Statistiques

Date de création : 13.05.2015
Dernière mise à jour : 04.06.2025
609 articles


Derniers commentaires

lors de l'autopsie d'une femme, un chirurgie décida par pure curiosité d'ouvrir son crâne. "je veux savoir ce
Par Anonyme, le 11.03.2026

résoudre un problème est une question d'école primaire. la politique ne consiste pas à résoudre les problèmes
Par Anonyme, le 18.02.2026

epstein, juif, athée (oxymore), financier (pléonasme), véreux (pléonasme). on prononce son nom allemand à l'am
Par Anonyme, le 16.02.2026

une école vraiment laïque n'aurait pas de congés : ni à noël, ni à pâques, ni à la toussaint, ni à l'ascension
Par Anonyme, le 27.11.2025

la campagne de russie fut une bérézina parce qu'elle démarra bien trop tard, un 24 juin, soit sous le signe du
Par Anonyme, le 21.11.2025

Voir plus

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· ...marssfarm (263)
· A w pics (25)
· 3 le potager verger élémentaire (2)
· -- comments drafts (6)
· 1 l'université des arbres (15)
· Potager pratique planter céréale s.d. (9)
· U4trees mars'sfarm semences paysannes (9)
· Epistemology ecology economy of farm. (12)
· 1 les terrasses soli-pluviales (9)
· .0 dTao non-dualité (10)

Thèmes

loisirs merci centerblog image photo coeur travail internet texte amitié animaux loisirs fleurs hiver google voiture neige sport rock richesse bretagne oiseau natural farming agrinature fukuoka

Images
photosynthèse continue

L'agrinature tend vers la pratique native d'agriculture n'utilisant que les ressources du vivant en son effort de néguentropie insufflée par l'injection constante dans l'écosystème Terre des photons que lui dispense maître Soleil, étoile moyenne de la galaxie.

deux chaînes trophiques

La nourriture des plantes est pour l'essentiel un triptyque constitué par l'hydrogène de l'eau, le dioxyde de carbone de l'air & par voie indirecte l'azote de l'air.  Utiliser toute l'eau & tout le soleil disponibles en un lieu tout au long de l'année est l'enjeu d'agrinature.

observante attention

Cela signifie que le seul intrant en cette pratique agricole est d'énergie solaire. De ce fait nous prendrons soin à observer que les plantes présentes puissent faire emploi autant que faire se peut de ces deux ressources données à tous. - la lumière solaire & l'eau des précipitations.

prélever part infime

Deux parts au moins de la production est destinée à la fabrication des sols & une part prélevée comme nourriture. Nous intervenons le moins qu'il est possible afin de laisser aux êtres vivants de l'écosystème champ toute latitude d'oeuvrer selon leur nature propre.

simplicité du complexe

Pour que ces êtres puissent exister, nous devons proscrire l'usage des substances de synthèse que le vivant ne sait pas métaboliser.  C'est la diversité qui assure l'ensemble des fonctions requises & ce par le moyen de la complémentarité biologique des êtres.

humus & sens pratique

Les notions de pédogenèse sont l'essence de l'agrinature : la Terre doit redevenir terreuse, refabriquer ses sols. A l'échelle d'un siècle l'agronomie envisagera une combinaison des deux pratiques. Des paysans, paysannes, chercheurs & chercheuses affineront des méthodes applicables à plus grande échelle & éventuellement des machines simples & légères. Celles disponibles ce jour sont trop complexes, trop pesantes sur le sol & de ce fait trop voraces en énergie.

projection en nutriments

Des petites parcelles sont le cas idéal car les lisières & bordures sont des points de grande richesse biologique & parce qu'il est besoin d'arbres pour garder & fabriquer le sol. La production locale permet aussi le retour, le "recyclement" de la matière organique pour l’auto-fertilisation.

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :

Je comprends qu’en m’abonnant, je choisis explicitement de recevoir la newsletter du blog "agrinature" et que je peux facilement et à tout moment me désinscrire.


Articles les plus lus

· contribution au débat : Simplicity is divine. / 0K
· les sujets / topics / p 0.6
· un thesaurus d'agriculture sauvage dite agrinature p0.8
· semer : céréales sans labour 2°
· semences paysannes 2° X

· w 303 boutures en plançon / décompacter le sol p
· z semisdirect mélange couvertvivant verger comments p40K
· w 224 grelinette, mycorhizes & limaces p1K
· w 310 planter en butte / la non-taille des fruitiers p
· semences paysannes 3° X
· ec f rar eau éltschim.viv. ogm/mét.lourds scienc/empirism X
· z comments 02.16 40K
· un jeune noyer sous les frênes p
· w 324 réaliser une butte à partir d'un gazon âgé p
· w le vers & la rime d'une poésie en sol mineur p

Voir plus 

Rechercher

ecology of farming photosynthèse & biomasse X

ecology of farming photosynthèse & biomasse


 

Les oisillons merles peu avant l'envol : leur camouflage est remarquable.

 

Les deux pics de la courbe d’absorption des deux chlorophylles présentes en les feuilles des plantes se situent aux longueurs d'ondes de 450 & 650 nanomètres, soit dans le bleu & le rouge.  Le bleu est la couleur du service qui voit soi en l'autre & le rose celle de l'amour qui voit l'autre en soi.  Mêlant les deux, on obtient le violet, couleur de la sagesse.  La couleur que nous percevons des plantes est la complémentaire de ce violet, un vert clair de printemps, un vert sombre d'été, les longueurs d'ondes dont la plante a le moins usage.  Les écologistes, s'ils l'étaient vraiment devraient se nommer les mauves & non pas les verts.

