l'énergie de l'astre soleil.

Couvrir le sol toujours par plantes & arbres est la contribution d'agrinature à exalter cette capacité potentielle.

Un quart d'heure de l'énergie lumineuse "lux del sol" reçue par la - demi - surface de la Terre - dont deux tiers sont de mers où croissent aussi des algues & phyto-planctons qui inventèrent la chlorophylle - équivaut à la somme de toutes les consommations humaines en énergies fossiles & autres d'une année - y compris les gaspillages que nous pouvons estimer à leur moitié.

Nous voyons ici un potentiel d'une vasteté infinie.  L'énergie potentielle qu'il y aurait à capter la force solaire mieux, plus, est une véritable mer qui se présente à nos yeux!  Aux dires de la médecine de Chine & des vérités des Indes, cette capacité que nous aurons à voler - ainsi que l'enfant Krishna volait du beurre à ses si chères yoginis de gopis - le beurre gratuit de la lumière qui tombe du ciel comme manne en hiver au désert de Néguev, le coeur est notre centre comme le feu est celui du cosmos.  C'est par l'ouverture du coeur que nous deviendrons Héliotropes.

Toutes les biomasses de terre seront nos forces de vie à la condition draconienne d'une rigueur totale à restituer les matières prises d'un sol au lieu où elles avaient été prélevées.  La conséquence que nous ne pourrons éviter en  sera les relocalisations des productions.  Il est bon d'échanger entre les peuples & avec mesure cependant.  La libre circulation des capitaux volés par la finance & des conteneurs de matière à travers les océans ralentiront leur cours dès que la conscience générale s'élèvera.

Ouvrant le coeur, nous nous tournons vers le ciel où luisent Surya le soleil, maître du feu & de l'intelligence au delà du mental - supra-mentale - & Chandra, la lune qui symbolise le mental.  Les anciens de l'Egypte le savaient bien, qui adoraient Ra comme le messager du feu & de la vie.

Nous avions à un article précédent découvert qu'il n'est sur terre que trois sources d'énergie - toutes trois aux plans physique, mental & spirituel en même temps - le soleil, la terre & la lune.  La différence de radiance entre soleil & lune nous indique que les voltages du coeur solaire & de la tête lunaire ne relèvent pas de la même catégorie - un peu comme la tension domestique & la très haute tension.  Ces différences nous montrent aussi la différence en potentiel entre le penseur - mental - & le créateur vrai, entre pensée & méditation.  La conclusion de l'article était qu'en fin de compte tout vient du soleil.  Les sources fossiles sont du carbone stocké dans le sous-sol provenant de plantes qui capturèrent les rayonnements du soleil du temps jadis.

Notre utilisation photovoltaïque par les plantes - oui, dans les chloroplastes héritiers des cyanobactéries, ce sont bien des réactions électroniques d'oxydo-réduction qui se produisent ! - du soleil aujourd'hui sera notre manière de grandir, d'ouvrir la perspective vers le temps présent, cesser de regarder le passé, la mort, le noir charbon que la sagesse des anciens rattachait au domaine de l'enfer.  Les gérontocrates triomphent par le moyen d'une usure & d'usages basés sur les rentes que constituent l'exploitation du pétrole, du charbon & de l'uranium, toutes énergies en stock dans le sous-sol.

J'en appelle aux énergies du présent qui nous donnerons les moyens de travailler & vivre au pays lorsque nous redeviendrons paysans, producteurs de nourritures & de biomasse, de vêtements & de matériaux de construction.

 130225

2.8.2 - Ecoute le ru, ô égoutier des rues ! - let us be part of the common good !

Ce qui différencie une rue d'une route, c'est que souvent sous la rue coule un égoût.

La route nous mène à un tas de fumier, voire un tas de compost.

La rue héberge l'infâme que le citadin s'efforce d'oublier, matières précieuses & toxiques mélangées

en des eaux qui furent un temps traitées à grand frais pour devenir dignes d'être bues.

Une grande part de la question de l'agronomie tient en ce constat qui pourrait ouvrir une voie vers la restauration de la fertilité des sols.  Toujours cette question fut gérée par le passé sous le moteur des besoins contradictoires, jusqu'au temps où nous perdîmes le sens du caractère précieux de l'eau & de l'éphémère possible de la fertilité des terres.

Une partie de la question de l'économie s'y tient aussi quand il s'agirait de traiter les déchets au sein de la communauté, au plan local donc.  Le traitement local engendre de l'activité & crée sa ressource propre.  Les économies d'échelle que présupposait l'industrialisation des systèmes y peuvent être compensées par une prise en charge par chacun en ses actes du quotidien.

Les rouages de la société s'appuient pour bonne part sur les paliers que sont la somme cumulée des petits actes de chaque jour que nous accomplissons & qui n'entrent en aucune comptabilité.  Si chacun est propre, la rue sera propre & la santé commune s'en ressentira.

Lorsque nous jetons nos déchets dans des poubelles séparées, nous contribuons pour une portion qui nous incombe au mécanisme de leur tri en vue d'un recyclage.  Le recyclage en l'occurence pourtant sera effectué par la filliale d'une compagnie côtée en bourse & en cela réside la limite du procédé.

Tout système qui fonctionne est souhaitable, mais je crois que notre dépendance envers les grands groupes financiers s'avère en fin de compte une calamité car leur mode consiste toujours à prendre un peu à tous en vue d'en reverser les profits plus tard à la classe dominante.

130224

2.8.3 - computocratie - the wall -

Le clampin devant son écran ne me regarde que par intermittence.

Il sait que c'est lui l'ordinateur, qui gouverne nos vies.

Qui entre en la machine les données qui animeront les atomes de ses composants électroniques?

Est-ce le responsable du service?  Il prétend qu'il obéit à la loi.

Est-ce le ministre?  Il se dit soumis aux impératifs du budget.

Est-ce le député?  Il ne peut voter que des lois conformes à l'économie.

Est-ce l'électeur?  Il ne possède qu'une petite voix qu'il déposa dans une petite urne du monstre froid que règlent les électrons informaticiens qui s'agitent à nous formater.

Bientôt la prophétie risque de se réaliser lorsque le cercle vicieux sera clos.

L'ordinateur central gouvernera nos vies.

Nous le briserons alors.

130525

2.8.4 -  le saut quantique qu'invoqua Paul Lafargue - a right to work six hours every day - work around the clock.

Paul Lafargue découvrit il ya plus de cent ans que nous pourrions travailler deux ou trois heures par jour.

Or ce jour entre un quart & un dixième des humains ont un job & y travaillent de trente à cent heures par semaine.

Nous voyons donc que nous refusons de partager le travail & les revenus qui l'accompagnent.  La décision de fixer le temps légal de labeur à trente-cinq heures par semaine prise par un exécutif de France il y a une dizaine d'années en ruina l'économie, les hopitaux & l'industrie, du fait que sept n'est pas un sous-multiple entier de vingt-quatre.

Pourquoi personne au gouvernement n'eut-il l'idée de choisir une durée légale compatible avec le nombre d'heures qu'il est dans une journée ou une semaine, comme trente, trente-deux ou trente-six heures par exemple?  Il est un grand mystère à mes yeux que les personnes au courant de ce genre de question touchant à la fois à l'arithmétique simple & aussi à la cosmologie & l'horloge astronomique n'avertirent point les ministres d'alors de l'impossibilité de travailler un nombre impair d'heures en un calendrier où tout figure en quantités paires.

Hormis sept, le nombre de jour de la semaine, toutes les quantités du temps se comptent en système à base soixante.  C'est un système qui facilite le calcul mental en division & multiplication.  Soixante peut être divisé par un, deux, trois, quatre, cinq, six & leurs multiples.  De ce système le Français hérita les nombres à consonnance remarquable que sont les soixante-dix, quatre-vingt & quatre-vingt-dix qu'il emploie au lieu de septante, octante & nonante.  Les Suisses quant à eux, champions en matière de banques, préfèrent le système à base dix qui convient mieux à empiler des liasses dans les coffres forts.

Disons pour conclure le sujet d'une approche plus symbolique que trente-cinq est un nombre féminin qui ne peut pas facilement s'accorder à l'idée mécaniste que le vingtième siècle attribuait par préférence au domaine de la profession.  Je fais ici l'hypothèse que la conception mécanique de l'univers serait plus masculine.  Chacun, des deux sexes use du rationnel & de l'irrationnel en un cocktail qui lui est propre & peut varier selon le sujet abordé.  En toute question, combiner les deux valeurs yin & yang est l'option vers laquelle nous pouvons tendre si nous recherchons un fonctionnement & des perceptions riches.

Sept est un nombre premier & de ce fait travailler sept heures ne fait pas sens, car alors comment organisez-vous les quarts avec le nombre sept qu'il faudrait faire tourner dans une horloge de vingt-quatre heures?  Comment prévoirez-vous une semaine de travail en équipe avec des salariés qui seront absents une demi-journée de ci de là, si le nombre de votre personnel n'est pas un multiple de sept & si votre cerveau n'est pas inoculé d'une puce informatique?

Faut-il en déduire que beaucoup de ministres n'ont pas connu la bénédiction d'avoir à travailler de leurs mains ou qu'ils oublièrent ce temps de leur jeunesse ou pire même le renièrent?

Souvent les politiques sont des personnes de valeur, mais en se coupant de l'univers du travail - le travail manuel en est l'archétype & l'idéal du fait qu'il recquiert l'usage en simultané de la totalité de nos fonctions physiques, mentales & pourquoi pas spirituelles - ils s'amputent de la capacité de servir leur pays, car service & travail devraient être synomymes.

Le ministre est un serviteur du roi & du peuple.  Toutes les personnes confrontées à la question de l'organisation du travail exècrent au tréfond de leur inconscient cette loi des trente-cinq heures.

C'est un grand paradoxe qu'il existe des ouvriers qui doivent effectuer en sept heures l'ouvrage de huit avec une productivité cent fois supérieure à celle de leurs parents par les moyens puissants de la mécanisation & de l'informatique.

Ce paradoxe s'accroît encore au regard d'un voisin entrepreneur qui accomplit en soixante-dix heures un ouvrage équivalent à quarante heures de travail effectif parce qu'il tâtonne & doit sans cesse inventer son métier & tandis que d'autres voisins ou voisines en chômage ou retraite reçoivent une part différée de leurs salaires d'antan sous la forme codifiée d'allocations ou de pensions de reversement.  En réalité nous le savons, ces personnes en chômage, retraite ou maladie touchent une partie du salaire des ouvriers de trente-cinq heures.

L'ouvrier de trente-cinq heures doit sacrifier sa santé sur l'autel d'une productivité qui fut fixée par des ingénieurs & financiers juste un peu au-delà des capacités humaines ordinaires.  Ces ouvriers des temps modernes se trouvent lors dans la même position que le Chaplin des années trente ou les mineurs du siècle qui le précédait.

Une réponse à la question du partage du travail serait d'envisager d'abolir le salariat, le considérer enfin comme l'artéfact qu'il sera un jour considéré dans l'histoire de l'humanité.

Notre niveau de conscience collectif n'a pas encore atteint le seuil nécessaire à ce saut quantique.

economy of farming 3° X

2.8.5 - yes Master !

La bourse fut un mode de financement de l'entreprise permettant à chacun d'en devenir propriétaire d'une toute petite part.

Entreprendre est le premier pas de l'économie à exister.  Toutes les autres activités en découlent.

Projeter ou spéculer sont deux des moyens de l'entrepreneur.

Ce jour nonante pour cent des transactions spéculatoires se font hors de la bourse, effectuées par des ordinateurs automates qui achètent & vendent à la fréquence d'une nanoseconde.

Le cœur de l'économie est géré par des ordinateurs : pouvons-nous le tolérer sans risque de devenir leurs esclaves ?

Une économie parallèle existe aussi, celle des marchés, des trocs & échanges, des associations & des bénévoles & bienfaiteurs.  Elle génère peu d'argent mais nous permet d'exister, nous importe au plus au point puisqu'elle concerne nos cadres de vie, nos valeurs, nos familles, nos liens en la société.

Le lien entre ces deux économies - réelle & financière - apparaît par le moyen des taxations, des donations, la charité, les prélèvements sociaux.  L'économie droguée à la finance se nourrit & se reproduit avant tout elle-même.  L'économie des humains ordinaires lui arrache quelques miettes de survivance.

Cette description résonne avec l'antique système des féodaux & de la féodalité, des serfs & des servages qui apparurent, disparurent & renaissent sans fin.

Ainsi est-il de notre humaine nature & condition depuis toujours & pour toujours.

130804

commentaire de Flo :

Je ne sais pas si tu as vu le robot atlas, le petman, le big dog robot; ils sont devenus autonomes et n'ont presque plus besoin des humains.


Flo  http://odeurdelaterre.centerblog.net  le 16.06.2013

 

 

 

l'animal, l'humain, la bête- who is the real me?

 

 
 

 ononis & un érable dans une pelouse de ville tondue une ou deux fois l'an avec export de la matière végétale produite

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Je suis un métis.

Mon père est de Saint-Laurent & ma mère de Saint-Georges.

Les sols des collines de Saint-Georges sont superficiels, caillouteux.  Ceux de Saint-Laurent près du fleuve sont des limons fertiles, profonds.  Métis de ces deux types de terres, je me sens capable d'être fermier en l'un ou l'autre.

Pourtant aux deux villages je suis reçu en métèque, un renégat, un paria.

Je suis un métis.

Mon père est un homme & ma mère une femme

Je suis en conséquence un mélange de ces deux types, de ces deux genres.

La race parle de l'origine géographique de l'individu considéré.  Ainsi, nous connaissons la vache limousine pour son agilité, sa frugalité, son endurance aux frimas & une capacité à vêler sans aide dont la fame se répandit jusqu'en des lieux éloignés de Limoges.  Accessoirement, les limousines sont brunes.

Un pin de race montagnarde aura des branches fines, assez souples pour ne pas retenir les charges de neige, les laisser glisser au sol peu à peu sans dégât.  Accessoirement, les pins de montagne sont de forme haute, élancée.

En l'espèce humaine, l'idée de race se propagea aux temps des esclavages & des expéditions de colonisation.  Elle offrait une caution à visage scientifique pour justifier qu'un peuple puisse opprimer un autre lors déclaré inférieur en intelligence, en abileté ou en civilisation.  Le racisme humain possède contre toute attente une unique racine qui est racisme de classe, c'est-à-dire dont la base est économique : en vue de ce que ses membres perçoivent comme son profit, un groupe social se doit d'exclure une altérité en laquelle il déclare ne pas se reconnaître.

La race dans la nature, en élevage, puis dans la société, évoque le lieu de naissance & partant les adaptations du soma & du caractère utiles pour subsister en un biotope particulier.  La race était la famille, définie par un lieu d'habitat.

Elle s'étendit plus tard à l'entour de ce lieu, au clan, à la tribu, attachée à une géographie où se transmettaient les gènes & héritages en biens & en culture.

Nous savons désormais que si les gènes ne sont pas renouvelés par des apports autres, étrangers, extérieurs, une race dégénère puis disparaît, ainsi qu'il advint aux dynasties qui se voulurent éternelles.  Nous savons de même que si l'héritage matériel qui s'y attache était transmis sans partage également, la survie du clan prendrait le risque de se voir menacée par les tensions & jalousies exacerbées en son sein ou se trouver attaquée par la pauvreté que cette transmission génére à son entour par exclusion.  Nous savons enfin que les biens culturels vivent des échanges que leurs porteurs entretiennent avec d'autres cultures.

Hitler cet homme de culture, promut un type qui n'était pas le sien.  Les scientifiques qui orbitaient autour de lui déclarèrent qu’Adolf appartenait à une race spéciale dont il était le seul représentant.  C'est le cas de chacun d'entre-nous.

C'est ainsi que l'homme le plus raciste permit que la plus fine définition du mot race fut conçue.  Le surgissement de cette définition nouvelle abolit du même coup la possibilité d'user du concept en ce qui concerne notre espèce.  Depuis lors, nous n'osons plus l'employer & nous tournons vers des valeurs plus individuelles.  Nous acceptons désormais que le caractère d'un adulte résulte pour l'essentiel de l'éducation qu'il reçut enfant, que notre réussite provient en grande part de l'effort que nous y investissons tout autant & souvent bien plus que des talents innés que nous possédions au départ ou de la fortune que nos parents nous léguèrent.

Observant que bien des espèces de plantes sont capables de croisements, Fukuoka contestait l'idée d'espèce même.  Il envisageait chaque individu comme unique & nouveau.  Depuis le milieu du siècle passé, nous savons que chacun d'entre-nous appartient à une race indéfinie dont nous sommes le seul représentant.

Les races d'animaux continuent d'exister parce que des personnes font l'effort de les maintenir.  En matière de plantes, nous ne parlons plus de races, mais de cultivars & variétés & nous savons aussi que ces vocables désignent des plantes domestiquées qui dépendent de notre action pour continuer à perdurer en tant que telles.

C'est pourquoi Guy Kastler & Isabelle Goldringer définirent une variété végétale non pas par son pool génétique, mais par trois groupes de critères - un phénotype & un comportement au champ, un terroir, & des pratiques culturales.  Les mêmes valeurs peuvent être appliquées aux races d'animaux.

Les variétés & races de plantes & animaux des agricultures d'antan sont en grand risque de disparaître sous la pression business des grands groupes d'industrie & de la finance autogame.  Nombre fut perdu déjà.  Les espèces sauvages aussi sont menacées d'extinctions devant la prolifération de la notre, notre avidité sans retenue.

Puisque les humains circulent désormais & se marient parfois à grande distance,

puisque les idées, les marchandises & les modes de vie se répandent aussi tout autour du monde,

l'idée de race en l'espèce humaine disparut elle aussi.

 
Le racisme demeure en nous pourtant - une bête que nous devrons dompter pour qu'elle ne nous dévore pas.

2.7.7 - l'animal, l'humain, la bête - who is the real me ? - to be continued...

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2.7.6 - de proximité ou de marché - market & trade.

Les chicorées d'Isa sont fort petites.  Une de ces menues salades nourrit mieux qu'une grosse poussée aux pesticides.  Préférez-vous une grosse laitue qui empoisonne à une petite qui nous abreuve de précieux nutriments ?  L'absurde de la question pose le fait que nous la posons pas.  Ne pas poser l'absurde question nous conduit sans éludation ni élucidation à l'absurde que nous détournant du modeste maraîcher bio d'en face, nous finissons par manger la grosse chicorée peu pas chère de l'hypermarché - groupe financier multinational - qui transita trois fois autour de la terre avant de parvenir jusqu'en notre assiette.

131127

2.7.5 - un en-cas bio - Shall we eat organic foods ?

Vous pensez peut-être que les légumes & céréales bio coûtent plus cher que ceux poussés avec l'aide de molécules pesticides.  En cas, il se pourrait que vous ne mesuriez pas la teneur en matière sèche des aliments.  Vous serrez mieux nutri d'une petite carotte poussée selon Agrinature que d'une grosse gonflée d'eau & de nitrates.  En ce cas, il se pourrait que vous ne vous fournissiez pas par voie directe au producteur & utilisiez à l'inverse des circuits commerciaux détournés.  Les supermarchés par exemple ne sont pas abilités à vendre des produits bio du fait qu'ils irradient les cargaisons à leur arrivée en magasin en vue de les stériliser.  Leur lobby puissant pourtant obtint les dérogations nécessaires auprès des autorités concernées.  En ce cas, il se pourrait que vous ne preniez pas en compte le coût de votre santé dans la formule d'évaluation.  Il est vrai qu'en France, le fait que les dépenses de santé soient mutualisées ne nous incite pas toujours à l'économie en la matière.  En ce cas, il se pourrait que vous n'ayez jamais calculé le prix au kilo d'un paquet de chips ou de tout autre aliment manufacturé dont les chariots de supermarchés regorgent.  Le prix de ces aliments en général se range entre ceux du caviar & du Dom Pérignon.  La peau des fruits & l'enveloppe des céréales en sont les parties les plus riches en nutriments.  Elles sont aussi les zones où les résidus de pesticides se logent par nature.  Il semble en ce cas judicieux de manger des céréales complètes & les fruits sans les peler & pour ce faire, choisir ces produits indemnes de subtances chimiques. Pensez-vous encore que se nourrir de plantes cultivées selon le mode biologique coûte plus cher ?  En ce cas, il se pourrait que vous ayez lu les mots ci-dessus sans les comprendre.

130314

2.7.4 - La moissonneuse-batteuse-van à trémie pèse dix tonnes.