Un quart d'heure de l'énergie solaire reçue par la Terre égale toutes les énergies utilisées par tous les humains pendant un an.  Nous possédons depuis plus d'un siècle toutes les connaissances & maîtrises techniques pour économiser au moins les deux tiers de ces énergies consommées - mais nous ne traiterons pas ici de ce sujet.  La valeur véritable est de onze minutes ainsi que l'indique le tableau ci-dessous.  Rapportant dix minutes à dix heures des quatre cents jours de l'année, nous obtenons un ratio de vingt-trois mille.  Sachant que la planète est constituée de deux tiers de mers, le ratio sera lors de sept mille environ.  Cela signifie que l'énergie lumière que reçoivent les continents est sept mille fois supérieure aux désirs besoins des humains en leur brûlages de charbojn, pétrole, gaz, bois, nucléaire & hydroélectricité.  Les océans, les forêts & les terres agricoles captent en photosynthèse environ un pour cent de l'énergie lumière reçue & le reste qu'elles ne savent capturer devient la chaleur de la planète.  Sans cette chaleur reçue & gardée par effet de serre, la température sur Terre serait d'environ moins quarante degrés Celsius.  Nous voyons en cela que l'effet de serre & le soleil ne sont pas nos ennemis, mais les principaux supports de la vie telle que nous la connaissons.  Dans notre calcul, nous écartions les océans en première estimation.  Un calcul sérieux devra prendre en compte ces surfaces immenses des océans, mais pour l'heure en le sujet agricole qui nous intéresse, laissons les de côté.  Les hydrauliennes fonctionnent avec l'énergie dégagée par le mouvement de rotation de la lune qui induit les flux & reflux des marées.  Les éoliennes sont mues par les courants d'air dus aux différences de température sur le globe du fait de sa rotation & des différentiels de chaleur solaire reçues ici & là.

Les continents sont occupés pour trois tiers respectivement en lieux boisés, en zones agraires & en déserts.  Les déserts sont de trois types : rouges ou chauds comme le Sahara par exemple, jaunes ou secs comme l'Atacama, & blancs ou froids comme l'Antarctique.  Si nous étendions la définition des déserts aux aires improductives du point de vue de l'élaboration de biomasse par photosynthèse que sont les lieux urbanisés, les voies de communication, les gazons tondus & jardins de plaisance, cela ajouterait un quatrième type de désert dit gris ou urbain.  Ce dernier type est couramment estimé à un pour cent de la surface des continents.  Cette estimation est sous-évaluée & en tout état de cause en expansion très rapide en ce siècle nouveau.  Nous verrons leur importance.

Hormis la lumière disponible & les ions utiles à la pousse des plantes nutritives – N P K Mg Ca – les facteurs limitant la photosynthèse sont la teneur en carbone de l'air, la température, & surtout l'eau disponible.  En phytotrons, la photosynthèse s'avère le meilleur moyen de capter l'énergie des photons solaires, présentant un rendement proche d'un tiers, ce qui est une prouesse, compte-tenu de la difficulté qu'il est à capturer une énergie si diffuse que la lumière.  Les ondes électromagnétiques se diffractent, rebondissent en cascades sans nombre sur toutes les aspérités & objets qu'elles rencontrent ou traversent.  Diffuse, la lumière l'est.  Pourtant c'est surtout une ressource, une source surabondante, touchant en moyenne chaque point du globe 4383 heures par année.  A l'équateur, chaque jour compte douze heures.  Au pôle, chaque jour compte six mois.  La moyenne est respectée.

Au champ ou au bois, le rendement lumineux de la production des plantes est inférieur à un pour cent.  Cela est dû au fait que dans la nature, les optimums sont rarement réunis. Lorsqu'il pleut, il ne fait pas toujours chaud & le soleil peut être voilé.  Quand la luminosité abonde en revanche, il se peut que l'eau ou la chaleur fassent défaut.  Les continents reçoivent sept mille fois en énergie lumière ce que nous humains désirons utiliser ou gaspiller d'énergie, en tonnes équivalent pétrole.  Si nous ôtons à ce ratio les trois quarts qui prennent en compte les bois, les aires agraires & les régions arctiques & antarctiques, il doit rester encore plus de mille fois en lumière l'énergie que nous humains de la Terre désirons employer.

Une voie raisonnable de développement apparaît de ce fait.  Elle consistera à verdir la planète pour la production de biomasse.  Nous couvrirons la terre de plantes, cesserons de brûler les ordures, déchets de jardin & rémanents de coupes en forêt.  La Terre redeviendra verte en cette éconologie mauve.  Les distillats de biomasse peuvent fournir des carburants à effet carbone nul, puisque recyclé ensuite par des photosynthèses ultérieures.  Les résidus de ces distillations doivent servir de fertilisants pour les sols.  Ce dernier point est crucial afin que l'utilisation des biomasses à fin de production d'énergie ne se fasse pas en érodant les sols, comme c'est le cas par exemple des grandes centrales à bois.  Le facteur premier ici comme ailleurs en la conception de l'économie & son impact écologique & social, est la localisation des activités qui permet les recyclements à faible distance & l'implication des habitants d'un lieu.  Raser la forêt de la montagne Cévenne pour alimenter par camions une centrale électrique sans récupération de chaleur sise à trois cents kilomètres est un bel exemple d'une solution qui ne solutionne en aucun point ni la question de l'énergie, ni celle de l'emploi local, ni celle d'assurer le futur, car la cadence des coupes dépasse de loin les capacités de régénération des forêts coupées.  Le rendement de tels saccages est purement financier à court terme.

Dans la production des biomasses qui sera mise en œuvre au cours de ce siècle, les zones urbanisées ou "déserts gris" prendront une part active.  Imaginez transformer un toit en serre.  Il serait facile d'y obtenir des rendements de production en photosynthèse proches du maximum de trente pour cent.  Cette production pourrait couvrir cinq objectifs : nourrir en partie les habitants du lieu, isoler le bâtiment contre le chaud & le froid, réguler le climat & le régime hydrique des précipitations dans la zone urbaine considérée, fournir de l'énergie par distillation de la biomasse produite & enfin, reconstituer le substrat sol des terrasses serres avec les résidus compostés de ces productions d'énergie & de nourriture.

 

    environ bois agraire reste environ  
la constante solaire kW/m² 1.38           kW
ensoleillement h / an 4383           heures
énergie solaire kW.h/m²/an 6049 6 000         kW.h
TW.h / km² / an 6.049 6         TW.h
surface planète km² 510100000 500.000.000         km²
surface continents km² 149400000 150.000.000         km²
Soleil total TW.h / an 3085360254 3.000.000.000         TW.h
TW.h soleil / an /  continents 903651876 900.000.000 300.000.000 300.000.000 300.000.000   TW.h
consommation humaine Gtep 11.29           Gtep
consommation humaine TW.h 133222 133 000         TW.h
ratio soleil total / conso.hum. 23160 23 000 fois          
ratio soleil continental / conso.hum. 6783 7 000 fois 2 261 2 300 2 300 2 000 fois  
nombre d'heures équivalent soleil 0.19 0.65     1.94    
mn 11 39          
environ 15 mn 40 mn     2 h    
  / soleil total / continents     / aires inutilisées    
 


 

éroder 1000 ha ogm/nucléaire epigenetics bees/pesticides

 