Il nous arrive parfois d'acheter des machines qui ne fonctionnent pas vraiment, conçues par des techniciens qui n'ont pas vraiment idée de ce à quoi elles serviront du fait qu'il ne fut pas demandé aux utilisateurs putatifs ce qu'ils en attendaient.  Il existe aussi des machines dont les caractéristiques obéissent à un usage moyen dont personne ne veut vraiment.  Cette introduction nous mène à l'histoire des machines agricoles.  Avant de débuter la ferme de mars, je rêvais en imagination d'une moissonneuse d'un type ultra-léger que pourrait mouvoir un moteur de mobylette.  Plus tard, me conformant à la norme en cours, j'achetai la moissonneuse ordinaire du commerce.  Qui foula un sol en son état naturel - en forêt ou sur une jachère - sait combien ce milieu est tendre.  Or les machines agricoles sont d'acier.  Il est évident qu'alors leur poids même soit contraire à l'idée qu'elles vont devoir rouler sur les terres destinées à accueillir les racines des plantes cultivées pour produire de la nourriture.  Le poids de la machine est de plus une charge qu'il faudra déplacer par une grande dépense d'énergie.  Le gros moteur utile à cela est lui-même d'un grand poids.  La machine ne se contente pas de moissonner; elle bat, vanne, répand la paille & stocke le grain en sa trémie.  Ainsi, à force de complexification de la structure de base, le cercle de l'accroissement de son poids se poursuit sans se clore jamais...  En matière d'évolution, une tendance qui s'étend en une direction donnée est nommée un cline.  Si le cline ne s'interromp pas, il produira l'avortement de la branche évolutive concernée...  C'est aussi ainsi que les grandes civilisations meurent.  Sous le poids des énormes machines, les sols se tassent & se meurent peu à peu.  A l'instar de leur confrère chinois qui ne savait pas à quoi sert un four, les ingénieurs qui conçurent les machines destinées aux travaux de l'agriculture n'ont que peu idée de ce qu'est un sol ou une plante.  Lors de la moisson d'une céréale, le coût en énergie, en entretien & en amortissement de la machine consomme une bonne proportion de la valeur de la récolte.  Mon hypothèse est que ces machines ne furent inventées ni pour le profit des agriculteurs, ni pour le bénéfice du sol, mais pour favoriser l'industrie mécanique & les consommations d'énergie.  Si cette hypothèse se confirmait, nous pourrions dire sans nous tromper que les subventions données aux exploitations agricoles sont en définitive une manière indirecte d'utiliser l'argent public à soutenir les industries du pétrole & du machinisme des pays industriels.  Ne soyez pas jaloux donc de ce que les agriculteurs reçoivent : aucun argent n'est donné sans contrepartie - ils sont en réalité les dupes d'un système qui les opprime plus qu'il ne les favorise & donne en fin de cline la préséance aux gros.  L'histoire du cline qui ne cesse pas nous informe cependant sur ce qui se passera plus tard.

130314

2.7.3 - Un paysan existe par ses clients. - Farmers are Vaishas.

A qui profite le crime est la question que nous nous pouvons poser en face dun problème posé.  Quel fut l'intérêt d'avoir industrialisé l'agriculture ?  Etait-ce pour produire plus ?  La réponse en ce qui concerne le nombre de calories produit semble à l'évidence, oui.  Répondre en revanche, en ce qui concerne la qualité des aliments nous parait moins d'évidence.  Vaut-il mieux produire deux tonnes de blé destiné à la nourriture des animaux, d'une teneur en protéines de dix pour cent, ou une tonne & demi de sarrasin ou de blé ancien contenant quinze pour cent de protéines & destinés à l'alimentation humaine ?  Etait-ce pour obtenir des aliments de meilleure qualité ?  Il est vrai que les contrôles désormais opérés à tous les stades de la chaîne de transformation semblent asssurer la garantie d'une qualité standard.  En revanche, le grand nombre d'acteur qu'inclut en son jeu le commerce industrialisé des denrées alimentaires rompit la connection de voie directe qui existait entre le paysan & son client.  A la relation de confiance qui se basait sur une connaissance mutuelle doivent se substituer des processus de contrôle nombreux & constants par de nombreux agents de l'industrie, les associations & les administrations.  Vaut-il mieux produire un seigle contenant des résidus de pesticides & qu'il faudra par nécessité bluter totalement ou une avoine en mode biologique ou naturel qui pourra être transformée en flocons en utilisant pour ce faire le grain intégral ?  Etait-ce pour assurer l'autonomie & la bonne alimentation de chacun ?  Nous savons par exemple que la France ne produit pas toutes les protéines que sa population consomme.  Nous savons aussi que la malnutrition perdure en de nombreux pays.  Etait-ce pour diminuer les gaspillages ?  Certes le circuit industriel achemine sans écart la production achetée vers les transformateurs & distributeurs.  En revanche, les maraîchers par exemple savent que s'ils vendent dans les circuits de la grande distribution, une part conséquente de leur production ne sera pas achetée pour des raisons de forme & sans tenir compte aucun de leur qualité réelle en matière de nutrition.  Les délais de transport vers des clients lointains ont pour conséquence que nous mangeons souvent les aliments longtemps après leur récolte.  Leur bas prix par ailleurs incite peu les commerçants & les utilisateurs à en éviter la perte au magasin ou à la maison & il est de notoriété que les poubelles en reçoivent parfois ou souvent l'offrande.  Etait-ce pour réduire les coûts de production ?  Certes, la production en tonnes de nourriture par agriculteur s'accrut de manière importante, mais en revanche il est besoin de la présence autour de ce même agriculteur de nombreuses personnes qui devront accomplir toutes les fonctions sociales & les tâches que la paysannerie ne peut plus prendre en compte par ce fait même que sa population se décime.  Les postes de la fonction publique & de nombreux autres organismes engagés pour la prise en charge de la politique agricole sont nombreux & doivent également être comptés dans le calcul des coût réels de l'activité d'agriculture.  Etait-ce pour abolir la pénibilité du métier d'agriculteur ?  Certes les travaux des champs sont désormais accomplis à l'aide de machines.  Notons pourtant que la charge financière que leur achat & leur entretien induisent est un poste important au sein des dépenses de l'entreprise agricole.  De plus, le travail de bureau & de relation à l'administration occupe une part apréciable parmi les diverses tâches que doivent accomplir les paysans aujourd'hui.  Etait-ce pour en améliorer le rendement économique par le biais merveilleux des économies d'échelle ?  En ce cas, quel besoin y aurait-il à subventinoner un agriculture si rentable?  Elle est de fait subventionée & c'est à ce prix seul que la mécanisation intégrale des fermes put exister & perdure.  Il est à noter que si la production globale augmenta au cours des décennies passées, ce fut en même temps que la surface agricole utilisée diminuait.  L'imperméabilisation des terres alluviales par le goudron & le béton en conséquence de leur urbanisation nouvelle est un phénomène préoccupant car alors, il faudra produire plus encore sur moins de surface encore.  La sancturarisation des sols autour des villes devra être décrétée partout.  A ce jour, la productivité par hectare atteint un plafond & n'augmente plus.  Au regard des aspects de pollution & de la baisse de l'activité biologique des sols, un rapport récent de la Food & Agriculture Organisation - FAO - préconise comme une solution à ces deux questions la généralisation de l'agriculture biologique.  Or il est possible de pratiquer l'agriculture biologique sur un mode industriel & nous voyons en cela que si cette tendance vers le bio est une option, elle ne suffira pas à apporter réponse à la question du choix entre une agriculture industrielle & une agriculture paysanne.  En industrialisant l'agriculture, nous perdons les terroirs & les paysages.  Nous perdons les savoir-faire & le contact d'avec la sagesse de la terre, une vie que réglaient les saisons & les cycles de soleil & lune.  Nous progressons vers une nourriture imprégée de substances étrangères au vivant & par voie de conséquence nous devrons confier notre santé de plus en plus à la garde d'autres molécues chimiques, médicaments du corps & du cerveau.  Ainsi, le beau, le bien, le bon, la joie, la paix s'éloignent de nous.  Si le mouvement qui nous embarque inexorablement à devenir des rouages de la machine industrie nous parait porter préjudice à la qualité de nos modes de vie, posons-nous la question, "à qui profite le crime?"  Il semble en première approche que ce qui profite tout d'abord de ce processus, ce serait la machine elle-même.  En ce cas, qui profite alors de la monstrualisation de la machine ?  La réponse est contenue dans la question quand nous savons que les produits des bourses de Paris, London New York, Santiago & Hong Kong vont grossir les poches de ceux qui ont déjà trop.  Les paysans n'existent que par leurs clients.  Ils sont en Inde de la caste des commerçants, les Vaishas dont la fonction est l'échange & les mouvements au sein de la société.

130315

2.7.2 - humus ou aridité - reconquista of our planet -

En l'an 2006, la moisson fut de faible quantité sur tous les continents & le prix des céréales flamba - pour retrouver le cours qu’elles avaient trente ans auparavant !  Dans le même mouvement, le coût de l'énergie s'envola, révélant le lien à double sens de ces deux denrées : l'agriculture use d'énergie pour sa production & la nourriture contient en elle l'énergie dont nos corps ont un besoin constant.  Depuis lors les cours se maintiennent, c'est-à-dire qu'ils ont toujours la valeur d'il y a trente ans.  Nous savons que près de la moitié de la production se perd, n'est pas mangée.  Nous savons de plus que plus de la moitié de l'autre moitié sert d'aliment aux animaux que nous mangerons & le gaspillage de ressources que cet abus représente.  Trente années durant, les cours avaient baissé à la mesure de la hausse de la productivité qui avait elle-même suivi celle des subventions qui conditionnent à leur tour l'usage des intrants - herbicides, insecticides, engrais de synthèse, fongicides & pétrole.  Les sols agricoles de la terre atteignirent il y a dix ans la limite de leur capacité à produire plus.  Ils occupent depuis cinquante ans au moins, un dixième seulement des terres émergées.  Nous savons aussi que le bétonnage des plaines alluviales qui deviennent villes & lotissements progresse à vitesse accélérée & je ne sache pas que la progression des déserts que la fin du vingtième siècle décriait ait cessé.  Je fais le rêve d'un prix des céréales qui permettrait au paysan de devenir un artisan comme un autre & aux gaspillages de cesser.  Je fais le rêve de voir défricher les zones de forêt pure du monde pour les transformer en bocages - mais surtout pas en champs ouverts! - & replanter les déserts pour les transformer en d'autres bocages.  Je fais le rêve de terrasses andines sur les pentes des montagnes de tous les continents.  Je fais le rêve de jardins qui allieraient beauté & production au lieu de les séparer comme c'est presque toujours le cas.

Que chacun des sept milliards d'humains plante un arbre dans les déserts en utilisant Nendo Dango, les billes d'argile de Masanobu Fukuoka - car la famine & la guerre sont filles du désert que sont nos cœurs arides.

2.7.1  Un milliard ont faim.

Un cinquième des êtres humains sur la planète ont faim.  La plupart d'entre-eux sont des paysans ou descendants de paysans.  Les compagnies engagées dans le commerce mondial des céréales achètent les récoltes, puis les stockent afin que les cours s'élèvent du fait de la carence ainsi générée.  Les pauvres des pays pauvres qui ont migré vers les banlieues des villes ne peuvent pas acheter ces denrées dont le prix ne correspond plus à leur niveau de revenu.  Leurs politiciens ont abandonné le soutien des cultures vivrières, & ont favorisé en substitution des cultures d'exportation.  Mars fut déclaré le dieu des paysans & des soldats.  Cela évoque un temps où la nature était perçue comme une ennemie à combattre, affronter.  Il représente aussi l'action & par extension, la guerre.  L'agriculture développa sa face virile, utilisant la force physique, la mécanisation, la technicité, les technologies, le machinisme.  Agrinature envisage la face cachée de la question, par le non-faire, proposant une voie de sortie hors de la violence envers la terre, hors des guerres économiques ou militaires – en quelque sorte, sa face féminine.  Elle nous indique la voie de l'agriculture féminine.  Une agriculture vivrière n'a besoin de nul engrais, puisqu'elle n'exporte rien du sol, à condition que tous les déchets & résidus retournent à la terre.  Une agriculture féminine est forcément biologique.  Quelle mère voudrait "empesticider" sa famille, & grever l'avenir en empoisonnant les sols, les nappes phréatiques, les rivières & les lacs ?  Les déchets & excréments des citadins ne retournent pas aux sols.  Ils deviennent détritus & pollutions dont le coût en matière d'économie & de santé n'est à ce jour pas intégré dans les calculs des rendements de l'agriculture.  Agrinature est une agriculture biologique & vivrière avant tout.  Elle est féminine & familiale donc.  Nous voyons l'agriculture biologique comme un stade avancé de la pratique agricole, parce qu’elle fournit de vrais aliments aux populations, & non pas de simples matières premières à l'industrie agro-alimentaire.  Agrinature nous propose de progresser d'une étape encore, puisqu'en plus de ne pas utiliser de substances chimiques, on ne touche pas le sol, ni pour le désherber, ni pour le travailler.  Ainsi il conserve en permanence sa totale capacité, demeure pleinement vivant, & croît.

2.7.1  One billion go hungry.

A fifth of mankind go hungry nowadays on the planet.  Most of them are, or used to be farmers.  Corporations dealing in cereals are buying every harvest in the world.  Then they store those, waiting for the prices to rise because of the lack they themselves have generated.  Poor people in poor countries have migrated to the suburbs of their capitals.  They cannot afford to buy food at the international price, with no connection any more with their actual income.  Their politicians stopped to support sustainable farming, & turned to facilitate a new agriculture designed to exporting its products.  Mars was deemed the god of both farmers & soldiers.  This view came from an era when we thought of Nature as an enemy, the seat of dark forces.  In such a perception, we tried & invented all means to fight Her.  In mythology, Mars stands for action & when emphasized, action can lead to fighting or even war.  With this in mind, we imagined farming techniques based on manly manners, the strength of the body, the brutality of machines, the cunning of technology.  With Agrinature, we look at this subject the other way around.  Through non-doing, we see it as a way out of all kinds of violence against mother Earth.  It is a way out of war, be it economical or military.  In a nutshell, we hold on the feminine aspect of agriculture.  This suggests that women should farm.  Agriculture should be, now that the twentieth century is over, their special trade again.  Local farming can be done with no fertilisers, provided we do not steal away anything from the soil.  This is possible because on a local scale, every waste & organic rubbish can be brought back to the soil where the food came from.  Female farmers must be prone to organic farming.  Would a mother accept to provide her family with foods mixed with pesticides, & poison the soils, water tables, rivers & lakes in her village itself ?  In towns, the wastes the inhabitants produce are not easily given back to the soils.  Instead, they often become rubbish, & create pollutions.  In turn, those cost a lot to be eradicated, & even more when they are not.  Agrinature is first of all a local & organic agriculture.  This means it can be practised by women, & for their families.  We consider organic farming an advanced agricultural practice, for it is intent on producing real, edible foods, & not only raw matter to be used & transformed by the food industry.  Going a step further in this direction, Agrinature farmers not only do not make use of chemicals as in organic farming, but moreover they avoid touching the soil at all.  No weeding is done, nor ploughing, tilling or cultivation.  This means a live soil, in constant touch to its full capacity, & growing.

130315 - 150113

 

 

 

les paysans sont des Vaishyas - dialogue

 

 
 

blés & seigles issus des fermes de France & Allemagne

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L'enseignement à l'agriculture naturelle devrait se limiter à la pratique, la question du comment faire,
puisque de toutes les autres connaissances, nous avons plutôt trop que pas assez.

Pour commencer un jardin naturel, il faut commencer.  Commencer nous permettra d'en voir le résultat qui en suite nous incitera à poursuivre.
Si nous débutions sur un sol ruiné, le résultat pourrait tarder à apparaître, mais en ce cas, il suffit que la jardinière utilise les deux méthodes en deux endroits de son jardin pour pouvoir les comparer.
Le blocage le plus profond est d'y croire ou pas.  Le manque de conviction risquerait de nous empêcher de commencer.  A l'inverse, notre idée de la beauté sauvage, le sens du juste nous y poussent.

La pratique se développe par conversations, le bouche à oreille qui entrecoupe les observations.
La vie moderne nous tient éloignés les uns des autres.  Dans ma recherche, je me sens parfois seul.
Je propose de commencer un forum de réflexion qui permettrait de mettre en commun & ajuster nos pratiques, puisque je constate qu'il existe des personnes qui semblent réussir déjà
A l'issue d'une année au moins, ce forum pourrait aboutir à un manuel de jardinage naturel, un ouvrage collectif.
Ensuite, des formations pourraient être données sur la base de ce manuel.

La connaissance théorique des formateurs est certes importante.  Le jardinage naturel pourtant est plus comme un art, un lien de l’œil à la main - une coordonation des cinq sens pour tout dire.  Ce savoir est acquis par l'individu à la mesure de sa pratique & de l'intensité qu'il y mettra.  Pour commencer, il faut une part de foi, un don de soi.
 

2.10.1 - les paysans sont des Vaishyas - farmers are merchants  - to be continued...

 

 

 

la prairie céréale de 2012 en juillet

Olivier Barbié :

Les paysans sont les vaishya de la troisième varna.  Le nom ancien est aria qui signifie les membres du clan.

Tu dis : « Je ne suis pas un vaishya & ma ferme n'est pas rentable. »

Dis plutôt : « Je suis sans clan & donc on ne me donne rien. »  Il n'est pas possible de cultiver seul.  Même Fukuoka cultivait avec trois ou quatre personnes invitées.  Les occitans cultivaient avec leur fils & souvent un frère – le tonton.  La base de l'agriculture, c'est le clan – l'ostàl en occitan.  Si les paysans se sont auto-détruits, c'est parce qu'ils ont remplacé les membres de la famille – familii – par des machines - le tracteur.  Le problème ne vient pas du fait que le tracteur est plus cher.  Le problème est que le tracteur n'a pas d'âme.

Je te promets que ta ferme sera rentable lorsque tu renonceras à produire & que tu souhaiteras faire peuple, selon l'expression que j'emploie habituellement.

Mars's farm :

Il se peut que le tracteur ait une âme.  Elle est cependant celle projetée de l'ingénieur qui le conçut, une âme toute mécanique née en l'usine tournée vers le profit, la pécune pour elle seule, l'usage de la force humaine en ce but.  C'est par la force de cette âme Prométhée que la machine dont le rôle officiel était de réduire notre labeur en fin de compte nous asservit plus encore.  La voie Agrinature sera non pas de faire encore plus avec plus de machines encore plus sophistiquées au point de ne pas pouvoir être réparées & de devoir tôt grossir les tas de nos déchets superflus dès leur temps d'usage éphémère défini par avance accompli,

mais bien d'indiquer le chemin en silence, dialogues & découvertes de la non-dualité & du ne rien faire.

Entendons le jardin naturel au sens le plus large d'un jardin enclos préservé comme lieu de vie & de productions vivrières autour des points d'habitation, selon l'organisation de la permaculture par exemple ou l'idée de Fukuoka d'un grand nombre de petits paysans plutôt que de grandes structures.  Le jardin lors serait comme centre d'expérimentation, de découvertes, d'apprentissage du monde & de nos relations à la nature.

Le jardin nous ancre à la terre & en cette société qui nous sédente par contrainte, il ouvre nos droits à exister & partant à organiser le collectif.  Il est une zone tampon, un espace de transition & lien avec les voisins, un garde-manger permanent d'aliments exempts de polluants, les produits que la saison offre & que le corps réclame, un lieu de recyclement où déposer nos déchets organiques afin de ne plus fabriquer de pollutions.

Il est un lieu où peut s'exprimer notre créativité, où dépenser de l'énergie physique, où s'atténuent les tensions de la vie & peuvent s'envoler les joies & les peines, un outil de liberté & d'apprentissage au discernement & à la décision, ou dédié à l'expérience & l'expérimentation, aux essais & tentatives, un centre où se matérialise notre caractère & se développera l'originalité de chacun, un espace de loisir & de liberté aussi.

Ce sera enfin un habitat de nos recueillements & réflexions, notre ressourcement en contemplation ou même de la méditation que parfois par grâce ciel & terre nous infusent.

En cette acception, il est commun à l'agriculteur & à l'amateur.

Le jardin d'un maraîcher peut mesurer un hectare & il est déjà un lieu d'agriculture qui nourrit bien des personnes.

Olivier Barbié :

D'accord pour la définition du jardin naturel.  Elle correspond au canton occitan, canthus en latin.  C'est le cercle de terrain qui entoure la maison, borderia ou boria qui il y a lontemps était deplanches & comptait une pièce unique.  Le canton est clôturé, ferma.  La borie en occupe le centre.  L'ostàl, ou pièce centrale est au centre de la borie.  Le foyer se trouve au centre de l'ostàl.  L'oule – ola – occupe le centre du foyer.  Tout ce que possédait le père, l'homme le plus âgé, convergeait vers l'oule.  La plus vieille femme veille sur l'oule.

Cette veille est représentée par la chaîne qui tient l'oule, le cremalh.  L'oule est un féminin, la crémaillère un masculin.

Pendre la crémaillère, s'est fonder une nouvelle famille, fixer un nouveau centre.

Mars's farm :

La pratique de dix ans à la ferme de mars fut semée surtout d'échecs pour deux groupes de raisons.

D'une part, le sol n'était vivant qu'en ses quelques centimètres en surface.  Revivifier un sol ne se fait pas en un jour.
De plus, mon outillage n'était pas approprié.  Compte-tenu du fait que les paysans ce jour ne peuvent se passer d'outils mécaniques, même si à mes yeux ils constituent le point le plus rébarbatif du métier, j'avais acquis du matériel le plus ordinaire, mais sans savoir quoi exactement serait utile.

D'autre part, je pris la méthode comme un tout, sans comprendre que nous pouvons y entrer pas à pas, peu à peu, à la mesure de nos moyens, de la confiance que nous lui accordons, de la conscience que nous en avons.
De plus & c'est le paradoxe du solitaire, je n'osai pas la technique essentielle que sont les billes d'argile.