 

erode / garden

éroder mille hectares

De grandes compagnies engagées au commerce des substances chimiques en agriculture mirent au point deux catégories de plantes organismes génétiquement modifiés - OGM.  Ce sont respectivement des plantes résistantes à un herbicide, qui pourront sans mourrir être arrosées du dit produit & - & cela est pire - des plantes capables de synthèse en leurs cellules'un insecticide total.  Qui voudrait en manger?  Mettre un sol à nu est un artéfact qui doit toujours être le plus temporaire possible pour éviter les quatre dégradations majeures auquelles la pratique expose le sol - minéraliser l'humus (3), lessiver les argiles (5), interrompre la production de biomasse (4) & tuer les êtres vivants du sol (2).  Garder le sol nu de manière prolongée est possible dans un petit jardin où des tonnes de fumier sont apportées chaque année pour y compenser la perte en humus que ce dénuement induit, mais le fumier en cause quant à lui provient des terres à l'entour du jardin & qui ne sont pas encloses comme le jardin l'est.  Lieu enclos, gardé, il ne peut être qu'une exception du paysage.  L'exception par définition ne peut devenir la règle.

Si chacun devenait jardinier alors selon Gilles Clément, nous créerions un jardin planétaire.  Cela sera rendu possible quand nous découvrirons le non-faire au jardin, ce qui inclut une part d'humilité devant les plantes & les êtres d'apparence plus simples que nous sur la planète, mais aussi de racine plus ancienne.  Par ces pratiques régressives de l'agronomie, il est devenu courant de constater dans les campagnes des parcelles laissées dénudées de un à douze mois après avoir été traitées au poison pour les herbes.  La pratique de ces techniques ne ressort pas de l'agriculture mais d'une forme de la spéculation financière financée par les subventions des états industrialisés en vue de conserver la suprématie de leurs industries de la chimie & du machinisme.  C'est l'emploi de la chimie & le machinisme sur le champs qui chassa les paysans des terres & ce mouvement n'a de cesse de s'accélèrer plus & encore.  En Europe ce jour, une ferme clos boutique chaque minute.  Un petit agriculteur du type industriel aux Amériques cultive & érode pour le moins mille hectares.  Sur tous les continents, des fermes familiales & des pratiques de jardin pourront je le crois demeurer les dépositaires des savoirs & des graines perdues de la vue des agronomes pour qu'une pratique nouvelle renaisse bientôt.

 

ogm/nucléaire / chimères g. / epigenetics / bees/pesticides / chimères génétiques / épigénétique / pesticides /

l'énergie nucléaire génétiquement modifiée


L'énergie nucléaire nous fascine par son potentiel.  Elle pourrait fournir l'énergie nécessaire à une ville entière pendant un an à partir de quelques grammes de matière.  De la même manière, les inventeurs de plantes génétiquement modifiées - OGM - en agriculture nous firent entrevoir la plausibilité de pouvoir faire pousser n'importe quelle plante, n'importe quand, n'importe où.
La première technologie consiste à casser les noyaux atomiques pour y puiser de l'énergie.  La seconde, à casser les codes génétiques pour y puiser de la nouveauté.  La dispersion de particules radioactives dans notre environnement est cependant inévitable. La contamination génétique des plantes de la nature par des combinaisons de gènes improbables, l'est également.
Les physiciens savent parfaitement que l'énergie nucléaire ne pourrait fournir qu'une part minime des besoins énergétiques des activités humaines, pour des raisons liées au climat, à l'économie, à la géopolitique.  Les agronomes sont tout autant au fait qu'aucune question de malnutrition ne peut être résolue à l'aide des O.G.M. agricoles, car ces questions relèvent d'une dialectique politique, & non agronomique.  Ils sont conscients également que si les plantes génétiquement modifiées agricoles venaient à être cultivées à grande échelle, pauvreté & famines s'ensuivraient tôt ou tard:  Les quelques multinationales qui accaparent & font le commerce des semences auraient main-mise sur nos ressources alimentaires, d'une part.  De grandes monocultures de plantes génétiquement semblables offriraient une menace extrême en cas d'accident climatique ou sanitaire, d'autre part.
Le développement parallèle des centrales nucléaire & des O.G.M. en agriculture, coïncide avec celui de la philosophie “N.I.M.B.Y.” - “not in my back yard”.
Chacun espère que les pollutions radioactive & génétique engendrées pour les mille siècles à venir toucheront des personnes “loin de chez moi” – des étrangers, ou “après ma mort” – des inconnus.  Chacun prétend aimer ses enfants donc, sans se préoccuper des enfants du voisin.  Ceux qui pensent ainsi se mentent à eux-mêmes, car ils ne peuvent qu'engendrer une société sans paix, en laquelle leurs enfants aussi devront vivre.  Accroître les productions énergétiques & agricoles ne peut pas être une fin, tant que notre gaspillage de ces deux ressources précieuses perdure.  L'économie d'un système présente deux faces, recettes & dépenses.  Si les économistes encouragent désormais les gaspillages & ne se préoccupent plus que d'augmenter les productions, c'est qu'ils ont mis leur science au service des élites pour exploiter les masses.  Devenant ainsi oppressives des pauvres, les élites se sont reniées elles-mêmes; elles ne méritent plus ce qualificatif.

l'énergie nucléaire génétiquement modifiée

L'énergie nucléaire nous fascine par son potentiel.  Elle pourrait fournir l'énergie nécessaire à une ville entière pendant un an à partir de quelques grammes de matière.  De la même manière, les inventeurs de plantes génétiquement modifiées - OGM - en agriculture nous firent entrevoir la plausibilité de pouvoir faire pousser n'importe quelle plante, n'importe quand, n'importe où.  La première technologie consiste à casser les noyaux atomiques pour y puiser de l'énergie.
La seconde, à casser les codes génétiques pour y puiser de la nouveauté.
La dispersion de particules radioactives dans notre environnement est cependant inévitable.  La contamination génétique des plantes de la nature par des combinaisons de gènes improbables, l'est également.  Les physiciens savent parfaitement que l'énergie nucléaire ne pourrait fournir qu'une part minime des besoins énergétiques des activités humaines, pour des raisons liées au climat, à l'économie, à la géopolitique.  Les agronomes sont tout autant au fait qu'aucune question de malnutrition ne peut être résolue à l'aide des O.G.M. agricoles, car ces questions relèvent d'une dialectique politique, & non agronomique.  Ils sont conscients également que si les plantes génétiquement modifiées agricoles venaient à être cultivées à grande échelle, pauvreté & famines s'ensuivraient tôt ou tard:  Les quelques multinationales qui accaparent & font le commerce des semences auraient main-mise sur nos ressources alimentaires, d'une part.  De grandes monocultures de plantes génétiquement semblables offriraient une menace extrême en cas d'accident climatique ou sanitaire, d'autre part.  Le développement parallèle des centrales nucléaire & des O.G.M. en agriculture, coïncide avec celui de la philosophie NIMBY - “not in my back yard”.  Chacun espère que les pollutions radioactive & génétique engendrées pour les mille siècles à venir toucheront des personnes loin de chez moi – des étrangers, ou après ma mort – des inconnus.  Chacun prétend aimer ses enfants donc, sans se préoccuper des enfants du voisin.  Ceux qui pensent ainsi se mentent à eux-mêmes, car ils ne peuvent qu'engendrer une société sans paix, en laquelle leurs enfants aussi devront vivre.  Accroître les productions énergétiques & agricoles ne peut pas être une fin, tant que notre gaspillage de ces deux ressources précieuses perdure. 
L'économie d'un système présente deux faces, recettes & dépenses.  Si les économistes encouragent désormais les gaspillages & ne se préoccupent plus que d'augmenter les productions, c'est qu'ils ont mis leur science au service des élites pour exploiter les masses.  Devenant ainsi oppressives des pauvres, les élites se sont reniées elles-mêmes; elles ne méritent plus ce qualificatif.

 

genetically modified nuclear energy

The potential capacity of nuclear industry to produce the energy needed by a large city for a whole year, from just a few grams of matter seems fascinating.  Likewise, we imagine that genetically modified plants would allow a farmer to grow anything, anywhere, any time of year.  The former technology brakes the nucleus of atoms  & gets energy there from.  The latter brakes the D.N.A. molecule & creates new genetic combinations.  However, the radioactive matter that appears in the disintegration process cannot but spread in the environment.  Likewise, the flight of genetically altered pollen & its spread among natural plants are unavoidable.
Physicists are very well aware that  the first goal in nuclear industry is the making of nuclear weapons & that energy production is just a side aspect of it.
Agronomists know as well that G.M. plants in agriculture will never solve any starvation problem on the planet, for these depend mainly on politics.  On the opposite, they offer a great danger to increase poverty & food disasters.  These dangers would exist if farmers depended too much on the seed corporations on the one hand, & if genetically identical plants were grown on a large scale on the other hand.  These days, nuclear plants & genetically modified plants are both developed everywhere, altogether with the “not in my back yard” philosophy: “you may do anything you like, as long as it is away from me.”  Each one of us hopes the radioactive & genetic pollutions created by these technologies for thousands of centuries will not affect our kith & kin, but people far away – strangers – or  people who will live long after us – strangers, again.
Can we really say that we love our children if we do not care for our neighbour's.
This way of thinking means we are lying to ourselves, for  by getting involved, engrossed in it, we generate a peace-less society where our very children must live.
Why try to increase food & energy productions, when we are at the moment wasting the largest parts of these two very precious resources?  Would not it be more urgent to learn how to make a better use of them both, before we thought about producing more?  Finding a way to balance earnings & expenditures is the basics of economics.  The fact that today's economists will only to increase our wastes & then increase industrial & agricultural productions accordingly, is a clear sign they work for the benefit of the rulers, not the peoples.  To carry on this way can only aggravate the oppression of the world's poor people.  When the rulers of the world & their elite oppress the poor of the world, they desecrate themselves & deny through their very actions the status they were given.  They cannot be considered as rulers or elite any more & must be dismissed.

 

 

* des tomates rouges en Antarctique - at war with nature

Au début de l'idée de fabriquer des plantes organismes génétiquement modifiés - OGM - les géniaux ingénieurs nous promirent de nourrir gratuitement les pauvres, faire pousser du blé au centre de gravité du Sahara & des tomates pour nourrir les bébés phoques sur la banquise antarctique.

Quarante ans plus tard, nous disposons de deux sortes de plantes OGM en agriculture, celles qui fabriquent d'elles-mêmes de l'insecticide; d'autres qui résistent à un herbicide & qui par conséquent seront autant que faire se peut désherbées au moyen du dit produit de synthèse.  En Amérique du sud, l'épandage est réalisé à ce que j'entendis, par avion.

Au réseau semences paysannes, le point de vue adopté est aux antipodes de ce mode de faire, se rapprochant de l'humilité du non-faire.  Les tomates sont des aliments Yin qui ne sont vraiment utiles au corps que quand il fait très chaud.  Désirer les adapter aux régions froides est œuvrer à l'encontre des règles de bonne nutrition.  Il est des mils en voie d disparition capables de végéter - c'est-à-dire, pour une plante, vivre - avec de l’ordre de trois cents millimètres d'eau.  Nous pourrons réhabiliter ces mils plutôt que de trafiquer les gènes des blés.

Je crois que le génie génétique peut avoir des usages en laboratoire, mais surtout pas en plein champ, car la poussière de spermatozoïdes qu'est le pollen vole à travers les continents & au dessus des océans de la même manière que du loess de l'Afrique déboisée retombe d'abondance en Eurasie, mouvement d'érosion là & sédimentation ici illustrant la phrase, "A ceux qui n'ont rien, le peu qu'ils ont leur sera ôté & ceux qui ont auront d'abondance."  En vue de reboiser les déserts, les transformer en bocages, nous commencerons par irriguer nos cœurs arides.

Nous savons que lorsque nous absorbons de la nourriture, le corps est capable parfois de subtiliser un peu de l'acide désoxyribonucléique - ADN - c'est-à-dire un peu du code génétique à cette même nourriture pour ensuite l'intégrer à son propre génome.

Cette capacité supplémentaire à la digestion ordinaire est une des voies parmi les nombreux processus qui contribuent aux phénomènes de coévolution des espèces.  Il explique par exemple que les habitants de l'Asie extrême digèrent mieux les protéines du soja, du fait que leurs ancêtres connurent de temps immémoriaux cette plante comme nourriture.

Une expérimentation fut menée de donner des plantes OGM à des souris pendant une période soutenue au détriment de leur santé.

Manger des plantes poussées parmi de l'herbicide ou produisant de l'insecticide ne semble pas une voie de raison.  Le plus grave en la matière à mes yeux est la mort du sol que ces pratiques induisent.