A l'inverse & opposé Sapoork dont la ferme est voisine de trente kilomètres dispose d'un sol en bonne santé, saturé de graines de trèfles & occupé de toutes les graminées & plantes de prairie spontanées de la terre.  Elle travaille en bio & sans labour depuis dix ans -  mais c'était sur une autre ferme.  Dès qu'une idée germe, fruit de nos réflexions, elle l'applique sans délai.  L'idée fonctionne car le sol & la praticienne sont prêts.

Faut-il que je lise "le jardin naturel" de Jean-Marie Lespinasse & "le manuel de culture sur butte" de Richard Wallner ?  Je connais l'avantage des buttes en permaculture, mais j'avoue que l'idée de modifier par une action volontaire & mécanique la topographie du sol ne me sied pas, même si je reconnais l'efficacité fantastique de Sepp Holzer.

J'ai conscience de la carence due au fait que je ne suis pas indigène de l'agriculture, fils de paysan.

Les indigènes du monde paysan ont d'autres limitations & les deux points de vue sont complémentaires.

L'assolement cette année est trente-cinq ares de seigle avec un cinquième de vesce commune d'automne,

quarante ares de méteil & vesce - seigles & blés populations -

un hectare de blés en mélange des populations sélectionnées au cours de cinq saisons par le terroir & les biotopes de la ferme & la voie agrinature - avec de la vesce, dix ares d'avoine & féverole & de méteil - blés rustiques & seigle -

vingt ares de blé de printemps population, vingt ares de pépinières de blés tendres & poulards,

un hectare d'avoine & vesce commune, un hectare semé en luzerne,

cinq ares de blé "Guichard Mars Roches Tirelangue Mercier" semé en billes d'argile dans un couvert EVA.

La production potentielle en céréales par hectare de ces sols est de l'ordre d'une tonne.  Les autres parcelles sont en régénération, semées de fabacées & brassicacées.

Agrinature est le nom que nous avons donné à la méthode de Fukuoka.  Je constate que le néologisme fut déjà détourné par plusieurs personnes morales en un but de commerce.  Le nom de la ferme de mars, personne ne vola car il est un peu ridicule.  Le nom officiel de l'association attachée à la ferme est Agrinature - Mars's farm, ce qui le protège des pirates.  L'association Agrinature est affiliée au RSP.  Le réseau nous accepta en son sein car il compte plusieurs agriculteurs qui voudraient atteindre à l'agriculture naturelle, Philippe Guichard ou Nicolas Supiot par exemple.  En matière de céréales, nous avons besoin de semences fermières & vivantes qui élaborent plus de racines que de tiges, à l'inverse des plantes modernes.  C'est pourquoi j'approchai le réseau.  L'apport de la ferme de mars à son oeuvre sera en un premier temps une population de blés adaptés à l'agriculture naturelle & plus tard quelques pratiques culturales à envisager.

Olivier Barbié :

Jésus a prétendu avoir résumé toute la loi & ses prophètes.  Abraham avait posé les bases de cette même loi.  Abraham vivait au milieu des siens & de ses troupeaux.  Jésus a dit à sa mère qu'elle n'était pas sa mère.  Pour ma part, je pense qu'Abraham était un traditionaliste vivant sous la tente alors que Jésus était un moderne, habitué à la ville.  Je me sens infiniment plus proche d'Abraham que de Jésus, malgré tout le respect que j'ai pour lui.  Chaque fils occitan est un petit Abraham.  Il n'a pas le choix.  Seul le cadet peut devenir un Jésus.  Malheur à celui qui, comme mon père, joue à contre-emploi.

 

2.10.2 - le dialogue d'un hellène & d'un iranien

commentaire de Florence :

Le peuple qu'Olivier Barbié promeut semble-t-il couramment selon ses propres dires, est-il humain ?

 

C'est à lui qu'il faut poser la question & sa réponse m'est d'intérêt.  A quel peuple non humain fais-tu allusion ?  De ce que je connais de l'homme, c'est un peuple humain.  J'ajoute aussi que les enfants sont des arbres. - par marssfarm le 03.11.2013

 

fleur d'anis ou fenouil

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L'accord de paix fut obtenu le neuf de novembre de l'an dix-huit du siècle dix-neuf.

A la différence de ce que nous pourions croire, novembre est le mois onze.  En l'idée de génie de donner plus de force à cette entente que les armées d'Europe voulurent définitive, eu égard aux symboles on agréa de fixer l'armistice au jour onze du mois onze à onze heures onze minutes.

Des soldats moururent au cours de ces deux journées intervalle entre décision & acte.  Ce sont les flèches du signe onze qui les tua.  Moi-même il m'arrive encore de creuser bien des tranchées un siècle plus tard !

Onze est le nombre des Rudras du grand Shiva, l'aspect du Ciel qui détruit tout mal, disperse les nuées de l'illusion, ruine toutes les vieilles idées auxquelles humains s'attachent.  "De tout ce que tu vois, il ne demeurera pierre sur pierre."

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Au front de l'inversion de valeurs qu'est la guerre les soldats perdent la raison de quatre manières.  On les drogue pour qu'ils puissent aller combattre.  Un est pris d'apathie, obéit sans réagir.  D'un autre une férocité s'empare.  Il court au combat comme en un rève.  S'il a la chance d'être blessé au lieu de mourir, il sera déclaré héros.  Un troisième perd tout repère.  Il s'éloigne sur la route comme un zombie.  On le comptera déserteur.

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A la grande guerre civile européenne, la moitié des petits paysans laissèrent la vie ainsi que la quasi totalité des charpentiers & menuisiers employés à étayer les tranchées.  Leur savoir n'était écrit qu'en leur corps & ainsi se perdit.  Le savoir de la terre & savoir bâtir des maisons de bois sont des métiers de compagnons que seule la pratique enseigne.  Nous avons besoin cent ans plus tard d'un retour massif vers ces métiers.

 

2.10.3 - toute œuvre d'ego tôt croule - from dust to ashes - to be continued...

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Je freine sur le spirituel, car c'est ma pente naturelle.  Je me questionne au sujet du pourquoi la semaille me fut toujours difficile.  J'espérais des contributions à la réponse, mais n'en reçus que deux.  La méthode naturelle fonctionne bien en maraîchage.  En céréales, l'expérimentation progresse forcément avec plus de lenteur puisqu'elle demande neuf mois - quarante & une semaines - de grossesse chaque fois.  Encore un peu, & le résultat en éclatera...

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A la question, les humains ne répondent pas.  Depuis quarante ans que Fukuoka réactualisa l'agrinature, peu l'entendent, moins encore la voient, moins encore l'actent.  C'est parce qu'il faut manger!

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Les parcelles & les êtres qui les habitent répondent à la question posée.  Le vieux sage fou y répond.  La vie y répond.  Les mille savants que sont Soleil, ciel, temps, terre, vents, sol, roche & ceux qui y marchent rampent creusent & vivent en silence surtout en écho & en choeur se répondent tintamarre brouhaha qui chasse ras toute nuée trace tristesse ignorance ...

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Shiva est aussi nommé celui qui fait le bien.  Il est l'archétype du maître - the master who shows the way, dispels the clouds of darkness.  Il anime les atomes en leur vibration.  Shakti sa consort soumet les démons & danse la musique sublime, vibration, bruit de fond qui tient l'univers.

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panchbhutas : Akasha or ether eternal sound Sabda aum raam shyaam, Kala or time cause of action,

space Sthan place, Dik direction, Soul or knowledge, Mind or sense experience.

Agni from sky, earth, stomach – hunger & digestion  - & common energy.

Vayu, Jal, Prithvi - nitya paramanu or eternal atom, anitya karya or transient work shapes.

The five elements ou panchbhutas - Akasha or ether is eternal.  It is where sound or Sabda appears, echoed in the sacred syllables aum raam shyaam.  It manifests through Kala or time, the cause of action, & space which is two-fold : Sthan or place or location, & Dik or direction.  It is last where Soul or knowledge, & Mind or sense experience exist. - Agni, the fire element originates from sky, earth, stomach - both hunger & digestion  - & the common energy we know & use. - Agni, Vayu or wind, Jal or water, & Prithvi or gross matter present two aspects : nitya paramanu or eternal atom, & anitya karya or transient work shapes.

Marc 13.2 : "Vois-tu ces grandes constructions ? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée.  Matthieu 24.2 : Voyez-vous tout cela ? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. Actes 5.38 : Maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes, & laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira."

 

 

vesce lumière & lentille noire

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Nous consacrons en France collectivement douze pour cent de notre temps à un cadre proffessionnel.

Cela signifie que nous créons beaucoup plus de richesse hors de ce cadre, en un travail non rénuméré.

Ce que des économistes nommèrent crise débuta il y a quarante ans déjà.  Au long de ces quatre décennies, le pays conserva son rang de cinquième économie du monde.  Cela signifie que les grandes compagnies côtées en bourse produisent assez de monnaie pour soutenir le niveau de vie de tant de temps passé hors de l'entreprise, en chômage, en maladie, en formation, en retraite, ainsi que tous les métiers qui ne servent à rien & aussi ceux dont le but est de nous empêcher.

En cent ans la productivité du travail d'un agriculteur se mutiplia par trois cents.  La surface moyenne des fermes augmenta en même proportion à mesure que diminuait le nombre des agriculteurs.  A partir des années mille neuf cent septante, le prix des céréales baissa.  Il est désormais en train de remonter en monnaie constante, car l'agriculture tend à devenir trop dispendieuse en énergie, tentant de substituer à toutes fonctions de l'écosystème l'usage de l'intrant pétrole & parce que les sources d'énergie d'obtention aisée se raréfient.

Les prix agricoles sont trop bas & cela nécessite de subventionner les paysans.  A moins que ce ne soit l'inverse.

Les loyers sont trop élevés & cela rend nécessaire les allocations logement.  A moins que ce ne soit l'inverse.

Il est autant de logements vides que de personnes mal logées ou sans logis.

La société fonctionne malgré tous ses travers & une complexité extrême qui ne semble pas pouvoir cesser de s'accroître en un cline sans fin que l'informatique permet.  C'est pour cette raison que nous n'osons pas la transformer.

Plus j'avance en âge plus je trouve que tout est pour le mieux.

C'est un proverbe chinois : ce qui advient est toujours le meilleur.

Regarde en l'autre non pas ce qui le fait autre, mais ce qui vous fait un.

Considérons nos points communs sans exacerber nos différences sauf en leur beauté de contrastes.

L'altérité crée la beauté de la vie en couleurs variées.  Elle nous désaltère du commun.

L'unité en est la saveur.  Elle nous rassasie du divin, de l'idéal.  Ainsi le mouvement est possible, eau & soleil.

Que chacun serve la société avec le talent que la vie lui donna.

Je ne crois pas que l'on soit heureux maltraitant qui que ce soit, ni les arbres, ni le sol, ni les herbes, ni les humains.

Je crois aussi à la beauté de la création, que la nature est le plus grand artiste.

C'est en cela qu'Agrinature est utile à pacifier le lieu de luttes qu'est la planète ce jour.

Agrinature est un remerciement à la vie telle quelle - la vie telle qu'elle...

 

2.10.4 - la vie telle qu'elle... - beauty of the ederly

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La Bretagne est fameuse pour ses productions hors sol.  La région importe des céréales depuis le bassin parisien & jusque l'Argentine pour nourrir des animaux élevés en cages.  Les animaux ainsi engraissés sont exportés partout.  Les camions ne paient pas l'usure des routes qu'ils occasionnent, ce qui est une manière de subvention.  Les paysans sont subventionnés aussi pour compenser le fait qu'ils produisent des aliment de faible valeur.  Les pollutions des eaux générées seront à la charge de la collectivité enfin, car les sols granitiques de la péninsule ne sauraient absorber tant de déjections.  Les algues vertes qui colonisent en conséquence les plages & le plateau continental pourraient être collectées ainsi que les fumiers pour les renvoyer en fertilisants vers les terres céréalières, mais cela est onéreux.  En résumé les terres à blé de grandes exploitations sans animaux sont en carence d'humus, tandis que celles de la Bretagne dépassèrent il y a longtemps le taux de saturation en azote, nitrates , nitrites & phosphates.  Au lieu de tout cela, nous pourrions produire & manger local & bio.  Ain't it ?

We could enter Agrinature too...

- Commentaires -

odeurdelaterre le 12/11/2013 :

Salut.  Ce que j'appelle subvention autonome collective est ce que fait le groupe terres de liens : chaque paysan donne un peu de son argent à l'association qui permet d'aider d'autres paysans qui n'ont pas assez. http://www.terredeliens.org/  Flo


marssfarm le 12/11/2013 22:13:12 :

Merci de ta réponse.  Cela me rappelle la dîme volontaire des paysans.  Ils mettaient en commun un dixième de leur moisson de grain en sécurité pour l'usage de ceux d'entre-eux qui en auraient besoin.  Ben
 
 
 

Ononis survécut en le résidu herbé d'une prairie devenue parking. (chapter 17)

On le nommait arrête-bœuf car si s'écartaient trop des haies dans le champ ses racines traçantes, elles pouvaient parfois jusqu'à bloquer pour un instant la progression du soc de bois.

Sur la photo on le voit partir à la reconquête de l'espace bitumé.  Si un jardinier ne venait deux fois l'an l'en dissuader par quelque pétarade de ses machines & emportement de la matière végétale par lui produite, il parviendrait en peu de temps à recouvrir la zone stérilisée par le pétrole goudron.  Ici, le jardinier n'est pas trop méchant.  Il ne fait que son job.  Il laisse ononis exister encore.  Un jardinier privé serait bien plus féroce ...

Ononis couvrant le bitume y retiendra les feuilles d'automne.  En cet humus nouveau, d'autres graines tôt germeront.  Il est des arbres qui un jour réussiraient à ouvrir une fissure dans la croûte d'asphalte, somme toute de peu d'épaisseur.

Au  départ de cet instant, la reconquête progresse à grande vitesse...

Cela se produira un jour.

Quand est la seule question.  Sera-ce dans une décennie, lorsque le métier bureaucrate des bœufs qui travaillent dans les bureaux du parking aura périclité par manque de fonds ?

Sera-ce dans un siècle, lorsque la ressource pétrole sera tarie ?

Sera-ce dans un millénaire, lorsque la société entière sera devenue humaine, les humains placés en son centre ?

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L'économie & l'écologie sont l'avers & le revers de la pièce Terre,

 lieu de notre habitat en la maison univers. *

Nous ne savons nous entendre en leur définition - par le jeu devenu subtil de la lutte des classes

 puisque le salaire d'un ouvrier transite par une banque qui le joue à la bourse

 puisqu'une part de ce salaire est collectée à la source par un Etat qui tire sa grande puissance de ce fait même.

Par le jeu des subventions, exonérations & externalisations, un industriel prélève un Euro par an au compte en banque d'un million de personnes.  C'est là son profit.  Il le reverse par moitié à ceux - légion - qui travaillent dans les bureaux.

Par spéculation boursière, un financier prélève un centime par jour au compte en banque d'un milliard de personnes.  C'est là son profit.  Il le reverse par moitié à tous ceux qui travaillent dans les lieux de commerce & de décision politique.

Un artisan doit présenter une facture claire & détaillée, & ce point limite sa capacité au bénéfice.  Il le reverse par moitié à ceux - voisins & clients - qui travaillent dans les administrations, points de collecte des taxes & cotisations, groupes de distribution & négoce à grande échelle.

La valeur créée transite par les bureaux qui chacun lui prélève une part.

Cela est bon, au sens que rendu possible par une productivité du travail que les machines & l'informatique multiplient.

En revanche, nous voyons que la valeur du travail migre peu à peu vers les bureaux.

L'œuvre de la main y perd le rôle capital qu'elle occupait.

C'est l'usage de nos mains pourtant qui surtout construit au fil des jours notre humanité.

Ici se pose la question de notre place, position & positionnement en un monde de machines, ordinateurs & bureaux.

 

2.10.5 - la main construit l'humain en nous - 140102

 

* See the prefix eco, from Greek ????? - oikos or house, dwelling.   The word "pièce" in French means both a coin & a room.

 inspiré par l'émission Terre à terre de Ruth Stégassy sur la radio France-Culture le 16 novembre 13

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Qu'est-ce que le travail?  Pourquoi notre société où il est demandé une cadence souvent au-delà du possible aux travailleurs, ne partage-t-elle pas cette charge?  Pourquoi avoir un emploi est-il devenu le privilège des nantis ou des chanceux?  Pourquoi les tâches les plus essentielles que sont l'éducation des petits, faire la cuisine soi-même, faire des enfants ou prendre une douche par exemple ne sont-elles pas rémunérées?  Pourquoi le patron qui est le seul à ne rien faire dans l'entreprise est-il le plus payé d'entre-nous?  Pourquoi ceux qui font semblant de travailler son-ils mieux payés & considérés?  Comment des politiques sont-ils capables d'occuper plusieurs postes en simulanéité?

La société a besoin de quatre fonctions de vocation - produire, échanger, protéger & enseigner.  Il existe aussi en elle le besoin du service qui n'est pas une tâche à proprement parler.  Il s'agit plutôt d'une manière de l'être qui touche à cet égard les quatre fonctions du travail & tous les métiers.

La fonction de production concerne les personnes qui travaillent de leurs mains, les ouvriers & les métiers de service pur - tels que les agents de nettoyage par exemple.

La fonction d'échange désigne les commerces - l'agriculture, les artisans & tous les commerçants qui achètent & revendent.  Le mot commerce signifie au fond un merci commun, un service mutuel rendu.

La fonction de protection a trait au politique, à la justice, à l'armée, à la police & à toutes les administrations dont la tâche est de relier les membres de la société entre eux en protégeant les plus faibles en son sein.  C'est en ce soin porté aux plus humbles que le responsable trouvera la noblesse de son humanité par un service accompli.

La fonction d'enseignement touche à la recherche, à l'éducation, aux structures religieuses & aux arts en général.  Dans la tradition, avant de devenir maître, il est besoin de choisir un maître, d'en être accepté & de dûment le servir.

Les quatre domaines de vocation de la société humaine s'entendent comme une pyramide.  La première fonction en est la base car ceux qui l'accomplissent créent tous les biens & services dont les autres groupes s'empareront pour leur métier.  La deuxième fonction distribue ces biens & services.  La troisième organise & ordonne les rapports entre les êtres.  La fonction d'éducation enfin assure la formation des politiques en ce qu'elle leur enseigne le lien à la nature, aux valeurs & aux êtres.

Dans la société moderne, les fonctions de production sont en grande partie réalisées par des machines, ce qui implique une forte dépense énergétique, car aucune machine ne saurait égaler le travail humain en efficacité, en le rapport entre la consommation d'énergie & le travail accompli.  Les machines en revanche disposent de ce fait d'une consommation accrue, d'une puissance - la puissance est la quantité de travail accomplie par unité de temps - de travail énorme.  C'est cette mobilisation extraordinaire qui permet désormais d'envisager l'épuisement des ressources qui nous sont disponibles & les nouvelles questions émergeant en économie & en écologie.  Ces questions sont par exemple celles de la surproduction, de la surabondance des objets, de l'accumulation des déchets que ces objet produits deviendront tôt ou tard & des pollutions qui sont par cette accumulation de déchets induites.

La surabondance, paradigme nouveau en l'histoire de l'humanité nous confronte - & c'est un paradoxe - à la question nouvelle du sous emploi.  C'est là en fait une protection que notre condition d'êtres de nature heureusement nous impose, car si tous pouvaient travailler en toute capacité, nous brûlerions en une heure ou un jour, car telle est la puissance de la technologie, toutes les ressources disponibles!

La conséquence du sous-emploi en les fonctions de production & service pur fut une inflation des autres fonctions par un effet purement mécanique.  La société où les machines règnent se complexifie & il est besoin de l'administrer plus.  Il est besoin aussi de former les individus à l'utilisation des machines & à gérer la société en complexification.  Il est besoin enfin d'organiser le sous-emploi afin que les personnes touchées par la pauvreté ne meurent pas toutes au même endroit au même moment & qu'elles ne se révoltent pas trop contre le modèle social dont elles se trouvent exclues.

La force d'une pyramide est intrinsèquement liée à sa forme d'une stabilité extrême.  En la société gouvernée par les machines, la pyramide des groupes sociaux s'inverse.  Prenons l'exemple d'un artisan à son compte.  Sa position sociale l'inscrit dans le deuxième groupe, la fonction de reliance.  S'il n'a pas d'ouvrier à son service, cela signifie qu'il accomplit lui-même la première fonction de production, c'est-à-dire tous les actes de l'art qu'est son métier.  S'il n'emploie pas de secrétaire, cela signifie qu'il accomplit lui-même une part des tâches administratives dont la comptabilité fait partie.  Lorsqu'il facture la taxe sur la valeur ajoutée à ses clients, il accomplit en fait la fonction de collecte de l'impôt.  Nous voyons en cet exemple, qu'en la société moderne, les fonctions accomplies par les personnes sont toujours complexes.

Est-il possible d'inverser la pyramide des fonctions d'une société?  La proportion des personnes qui accomplissent un vrai travail - entendons en cela un travail de production ou de service accompli par la main - se réduit en nos sociétés de plus en plus de jour en jour.  En architecture, une pyramide inversée n'est pas stable & ne peut survivre longtemps.  Si rien n'était fait pour la soutenir, la tour de Pise se serait effondrée depuis des lustres.  Saurons-nous construire une société sans travail?  Cela est inouï.  Notre échec à le faire à ce jour est total : sur la planète, environ un dixième des humains ont un emploi avec salaire & parmi eux beaucoup se droguent pour tenir le coup...