Nouvel arrivant en Limousin, je bus pour un temps l'eau de la source en amont de la ferme & faillis en mourir.  Les voisins, sachant ce qui s'y déversait par lessivage de leur jardin à chaque pluie, me laissèrent faire sans objecter, observant du coin de l’œil combien de temps je pourrais survivre à la potion amère.

Lorsque nous mesurons la productivité  des plantes OGM, nous la trouvons légèrement inférieure à celle des mêmes plantes au génome non modifié par introduction de gènes étrangers.  J'en déduis que les compagnies marchandes de semences & produits chimiques qui les fabriquent, jamais vraiment ne cherchèrent à réaliser ce qu'elles prétendaient faire : les plantes OGM en agriculture ne sont bénéfiques ni au producteur qui doit les acheter & ne pourra les resemer, ni au consommateur qui s'empoisonnerait à les manger, ni à la nature qui devra absorber la rémanence des substances de synthèse produites ou utilisées dans les modes de culture ad hoc.

inspiré par les mots de Jacques Testard, la Tête au carré, France Inter - 130222

 

commentaires, Yann, 19/06/2012 :

"Avec les ogm, les insecticides sont présents dans chaque cellule des plantes & cela représente des quantités 10 000 à 100 000 fois supérieures à l'hectare, par rapport aux insecticides traditionnels.  Les consommateurs en absorberont donc beaucoup plus." C. Bourguignon.
On devrait utiliser l'expression "chimères génétiques" plutôt que ce sigle qui en fait joue le jeu.  Techniquement personne ne sait modifier un génome, tout ce qu'on sait faire c'est le violer brutalement : ce sont des infractions génétiques.

Comme tu l'as expliqué, tout le vivant échange constamment sa mémoire historique ("adn"), et aussi par le biais des virus.

On ne peut évidemment pas présenter cet accordage génétique parfait comme un argument pour le désaccord, à moins d'être inique.

anonyme le 20/06/2012 :
Trop de mensonges, à la fois de la part des personnes en faveur des OGM, & de ceux qui se posent sn contre envers les OGM - les 2 partis se disputent à coups de mensonges médiatiques médiatisés.  A qui peuvent profiter toutes ces paroles fondées toutes sur la haine & le venin, la gloire pour chacun? le pouvoir? le totalitarisme des uns & des autres? la négation de notre libre arbitre?  Où demeure la paix?

marssfarm le 20/06/2012 :

La première fois que j'ai ouï sur BBC channel 4 des personnes opposées à l'introduction d'un gène différent dans une cellule, je me suis dit en moi-même que les écolos étaient souvent réactionnaires, prompts au conservatisme.
Puis, en suivant le débat, fut évoqué le gène Terminator qui rend ces semences non reproductibles. J'ai compris lors que leurs promoteurs cherchaient surtout à faire de l'argent, rien d'autre.
Le réseau semences paysannes prend la question à l'inverse en donnant & échangeant les semences.
En fait je réalise que cet article est hors sujet du blog, puisque y sont repris les arguments d'une personne que je ne rencontrai pas.
La paix viendra lorsque je n'écrirai plus qu'au sujet de ce que je connais sans intermédiaire.
Yann le 20/06/2012 :
Aucun problème ici. La haine du vice et la colère face à un vol sont des réactions saines et légitimes.  Il est effectivement aberrant d'être pour ou contre les chimères génétiques.  Il est par contre vital d'être lucide sur leurs tenants & aboutissants.

* un fort à bras ! - epigenetics

Le coureur cycliste Lance Armstrong nous permettra d'éclairer ce chapitre inopinément ouvert au sujet des chimères génétiques.  Il participa huit fois au tour de France & le remporta en sept occasions. Il avait l'habitude peu commune d'escalader la côte cheminant sur le mont Ventoux assis sur la selle de son vélo sans jamais s'en soulever, comme vous boiriez un thé au salon.  Je suggère que cet homme devrait être nommé docteur honoris causa en science, car par ses performances remarquables, il démontra la suprématie des gènes sur tout autre facteur que des hypothèses soulevées par d'autres chercheurs suggéraient - une éventuelle part active de l'épigénétique ou de l'environnement dans le déterminisme de nos capacités.

C'est en effet de ses aïeuls directs que l'homme Armstrong hérita des caractéristiques physiques & mentales hors du commun.  Louis son grand-père, fameux trompettiste noir américain sans doute lui transmit la vaste capacité pulmonaire qui lui permettait de pédaler vite & loin sans jamais s’essouffler!  Nous pouvons supposer aussi que Neil son père, premier humain à avoir jamais posé le pied sur la lune lui avait légué cette aptitude surhumaine qui lui était particulière à s'abstraire de la pesanteur qui d'ordinaire pèse sur nos épaules.  Ces deux traits de caractères sont nécessaires & suffisants il me semble pour confirmer le théorème énonçant que les victoires d'Armstrong s'expliquent avant tout par la haute qualité de ses gènes.

ps : Je reçois à l'instant un message m'indiquant que Lance, Neil & Louis n'ont en fait aucun lien de parenté - notre hypothèse s’effondre donc!

---

Pour revenir à un sujet plus proche de nous, j'observe chaque jour au jardin des convergences morphologiques entre plantes commensales d'espèces éloignées.

Lorsque deux plantes poussent ensemble au même endroit, elles tendent à se ressembler en ce qui fait penser à du mimétisme.  La forme de la moins adaptée aux conditions écologiques du lieu donné tend vers celle de l'autre.  Tout se passe comme si chaque environnement déterminait une forme qui lui correspond vers laquelle les espèces convergent.  Cette phrase cependant n'est pas complète, puisqu'il y a en même temps une diversité de formes. Chaque forme au sein de cette diversité obéit aux critères d'une niche écologique spécifique en le lieu considéré.

Nous sommes en présence de deux forces opposées.  D'une part la pression exercée par le milieu pousse les êtres qui l'habitent à la ressemblance & à l'inverse, le rôle particulier qu'une espèce va jouer en ce lieu la tire vers une différenciation.

Les personnes qui vivent proches se ressemblent aussi, mais notre perception forcément dans ce cas n'est pas vraiment objective. Pourtant, à la fin nous sommes frappés, parfois même effrayés de ces ressemblances.  Ce qui peut nous inquiéter en ce qui concerne les humains est dù au fait que d'une part, nous supposons exercer un relatif contrôle de la direction de nos vies personnelles & au constat que par ailleurs avec le temps des points de non-retour peuvent être franchis au fil de cette vie.