2.10.6 - le travail, drogue, le besoin, ses fonctions, le service - la drogue qu'est le travail - qu'est le travail ? ses fonctions, la valeur du service.

economy of farming 4° X

les saints de glace & l'été de la Saint-Martin

 

 
 

la blanche fleur du liseron, liane, adventice du type 5 - royal comme un lys, impossible à désherber...

 

commentaire de keriadenn le 15/10/2013 :
Mon jardin, mes prairies sont des repaires de liserons à grande fleurs ou à petites corolles. Je les connais un peu maintenant. Avant-hier, c'était une plante que j'aimais. Hier, une plante dont je me délectais d'extirper de mes gros mulchs de chanvre les incroyables racines. Aujourd'hui ? J'aimerais que le trèfle qui prospère dans mes allées aille les saluer & leur tenir chaud - pour qu'elles restent au lit. Indiquent-elles un type de sol particulier ? Je ne crois pas avoir lu quelque chose de particulier chez toi là-dessus. Ton panorama humain & planétaire est saisissant. Et ton apostrophe sur les termes de la République, qui m'avait déjà frappée dans un autre texte, est comme un mantra à se rappeler. Une émission récente de Terre à terre, avec un vétérinaire homéopathe de campagne m'a permis d'en savoir plus sur le troupeau des vaches, sa solidarité, son organisation harmonieuse. Une vache devenue vieille va devenir guide du troupeau. J'ai un moment aspiré à avoir au moins une Pis-noir, tandis que la Froment du Léon me fait désormais aussi de l'oeil sur papier. Ces animaux, par leur grand corps & leur tête à hauteur d'homme, me donnent envie de leur compagnie. Le vétérinaire Paul Polis est semble-t-il admirable. Et il nous dit qu'il saura faire sans les lois destructrices contemporaines.

marssfarm le 15/10/2013 :

Une seule espèce ne suffit pas pour décrire le lieu. Le liseron est une liane grimpant aux arbres & arbustes. Sa présence loin de ces ligneux indique que le sol fut dénudé un temps. Tu pourrais creuser un trou à l'aide d'une bêche & d'une pelle pour regarder le profil du sol. Quelle est sa couleur, son odeur, sa granulométrie ? A quelle profondeur se trouve la roche-mère ? Le profil du trou montre-t-il des horizons ? Le trou est vertical & n'a la dimension que de la pelle ou de la bêche au carré, si on en extrait la terre à la main. Quels sont les précédents ? Y a-t-il des trèfles spontanés & des lombrics ? Les premiers nourrissent les seconds & vice-versa. Si du trèfle est déjà présent, on pourra en semer plus, à condition toutefois d'affaiblir les herbes du types 5 rampant ou les vielles touffes du type 2 par une scarification au râteau, si la prairie originelle était trop dense. Dans la prairie ainsi ouverte, on peut aussi semer, hors période de gel, des plantes dont les racines descendent profond. En automne, la vesce en est un bon exemple à condition d'en couvrir un peu la semence. Des graines de féveroles d'automne peuvent aussi être plantées à cinq centimètres de profondeur & vingt d'écartement, comme des haricots. Le trèfle sera aidé par des amendements organiques légers, de l'urine diluée par exemple ou les eaux grasses de rinçage de la vaisselle sans détergent. Un piétinement modéré un ou roulage aide le trèfle en ses débuts. C'est pour ces raisons, qu'il abonde près des lieux fréquentés. L'article 4.11 fut inspiré par cette émission.

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2.9.5 - Job aux sept milliards de miroirs - How can we relate to freedom ? - 131211

Imaginez que le monde soit un village de cent personnes.  Il serait composé comme suit :

  • 57 asiatiques,
  • 21 européens,
  • 14 américains - nord, centre & sud,
  • 8 africains,
  • 52 femmes,
  • 11 homosexuels,
  • 6 personnes aux USA possèdent 59% de la richesse totale,
  • 80 vivent dans des mauvaises maisons,
  • 70 sont analphabètes,
  • 50 souffrent de malnutrition,
  • 1 est en train de mourir,
  • 1 est en train de naître,
  • 1 possède un ordinateur,
  • 1 a un diplôme universitaire.

Compilons les résultats pour les rendre plus faciles à lire :

  • Cinquante femmes vivent en Asie en des habitations insalubres, ne savent pas la langue écrite & sont sous-alimentées.  Il y a aussi en Asie, deux autres femmes qui ne sont pas si miséreuses & cinq hommes sans vergogne.
  • Vingt villageois habitent en des maisons insalubres en Europe, ne sachant pas la langue écrite, dont onze sont homosexuels, un possède un ordinateur & un est diplômé de l'université.  Il y a aussi encore un gars d'Europe en sus; mais il est plus riche ou moins pauvre - la statistique ne le dit pas.
  • Dix personnes hantent des abris insalubres, dont huit en Afrique, une en train de naître & une autre en train de mourir.  Paix à son âme.
  • Six gars des USA possèdent chacun dix pour cent de la richesse en monnaie de singe & il y a huit autres habitants des Amériques aux fortunes variées à ce qu'il semble.
  • Le total est de cent deux, à quoi nous voyons qu'une partie d'entre-nous sont plus ou moins égaux que les autres.

Ce dernier point me rappelle la devise "fraternité, égalité, liberté".  Elle ne peut être entendue écrite à l'envers.

La fraternité est un constat, une observation dans le champ de la biologie.  Tous les êtres vivants partagent une grande part de leur code génétique qui désigne notre parenté.  Nous partageons aussi les mêmes lieux de vie qui, c'est l'habitude, définissent les rapports familiaux.

L'égalité en découle comme une conséquence inéluctable dans le champ des sociologies.  Si nous appartenons au même monde où chacun peut jouer son rôle, tous doivent avoir de ce fait le même droit d'exister.  Réduire la présence d'un groupe risquerait d'affaiblir l'ensemble par la perte d'une fonction accomplie.

La liberté en apparait lors d'évidence le résulat en nos relations d'être à être.  Nous trouver en position d'égaux au sein d'un groupe nous confère la plus grande liberté d'être ce à quoi notre nature nous appelle, affirmer en actuel qui nous sommes en potentiel.

 

 

Elle est belle, fleurit d'abondance, pousse des racines puissantes, médecine & concoction de purin, adventice du type 1 - dressé.  Il en existe plusieurs espèces qui prospèrent aux lieux humides & secs, fertiles & ruinés.  Elle est une rudérale & de ce fait commensale de notre espèce.

- la consoude amie du jardin - a pretty weed (chapter 19) -photo R.A.

2.9.4 - les saints de glace & l'été de la Saint-Martin -

L’étymologie couramment admise d'Europe y voit un composé de ?????, « large » et ??, « œil, vue ».  La terre à l'aspect large continue une vieille épithète trouvée dans plusieurs traditions indo-européennes : « la large terre » en Grec, ou simplement « la large » en Sanskrit, & dans les langues germaines.  Europe serait ainsi l'une des figures de la déesse Terre renouvelée.  Une autre racine du nom pourrait être pourtant, compte-tenu de l’origine phénicienne d’Europe en lien de ce fait à la langue arabe, « Aruba » une belle femme aimante.  C’est la caractéristique d’Europe, fille d’Agénor.

Selon une version du mythe, Europe, fille du roi de Tyr en Phénicie - le Liban - fait un rêve. Le jour même, Zeus la rencontre sur une plage de Sidon où il se métamorphose en un taureau blanc, afin de l'approcher sans l'apeurer & échapper aussi à la jalousie de son épouse Héra.  Attirée par l'odeur d'un crocus qui se trouve dans sa bouche, Europe s'approche de lui.  Chevauchant l'animal, elle est emmenée sur l'île de Crète à Gortyne - ou au nord du Bosphore selon d'autres versions.  Sous un platane qui depuis lors est toujours vert, ils s'accouplent après que Zeus fut redevenu humain.  De leur union naissent Minos, Rhadamanthe qui deviendront tous deux juges des Enfers & Sarpédon qui s'exila à Milet en Anatolie.  Plus tard, Europe est donnée par Zeus comme épouse au roi de Crète, Astérion.

(d'après Wikipedia)

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La mythologie d'Europe nous rappelle Gauri de l'inde, la consort de Shiva en sa forme douce chevauchant le taureau.  Le drapeau de l'Union portant douze étoiles sur fond bleu rejoint cette symbolique de la terre nourricière en une version plus en accord à la modernité ou à la chrétienté.  Il est d'intérêt de constater que beaucoup de traités fondant l'Europe furent conclus au printemps, en ce joli mois de mai qui ravive nos vues.

La belle saison en climats tempérés débute en mai & y dure six mois. Les révoltes & révolutions en ce continent advinrent souvent au printemps, lorsque les forces de la vie se renouvellent.

Nous observons que le mouvement d'union politique & économique de l'Europe se ralentit jusqu'à presque s'arrêter dès lors que ses technocrates eurent décidé de fixer le calendrier des passages de responsabilité aux premiers de janvier & juillet - Noël & la Saint-Jean.

Le cœur de l'hiver est temps à conserver l'énergie & de ce fait peu propice à entreprendre une charge nouvelle.  A l'inverse, la chaleur  d'un juillet est un moment de préparation à la moisson & n'est pas plus que le grand froid de l'hiver favorable à de telles entreprises.

Ainsi le rythme de travail des paysans, des plantes & des flux de vie en chacun est-il à son maximum d'amplitude de mars à juin & de septembre à décembre.

A la décision de caler l'agenda politique sur le calendrier grégorien manquent la vision & le ressenti que réclame l'engagement politique.  Elle révèle aussi la fracture qui s'accroît entre la vie citadine & les cycles du monde vivant.

C'est une explication climatique semblable qui nous offre une réponse à savoir pourquoi les peuples des régions de tropiques se trouvent souvent la proie des régimes totaux : ils méconnaissent ces printemps qui poussent les peuples du nord à - parfois - se révolter contre l'iniquité ou les abus de leurs chefs.  Toute description a ses limites cependant puisque l'Europe connut au siècle passé son lot de dictateurs.

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Le tableau ci-dessous souligne des corrélations entre les mythologies d'inde, de Chine & d'Europe.  Les liens entre Aryens, Dravidiens, Mongols & Africains s'articulent autour de la Perse.  Alexandre-le-Grand est le plus fameux de ceux qui les tissèrent.

Les mythes sont des récits imagés & concentrés, des formes que les temps où la transmission pour l'essentiel orale, réclamaient.  Leur symbolique importe au plus haut point, car elle éclaire les cycles du cosmos & de la terre qui résonnent en nous.

Les mythologies de toutes les cultures se répondent & se nourrissent les unes les autres.  Elles étaient des manières condensées de dire, décrire des faits humains universels.

Pour prendre un exemple parmi tant, la ligne dix de ce tableau révèle pourquoi les anges furent figurés avec des ailes de cygne.  Muruga, Dieu de la guerre est accompagné du coq qui symbolise un ange.  Plus tard, le coq sera assimilé à un paon représenté comme son véhicule.  Le paon est connu pour tuer les serpents sans coup férir.  Plus tard encore, le paon est rapproché du cygne véhicule de Sarasvati, Déesse des arts & lettres.  Le cygne symbolise le son, la parole, le mantra qui permet l'union.

  deités Inde zodiaque Chine Vahanas India véhicule de ... symbolique qualité zodiaque Europe
1 Mushika / Ganesh rat mouse shrew v. de Ganesh Ganapathi Vignaraja fear - complémentarité humilité / ambition Capricorne / rat
2 Nandi / Gauri ox bull Nandi - cow v. de Gauri Maheshwari Shiva Parvati Maha-Gauri brute power - sex kama force / détermination Verseau / boeuf
3 Durga tiger lion Dawon v. de Durga Parvati Uma Chandi Kali - Ayyappan anger maîttrise / courage Poissons / tigre
4 Lakshmi rabbit cat / owl Uluka v. de Shashti fertility materialism - abondance fertilité / calme Bélier / lièvre
5 Garuda / Vishnu dragon eagle v. de Vishnu Krishna Vaishnavi human thoughts protéger / idée Taureau / dragon
6 cobras / Shiva - Adi Shesha snake primal serpent autour de Shiva Kamakhya Manasa - support de Vishnu Krishna Vaishnavi desire consciousness faire le bien / séduire Gémeaux / serpent
7 chariot / Chandra horse ten horses c. de Indra, Chandra royauté gouverner / libérer Cancer / cheval
8 chariot / Agni goat sheep / ten rams c. de Agni, Chandra feu vie lumière énergie / actif Lion / chèvre
9 Hanuman monkey   servant de Rama obéir service / intelligence Vierge / singe
10 Krichi / Murugan, Hamsa / Brahma rooster rooster peacock - swan first Skanda - v. de Brahma Saraswati Kaumari / aham sa ange - art learning / desire buddhi creative discriminate créer / méthode Balance / coq
11 Dharma dog   derrière Baivara Shiva – Hadkai-Maa cause & conséquence loi / justice Scorpion / chien
12 Ganesh pig elephant Airawata v. de Lakshmi Indra Indrani Brihaspati pouvoir démarrer / intellect Sagittaire / cochon

Hanuman, singe qui vivait il y a vingt mille ans au moins, par dévotion à Raam, service dévoué & répétition continue du nom divin, il devint humain.  Il symbolise l'évolution du genre Homo en ce temps.  Il est le saint patron des herboristes & des linguistes.  Nous savons que les grands singes herborisent & se soignent par les simples.  Nous savons aussi que l'humain apparut en nous avec la descente du larynx dans la gorge qui permet la parole & la transmission des savoirs & cultures.

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Agni le feu - Aham, je - Ayyappa, le fils - Brahma, Dieu dans son aspect de créateur - Brihaspati, Jupiter, le précepteur des dieux - Chandra, la lune - Dharma, la loi de l'univers - Durga, Uma, Kali, la mère divine en son aspect féroce - Ganesh, Ganapathi, Vignaraja, le chef des armées célestes à tête d'éléphant - Garuda, aigle - Gauri, Maheshwari, Parvati, la mère divine en son aspect doux - Hamsa, cygne - Hanuman, singe devenu homme - Indra, roi des dieux - Indrani, sa consort ou aspect féminin - Krichi, coq ou ange - Krishna, un des avatars de Vishnu - Lakshmi, Vaishnavi, la mère divine d'abondance - Maa, la mère - Manasa, le mental - Muruga, messager - Mushika, souris - Nandi, taureau - Rama, un des avatars de Vishnu - Saraswati, Kaumari, la consort de Brahma, mère des arts & lettres - Shashti, déesse de fertilité - Shiva, Dieu comme destructeur du mal & de l'illusion - Vishnu, Dieu comme protecteur de l'univers.

130619

2.9.1 - pirates des Somalies - the whore seen from the shore.

Près des côtes des Somalies, des navires de pêche des grandes nations économiques prélèvent toute ressource détectée par l'halieutique.  D'autres navires des mêmes nations y viennent déverser des déchets d'industrie riches de leur toxiques, métaux lourds & radioactivité : il est des poissons donc que nous achetons & qui se nourrirent de ces déchets propres.

Des pirates somaliens tentent de se rebeller à cet état auquel leur pays se trouve réduit de voir passer tous les navires sans jamais povoir les arrêter.  Ils sont pris en charge par les vaisseaux armés des contrées d'Europe : à la mesure de notre puissance économique, le droit humain qui nous est attribué se définit en plus ou moins grande mesure.

La culture de l'Inde nous enseigne que Artha dépend de Dharma : les biens dont nous disposons sont le reflet de nos actes de droiture, la conformité de nos vies aux valeurs de l'éthique.  A observer plus finement, nous saurions que ceux qui semblent jouir de biens volés n'en jouissent pas vraiment, puisque en fin de compte, seuls les biens qui on trait à notre caractère sont réels - dans le sens où ils nous incarnent & détermineront au fil des jours notre destinée.

A la révélation de Jean, Babylone, la grande prostituée qui accouche de ses enfants démons est aussi la bête immonde à dix têtes & sept cornes.  Les dix têtes évoquent le fait de vivre en sa tête - un mental surdéveloppé, chaque tête coupée repoussant à son tour.  Les sept cornes invoquent celui de vivre par la force - vénérer la force seule pour imposer nos vues, ce que la tête nous dicte être notre bénéfice au terme le plus court qu'il soit.  Vivre en nos têtes & par la force nous conduit sans erreur à reproduire en nos enfants l'obscurité qui nous habite.

Opposer les uns aux autres ne résoudra pas la question.  Par contraste, chacun en soi peut partir en recherche du Soi.  Le Soi seul peut combattre, terrasser la bête aux passions sombres, le moi en ses peurs & regrets qui nous attiraient au passé mort, aux morts passé, à l'ancestralité & l'attavisme, à l'idiome & l'idiotisme.

A sortir des situations en lesquelles les plus grandes bassesses humaines jouent - cupidité, haine de tout autre - la croyance en un autre qui serait autre est une perversion forte de nos perceptions mentales - je ne vois que la voie spirituelle.

Accepter.  Observer.  Contempler.  Entrer en méditation continue.  S'unir enfin.

130427

2.9.2 - le premier homme en conscience - appearing of the genus Homo - the fall of mariage.

"Au commencement est le verbe ... " Jean 1.1

Le mariage des homosexuels est un souhait qui apparaît en les nations d'occident en une évolution inéluctable.

Il actualise que ces sociétés sont en voie de conclure la coupure du lien à l'origine, fondation de leur culture héritée de l'Inde, la Perse, l'Egypte, les Hébreux, les Hellènes.
Le fait & besoin d'avoir un chef & deux parents ne fut pas dans l'histoire le  mode unique des sociétés humaines.  Les anthropologues nous enseignent qu'il existait des tribus dont le chef ne gouvernait pas & d'autres où la parenté était organisée par le collectif, la communauté des adultes & des enfants.

Nous voyons en ce temps la disparition progressive des chefs en l'affaiblissement du politique au profit des adeptes de la finance.  Il y a peu encore, le groupe de la famille ne pouvait s'entendre que sous sa forme élargie, englobant trois, voire quatre générations.  En la limitant à un couple & son ou ses rejetons coupé des aïeuls sous la nécessité de migrer pour trouver du travail, le processus de dissolution de la famille au mi-temps du siècle passé s'amorçait.

La tendance à nommer des économistes au rang gouvernemental révèle aussi l'abdication de la caste politique.

Ce jour, nous voyons les décideurs en position de faiblesse devant les flux de marché.
Ce jour, les foyers se résument souvent à une mère & son ou ses enfants.

L'homosexualité est un fait.  Que les homosexuels puissent aspirer aux valeurs de conservatisme ou de spiritualité qu'incarne le mariage nous semble un paradoxe.  Que deux homosexuels qui par définition ne peuvent pas procréer ensemble veuillent avoir des enfants est un paradoxe plus grand encore.

Le double glissement pourtant ne peut être éludé.  L'abolition du chef & du couple parental ne sont pas motions mineures de la civilisation Europe : elles en accélèrent la disparition & ce fait n'est pas sans troubler ceux qui souhaiteraient que la spécificité de la culture du vieux continent demeure.

Il est des personnes, membres du peuple en sa totalité & sa diversité, en sa frange la plus conservatrice qui se soucient encore de ce qu'il adviendra une fois l'ultime repère moral tombé.

Les mots importent puisqu'ils sonnent.  Les écritures nous enseignent que du son tout surgit.  En matière de cosmogonie, nous devrons entendre le mot son dans le sens de vibration.  La montagne que deviendra le volcan se manifeste tout d'abord par ces tremblements qui nous terrorisent ou nous avertissent de la création grandiose qu'elle va engendrer.

Lorsque nous voulons créer quoi que ce soit, nous commençons par y penser, ce qui émêt une onde de vibration plus subtile que le son - puis nous en parlons.

A beaucoup, le mariage est un sacrement qui consiste à conjuguer deux différences, à concilier les contraires.  Le couple diffère d'un tandem ou d'une paire.  Désigner comme couple deux amants ou amantes du même sexe, c'est méconnaître le sens du mot.  L'homosexualité est une forme d'aversion de l'altérité.  Elle permet d'aller droit au but en matière de relations sexuelles, sans avoir à passer par une compréhension psychologique de l'autre genre.  Les homosexuels sont des personnes qui en elles-mêmes combinent le masculin & le féminin, tandis que les hétérosexuels obéissant à la loi biologique dominante, cherchent plutôt une complémentarité en leur vis-à-vis.

Par la richesse des perceptions qu'elles implique, l'homosexualité produit des génies comme Proust, de beaux génies stériles.  Jean Genet, cet autre génie & poète, maria tous ses jeunes amants à des femmes pour qu'ils fondent une famille.

Accorder égalité de droits & devoirs à tous est un bien au-dessus de beaucoup, car il implique de protéger l'intime conviction de chacun.

En revanche, utiliser le même mot - mariage - pour unir une paire & un couple est une faute contre la langue, la négation de l'esprit qui toujours doit régir la lettre.  Il aurait suffi d'accorder les mêmes droits à tous sans pour autant utiliser le mot.  User d'un mot à contre-sens revient à le détruire - ce ne peut pas être un gain.

Qu'une personne ait eu en faits deux parents de sexe opposé n'est garantie de rien.  C'est un habitus vieux de plus de vingt-mille ans pourtant.  L'abandonner n'est pas acte anodin.  La base de cette tradition est une réalité de l'ordre du biologique.  La maternité est plus facile à définir & c'est probablement pour une raison de cet ordre que la judéité se transmet par la mère.  Pour faire bonne mesure à cet égard, l'enfant était nommé fils ou fille de son père.  Le premier homme fut celui qui prit conscience de sa paternité.