Dans la nature, le point de non-retour est fort rare.  Il se nomme apparition d'une espèce néo-formée.

D'abord, une sous-espèce se constitue, qui peut être nommée cultivar, variété, race.  Ensuite, si la différenciation s'accentue & dure, une nouvelle espèce naitra.  La frontière est franchie lorsqu'il n'y a plus compatibilité en matière de reproduction.  Pourtant, les humains parviennent à croiser avec succès même des espèces différentes.  Les dix espèces courantes de chêne en France s'hybrident tant qu'il est souvent difficile de trancher.  Un sylviculteur ou un scieur cependant savent les différencier au plan pratique.

Mêler éthique & génétique, voir dans la nature une projection de nos perceptions mentales nous procure une forme de satisfaction, de sens d'appartenir à un monde plus grand que nous.

Le faire nous fait entrer en un domaine dangereux & les membres émminents du RSP me montrèrent l'erreur de se laisser aller à ce travers.  J'en suis revenu donc à deux constats que je m'efforce de garder distincts.

D'une part, le monde qui nous héberge est toujours plus complexe que ce qu'il paraît.

D'autre part, le sens éthique en chacun est inné, & nous en trouvons confirmation dans le sens éthique de notre vis-à-vis.  Certes, l'expression en sera modelée par la culture d'un individu donné.  A l'inverse, un corpus commun à tous se révelle par confrontation des différentes cultures.

Le dernier constat qui pourrait annuler tous les précédents, c'est que même en matière de culture, les forces naturelles s'expriment.  Si des sociétés par le passé ont tolèreré l'inceste sans retenue, elles finirent par dégénérer du fait que la vie se manifeste avec plus d'intensité aux points de contact entre milieux qui diffèrent.

De toutes ces considérations, nous tirons deux points.  Ce qui nous scandalise surtout en matière de plantes GM ou chimères génétiques, c'est le vol d'un capital commun bâti par dix-mille générations d'agriculteurs au profit de quelques groupes financiers.

Ainsi que le montre la fin de cet article, les gènes que nous avions crus tout-puissants au siècle révolu riche de génocides fameux qui touchèrent les trois continents d'Afro-eurasie, ces gènes ne sont qu'une partie de l'expression de la vie.  La plus grande part de notre génome nous vint de virus.  Une grande part également nous fut léguée par des bactéries.  Si nous voyions cela, la peur des maladies en nous pourrait diminuer - sans abaisser toutefois la vigilance de rigueur!

Les gènes sont importants, mais les considérer en eux-mêmes n'a pas de sens.  Au regard de l'histoire de la planète, les fabricants de plantes GM ne seront qu'un instant fugitif.  Leur action ne sera pas sans conséquence, mais la vie est plus forte.

 to be continued...  130313

commentaires de Yann le 22.06.2012 :
Au fait si on voulait respecter cette méthode de clairsemage, on pourrait aussi le faire pour le trèfle, chaque graine pouvant donner un buisson de quelque 40 cm de diamètre.

* la bête de somme & l'agriculteur - Dmitri Mendeleïev

Pourquoi la connaissance scientifique a-t-elle toujours dix ans de retard sur celle des personnes de terrain?

Est-il besoin d'un scientifique pour nous dire que l'amiante ou le plomb sont des métaux lourds & toxiques de ce fait?  Dmitri Mendeleïev le déclara il y a un siècle & demi.

Lorsque l'industrie nucléaire sera enfin déclarée décadente, nous verrons des publications de science pour nous rappeler que l'uranium est lui aussi un métal lourd, savoir disponible dès l'origine.

Pourquoi les abeilles meurent?  Tous les paysans le savent.

Un apiculteur tenait des ruches auprès d'un champ.  Il demanda à son voisin au cas où il aurait voulu traiter le champ le matin de l'en avertir auparavant, afin que l'éleveur d'abeilles puisse tenir les ruches closes & protége ainsi les butineuses.  L'agriculteur traita un matin sans avertir l'apiculteur & les abeilles moururent toutes.  Elles aiment à boire la rosée sur les feuilles des plantes & ce matin là, la rosée était nourrie d'un cocktail d'insecticides dont la caractéristique première est d'affecter le système nerveux.

Cette histoire révèle que nous sommes au plan spirituel gravement malades.  Le spirituel est un commun ainsi que l'air, l'eau, le sol & l'énergie solaire.  Nous voyons de ce fait le lien entre la pollution des éléments dont notre corps est un agencement remarquable & la carence dans le domaine spirituel qui régit nos rapports à l'autre dont le corps social est tissé.

L'agriculteur sait & n'écoute pas son voisin.  Abruti par le ronron du tracteur, il n'entend plus la voix de l'homme.  Formaté par l'école agricole, il ne perçoit plus le signifiant dans les mots de ceux qui parlent.  Saturé par trop d'information, il ne sait plus distinguer le futile du vital.  Embarqué sur les rails de la technique, il oublie que son ouvrage touche au vivant & que le vivant est tout à la fois un & multiple - notion impossible à saisir par le mental rationnel.

Le scientifique aussi sait pourquoi les abeilles meurent, mais il justifiera son salaire en prenant le temps de le démontrer.  La démonstration prendra dix ans.  La décision politique qui devra en découler prendra dix ans encore.

En cela nous voyons que la modernité est un leure.  Nous sommes des bêtes & seule la conscience pourrait nous sauver.

inspiré de "CO² mon amour" Denis Cheissoux - France-Inter - 131106

 

 

5 forms/ecology regarder limiter envisager garder obéir

 

 

protect / preserve

des cinq formes de l'écologie & la sixième : conservation / préservation / maintien / utilisation / soumission / non-faire

l'espace des arbres dessine un pays /conserver, protéger, garder, valoriser, obéir

La conservation de la nature envisagée comme en son éternité qui ne saurait varier révelle notre souhait de retourner à une enfance de tous les possibles.  La préservation de la nature perçue faible & démunie devant les innombrables expression de la folie humaine, capables souvent de s'unir en projets ou même de se déguiser en sagesse.  Le maintien de la nature dont nous avons pris conscience qu'elle est le cadre d'existence de nos vies d'équilibres complexes & interactions sans fin.  L'enrichissement de la nature, sachant qu'elle manifeste en se transformant tout le temps la résultante de toutes les forces qui l'animent.  L'obéissance à la nature par la découverte que nous naissons en son sein, qu'elle nous nourrit & nous abrite & qu'en fin de compte nous ne sommes que fêtus de paille au regard d'un cosmos sans début ni fin.  L'amour de la terre parce qu'elle est le seul lieu dans tout le ciel - l'univers - où ce qui est ma nature seule pourrait trouver moyens à se déclarer : rire & pleurer.  Je vois la nature comme l'étoile de David à six branches dont le symbole ancien fut exprimé en d'autres cultures sous des formes variées, le Tao par exemple.  Cinq éléments - plus le facteur humain, le facteur d'incertitude, l'aléa du Ciel.