Les humains à Neanderthal connurent-ils cette conscience ?

131008

2.9.3 - migration des formes en ce cycle centenal - la croissance des sages.

La décroissance peut s'entendre sous quatre formes.

Nous pourrions tout d'abord réduire les conforts de notre mode de vie.

Peu savent tel Pierre Rabhi s'y résoudre, hormis les sages.

Le bon-sens pourrait aussi nous conduire à diminuer la part que l'argent prend dans nos vies.  Une alternative demeure en effet entre gagner plus d'argent pour acheter de la nourriture de haute qualité ou préférer travailler moins & établir un potager, par exemple.  Une maison en auto-construction peut coûter vingt fois moins que si nous l'achetions & être bien plus économe à chauffer parce que nous l'aurions bâtie sur le mode à énergie positive.  Quelle part de nos revenus consacrons-nous à acquérir & maintenir une voiture qui nous permet de nous rendre sur notre lieu de travail ?  Nous pouvons confier la gestion des eaux & des déchets à des technocrates & payer les taxes afférentes ou choisir de recycler plus directement nos eaux grasses.

Il est possible également de réintroduire du troc dans nos économies locales en un système qui n'entre pas dans le calcul des théories de l'économie ordinaire.  Si nous y regardions avec soin, il nous apparaitrait que déjà le travail que nous accomplissons sans salaire au cours d'un jour excède en moyenne le nombre d'heures ouvrées par soumission à la nécessité de l'argent.  Nous savons combien l'oeuvre des associations est importante en volume d'activité & influe en proportion sur tous les autres volets de l'économie.

Enfin, nous pouvons commencer de graduellement désengager nos vies de l'idée mathématique des nombres & chiffres.  A titre d'exemple, citons le département de Creuse où le chiffre en unité monétaire par habitant est faible, mais l'indice de développement humain en contraste élevé.

Ces quatre formes prirent déjà leur envol.  En leur flux s'ouvre l'issue de la transformation centenale que 1918 amorça.

inspiré par l'émission Terre à terre de Ruth Stégassy, France Culture - 131108

 

 

Saint-Nicolas- do not confuse Santa with (mon)santo

 

Publié le 21/12/2012 à 09:44 par marssfarm Tags : avatar farm seeds agrinature fukuoka natural farming centerblog vie bonne amour mer enfants france société coeur travail mode création argent nature femmes message art hiver love douceur richesse

2.4.2 - Saint-Nicolas - Do not confuse Santa with (Mon) santo !

Je me souviens de la lettre que j’écrivis au père Noël, introduite plus tard en une enveloppe dûment adressée.  Le lendemain, ayant noté en mémoire n'avoir pas vu ma mère y coller un timbre, je lui demandai si elle avait effectivement posté la lettre.  En sa réponse, je lus une fugace mimique qui m'était inconnue jusqu'alors.  Ainsi fus-je initié au mensonge.  Je ne le compris en conscience que l'âge adulte venu.  Sur l'instant pourtant, l'expression du visage où j'avais perçu une non entière coïncidence aux mots prononcés, l'emporta.  Elle fit éclipse totale au message verbal. La perception m'affranchit du besoin des efforts sans foi.  La croyance aux menteries des adultes qu'est l'enfance - colombe pureté - s'était envolée sans retour.

 141103
2.4.1  Nous sommes nos propres pères.

Nous sommes nos propres pères.  Nous sommes nos propres mères.

Nos parents inventèrent le mythe du progrès matériel qui induit pan à pan l'écroulement sur elle-même de toute la société des humains par sapement de ses valeurs les plus fondamentales - les valeurs du spirituel : la justice égale, la paix intérieure, la vérité en actes, l'amour désintéressé, la non-violence tout à la fois physique & symbolique.

A rebâtir de fonds en combles ces valeurs d'humains nous devenons parents de nos parents, pairs de nos pères.


2.4.1 - our parents' parents.

We are our own fathers.  We are our own mothers.

Previous generations invented a myth i.e. "improvement of the human condition through technology".

Because it was a materialistic myth, it induced gradually every wall of society to crumble by slow & constant erosion of the foundations the spiritual values are :
equal justice, inner peace, truth manifest in acts, unselfish or divine love, non-violence in body & mind.

We are a-reaching the times when our whole value system needs be rebuilt from basement to attic,
a process in which we are becoming our parents' parents.

130223

2.4.3 - tourbière & talus - the lack & the need.

L'objectif en notre folie collective de chacun d'entre nous est de mourir riche.

Tout bien acumulé pourrit.  La puanteur de l'héritage ensuite écoeure les héritiers qui sans tarder tôt le dilapideront.

Leurs enfants à leur tour se trouveront tout prêts à entreprendre toutes sortes de stratagèmes en vue de reconstituer le bien des aïeuls perdu.

Ainsi va la roue des fortunes entassées, gaspillées, retrouvées, reperdues.

L'argent est un liquide qui comme son modèle eau ne devrait pas cesser de circuler sous peine de devenir putride.  Son objet est d'abreuver toutes les plantes.

Il est des arbres qui meurent de l'aridité d'un sol en déficit

& d'autres souffrent d'hydromorphie, l'humidité trop haute qui stagne dans la sagne.

130313

2.4.4 -  siècle tropical d'agriculture jardinée

La dîme était une contribution volontaire d'un dixième de part de la moisson mise en commun par les paysans pour garantir en cas de difficulté la ressource en grain de la prochaine semaille.

Mettre en commun dix pour cent de la richesse produite semble une mesure raisonnable.

Le siècle vingt-&-un sera d'inspiration tropicale.  Nous redécouvrirons en Europe des modes de l'agriculture jardinée en coopération avec les arbres, haies & bosquets.  Nous inventerons une décroissance humanisée en laquelle le travail de bureau & les transports sur de longues distances seront diminués.  Ne craignons pas la décroissance qui nous approche.  Elle chassera nos démons, dépression, soucis & peurs.

130314

2.4.5 - un tsunami virtuel

Un tsunami de mer balaya la côte nord-est du pays du soleil levant.  Un tsunami de spéculation balaie d'un revers de main la sagesse de la Grèce.

Les Grecs sont champions de l'économie informelle, une économie qui a trait aux domaines les plus concrèts.  Bien que discrète, elle convoit de nombreux rapports à long terme entre les acteurs courants sur leur lieu de vie.

L'échange de graines & savoir-faire en matière d'un jardinage naturel économe en pétrole sont des exemples d'une création de richesse au plan le plus concret du mot sans pourtant qu'il n'y ait échange comptable.

Panos Manikis fonda à Edessa, nord de la Grèce, le Centre Européen d'Agriculture Naturelle.  Elève éminent du maître en agriculture naturelle, il réactivait ainsi le lien antique entre les archipels de Japon & Grèce, entre le vieux sage Lao-Tseu & l'avatar Socrates il y a vingt-cinq siècles.

Traversant les montagnes du nord de Grèce à vélo à la fin de l'hiver 2001, je vis surtout des sols en attente depuis vingt-cinq siècles q'un Fukuoka ou un Panos y replante des essences diverses, feuillus & résineux importés de tous les continents.  J'y vis aussi la trace du passage des chèvres qui empêchent depuis tous ces siècles que les sols ne revivent.  Le pâturage libre ne permet cependant qu'une économie de survie, puisqu'elle ne valorise que d'une manière infinitésimale le capital combiné du soleil & de la pluie.  Le miracle est que, pour une raison que je ne comprends pas les sols surent tout ce temps cumulé comme fossilisés attendre la venue des semeurs de graines en billes d'argile.  Comme Fukuoka le fit, Panos reboise en billes d'argile.  Reconstruire le bocage ou l'agro-foresterie ne pourra résulter que d'un mouvement de tous.  Un seul écobueur, un seul berger sans conscience pourraient ruiner le reboisement de mille hectares en un clin d'oeil.

inspiré par une émission Terre à terre de Ruth Stégassy sur France-Culture - 130314

2.4.6-  la terre lieu d'apprentissage.

Qui répondra à la question de savoir pourquoi l'économie va si mal ?

Je crois que cela est surtout dù au mode de recrutement dans de nombreuses professions & en politique.  Sans cesse aucune nous sommes obsédés à rechercher le meilleur candidat au poste.  Nous élisons les meilleurs.  Nous employons les meilleurs.  Et toujours le résultat en est catastrophe!  J'emploie ici le masculin sans vergogne, car j'espère à ce que les femmes pourront bientôt inventer un mode de fonctionner différent.

Le meilleur réussira forcément à la tâche qui lui est confiée & cette réussite en fin de compte reviendra à nier une part de l'humanité de sept milliards d'humains.  Lorsque dans la réussite l'humain se perd, il vaudrait mieux une réussite moindre.

En ce domaine où politique & économie se mêlent toujours les meilleurs candidats sont choisis.  Ils sont brillants & qualifiés & si efficaces que de grands désastres vont par force être engendrés par tant d'efficacité d'une seule couleur, par tant d'intelligence froide, par tant de têtes déconnectées du coeur.

Dans l'absolu, le mot meilleur n'a pas de sens.

Si nous considérons que cette terre est une école où nous sommes venus apprendre, le meilleur candidat à un poste est par définiton déjà qualifié.  Du point de vue de la vie envisagée comme un apprentissage, il serait non-sens de vouloir employer ce surdoué : s'il sait faire le job, qu'il se consacre à une oeuvre dont il ne maîtrise pas déjà l'art, car il est venu sur terre pour apprendre & non pas pour jouir du pain rassis que sont les talents acquis lors des vies antérieures.  Qu'il laisse le poste à un moins fort qui pourra accomplir sa destinée en s'y essayant!

Des expériences furent réalisées d'organiser des prises de décision par un panel de personnes tirées au sort ainsi que cela se pratique aussi en matière de justice.  Chaque fois, la sagesse & la mesure des mesures arrêtées était du meilleur effet.

Lorsque nous employons le meilleur candidat lors d'un processus de recrutement, nous trahissons une loi de fonds de la vie, le constat à qui voudait le voir que la terre est minuscule, un minuscule lieu d'apprentissage au sein d'un univers grandiose.

C'est le fait d'avoir oublié même ces règles de base qui attire ensuite sur nos têtes mille calamités en matière de gestion de la cité & de ses échanges.

130315

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Comme pour la loi des trente-cinq heures, l'idée de réduire le nombre des régions adminisratives est bonne, mais le nombre choisi sonne faux: quatorze est le cycle de Saturne & à cet égard trop conservateur pour un pays épris de dynamique, mais pris en son inquiétude créatrice.  A cause de ce caractère dual, le conservatisme étreint la France qui se veut inventrice de fêtes.

Trente-cinq ne se divise que par sept & personne à part les paysans, les politiciens & les prêtres ne travaille sept jours par semaine.  Pour sortir du cercle de son impossibilité à se concrétiser, la réforme des trente-cinq heures se transmua en une loi pour deux mois de congés payés qui aux yeux de chaque personne confrontée à la bureaucratie, les entrepreneurs & les chômeurs par exemple, est un scandale ou un poids.

Chacun sait que pour simplifier l'administration que Napoléon rêva pour paralyser ses adversaires & qui tend à se complexifier chaque jour un peu plus, le maillon à attaquer est celui des trente-sept mille communes, mais cela occirait le caractère monarchiste & catholique du pays, ce à quoi nos politiciens ne sont pas encore prêts.  Il leur faudrait pour ce faire un esprit de sacrifice contraire aux règles du combat éléctoral qui leur conféra amour, gloire & beauté.  La première nation qui entra en révolution, il serait conforme à la logique que ce pays soit le dernier d'Europe de l'ouest à devenir une démocratie démocratique.

En tant que tenants d'une nature au caractère spirituel conforme à la culture des Japons de la terre, nous pouvons nous réjouir de l'inaction des élus, entrés malgré eux en le non-faire.  La décroissance que les écologistes veulent s'approche de nous.  Si nous transposons le quatorze en cinq, le chiffre appelle la non-violence, cette douceur qui en économie n'est pas la meilleure solution, sauf à très long terme & pour ceux qui souhaitent un retour à des modes de vie plus simples.  Le trente-cinq évoque quant à lui le huit qui est l'infini ou la nature vue comme mère de tout.  Il exprime donc une valeur spirituelle à l'essence de tout être & qui rejoint nos cultures, celle du Japon & celle de nombre de peuples sur la terre avant l'emprise des empires de la technologie & du pétrole, de la finance & des rentiers.

Voulant dynamiser l'économie sans toucher à tien & mien, le gouvernement de France ce six de juin 14 est entré en le non-faire.  Il laisse ce faisant toute latitude à la destinée, choisit la confiance, l'abandon à ce qui est..

2.4.7 - le trente-cinq, le quatorze appellent la décroissance - 141103

 

 

le crime court, la terre donne, résonne ma colère

 

gracile lucerne revenue, aterrie sur la parcelle qui durant dix & cent ans la refusa

 

2.5.1  Le crime court, la terre donne, résonne ma colère.

Il y a plus de cinq mille ans en Inde, un empereur dont j'oublie le saint nom déclara que trois biens devaient être gratuits, qu'il était sans doute crime que d'en faire commerce, l'eau potable pour la santé du corps, l'éducation pour le développement mental & la médecine, pour l'existence & expansion du cœur.

Il est à noter qu'au sortir de la seconde guerre mondiale en 1945, le conseil de la résistance au Nazisme institua en France ces trois droits afin de reconstruire au plus vite & par l'exercice de sa seule capacité un pays qui avait été détruit, ruiné, dévasté par le racisme & le matérialisme qu'avait insufflé durant six années le Führer Adolf Hitler.

Nous notons également avec l'intérêt le plus vif que plus de la moitié au moins des compagnies multinationales qui dictent leur loi économique aux politiciens ce jour font commerce dans ces trois domaines interdits.

Comment polluer les eaux pour ensuite en faire payer la dépollution par le prélèvement de taxes?

Comment produire des nourritures frelatées qui rendent leurs consommateurs malades & ensuite combattre les maladies par plus encore de molécules chimiques?  Il s'agit en effet bien de combattre les maladies & non pas de guérir les malades.

Comment assurer la puissance financière des plus savants par l'exercice des brevets?  Les brevets sur le vivant sont accaparement manifeste des trésors du passé accumulés par l'humanité en coopération avec les plantes en les si divers milieux de vie & d'habitation qu'elle colonisa.

En Agrinature, nous décidons de cesser tout combat contre les herbes, les maladies ou la stérilité du sol, mais de trouver une voie hors des paradoxes en une constance de synergie avec les forces de lanatureque nous pressentons parfaite par anticipation.

Nous nous tournons vers le bon & le beau de la terre, sans regard envers les problèmes qui ne sont qu'artéfacts, notre propre limitation reflétée dans le miroir unique qu'est lemonde.

Ces multinationales du crime, de la finance qui tue, elles aussi se dissolveront sous peu sous l'impact non-violent de notre marche sans faille vers le bon & le beau entre terre & ciel, ainsi que nous y enjoint le Tao.

111209

2.5.2  la valeur des ans - a banker, a thief - Babylon.

En Agrinature, nous adoptons un point de vue au delà de la dualité du bien & du mal. Pourtant, à l'article 4.19 j'avais prévu de parler du mal, que nous ne pouvons nier pourtant.

Le mal est qui ce se détruit lui-même. Le bien est à l'inverse ce qui se construit.

Le mental fou semble triompher. A cet outil précieux, notre capacité mentale, nous offrîmes la place du maître. Le mental, l'intelligence, l'âme est soumise aux passions, les peurs & désirs. Les raisons qui conduisirent selon les traditions d'orient à confondre en Français le mental & l'esprit sont évoquées aux articles 5.10 # 1 & 5.11 # 2. La bible indique également une autre voie de discernement entre ces deux pôles de l'être.* Passion est un mot qui évoque la souffrance. Soumis aux peurs & désirs, le monde s'enferme dans des douleurs qui s'auto-alimentent & s'amplifient d'elles-mêmes. La douleur génère d'autres peurs & désirs qui créent d'autres douleurs qui se propagent à leur tour. Cette auto-amplification montre que le mal lui-même a pris le masque du bien. Pourtant si la douleur enfle sans restriction, elle finira par tuer ceux qui l'endurent & ainsi le mal sera démasqué.

Si ce qui demeure à la fin, c'est le bien seul, il nous suffit pourtant de nous armer de patience. Le mal sera dissout de la même manière que de l'acide ou une soupe radioactive dévorent leur propre conteneur si épais fut-il & disparaissent dans les entrailles de la terre. Certes le mal fait mal, mais en fin de compte il n'est rien.

Les centrales nucléaires, les plantes génétiquement manipulées – PGM – de plein champ en agriculture & la finance des actions boursières ou autres usuraires obligations nous montrent l'exemple d'un mal arrogant que nous ne pouvons nier. Lorsque nous écoutons un ingénieur de l'industrie nucléaire ou un docteur en publicité des semences de PGM, il est frappant d'entendre qu'ils s'avancent sans le moindre atome de crainte dans le mensonge jusqu'à oser retourner en doigt de gant les données scientifiques qui pourraient contrarier leur objectif financier. Il est trois domaines que les assureurs n'envisagent pas de couvrir : les guerres, les centrales nucléaires & les PGM en agriculture du fait que les dégats potentiels de ces trois activités sont bien au delà de toute comptabilité, de toute computabilité, de l'arithmétique & du bon-sens réunis. Quant aux trafics financiers, ils sont désormais en quasi-totalité des transactions immatérielles passées par des ordinateurs automates effectuant des opérations à une cadence de la picoseconde.

Quand j'avais vingt ans, j'avais déposé mes économies sur des places boursières. Je me souviens qu'il existait alors une taxe spéciale qui dissuadait d'acheter ou vendre avant un temps d'au moins quelques mois. Il semble que cette taxe ait été abolie ou qu'il soit désormais possible de la contourner. Si la loi permet de posséder une action pendant une picoseconde, cela ne saurait être d'aucune utilité au bien commun! Il me semble donc évident que les politiciens qui édictèrent cette loi doivent percevoir un pourcentage de l'argent virtuel ainsi détourné!

Lorsque Martin Gray s'échappa du camp d'extermination de Treblinka, tandis qu'il se faufilait entre deux des wagons à bestiaux qui étaient alors utilisés au transport des déportés juifs, un soldat allemand le vit & détourna la tête. Cette non-action révèlait que le soldat n'agréait que peu la politique menée par l'autorité au pouvoir en son pays. Une étape supplémentaire dans la non-action consisterait à déserter, passer au maquis. Les conditions de la société moderne nous obligent à utiliser les services d'un assureur & d'un banquier qui utiliseront l'argent que nous leur confions à des actions contre nature. Il s'agit véritablement d'un vol & d'un viol de nos consciences.

Dans l'Apocalypse de Jean, nous contemplons le combat titanesque entre la Vérité & la bête immonde à dix têtes & sept cornes, la grande prostituée, la grande Babylone. L'allégorie de la bête montre qu'il s'agit d'une force purement mentale dont les dix têtes pourraient représenter les dix principales places boursières de la planète ou les dix pays d'exonération fiscale qui leurs servent de coffre fort. Le chiffre sept indique que tous les sujets sont concernés, & les cornes révellent la force brutale, la compulsion, la contrainte.

De tout mon argent placé à la bourse, comme la bonté veille, je perdis tout!

J'ai pu alors me tourner alors vers des valeurs plus vraies.

 

130126  120207

2.5.3  al chemia.

 

Le roi Midas transformait tout en or.

Mille as transforment tout en or - le roi.

Transformer tout en Euro* roi, mille tas.

L'Euro roi mis au tas, transformons tout!

 

King Midas transformed everything into gold.

My boss transforms everything into gold his king.

Transforming everything into gold, our king & boss.

Gold dismissed as a king, let us transform everything!

 

*(The Euro was a currency in use in Europe in the twenty-first century)

 

130224

 

Terre à terre. - France Culture - February 4th 2012

 Au coeur de la monnaie." - Bernard Lietaer - Yves Michel éditions - 2011

economy of farming 5°

2.5.4 - lutte de classes - Marx or Jesus -

Ce qui m'ennuie dans la lutte des classes a lien avec la mondialisation.

Pouvons-nous demander un revenu plus décent alors que nous le savons déjà dix fois supérieur à celui d'un travailleur d'un pays du sud?

Nous voyons pourtant que les grandes entreprises dont l'activité s'étend, pieuvre à cent quatre vingt douze bras, dans le monde entier ont pour objectif avoué ou non de s'emparer de la totalité de ce qu'elles conçoivent comme richesse.

Elles nous laisseront des miettes & l'accès à des emplois salariés en leur corporation disponibles à dix pour cent de la population.

Les autres devront se débrouiller à vivre & travailler comme ils le peuvent.

Ces multinationales prennent l'apparence d'agneaux & nous adoucissent les oreilles en évoquant quelques mesures prises à l'entour en faveur des ressources de nature & d'humain qu'elles pillèrent en premier lieu, mesures qui devraient dit-on compenser, réparer, annuler, sublimer tous les malheurs qu'elles créent par ailleurs en surnombre, traiter ce que leurs économistes nomment les externalités induites par leur activité.

Mensonge que tous ces mots : les petits artisans & paysans seuls peuvent être garants de la conservation de la terre qui les nourrit, supporte leurs pas de même que ceux de leur réseau d'amis & compagnons de fortune & de métiers, de peine & de joie.

J'avais chassé la lutte des classes loin de mon horizon, d'un seul coup de pied au derrière & proprement par la porte de l'économie, close ensuite de quoi au triple double cadenas de mon endormissement.  La voici revenue en ma maison, entrée par la fenêtre de l'environnement!

Une des fenêtres d'opportunité dans notre affrontement de ces monstres froids que nul homme ne gouverne plus & qui enferme dans ses geôles quiconque leur voue sa vie, est fournie par Agrinature.

L'agriculture paysanne en est le cadre.

to be continued ...  121213

 commentaire de Yann le 30.07.2012 : Comme tout ce qu'il y a d'intelligent a généralement déjà été dit, voici une longue citation :

"Les termes d'oppresseurs et d'opprimés, la notion de classes, tout cela est bien près de perdre toute signification, tant sont évidentes l'impuissance et l'angoisse de tous les hommes devant la machine sociale, devenue une machine à briser les cœurs, à écraser les esprits, une machine à fabriquer de l'inconscience, de la sottise, de la corruption, de la veulerie, et surtout du vertige. La cause de ce douloureux état de choses est bien claire. Nous vivons dans un monde où rien n'est à la mesure de l'homme ; il y a une disproportion monstrueuse entre le corps de l'homme, l'esprit de l'homme et les choses qui constituent actuelle-ment les éléments de la vie humaine ; tout est déséquilibre. [...]En apparence presque tout s'accomplit de nos jours méthodiquement ; la science est reine, le machinisme envahit peu à peu tout le domaine du travail, les statistiques prennent une importance croissante, et, sur un sixième du globe, le pouvoir central tente de régler l'ensemble de la vie sociale d'après des plans. Mais en réalité l'esprit méthodique disparaît progressivement, du fait que la pensée trouve de moins en moins où mordre. [...]À vrai dire les résultats nouveaux sont toujours en fait l'oeuvre d'hommes déterminés ; mais, sauf peut-être de rares exceptions, la valeur d'un résultat quelconque dépend d'un ensemble si complexe de rapports avec les découvertes passées et avec les recherches possibles que l'esprit même de l'inventeur ne peut en faire le tour. Ainsi les clartés, en s'accumulant, font figure d'énigmes, à la manière d'un verre trop épais qui cesse d'être transparent. [...]D'autre part une entreprise est devenue quelque chose de trop vaste et de trop complexe pour qu'un homme puisse pleinement s'y reconnaître ; et d'ailleurs, dans tous les domaines, tous les hommes qui se trouvent aux postes importants de la vie sociale sont chargés d'affaires qui dépassent considérablement la portée d'un esprit humain.
[...]
Ainsi dans tous les domaines la pensée, apanage de l'individu, est subordonnée à de vastes mécanismes qui cristallisent la vie collective, et cela au point qu'on a presque perdu le sens de ce qu'est la véritable pensée. Les efforts, les peines, les ingéniosités des êtres de chair et de sang que le temps amène par vagues successives à la vie sociale n'ont de valeur sociale et d'efficacité qu'à condition de venir à leur tour se cristalliser dans ces grands mécanismes. Le renversement du rapport entre moyens et fins, renversement qui est dans une certaine mesure la loi de toute société oppressive, devient ici total ou presque, et s'étend à presque tout. Le savant ne fait pas appel à la science afin d'arriver à voir plus clair dans sa propre pensée, mais aspire à trouver des résultats qui puissent venir s'ajouter à la science constituée. Les machines ne fonctionnent pas pour permettre aux hommes de vivre, mais on se résigne à nourrir les hommes afin qu'ils servent les machines. L'argent ne fournit pas un procédé commode pour échanger les produits, c'est l'écoulement des marchandises qui est un moyen pour faire circuler l'argent. Enfin l'organisation n'est pas un moyen pour exercer une activité collective, mais l'activité d'un groupe, quel qu'il puisse être, est un moyen pour renforcer l'organisation. Un autre aspect du même renversement consiste dans le fait que les signes, mots et formules algébriques dans le domaine de la connaissance, monnaie et symboles de crédit dans la vie économique, font fonction de réalités dont les choses réelles ne constitueraient que les ombres, exactement comme dans le conte d'Andersen où le savant et son ombre intervertissaient leurs rôles ; c'est que les signes sont la matière des rapports sociaux, au lieu que la perception de la réalité est chose individuelle.
[...]
La puissance et la concentration des armements mettent toutes les vies humaines à la merci du pouvoir central. En raison de l'extension formidable des échanges, la plupart des hommes ne peuvent atteindre la plupart des choses qu’ils consomment que par l'intermédiaire de la société et contre de l'argent ; les paysans eux-mêmes sont aujourd'hui soumis dans une large mesure à cette nécessité d'acheter.
[...]
Et comme la grande industrie est un régime de pro-duction collective, bien des hommes sont contraints, pour que leurs mains puissent atteindre la matière du travail, de passer par une col-lectivité qui se les incorpore et les astreint à une tâche plus ou moins servile ; lorsque la collectivité les repousse, la force et l'habileté de leurs mains restent vaines. Les paysans eux-mêmes, qui échappaient jusqu'ici à cette condition misérable, y ont été réduits récemment sur un sixième du globe.
[...]
Mais cette complication exorbitante de toutes les activités théoriques et pratiques qui a ainsi découronné la pensée en arrive, lorsqu'elle s'aggrave encore, à rendre ce contrôle exercé par les choses à son tour défectueux et presque impossible. Tout est alors aveugle. C'est ainsi que, dans le domaine de la science, l'accumulation démesurée des matériaux de toute espèce aboutit à un chaos tel que le moment semble proche où tout système apparaîtra comme arbitraire. Le chaos de la vie économique est encore bien plus évident. Dans l'exécution même du travail, la subordination d'esclaves irresponsables à des chefs débordés par la quantité des choses à surveiller, et d'ailleurs irresponsables eux aussi dans une large mesure, est cause de malfaçons et de négligences in-nombrables ; ce mal, d'abord limité aux grandes entreprises industriel-les, s'est étendu aux champs là où les paysans sont asservis à la manière des ouvriers, c'est-à-dire en Russie soviétique.
[...]
Se figurer que l'on peut aiguiller l'histoire dans une direction différente en transformant le régime à coups de réformes ou de révolutions, espérer le salut d'une action défensive ou offensive contre la tyrannie et le militarisme, c'est rêver tout éveillé. Il n'existe rien sur quoi appuyer même de simples tentatives. la formule de Marx selon laquelle le régime engendrerait ses propres fossoyeurs reçoit tous les jours de cruels démentis ; et l'on se demande d'ailleurs comment Marx a jamais pu croire que l'esclavage puisse former des hommes libres. Jamais encore dans l'histoire un régime d'esclavage n'est tombé tous les coups des esclaves. La vérité, c'est que, selon une formule célèbre, l'esclavage avilit l'homme jusqu'à s'en faire aimer ; que la liberté n'est précieuse qu'aux yeux de ceux qui la possèdent effectivement ; et qu'un régime entièrement inhumain, comme est le nôtre, loin de forger des êtres capables d'édifier une société humaine, modèle à son image tous ceux qui lui sont soumis, aussi bien opprimés qu'oppresseurs. Partout, à des degrés différents, l'impossibilité de mettre en rapport ce qu'on donne et ce qu'on reçoit a tué le sens du travail bien fait, le sentiment de la responsabilité, a suscité la passivité, l'abandon, l'habitude de tout attendre de l'extérieur, la croyance aux miracles. Même aux champs, le sentiment d'un lien profond entre la terre qui nourrit l'homme et l'homme qui travaille la terre s'est effacé dans une large mesure depuis que le goût de la spéculation, les variations imprévisibles des monnaies et des prix ont habitué les paysans à tourner leurs regards du côté de la ville."

 

S. Weil (la philosophe pas l'autre) - Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale (1934)  dans 2.19.1 - Lutte de classes. - Marx or Jesus. par Yann le 17.08.2012

 2.5.5  jeûner ou rajeunir - let humus grow & develop.

« Nous devons inventer, avec tous nos partenaires, un cadre et des institutions pour que la croissance mondiale soit plus forte et durable, humainement et écologiquement, pour que la mondialisation devienne enfin solidaire. »

Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances (& Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur), Le Monde, 28 août 2012. - Notez que les aïeuls de Nicole naquirent en quatre contrées lointaines, Brésil, Russie, Inde & Chine, pays dont l'économie est ce jour en forte croissance.

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« La croissance sert de justification dans le présent à la suppression de la liberté au nom d'une plus grande liberté future. Elle est motif, argument à tous les sacrifices. Sacrifier la liberté à la croissance : avec plus ou moins de rigueur, tous les États tiennent ce langage. C'est-à-dire sacrifier aujourd'hui à un lendemain toujours reporté. »

Serge Moscovici, père de Pierre, in « De la nature pour penser l'écologie », éd. Métailié, 2002.

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Isaac Newton émit en 1726 l'hypothèse du temps.

Par cette hypothèse, la science physique put naître & exister.

Albert Einstein conçut cent-quatre-vingt ans plus tard la Relativité générale

qui ensuite nous conduit à démontrer que le temps n'est pas.

Ce qui les distingue est le même écart que celui qui s'insinue entre être & existence

- le temps-espace, manifesté en énergie

& le temps-vecteur, concrétisé en l'irréversibilité du mouvement.

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La croyance en l'impératif de croissance n'est en fin de compte qu'une extension de l'idée d'usure chère au banquier - convertir le temps en espèces sonnantes, trébuchantes - & qu'illustre la fable de "la cigale & la fourmi" dite par Ésope il y a vingt-cinq siècles en Grèce.

La véritable croissance est la transmutation alchimique, biologique de l'or qu'est la lumière solaire en humus,

source unique de toute humidité : la descente du feu de Dieu pour la montée de l'eau de vie

- la rencontre de Yin & Yang dans le coeur nucléaire du chakra centre.

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Faisant un pas de côté en direction du pommier, Isaac reçut la trogne d'un fruit.

Sous l'impact de ce choc violent à la tête, il en déduisit la loi de gravitation universelle.

Je ne crois pas qu'il se soit alors écrié :

"Un petit pas pour ma pomme, mais une invention de géant en perspective pour Einstein!"

Il aurait pu pourtant, puisqu'au dire d'Albert, le temps n'est rien.

130223

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Les subventions publiques vers l'agriculture en Europe visent cinq objectifs.

Il est essentiel de conserver une agriculture sur ce continent pour des raisons d'autonomie alimentaire.  En permettant à cette agriculture de continuer d'exister malgré des coûts de production supérieurs à ce qui serait possible en de vastes pays continents tels le Canada, la Sibérie, l'Argentine, l'Australie & de grandes contrées d'Afrique - les décideurs de l'union européenne veulent conserver une avance acquise de leur région en la matière.  L'ajustement des cours agricoles que le système de subventionnement suppose présente de plus l'avantage de rendre les denrées alimentaires de survie - pâtes, riz, farine, lait, oeufs & viande industriels - peu onéreuses, afin que les pauvres puissent les consommer.  La faim est un moteur puissant des contestations.  Manger des produits de faible qualité tôt éteindra en revanche ces dernières.  Un troisième but avoué de cette politique consiste à maintenir une activité agricole dans le zones rurales où elle-même assure l'aménagement des territoires & fonctionne comme un moteur en ces régions d'un peu d'activité économique.  Le quatrième but de ce financement public de l'agriculture se nomme l'amélioration des structures des entreprises agricoles.  En pratique, cela conduit à l'agrandissement des fermes.  La disparition des petits agriculteurs qui ne se tourneraient pas vers des activités autres que la production: le tourisme, la transformation de leurs produits, le maintien du cadre de vie des campagnes, des activité annexes à l'agriculture - est la conséquence arithmétique de l'agrandissement moyen des structures de production.

Dans ce modèle industriel d'agriculture, le rapport de profit espéré se limite à celui d'une industrie, soit quelques pour-cents.  Cela signifie que pour un investissement d'un million, un revenu de dix à trente mille Euros sera dégagé chaque année.  A chaque Euro de revenu potentiel, l'Europe double la mise en ajoutant un autre Euro.  Prenons l'exemple d'un agriculteur dont le capital investi vaut cent-mille Euros.  S'il travaille bien, il peut espérer un salaire annuel de quelques milliers d'Euros.  Si les suventions doublent son revenu & compte-tenu du fait qu'il a moins de frais de logement & de nutrition que le citadin, qu'il travaille la totalité de son temps & n'a du fait de cette activité constante que peu le loisir de dépenser, il peut espérer survivre à condition d'accepter une vie de labeur continu & de pauvreté.  Le propre d'un capital est de s'user.  Pour compenser cette perte, il y a lieu d'investir un peu chaque année.  L'agriculteur de notre exemple en a peu les moyens.

Selon le principe de subventions données à la surface au prorata de la productivité potentielle, les petits agriculteurs ne peuvent que difficilement subsister, du fait que le prix des denrées agricoles est si bas qu'il équilibre à peine les coûts engagés à les produire.  Dans ces conditions, le petit paysan peut exister s'il ne compte pas ses heures de travail & se contente de maigres revenus.  Le système des subventions prévoit qu'à partir d'un seuil de surface en revanche une ferme sera viable, dégageant un revenu suffisant avec l'apport des subventions.  Si un paysan gagnait vingt-mille Euros par exemple, il est probable qu'il ne dépenserait pas tout & en utiliserait une bonne part à investir.  A partir d'une taille critique enfin, l'exploitation pourra investir même en dégageant des revenus conséquents.  En accroissant son capital, son gestionnaire cherchera à augmenter son revenu encore en une suite sans fin.  C'est ainsi que les petites fermes sont absorbées par les plus grandes.

En maintenant des prix plus bas que les coûts de production, les subventions bénéficient accesoirement aux activités de transport & aux industries de la transformation & de la distribution des denrées.  En compensant le faible - voire nul - rendement des activités de production, elles profitent aux activités de fabrication & commerce des intrants agricoles que sont le pétrole, l'agrochimie & les semences certifiées.  En stimulant les investissements, elles apportent un support indirect à l'industrie mécanique & les secteurs de la construction &  du machinisme agricole.  Cesser ces subventions conduirait en Europe à un retour de l'agriculture vers un mode biologique, familial, artisanal & vivrier.  Aucun gouvernement n'est prêt à faire cela.

2.5.6 - l'agriculture industrielle - subsidized farming - 140608

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Par un effet arithmétique simple, voire d'amplification exponentielle, les subventions, niches fiscales, exonérations de taxe & crédits d'impôts bénéficient toujours plus aux plus riches.  Ils sont la forme de corruption qu'adoptèrent les démocraties de climat tempéré, une corruption légalisée en quelque sorte.

2.5.7 - modern democrazy

epistem. 2° dialog ego en marche o nothing weather & time X

epistemology of agrinature terreux/ au front/ Mars/ ternaire/ sel/ the circle grows

dialogue ego en marche océan do nothing weather & time

maïs sarrasin courge soja

 dialogue d'un paysan & d'une bergère...

  • Le travail agricole est interrompu jusqu'en mars. Je réitère mon idée de visite de la ferme au printemps ou dès qu'un temps plus sec surviendra, en l'an 3050 peut-être...  La seconde saison de semailles à la créatio de la ferme de mars fut accomplie comme en un rêve, en vingt & un jours où il ne plut pas, confirmant le proverbe, "Aux innocents les mains pleines."  La récolte en fut bonne car les sols du précédent prairie pauvre recelaient assez d'azote pour cela.  C'était comme si la destinée nous donnait l'aperçu en un clin d’œil de ce qui est possible.  Maya la grande illusion du monde souleva la fraction d'un instant le rideau dont elle le couvre pour nous révéler un peu de la réalité.
  • Ce qui se passa en fait est que par ignorance, j'avais ruiné en un an la fertilité accumulée en une décennie.  Au temps de mes prédécesseurs, des sur-pâturages incontrôlés avaient tassé & érodé les sols.  Le résultat en était un cantonnement de l'azote résiduel à l'horizon de surface & une fuite par lessivage de surface aussi, des oligoéléments : une fertilité très labile donc que mon ignorance pratique ne sut pas retenir.
  • Ensuite, tout s'inversa. Je compris au fil des ans cette question que l'agronomie & la science des sols posaient.  Il fallut connaître les dates, espèces & variétés appropriées.  Il est vrai aussi que l'expérimentation demande une part d'improvisation... L'interrogation porte au sujet de savoir pourquoi à chaque saison de semailles, des difficultés hautes comme montagne se présentent. Les surmonter est long, douloureux, difficile.  Je comprend que ces obstacles sont une projection de mon état mental, un déchirement à devoir faire quelque chose, tandis que nous devrions être déjà en le non-faire, c'est-à-dire agir comme en un geste naturel que l'on accomplit sans y penser.

Il me semble, en lisant le blog que je n'arrive pas toujours à suivre d'un point de vue technique car j'ai trop de lacunes, que tu possèdes énormément d'informations sur la composition de la nature en ce qui concerne la physique, la chimie, la météorologie, les espèces...   Tu as cette expérience d'agri-nature & forcément d'autres que je connais pas, en plus d'une connaissance approfondie de l'être humain qui me paraît juste, ainsi que l'envie, la patience & la bonté avec la terre - je parle du sol.  Comme tu le dis, il y a ce côté hautement spirituel, cette recherche qui forcément interpelle & nombre de ceux qui laissent des messages & à qui tu réponds me semblent aussi être dans cette démarche.  Tous ont aussi de grandes connaissances théoriques, mais il en est qui donnent l'impression d'être perdus dans tout ce savoir venu de plusieurs traditions.  Je ne sais pas ce que fût ton passé & pourquoi tu as choisi cette voie.  Je ne pense pas que tu aies des cultivateurs dans tes proches qui auraient pu te guider ou transmettre.  Je parle du mélange de plusieurs traditions.  Nous n'avons pas les mêmes façons d'agir et de réagir de l'orient à l'occident.  Chaque peuple s'est acclimaté à sa terre.  Chaque peuple a sa façon de voir le sujets & de les sublimer.  Nous sommes tous pareils & pourtant tous différents.  Cela fait la richesse de notre monde.  C'est pourquoi il est bien difficile d'appliquer en France une technique venue du Japon, car les possibilités des terres, la météorologie, les semences diffèrent...  Tu répondras sans doute qu'il s'agit d'une philosophie & non pas d'une technique.  Le commerce, lui, est bien transnational !

  • En réactualisant – réintroduire en le champ des actes – la racine de l'agriculture, Fukuoka n'exprimait pas la culture de son pays seulement.  Son livre ouvrit une fenêtre de perceptions dans le monde entier, dont nous sommes au tout début.  Certes, il puisait en la réalité de son temps la culture héritée de Chine aux siècles lointains, la douleur des deux terribles guerres auxquelles son pays s'était engagé, égaré en l'illusion de pouvoir se grandir, l'héritage d'un fils de petit paysan privé d'assez de terre pour vivre d'un revenu suffisant.  Il était tout en même temps un scientifique & avait de ce fait reçu des enseignement teintés aux couleurs d'occident.  A bien y regarder, les données & conditions en lesquelles il conçut son œuvre étaient surtout & simplement celles du monde de son temps.  Ce n'était que le début.  Le fait que ces mêmes conditions perdurent, s'agravent, se répandent dans les milieux agricoles à ce jour presque partout, explique le vacarme en écho de la commotion que son premier ouvrage créait.
  • L'empire de Japon a pour ancêtres plusieurs cultures dans le Pacifique, en Asie, en Inde & en Chine & jusqu'à l'Europe.  A l'inverse, le fait que ce pays se voulut vivre en autarcie & isolement en un temps de son histoire créa en & hors de son sein l'idée de la japonité, cette notion raciste éblouissante qui résonnait de nombreuses fibres en harmonique avec la germanité supposée des Teutons.  La méthode agricole de Fukuoka n'est ni plus ni moins que la pratique forestière mise en œuvre il y a trois siècles en les futaies Colbert, ce qui nous souligne avec surprise sa simplicité & son caractère universel.

La tradition a donc son importance.  On la retrouve dans le choix de fonction des terres.  Es-tu sûr que la terre que tu cultives convient pour les céréales ?  Je comprends à travers le blog, le processus consistant à restaurer un sol, la difficulté qui surgit forcément à respecter plein de critères...  Au fait qu'en des régions l'élevage prit le pas sur la culture, il est une raison. Tu peux répondre qu'on n'est pas obligé de faire ce qui existe déjà...  C'est vrai.

  • C'est vrai : dans l'économie de ce jour, les parcelles de la ferme de mars ne sont pas adaptées à la culture des céréales.  C'est là un des résultats du choix de politique agricole assumé depuis le milieu du siècle dernier quand il fut décidé que les lieux de collines & bocages seraient réservés à l'élevage & les grandes plaines dévolues aux céréales surtout.  La politique conditionne les flux de l'économie qui a leur tour déterminent les possibilités de l'agronomie.  Ce jour, les paysans supposés le mieux réussir sont les plus subventionnés !  En rhétorique cela se nomme un oxymore - ou à la rigueur, un litote...  Le même phénomène existe avec les pays & les personnes puisque les plus endettés sont souvent considérés les plus riches.  Je pourrais citer le Japon, Michael Jackson ou Bernard Tapie comme exemples fameux qui confirment que l'économie planétaire est en panne ou fort malade.  Enfin, il est à noter que le fait qu'une ferme d'expérimentation se trouve sur des parcelles pauvres donnera des résultats applicables partout, & sur les sols riches plus facilement encore.