 

 

cinq formes de l'écologie / conserver, protéger, garder, valoriser, obéir

La conservation de la nature envisagée comme en son éternité qui ne saurait varier révelle notre souhait de retourner à une enfance de tous les possibles.  La préservation de la nature perçue faible & démunie devant les innombrables expression de la folie humaine, capables souvent de s'unir en projets ou même de se déguiser en sagesse.  Le maintien de la nature dont nous avons pris conscience qu'elle est le cadre d'existence de nos vies d'équilibres complexes & interactions sans fin.  L'enrichissement de la nature, sachant qu'elle manifeste en se transformant tout le temps la résultante de toutes les forces qui l'animent.  L'obéissance à la nature par la découverte que nous naissons en son sein, qu'elle nous nourrit & nous abrite & qu'en fin de compte nous ne sommes que fêtus de paille au regard d'un cosmos sans début ni fin.  L'amour de la terre parce qu'elle est le seul lieu dans tout le ciel - l'univers - où ce qui est ma nature seule pourrait trouver moyens à se déclarer : rire & pleurer.  Je vois la nature comme l'étoile de David à six branches dont le symbole ancien fut exprimé en d'autres cultures sous des formes variées, le Tao par exemple.  Cinq éléments - plus le facteur humain, le facteur d'incertitude, l'aléa du Ciel.

120521

 

regarder limiter envisager

 

Le cœur - à gauche - dispense par la main - au centre - irradie par bonté - à droite - délimite par vertu.

L'écologie peut être de droite, habitée de la velléité de protéger une nature conçue en notre imaginaire, ou de gauche, tourmentée du souhait de concilier la vie des humains & des non-humains, imaginant que cette différence ferait sens.  Les tenants de ces deux courants pourtant n'envisagent pas de ne pas détruire les ressources qui nous sont disponibles, les premiers pour les accaparer, les seconds pour les partager.

Avec l'agrinature nous entrons en route en des perceptions du monde qui présidèrent avant l'ère des machines servantes du capital de droite & des oppressions de gauche.  La distinction entre l'humain & le non-humain, entre le minéral & le vivant, entre le savoir & l'habileté des mains, entre le biologique & le spirituel s'y effacent, s'y dissolvent, s'en échappent.  Aucun problème que la pensée crée ne sera résolu par la pensée.  En pensée, nous entendons tout ce qu'elle produit lorsque coupée de ses racines ancestrales, immémoriales qui l'attachaient au concret alentour, aux conséquences d'un acte à court & long terme, pour le dire en un mot, à l'autre, qu'il soit humain, végétal, ou animal, bâti de matière inerte, tissé d'imaginaire, de virtuel ou d'essence spirituelle, être de nature ou de réalité, évênement ou fait.  La pensée ainsi coupée de la réalité qui directement nous entoure & nous touche peut générer les montres que sont par exemple la technologie, le pouvoir des mots pour eux-mêmes, l'amour-propre, l'égoïsme, les peurs, la mesquinerie, les courtes vues, le clan, le racisme, en un mot la cohorte des démons mentaux qui souvent nous approchent & parfois nous assaillent.

La pensée en elle-même est un outil dont nul ne peut se passer.  Elle ne doit pas cependant être employée seule, car alors il en résulte une brisure du réel en autant de fragments que nulle glu ne sait recoller.

Regarder le monde comme un tout.  Limiter volontairement nos moyens.  Envisager toujours le bien de la communauté conçue en cette observation que l'humain, le vivant & le spirituel ne peuvent pas être dissociés, puisqu'en nous ils ne sont qu'une seule & même force – sœur, mère & père.

 

 

égouts / tax on water / 3 formes de l'eau

 

 
 
le drainage d'irrigation de pédogenèse & les terrasses soli-pluviales.
 
 
les égouts souillent l'eau qui est ensuite épurée /
 
 
eau, mon amour! / pour une socialisation de ce bien commun / mercredi 6 Mai 2015 L'Humanité / article recueilli sur le blog "Le monde sera beau."
 
Une tribune de Jean Huet, auteur de "Vers une gestion coopérative de l’eau " (Fondation Gabriel-Péri).

«Or bleu», l’eau est une ressource naturelle précieuse, vitale, dont le partage s’avère souvent conflictuel. De tout temps, les civilisations ont pris soin, non sans heurts, de s’établir à proximité d’un point d’eau. L’homme a cette tendance naturelle à s’ériger en maîtres, et possesseurs jaloux de l’eau. Affaire de tous, l’eau est un commun dont chacun est en droit de disposer. Pourtant sa répartition cause des tensions et des rivalités. L’exploitation de l’eau pour l’industrie, l’agriculture et la consommation domestique pourrait pourtant être plus coopérative.

L’enjeu est à la socialisation de l’eau : processus de réappropriation par la communauté territoriale des enjeux et des réponses pour un accès à l’eau de bonne qualité pour toutes et tous. Pour éviter le syndrome du yo-yo qui se reproduit régulièrement lors de changement de majorité municipale et maintenant intercommunale entre une gestion publique et une gestion privée, il faut partout où des élus et des citoyens se retrouvent sur l’idée d’une remunicipalisation qu’ils dépassent la seule question de la forme publique et qu’ils posent les bases d’une réelle mobilisation citoyenne autour de l’eau. Il s’agit d’ouvrir les fenêtres et les portes. Une partie indispensable pour gagner une bataille de l’eau contre les intérêts géants du capital. Cette socialisation doit créer les conditions d’un nouveau rapport de force entre les choix municipaux et les habitants. Que la question de la maîtrise du pouvoir laisse la place à celle de l’équilibre des pouvoirs, à condition bien entendu d’écarter les multinationales de ce débat de fond.

Le phénomène actuel dont le « Rapport mondial de l’eau », dévoilé lors du 7e Forum mondial de l’eau (avril 2015), rend compte avec les 94 cas de remunicipalisation en France (Paris, Grenoble…) amène à penser qu’une nouvelle ère de coopération entre régies ou autres structures publiques s’ouvre. Il faut prendre à Veolia et à Suez ce qui a fait leur force : la mutualisation des outils de production. Ces compétences techniques si louées de nos chères entreprises françaises n’auraient pas été possibles sans cette mutualisation de revenus mobilisés pour une part sur la recherche et le développement, les services rendus. Mais en mutualisant également les profits dégagés des richesses de chaque territoire, ils ont aussi mis en danger la rénovation des infrastructures, privilégié les technologies de pointe et les usines de traitement lourd à la coopération territoriale pour limiter les rejets sur les zones de captage. La coopération entre régies s’impose dans une démarche d’alliance, qui pourrait s’engager sur des sujets communs de haute importance : qualité de l’eau, accompagnement des projets de remunicipalisation…

Il y a des enjeux qui sont difficilement envisageables de manière isolée et cloisonnée ? En amenant l’idée d’une nouvelle ère de la coopération par la socialisation de l’eau j’ai l’intuition que d’autres formes de société de gestion pourraient être envisagées localement. Une dynamique qui devrait permettre d’associer les salariés, les techniciens, les citoyens-usagers (ménages, agriculteurs, entreprises locales), et bien entendu les collectivités dans la marche de la gestion de l’eau.

Qu’il s’agisse d’une régie, ou d’une société coopérative d’intérêt collectif (Scic), les conditions peuvent être réunies pour prendre en compte les différentes parties prenantes du territoire, seule manière de construire l’intérêt général. Les élus de la République doivent l’incarner, mais pour faire société nous devons être en capacité d’élargir le cercle des décideurs, surtout pour un sujet aussi sensible. L’eau nous appartient, c’est le peuple qui la boit.

http://www.humanite.fr/

---

 Très bel article.

Selon l'idée des astrophysiciens, notre planète est relativement sèche.   L'eau sous forme glace est une substance ancienne en l'univers, mais à cause de la proximité du soleil, toute l'eau de notre planète se serait évaporée en ses débuts.  Par la suite, ce sont des comètes & astéroïdes glacés qui, entrant en collision avec la Terre, lui auraient apporté toute l'eau dont nous disposons.

 

Gérer l'eau comme un commun sera le moyen le plus sûr & le plus économe.  Les égouts souillent l'eau qui est ensuite épurée.  C'est ainsi que le profit est double pour les compagnies gestionnaires.

Il en va de même de la relation entre les intrants agricoles subventionnés &le prix de l'eau potable, deux budgets à mettre en balance.  Que pourrions nous dire des fosses sceptiques qui, nous le savons ne sont que des cache-misère, une manière de planquer la poussière eau sale sous un tapis de chiffres théoriques.  Il est facile de réaliser des lagunes d'épuration & des tollettes sèches.  La lagune-forêt peut produire d'abondance du bois ou de la matière organique - brf - & les toilettes fertiliser les champs.

---

Eden - où il est démontré que les technocrates sont malins

 

Lorsqu'Il créa l'homme, Il le plaça dans un jardin :« Ce sera un paradis. »

Mais l'homme dit: « Non, je veux être Toi ! »

  • - « C'est trop dur ! »
  • - « Cela ne m'est pas problème !» répondit le petit.
  • - « Tu vas devoir enfanter ton potager dans la douleur. »
  • - « Ça ne fait rien. »
  • - « Tu feras pousser tes poireaux à la sueur de ton front. »
  • - « Je ne m'en soucie guère. »
  • - « Tu vas en chier ! »
  • - « Essayons tout de même! »

Alors l'être suprême, par un peu de compassion pour cet être si têtu, lui donna le truc :« Chaque jour, ton "trouduc" produira la dose d'engrais exactement nécessaire à fertiliser le potager qui te nourrit. »

Ainsi l'homme vécut sur la terre.

Dieu sait tout.  Comment aurait-il pu pourtant anticiper les technocrates?
Et se frappant le front en criant, « J'ai trouvé! » la bande au professeur Nimbus est arrivée.
Ils déclarèrent: « C'est caca! »

Puis ils le jettèrent à l'eau.  L'eau descend toujours & irait quoi qu'il arrive se cacher en un lieu souterrain.
Depuis lors, nous avons un double dilemne : la terre a faim d'humus, & l'eau est sale.
Les technocrates décidèrent alors : « Facile!  Nous allons laver l'eau !  Nous fabriquerons par ailleurs des usines de synthèse d'engrais pour l'agriculture.  Donnez-nous pour ce faire seulement quelques milliards de milliards de milliards de milliards ... »
Mais les humains rétorquèrent: « Pas question ! »
Pour trancher le conflit, les politiciens décrétèrent à la fin : « Ce sera payé par une taxe sur l'eau & des subventions à la surface données aux agriculteurs pour compenser la destruction de l'humus de leurs champs. »

Depuis lors, la terre a faim, les sols s'érodent sur les cinq continents,
l'eau est sale, les mers meurent, & nous payons des taxes pour que ce système perdure.

 

in Eden, a tax on water – to whom does water belong ?

 

When God created man, He placed them in a garden.  ”It will be a paradise.”
However, man answered, “I want to be God !”

  • - “Too hard!” said He.
  • - “It does not matter !”
  • - “You will give birth to your vegetables through pain.”
  • - “I do not care !”
  • - “You will have to grow your carrots at your brow's sweat.”
  • - “Never mind !”
  • - “Your life will be shit!”
  • - “Anyway, let us try !”

In the end, God gave up.  However, He felt compassion for stubborn little man, & so He gave him the one useful trick: “Daily, your ass is going to produce the exact amount of manure needed to fertilise your vegetable patch.”

And from that time onward, humankind lived on earth.
God knows everything.  However, how could He have imagined modern technicians?
They declared, “Do not use this as fertiliser : it is filthy.”  Therefore, they decided to throw it in water.
From this time on, we must deal with a double problem: waters are polluted, & soils are starving for humus.
Then the technicians decided: “No trouble, we are going to clean the water, & manufacture plenty of fertiliser.  For this, we are only asking a few billions of billions of billions of billions...”
At this, the humans retorted, “In no way are we to pay !”
Fortunately, the politicians solved the argument by saying: “It will be a tax.  Our decision is final.”
Ever since, soils are deteriorating for want of humus on the five continents, rivers, water tables & seas are not clean any more, & we pay taxes to carry on with this mess.