Ensuite, ce côté spirituel très développé t'entraîne vers autre chose.  Tu t'élèves & ce n'est peut-être pas compatible avec l'ensemencement qui demande à avoir les pieds dans la terre.  Dois-tu faire un choix ?  Je crois maintenant qu'il ne faut pas trop glisser sur cette pente, sauf si l'on est parfaitement prêt à renoncer à la vie commune.  Pour résumer, toutes ces réflexions que tu mènes parmi cette foison de savoir ne t'éloignent-elles pas de ton but ?  Quel est-il ?

  • Merci de cette remarque, juste s'il en est.  Le non-faire par définition n'a ni but, ni méthode, ni pratique.  Ma vie entière est un chemin d'incarnation, tandis que ma naissance ne me poussait qu'à rêver.  Dès que j'aurai vu ici une belle moisson de blé, ce travail sera terminé.

Enfin, il faut tenir compte de l'instinct & des connaissances ataviques des paysans.  Avant cette dernière génération de techniciens, le savoir était transmis depuis l'enfance.  Paysan, c'est un état, pas une fonction.  Les semailles sont le point stratégique.  Il faut connaître la bonne période & les raisons qui la définissent, la bonne météo & la bonne préparation de la terre, la lune éventuellement - mais tenir compte de ce dernier point n'est pas toujours possible.  Tu vas objecter que la méthode Agrinature est différente.  Certes, mais un minimum de préparation est sans doute nécessaire.  Il faudrait que tu rencontres un paysan traditionnel qui puisse t'enseigner ses connaissances au jour le jour, ce qui nécessite encore du temps.  J'en connais beaucoup qui gardent leur savoir & se moquent de "ceux qui ne viennent pas de la terre" & s'installent.  Ils attendent leurs premiers faux pas dans l'espoir de récupérer leurs terres.  N'es-tu pas trop seul dans ta démarche ?

  • Merci de cette remarque, juste s'il en est.  Je suis trop seul & ne trouve que peu de personnes prêtes à oser m'aider ou collaborer.  Ceux qui cherchent la même chose souhaitent trouver aussi.  Le même travers se pose que pour la terre, car chacun de nous voudrait trouver la solution & ainsi en tirer bénéfice.  Dans la nature, concurrence & synergie opèrent en simultanéité.  Les humains auraient-ils plus d'ego que les plantes ?  Oui.

L'instinct, s'il n'est pas présent au départ, est comblé par l'amour de la terre - qui n'évite pas les erreurs.  Tu es peut-être trop dans la recherche, à cause de trop d'informations & ne laisses pas suffisamment passer l'instinct.  Mais l'instinct pur te retardera car il donne des épreuves à surmonter.  Il est normal que les semailles représentent une montagne de soucis.  Je me souviens des saisons des labours, d'ensemencement.  Je me rappelle combien d'espérance était mise dans ces périodes & combien le moindre problème de météo ou de panne ou d'emploi du temps rendaient les miens soucieux !  C'est un moment crucial.  Je me rappelle le soin porté au choix des graines, à leur conservation, à leur bonne santé !  Tout comptait, le labour bien maîtrisé, ainsi que tout ce que je viens de citer...  Enfin venait la satisfaction d'avoir bien semé, & ensuite le suivi & l'attente.  Ensemencer, c'est aussi avoir la volonté de récolter suffisamment pour nourrir les autres.  Est-ce ta volonté ?

  • J'avoue qu'il m'arriva, au constat de l'indécence d'une avidité rampante en tous les domaines de la vie, de négliger par trop cet aspect.  Je m'en affranchis.

Je suis persuadée que tu es sur la bonne voie, qu'il te faut juste faire le point sur tes choix.  Ce que tu fais n'a rien de facile.  C'est un long cheminement.  Je me trompe peut-être aussi totalement sur ta façon de faire.  Il s'agit d'un ressenti.  Les semailles, c'est de la persévérance, de la peur, du partage, de l'espérance... un des plus beaux actes de vie.  Il faut y mettre de la poésie & du vouloir, mais la terre doit accepter.  J'ai si souvent entendu : "La terre est prête.".... car parfois, elle ne l'est pas !  Je te sens dans le doute.  J'espère ne pas m'être trop trompée, tout au moins t'avoir donné des sentiers de réflexion différents - je ferais bien de m'appliquer ce que je conseille aux autres.  Tiens-moi au courant & porte-toi bien. Christine

  • Je décline ici mon admiration à la lecture du compte-rendu d'un scan si exhaustif de la pratique & ses écrits.  A chacune des assertions à laquelle je ne réponds pas, j'agrée.  Je comprends que les difficultés sont inhérentes à l’œuvre de semaille, qu'elles ne son pas mon lot par exception.
  • Il n'est pas hasard si seules des femmes répondent à mon appel pour une épistémè.  Je crois à l'agriculture féminine.  Les hommes l'usurpèrent en la transformant en une technique, une industrie, une politique & un business, tant de domaines d'activité dont ils expulsèrent la beauté & la justice.  Je ne crois pas pourtant à une intrinsèque supériorité des femmes, puisque les mâles faisant, trouvent en général des épouses qui les apprécient pour cela.  Depuis que les humains mâles s'emparèrent de l'agriculture, la paysannerie devint une espèce menacée de disparition.
  • Je dis plus haut que mon job sera terminé à la première belle moisson de méteil – blé tendre, blé poulard & seigle mélangés.  Je sais aussi que la semaille qui l'aura précédée sera un accouchement sans douleur, ni péridurale, ni épisiotomie.  Je pressens enfin que cela adviendra en l'an douze.

13.5.4 - une parenthèse de cent ans - a century of decay

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commentaire de keriadenn le 27.11.2013 :

Christine & toi parlez en harmonique.  Je présume que le texte d'une souplesse ondoyante de part et d'autre est né de ton interrogation assez récente sur le blog du regard que pouvaient porter sur la pratique, ses éventuelles surprises ceux qui viennent y lire, plonger dans les photographies & parfois visiter les lieux.  J'en retiens l'éventuel nœud de l'attente.  Que remarques-tu en perception & conclusions quand tu te fais voyageur ou visiteur ?

  • par marssfarm le 27.11.2013 :

J'ai la nature d'un nomade ou plus exactement, des paysans qui transhumaient les moutons en la Provence où j'habitai enfant.  Ils y pratiquaient les haies brise-vent, les canaux de drainage-irrigation, l'utilisation de l'arbre à l'équilibre agronomique & la complémentarité agro-sylvo-pastorale.

Ils ou leurs précécesseurs ruinèrent beaucoup de sols aussi jusqu'à la roche.  Si j'avais de l'argent, j'entreprendrais un long voyage de visite de tous les lieux où Agrinature nait.

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comments copied :

Christine & toi parlez en harmonique.  Je présume que le texte d'une souplesse ondoyante de part & d'autre, est né de l'interrogation assez récente sur le blog, du regard que pouvaient porter sur la pratique, les éventuelles surprises, bonnes ou mauvaises, ceux qui viennent ici lire & plonger dans les photographies, ou visiter en les lieux de la ferme.

J'en retiens l'éventuel noeud de l'attente.
- Visites-tu toi aussi d'autres lieux ?  Que remarques-tu en perception & conclusions, s'il en est, comme voyageur ou visiteur ? - par keriadenn le 27.11.2013

J'ai la nature d'un nomade ou pour être plus précis des paysans qui transhumaient les moutons en la Provence où j'habitai enfant.  Ils y pratiquaient les haies brise-vent, les canaux de drainage-irrigation, l'utilisation de l'arbre à l'équilibre agronomique & la complémentarité agro-sylvo-pastorale.  Si j'avais de l'argent, j'entreprendrais un long voyage de visite de tous les lieux où Agrinature nait.

Merci de tes réponses.  Ce que proposait Christine est dans son texte.  La dernière question que je posai, tu y a répondu.  En terminant avec "Est-ce important ?"  "Manque à gagner" est une formule qui fait florès en ce moment. Elle me gêne beaucoup. par keriadenn le 27.11.2013

un dialogue encore :
- A chercher des personnes prêtes à aider, que comprendre en cette aide & collaboration ?
un brain-storming basé sur nos pratiques & dénudé des théories.
- Penses-tu qu'il existe des humains cherchant vraiment la même chose ?
Il est des jardiniers en France & des adeptes de l'autarcie aux USA, oui.  Il est aussi des paysans qui vivent en des lieux de climat comparable à celui du Japon & de ce fait peuvent appliquer la méthode sans ajout.  Le frein à la recherche paysanne est la nécessité impérieuse d'une moisson.  Toute recherche présuppose au moins une part d'échec qui coûte en temps passé & la dépense d'un semis qu'une moisson couvre à peine ou pas dutout.
- Et cherchant dans le souhait de trouver ?
La remarque interroge notre sincérité & notre intéressement.
- Et entre autres pour la terre, trouver la solution & en tirer bénéfice...
Oui, un bénéfice d'argent ou de fame. L'argent & l'honneur nous viendront lorsque nous entrerons en l'humilité de les partager. Qui inventa la houe ou l'araire ? Est-ce important ? Elles sont des inventions du groupe.
- Une convergence, un appel existent entre ceux qui entendent le propos & l'existence de Masanobu Fukuoka.  http://marssfarm.centerblog.net

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13.5.5 - Hiroshima & Agrinature - Know the ego ! -

La bombe nucléaire nous interroge sur la validité de la science, capable du meilleur ou du pire, & la pertinence du scientisme qui apparaît sous les rayons du champignon atomique, comme une superstition de plus.

Larguer par deux fois des bombes sur le Japon pour réaliser des essais en grandeur nature constituaient des actes motivés au plus haut point par une conception raciale & raciste de la géopolitique.

De la conscience d'Hiroshima naquit Agrinature - qui envisage l'agriculture comme une activité humaine globale, sans division ni dualité de l'être, qui relie en cela les jumeaux, Orient & Occident.

121129

- create rather than destroy - create or destroy -

The nuclear bombs dropped on two towns of Japan were the product of scientific research.
Science can beget either good or dire evil.
The deadly nuclear mushrooms were a sign that believing blindly in science
would just be another superstition.

It is worth noticing that dropping twice those bombs on Japan as  two full-scale tests were acts partly,
but highly motivated by a racial, racist understanding of geopolitics.

Agrinature was born of this new awareness Hiroshima & Nagasaki events started.
In Agrinature, we consider agriculture a global, human activity, for being is

undivided & non-dual.  In it we unite East & West, the twins.

13.5.6 - Spirit & the mind

"Science deals with what the senses perceive.  Spirituality, what exists beyond the senses."

SSSB

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"Masanobu Fukuoka- 2 February 1913 – 16 August 2008 - was a Japanese farmer and philosopher celebrated for his natural farming and re-vegetation of desertified lands.

He was a proponent of no-till, no-herbicide grain cultivation farming methods traditional to many indigenous cultures, from which he created a particular method of farming, commonly referred to as "Natural Farming" or "Do-Nothing Farming".

He was the author of several Japanese books, scientific papers and other publications, and was featured in television documentaries and interviews from the 1970s onwards.[5] His influences went beyond farming to inspire individuals within the natural food and lifestyle movements. He was an outspoken advocate of the value of observing nature's principles."

from Wikipedia

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Son influence au sein du mouvement des petits paysans du monde est d'importance ce jour.  Devant cette force grandissante, le besoin se ressent d'une distinction accrue entre la part spirituelle proprement dite de ses écrits & la valeur scientifique de ses pratiques.

C'est avant tout en ce discernement que s'affirme jour après jour la ligne s'il est besoin du chemin de ce blog.

Trouvez ici quelques commentaires publiés in fukuoka_farming@yahoogroups.com, qui seront utiles en ce temps.

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"All the world?s major religions, with their emphasis on love, compassion,

patience, tolerance, and forgiveness can and do promote inner values."

thirteenth Dalai Lama

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"As I have mentioned on here before, but virtually got no comments at all,

I believe that the basis of Fukuoka's system of do nothing is the fact that
he had a mystical experience, which put him in touch with total reality."

greenie6666

"I don't think that enough has been said and explored of his "mystical experience" ... but, of course, it is of primary importance to understanding him. I don't know if even he explored it enough with others that might have helped him to understand it, or put it in its place.

There is a tendency amongst some Fukuoka believers to exaggerate it to a degree that it was the most total mystical experience or enlightenment ... in a sense putting Fukuoka on a par with a Buddha or a Christ ... but I think that would be wrong and misleading to do so.

It's a common tendency amongst converts or followers of religions to have to believe that their leader or guru is 'the' highest leader or guru and exaggerate his experiences, and all humans have this tendency to some degree or another. We project our wishes and desires of great mystical experiences onto others. They also tend to become very upset if they or their guru is questioned or challenged. If we find ourself become disturbed by such questioning, then we can be pretty sure we are in a wrong place.

Yes, he experienced something ... but we are not entirely quite sure what. He seems to have been totally alone whilst trying to understand it and understood it as best as he could according to his cultural influences. It seems to have been projected in a certain manner to support the imagine of a guru-like character. I'm also intrigued to know more about it.

Eckhart Tolle is another inspiration leader of this day who seems to have had a very similar experience to Fukuoka's. Perhaps we can extrapolate more from the discussion of his experiences? Let's say, "a little enlightenment" rather than a "total enlightenment" if there is such a thing.

I think we should also avoid over-romanticising the spirituality of Japanese people just because the culture is foreign and impenetrable. Fukuoka, and the Japanese, are just human beings with good and bad like the rest of us, albeit in different distributions. A lot of the "emptiness" is just plain and simply empty ... and the temples, like the farms, just 'nice earners' passed down from father to son."

"iyo.farm@ymail.com"

Thanks for the down to earth approach.  We need that if our farming is intended to work.

Daniel Camols

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Fukuoka n'apréciait pas qu'on l'adule.

Son ego était-il éteint?  Je peux dire ici avant tout que son cœur était ouvert - selon les critères de reconnaissance de ce fait, habituels, courants en orient : il était capable de percevoir une personnalité de manière directe - même si le terme de cœur est désormais confus par trop d'usage en les langues d'occident.

Le fait que ces commentaires apparaissent quatre ans seulement après le décès du maître est un signe de santé au sein du groupe des personnes qui s'intéressent à lui & surtout à son travail.

En un temps où la pluridisciplinarité devient la règle, nous avons à effectuer en la matière la démarche inverse du fait qu'il était en marche - par force & humanité - un pas d'avance sur ses contemporains.

140306

commentaire deYann le 16/08/2012 :
Agrostemma githago. Cette plante transforme ce que sécrète la graminée, cela doit contribuer à éviter un engorgement du sol en substance laissées par le blé : c'est dans la plante et pas dans la terre, d'ailleurs la plate entière est très toxique. C'est quelque chose de plus mutualiste que commensale puisque le blé et le paysan bénéficient bien de sa présence, loin d'être ni lésés ni avantagés par sa présence.
La limace qui se trouve comme en plein soleil ralentit, peut-être un réflexe car elle croit qu'elle va se dessécher. En effet elle respire non pas par son poumon, elle respire par la peau, ce qui est deux cent fois plus efficace que son poumon, ce qui se produit lorsque sa peau est humide, elle est alors moins traînarde, et ce n'est pas parce que l'eau la lubrifie, c'est parce que ça l'eau l'aère -c'est l'eau qui aère le sol d'ailleurs, si elle circule bien. Donc la nuit, au sol l'air est saturé d'humidité, l'eau se condense et c'est le signal du départ. Quand le jour se lève, à moins qu'il pleuve tout ça, la limace s’essouffle plus vite. L'escargot fait pareil, la limace est juste un escargot sans coquille.

 

 

013.4 une machette, une boussole & un pas suffisent

 

 

Sapoork est en son premier an de la pratique d'agrinature & les photos nous montrent quelques bandes qui furent dénudées un court temps, le seul travail du sol étant celui d'une fouilleuse - Actisol - utlisée à très faible profondeur - quelques pouces, si j'en crois.  Résultat remarquable que je suis le seul à voir !  Les haies & terrasses sont en train de se reconstruire déjà.  Un Actisol n'est pas indispensable puisque le travail est effectuée à très faible profondeur : un cultivateur ordinaire équipé d'outls à pattes d'oie suffira. (chapters 8 & 17)

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En septembre 13, je semai ARE & EVA sur toutes les parcelles, utilisant pour préparer le sol une charrue qui ne fonctionnait pas, que j'imaginais pouvoir fournir un résultat comparable à celui de la fouilleuse Actisol utilisée à faible profondeur.  Or, l'usage de l'Actisol suppose au moins trois passages en un août sec afin d'exposer les racines des adventices du type 5 & de favoriser la levée des graines contenues dans cet horizon de surface.  Un seul passage d'outil en septembre risque bien d'opérer l'effet inverse, multipliant la présence des herbes coriaces, capables de recouvrir promptement un sol nu & dégradé.

Je ne montrai mon travail qu'à des femmes sans préjugés.  Si un agriculteur avait vu le travail en cours, il aurait poussé sans doute de hauts cris ...  Qu'un paysan bio m'eut regardé en la même situation, il se serait je le suppose enfuit en courant ...  Les jardiniers en agriculture naturelle quant à eux auraient pu objecter que je faisais, que je n'étais pas dans le non-faire, touchais le sol, le dénudant en conséquence quelques jours durant.

Eurenr-ils dû pouvoir m'offrir ces critiques & questionnements, j'aurais sans doute pu répondre ceci :

"Me trouvant à la croisée des chemins que sont ma pauvreté

en matériel, en semences, & en argent,

la nécessité qui me pousse d'avancer,

la famine qui hurle à mon oreille sourde,

la soif d'apprendre, oser les questions auxquelles nul ne saurait répondre

& l'état d'avancement qui me conduit à tout abandonner

hormis la règle d'éthique qui m'habita dès la naissance,

je me laisse porter par le vent du non-faire,

ridicule, dérisoire moustique sur la vague océane Agrinature !"

 

13.4.1 - dérisoire moustique sur la vague océane ! - to be continued... - cliché Bruno

 

 

 

Saint-Priest-la-Prugne est un village en le département de la Loire, à l'altitude de sept-cent-cinquante mètres.  Le blé Saint-Priest-le-Vernois rouge serait une forme du rouge de Bordeaux qui se serait adapté à son climat rude de terres pauvres.  Le caractère extraordinaire de ce blé confirme ainsi que Louis Pasteur le suggérait, que le terrain serait un facteur déterminant de santé & constitution.

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A l'article précédent, j'évoquai le non-faire comme une vague de temps qui nous porte & à laquelle il est vain de vouloir résister, agir selon ce qui est possible aux temps & lieu où nous nous trouvons.

J'accomplis ma première semaille comme en un rève & le succès en fut éclatant.  Depuis lors, je remarque qu'à chacune des saison de semaille qui suivirent, un ou des obstacles se présentèrent à son accomplissement en des conditions d'un fonctionnement ordinaire.  Cette année n'en est pas dépourvue.

Se laisser porter par le temps que le temps fait est un part nécessaire mais non suffisante à définir que nous serions en non-faire.  Fukuoka parlait de ne rien faire.  Le trois objections des exploitants, des paysans & des jardiniers évoquées précédemment suggèrent que je ne serais pas encore parvenu en cet état béni.

Les déboires de masse & en bloc qui me choient sur la tête en un nouveau répété cet année sussurent à nos oreilles en attente, en expectatiion le même signe que si par grâce il était plausible que je sois certes sur la voie, il se trouve à l'évidence un panneau que je n'aurais pas lu avec autant de sérieux que ce que son contenu imposait.

J'en appelle ici à la sagacité de mes douze lecteurs, Olivier, Natacha, Gilles, Sapoork, Florence, Martha, Mathieu, Flo, Christine, Philippe & les autres que je ne saurais nommer, pour me dire en commentaire sur ce blog, indiquer ce qui pourrait manquer à ma pratique & partant avancer mieux en la définition du non-faire en agriculture.

Merci par avance de votre aide & support.

13.4.2 - sur la voie du "ne rien faire" - on the road to doing nothing - to be continued...

le barbu du Mâconnais est très productif

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Sapoork :

Courage, steady heart, que ton esprit sans doute tout confusionné d'anicroches s'illumine de sa grande lumière.

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Florence le 26/09/2013 :

En premier jet, je pense à l'efficacité, au résultat, à l'attente - notions de plus ou moins de force de réception qui risquent de te faire te mettre en cause.  Serait-ce encore un moment fort du processus de co-création que tu vivrais ?  Tes parcelles et toi avez entamé une route ensemble désormais.  Il y a du répondant réciproque et permanent !  Courage et mariage !

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L'efficacité, le résultat, l'attente.

Nous avons débattu un peu du sujet ici & aperçûmes des voies qui allaient en ces sens.
En permaculture, on considère que le résultat d'une récolte doit se produire & que si elle venait à manquer, il faudrait modifier le procédé dès que l'on s'en aperçoit.

L'efficacité peut se rattacher au non-faire en le sens qu'il faudrait toujours agir le moins qu'il est possible.

L'attente dans le sens d'expectative, quant à elle nous tend & cette tension de la psyché peut nous bloquer, faire naître les obstacles sur le chemin.

L'attente en son acception de patience nous induirait à devoir observer quelques ans de plus avant que de pouvoir constater de visu que le lieu répond enfin, débute & coopère à la révolution qui consista à cesser tant de maux traitements que les usagers du passé lui infligeaient.  Le non-labour est souvent ce jour combiné à l'usage de pesticides désherbants & nul doute que ce ne saurait être notre voie !

Le père de ma mère était d'une petite ville près de Laval, pays de schistes, d'ardoises, de vents & pluies.  La mère de mon père était d'Ardèche, en la vallée du Rhône où je naquis aussi.  Dans cette large & longue vallée orientée nord-sud entre deux massifs de montagne, il n'est que deux vents.  Ces deux seuls annoncent le temps qu'il fera dans les trois jours sans qu'on ait même à y penser.  A cause de ces vents forts, les maisons étaient orientées & des haies brise-vent plantées.  Ainsi, nous savions toujours & en tout point habité ou cultivé, c'est-à-dire partout, où situer le méridien & le septentrion & de ce fait aussi l'heure : en cette région d'enfance, je n'avais besoin ni d'une boussole, ni d'une montre, ni des météorologues.

Les nuées océanes me terrifient car elles progressent avec lenteur & persistance & le temps de leur précipité se devine dans un futur qui s'il est de certitude n'en parait pas moins d'indécision.  Le vent de sud-ouest apporte le pluie, mais quand exactement ?  Combien pleuvra-t-il & combien de temps durera-t-elle ?  Et au fait, où le sud-ouest est-il en un pays où rien n'est orienté selon les points cardinaux, mais suivant les diaclases, les reliefs anciens ce jour érodés & en voie de disparition ?  Comment situer le sud-ouest par la position du soleil, puisque les nuages le cachent lorsque souffle le vent de sud-ouest ?  Je rogne pour la même raison envers le caractère que je juge indécis des océaniques, natifs de l'ouest de la France où les vents d'océan dominent.

Le barreur d'un voilier sur la mer se fie au vent seul & à Dieu si vents faisaient défaut par excès ou carence.

Ce caractère marin de la condition du paysan de l'ouest m'exaspère au plus haut point.  La Creuse en comparaison de la vallée au fleuve roi, me semble une mer où le vent & le temps règnent en maîtres que mes oreilles d’âne se refusent d'écouter.

13.4.3 - aux creux des cinquantièmes hurlants

 

EVA semé dans la pépinière à Sardent contribua à aider au développement des blés,

empêcha bien des adventices de s'installer

& offrira après la moisson une parcelle en l'état idéal pour semer & planter des plantes potagères selon la pratique Agrinature (chapter 9).

La parcelle fournit un bel exemple de ce qu'est la prairie céréale :

elle produit une belle moisson de blé tout en portant une végétation riche d'un grand nombre d'espèces.

Elle peut ainsi maintenir ou accroître sa fertilité tout en produisant sans excès.

La variété des espèces présentes assure la force sanitaire de la population complexe que ce lieu porte.

Notez que la prairie céréale ne peut être obtenue que par des semences de population, des variété sélectionnées au champ par le paysan lui-même (chapter 17).

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Semailles avancées - En septembre 2013, je semai ARE & EVA sur toutes les parcelles, utilisant pour préparer le sol, une charrue qui ne fonctionnait pas, que j'imaginais pouvoir fournir un résultat comparable à celui de la fouilleuse Actisol utilisée à faible profondeur.  Or, l'usage de l'Actisol suppose au moins trois passages en un août sec afin d'exposer les racines des adventices du type 5 & de favoriser la levée des graines contenues dans cet horizon de surface.  Un seul passage d'outil en septembre risque bien d'opérer l'effet inverse, multipliant la présence des herbes coriaces, capables de recouvrir promptement un sol nu & dégradé.

Réflexions nourries en octobre 2013 : Labourer risque d'éroder, mais je constate que mes labours opèrent désormais l'inverse : ils aident à fabriquer du sol.  L'effet des labours que je fis en septmbre ne peut se révéler abouti, puisque mon matériel n'était pas adapté à la situation, les conditions de climat non convenables, la date d'intervention bien trop tardive.  Mon acte ne put aboutir, car ma pratique n'était pas suffisante, mon objectif manquait de clarté & le sol n'avait pas été préparé comme il convient.

Pourquoi labourer donc ?  Si j'y réussissais, je n'en serais pas satisfait.  Pourquoi aller vers l'échec d'un labour à contre-temps & incomplet ?  Je crois au tréfonds d'une âme où seul l'espoir de la confiance luit que j'ai encore besoin de toucher le fond d'une pratique néfaste, voir encore une fois le désastre d'une demi mesure pour en être à toujours dégoutté.

Si je n'agissait pas en ces parcelle au sol à faible texture & à la fertilité fatiguée, il se couvrirait en le climat du Limousin de chiendents pour le siècle à venir, deviendrait un sol fossile caché sous l’amoncellement d'une matière organique brute accumulée, de ces tapis épais & toujours croissants en milieux pauvres dont la nature raffole & possède le secret au mépris de nous humains sans sagesse, qui n'adorons rien tant que les richesses des détritus fertiles.

Cet échec cuisant de mon dernier labour portera fruits; je le sais avec une force nouvelle qui me possède, m'habite, m'anime & m'envahit, sans cependant n'avoir devant Ajna que l'esquisse de ce que ces fruits seront.  Désormais j'userai de trois plantes  compagnes, la solaire moutarde blanche, adventice de rotation engrais-vert - ARE - les vesces dont l'inflorescence côtoie ultraviolet & le trèfle du Roussillon, engrais-vert Agrinature - EVA - dont l'incarnat nous éclaire en l'autre extrémité du spectre des ondes électromagnétiques visibles.  Du méteil en jaillira : cela je sais.  Je vois & pressens l'issue de notre marche forcée, la semence riche que nous produirons en l'an onze de nos étude & essais.

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Philippe Guichard sème des blés de population géants en semis direct avec l'outil combiné d'une herse rotative & d'un semoir, sur le sol d'une luzernière qui fut auparavant coupée.  La graine en est posée sur le sol & la luzerne dont la herse réduisit la vigueur l'y protège sans la couvrir pourtant.

Laurent Pénicaud préfère semer par un semoir combiné à un outil à pattes d'oie qui scalpe la végétation à la même profondeur d'un pouce, à la manière du travail de surface qu'accomplit Richard Heckmann en Alsace ou le semoir Ecodyn de Nicolas Supiot en Bretagne & Manfred Wenz en Allemagne.

Jean Lafaille & Sapoork envisagent quant à eux ainsi que Claude Bourguignon le théorisa, ainsi qu'il est plus couramment adopté en Amérique du sud, de semer dans une couverture vivante gélive, sur le sol, c'est-à-dire en surface comme Guichard le déclare nécessaire, mais sans l'ouvrir autant que les outils de Guichard & Pénicaud ne le font.

Il faudra toucher le sol un peu tout de même & un rouleau broyeur aidera à couvrir la semence pour partie pour la protéger.

EVA devra être présent & si le sol en est bien couvert,

le semis se voudra précoce - lorsque les toiles brillent sous la lune du mois neuf.

Semer en un seul passage permet d'économiser l'intrant pétrole, de tasser le moins qu'il est possible le sol, d'alléger la contrainte que la saison des pluies d'automne, fin de la mousson limousine nous impose.

Pour avancer en la jungle d'équateur, une machette, une boussole & voir à deux pas suffisent.

13.4.4 - une machette, une boussole & un pas suffisent

- article écrit à la suite de l'exposé de Philippe Guichard, agriculteur en Lot-&-Garonne "le semis direct sans usage de désherbant" au cours d'une journée organisée par le CIVAM Limousin -  cliché Bruno - 131005

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Ajna translates as 'command' and is considered as the eye of intuition and intellect.[4]  When something is seen in the mind's eye or in a dream, it is being 'seen' by Ajna.  It has two petals, said to represent the psychic channels.  One of them is dedicated to the sun, the other to the moon.  Ajna is associated with the pineal gland, which regulates the circadian rhythm and is actually related to a light sensitive 'third eye' , the Parietal eye found in some lizards, amphibians, and fish.  Directly above Ajna is a minor chakra known as Manas or mind.  It possesses six petals, one for each of the five senses and one for sleep. These petals are normally white, assume the color of the senses when activated by them, and are black during sleep.  Manas deals with & sends sense perceptions to the body. (modified from Wikipedia)

 

Ici la prairie-céréale est de forte densité.  Le précédent prairie de chiendent était d'assez d'âge pour nourrir le grain Secale.

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Les deux ermites nous rendent visite en notre communauté deux fois l'an.

Ju bredouille.  Sa courte allocution pourtant nous ravit, nous élève.

Elle nous portera en espoir jusqu'en la suivante saison.

Pi est grand.  Son éloquence touche au sublime.  Nous l'écoutons de grand intérêt.

Quand ils repartent, nous nous demandons en nous-mêmes "Qu'a-t-il dit?"

13.4.5 - l'ailleurs de l'écoute - speech or say - 131202

 

 

013.1 Quel temps fait-il ? - What is now time to do ?

 

 

 

 

 

Les soleils sont plus grands à l'ombrée de la haie.

 

 

 

13.1.1  Quel temps fait-il ?  What is now time to do ?

 

Qu'est l'heure qui se présente, propice à faire ou non-faire ?

Qu'accomplit le temps en la campagne en cette saison, en ce jour ?

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La question, « Quel temps fait-il? » naquit d'un temps où nous étions paysans.

De cette question émergea le double sens du temps - celui du moment & celui du climat.

Le sens de la question était alors, "Qu'est-ce que ce temps - tout à la fois dans l'année, la saison
& dans le climat, l'expression particulière de cette saison en ses données climatiques

ici -
me permet, me demande, me réclame, m'impose de faire en matière de travaux agricoles?"

Un agriculteur connaît le moment de l'an ainsi que le climat du lieu.
Compte tenu de ces deux facteurs, une tâche unique s'impose: il n'a alors aucun choix, nulle liberté.
Ici réside la principale difficulté de ce métier.  Le paysan est complètement lié par son travail.  Son art consiste à savoir discerner la tâche qui s'impose, & à s'exécuter immédiatement, sans délai.

La conséquence de cette situation particulière est que, à la condition d'un lâcher prise complet,
il ne lui reste plus qu'à se laisser soulever par le temps, tel un fétu par le vent.
Il doit obéir au temps, pour ce qui est de son travail, & aux desiderata de sa clientèle en ce qui concerne la production qu'il vendra.


Le paysan accompli, au discernement d'airain,

vit d'une joie sans objet, semblant n'avoir aucune liberté,

car sans répit son corps obéit au temps.


Il jouit ce faisant d'une liberté intérieure pleine,

continuellement porté par le temps.

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Nous voyons par extension que la question du temps qu'il fait

s'applique en réalité à toute personne en toute décision

car je ne crois pas que quiconque puisse s'abstraire de la planète sous ses pieds

ni de la stratosphère qui chatouille ses oreilles

ni du temps de l'instant de l'histoire du lieu qu'elle habite & qui par réflexivité l'habite ...

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What is now time to do ? - What is the weather going to allow us to do today?



In the French tongue, the word “temps” means both time & weather.

When using the phrase,« Quel temps fait-il? » we commonly ask about today's weather.
But really speaking, we could read the question as,
« What do both this time in the year, the season, & today's particular weather allow us to do, now? »
This specific combination in a single word of both ideas, time & weather, comes from an era when most people were farmers & every day's climatic conditions used to command their lives & every action.

Let us look deeper into that question.  Actually speaking even nowadays, farmers have little choice about what they can do today.   According to these two combined factors, season & weather, a single work as far as farming is concerned, is best doing on a particular day.

Here stands the necessity of this profession: we have literally no options.
The art of agriculture consists in rightly discriminating which task must be done, & then just do it at once.
Seen from this standpoint, farmers appear to be slaves to their job, with no freedom at all, & very little capacity of decision.

On the other hand, provided they let go completely & access to the right discrimination, farmers' work can become easy, for "time & weather" decide what work is to be performed every day, & they have only to follow the rhythm, the tide of the moment.


Carried along by winds in pure obedience to the weather
with a mind to serve their customers
farmers can feel free
their body tired, dusty & simply set, their heart at peace, perfect, joyful.


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 13.1.2 -  L'oral est la langue native des paysans. - Let's talk !

 

 

 

Je ne sais ni lire ni écrire, qu'épeler.

 

 Olivier

 

par ITAN le 21.01.2013

 

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L'oral est la langue native des paysans.

 

 Appeler se répondre de vallée en mont fut le moyen de créer les communautés d'agriculture

- culturer le champ ou replat.

 Épeler évoque le temps récent quand l'homme brisa son épée pour la fondre en outil.

 L'outil créé nous permit ensuite de forger la forme payspour s'y fondre en élément du paysage.

La paysanne en non-faire nourrit d'humus son humanité & nos corps de terre.

130126

 

une fleur de blé *


Cette pante gracile dont la belle fleur soudain se révele, grimpe aux pailles des céréales, au-delà de la commensalité comme présentée en 19.5 - Ces herbes sont nommées messicoles puisqu'elles calèrent leur cycle de végétation sur celui des champs de céréales que les humains installent autour de leur habitat depuis dix ou vingt mille ans.  Lisez ci-dessous le commentaire d'un plus sage :

commentaire de Yann le 16/08/2012 :

* Agrostemma githago.  Cette plante transforme ce que sécrète la graminée.  Cela doit contribuer à éviter un engorgement du sol en substances laissées par le blé.  Les toxines laissées par la céréale se concentrent dans la plante, ne restent pas dans le sol.  La plante entière est d'ailleurs très toxique.

Toutes les céréales intoxiquent leur millieu d'une manière particulière & c'est une des raisons à la nécessité de la rotations des cultures.  Le dialogue de biochimie qui lie cette plante à fleur à la céréale est un lien plus mutualiste que la commensalité, puisque le blé & le paysan, au delà donc de n'être ni lésés ni avantagés par elle, bénéficient de sa présence.

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13.1.3 - une invention sans brevet - a copyright-free discovery -

Aux jardiniers bio, les limaces posent problème, du fait que les espèces d'oiseaux qui les mangeaient - dont j'ai oublié le nom - ont quasiment disparu, cela étant dû au fait que nous nous trouvons en ce moment dans une sixième phase de destruction d"espèces depuis l'apparition de la vie sur terre, la première créée par le genre humain.  Les hérissons les mangent, mais si nous utilisions de l'anti-limaces, nous participerions à accélérer leur disparition.


Comme un arbre entre ciel & terre, le jardinier Agrinature est antenne, canal, point de passage privilégié.  Toute la connaissance réside en le ciel & par la modestie de notre pratique, le non-faire, nous serons parfois capables d'en capter des bribes errant dans les vents pour inventer & plus tard les éventer, répandre, disséminer, semer comme akènes & samares.


C'est ainsi que j'ai pu mettre au point une technique incomparable pour élimer - non pas les éliminer: sachant que tous les êtres ont un rôle à jouer au sein de l'écosystème, nous ne souhaitons pas leur extinction - la présence des limaces sur une parcelle.

Le mollusque est réputé pour sa lenteur.  Cela est vrai aux heures du jour.  La nuit tombée pourtant, comme le loup-garou, sœur limace se transmute en LGV - la limace à grande vitesse.  Si ce n'était le cas, comment expliquer alors qu'elle soit capable de dévorer tout un carré de salades pendant les quelques heures de repos que s'octroie parfois un paysan ou un fou de jardinage?


Quelque temps après le crépuscule, munissez-vous d'un phare puissant & rendez-vous au sus-dit carré.  La limace bleu nuit, emportée dans sa course folle sur le sol sera bientôt éblouie par votre phare & viendra sous peu s'encastrer contre le prochain brin d'herbe qui présente à son échelle la conformation & la rigidité d'un arbre géant.  Par parenthèse, nous voyons là un intérêt supplémentaire à n'avoir pas désherbé notre champ!

La seule restriction de la méthodes réside dans le volume sonore produit: le fracas de la conflagration pourrait réveiller les voisins, de même que les cris d'agonie de la bête.  La cruauté de la technique n'a d'égale que son efficacité.


Je n'ai déposé aucun brevet pour mon invention.

Vous pourrez de ce fait l'utiliser libre de droits - sans verser de royalties donc.  Vous serez surpris du résultat!


à suivre ...

Commentaires de Yann :

* Agrostemma githago. Cette plante transforme ce que sécrète la graminée.  Cela doit contribuer à éviter un engorgement du sol en substances laissées par le blé.  Ainsi les toxines laissées par la céréale se concentrent dans la plante et ne restent pas dans la terre; d'ailleurs la plante entière est très toxique.  C'est quelque chose de plus mutualiste que commensale puisque le blé et le paysan bénéficient bien de sa présence, loin d'en être ni lésés ni avantagés.

La limace qui se trouve comme en plein soleil ralentit, peut-être un réflexe car elle croit qu'elle va se dessécher.  En effet elle respire non pas par son poumon, elle respire par la peau, ce qui est deux cent fois plus efficace qu'un poumon, & se produit lorsque sa peau est humide.  Elle est alors moins traînarde, & ce n'est pas parce que l'eau la lubrifie, c'est parce que l'eau l'aère - C'est l'eau qui aère le sol d'ailleurs, si elle circule bien.  Donc la nuit, au sol l'air est saturé d'humidité, l'eau se condense et c'est le signal du départ.  Quand le jour se lève, à moins qu'il ne pleuve, la limace s’essouffle plus vite.  L'escargot fait pareil; la limace est juste un escargot sans coquille.   par Yann le 16.08.2012

 

13.1.4 - l'intuition des sens - intuition & sense perception

La méthode empirique des paysans peut sembler fruste au scientifique.

La démarche des personnes de science est noble.  Elle recquiert un grand nombre de qualités du mental & de l'intellect en sa soumission à ce qui est.

Pourtant, nous voyons désormais des chercheurs dériver en des voies qui ne leur appartiennent pas, délaissant pour un salaire la rigueur que leur artisanat imposait.

Un paysan observe ce qui advient en son champ & en façonne en rapport ce qui au fil du temps deviendra sa pratique.  Le scientifique pour sa part ne saurait s'en contenter.  Par sa formation, il éprouve le besoin de, dans la mesure délimitée par la capacité de sa connaissance, délivrer une tentative d'explication à ce qu'il observa.

Ici, l'intuition, l'imagination, la vision du réel d'une personne considérée, interviennent pour contribuer à élaborer tout d'abord une hypothèse, puis ensuite un protocole d'expériences qui pourraient infirmer ou confirmer ce que la personne pressentait.

L'observation du paysan ou de la paysanne ne rejette pas la science, mais en fin de compte pourtant, il s'agit surtout de voir ce qui advient au champ, en vue de pouvoir utiliser cette perception fine dans le sens le plus pratique qui soit.

A leurs yeux, l'explication de ce qui se produit n'est pas capitale, sachant que toute description est par nature incomplète & que le propos des savants du jour pourra sans doute sembler désuet à la génération suivante.

Nous pouvons prendre en contrepoint les écrits d'Olivier de Serres, homme de la terre, en son "Théâtre d'agriculture et mesnage des champs" dont nombre de maximes sont toujours valables ce jour.

A l'agriculteur, importent pour l'essentiel les méthodes culturales, les dates des travaux, le rapport d'une dépense en fonction de la recette qu'elle pourrait générer, & avant tout - & c'est un grand paradoxe - l'effet à long terme ou même à très long terme de tout ce qui sera fait ou non fait.  Les agriculteurs se sentent hautement concernés par leurs relations à la société & à l'environnement.  Notre travail est visible de tous.  La nature aussi est un commun.  Les voisins des paysans sont par nature leurs clients.  Chaque fois que nous enfreindrons en quelque aspect ces règles du savoir-vivre, nous dévaluerons notre position & notre rapport à l'autre.

Le déclin en matière de rigueur & d'honnêteté des chercheurs de science désormais accompagne la profusion de leur discours & dévalorise leur parole en proportion.

Lorsque Gilles-Eric Séralini expérimente en montrant que consommer des plantes agricoles génétiquement modifiées peut s'avérer dangereux, il se trouve la proie des salves de ceux dont l'intérêt financier serait de ne pas divulguer les résultats de ses expériences.

Ceux-ci trahirent le protocole de vérité.

130124

 13.1.5 - entre l'agronome & la terre - Earth memories

Entre la science de l'agronome & la terre, la mémoire du paysan.
"Comment était ma terre il y a cinq ans, il y a dix ans, il y a cent ans, il y a mille ans?"

Ma mémoire de paysan, par observation journalière de la topographie de mes parcelles,
ne remonte pas à plus de dix mille ans, car c'est à peu près en ce temps que
venus du centre de l'Eurasie, Homo sapiens débuta l'essartage.

C'est la mémoire de l'agriculteur qui seule lui confère un regard neuf.
Cette nouveauté du regard nous permet d'avancer,
car la vie ne cesse pas de se renouveler.

En marche.

- earth memories, a sacred link between knowledge & action

The farmers' memory alone stands between agricultural science & the soil,
when they ask to oneself,
«  What did my plots look like five, ten years, a century, a thousand years ago? »

Through daily & constant watch of the topography of my plots,
I can remember no more than ten thousand years in the past,
for it was about then human beings come from central Eurasia started to open clearings in the forests of Europe.

Only when farmers acquire this memory capacity, can they see their farmland in a new light.

Seeing the ancient land anew, we become able to move forward,

for life is That that's ever new.

 

13.1.6 - variété des manifestations humaines