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photosynthèse continue

L'agrinature tend vers la pratique native d'agriculture n'utilisant que les ressources du vivant en son effort de néguentropie insufflée par l'injection constante dans l'écosystème Terre des photons que lui dispense maître Soleil, étoile moyenne de la galaxie.

deux chaînes trophiques

La nourriture des plantes est pour l'essentiel un triptyque constitué par l'hydrogène de l'eau, le dioxyde de carbone de l'air & par voie indirecte l'azote de l'air.  Utiliser toute l'eau & tout le soleil disponibles en un lieu tout au long de l'année est l'enjeu d'agrinature.

observante attention

Cela signifie que le seul intrant en cette pratique agricole est d'énergie solaire. De ce fait nous prendrons soin à observer que les plantes présentes puissent faire emploi autant que faire se peut de ces deux ressources données à tous. - la lumière solaire & l'eau des précipitations.

prélever part infime

Deux parts au moins de la production est destinée à la fabrication des sols & une part prélevée comme nourriture. Nous intervenons le moins qu'il est possible afin de laisser aux êtres vivants de l'écosystème champ toute latitude d'oeuvrer selon leur nature propre.

simplicité du complexe

Pour que ces êtres puissent exister, nous devons proscrire l'usage des substances de synthèse que le vivant ne sait pas métaboliser.  C'est la diversité qui assure l'ensemble des fonctions requises & ce par le moyen de la complémentarité biologique des êtres.

humus & sens pratique

Les notions de pédogenèse sont l'essence de l'agrinature : la Terre doit redevenir terreuse, refabriquer ses sols. A l'échelle d'un siècle l'agronomie envisagera une combinaison des deux pratiques. Des paysans, paysannes, chercheurs & chercheuses affineront des méthodes applicables à plus grande échelle & éventuellement des machines simples & légères. Celles disponibles ce jour sont trop complexes, trop pesantes sur le sol & de ce fait trop voraces en énergie.

projection en nutriments

Des petites parcelles sont le cas idéal car les lisières & bordures sont des points de grande richesse biologique & parce qu'il est besoin d'arbres pour garder & fabriquer le sol. La production locale permet aussi le retour, le "recyclement" de la matière organique pour l’auto-fertilisation.

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economy of farming 3° X

2.8.5 - yes Master !

La bourse fut un mode de financement de l'entreprise permettant à chacun d'en devenir propriétaire d'une toute petite part.

Entreprendre est le premier pas de l'économie à exister.  Toutes les autres activités en découlent.

Projeter ou spéculer sont deux des moyens de l'entrepreneur.

Ce jour nonante pour cent des transactions spéculatoires se font hors de la bourse, effectuées par des ordinateurs automates qui achètent & vendent à la fréquence d'une nanoseconde.

Le cœur de l'économie est géré par des ordinateurs : pouvons-nous le tolérer sans risque de devenir leurs esclaves ?

Une économie parallèle existe aussi, celle des marchés, des trocs & échanges, des associations & des bénévoles & bienfaiteurs.  Elle génère peu d'argent mais nous permet d'exister, nous importe au plus au point puisqu'elle concerne nos cadres de vie, nos valeurs, nos familles, nos liens en la société.

Le lien entre ces deux économies - réelle & financière - apparaît par le moyen des taxations, des donations, la charité, les prélèvements sociaux.  L'économie droguée à la finance se nourrit & se reproduit avant tout elle-même.  L'économie des humains ordinaires lui arrache quelques miettes de survivance.

Cette description résonne avec l'antique système des féodaux & de la féodalité, des serfs & des servages qui apparurent, disparurent & renaissent sans fin.

Ainsi est-il de notre humaine nature & condition depuis toujours & pour toujours.

130804

commentaire de Flo :

Je ne sais pas si tu as vu le robot atlas, le petman, le big dog robot; ils sont devenus autonomes et n'ont presque plus besoin des humains.


Flo  http://odeurdelaterre.centerblog.net  le 16.06.2013

 

 

 

l'animal, l'humain, la bête- who is the real me?

 

 
 

 ononis & un érable dans une pelouse de ville tondue une ou deux fois l'an avec export de la matière végétale produite

---

Je suis un métis.

Mon père est de Saint-Laurent & ma mère de Saint-Georges.

Les sols des collines de Saint-Georges sont superficiels, caillouteux.  Ceux de Saint-Laurent près du fleuve sont des limons fertiles, profonds.  Métis de ces deux types de terres, je me sens capable d'être fermier en l'un ou l'autre.

Pourtant aux deux villages je suis reçu en métèque, un renégat, un paria.

Je suis un métis.

Mon père est un homme & ma mère une femme

Je suis en conséquence un mélange de ces deux types, de ces deux genres.

La race parle de l'origine géographique de l'individu considéré.  Ainsi, nous connaissons la vache limousine pour son agilité, sa frugalité, son endurance aux frimas & une capacité à vêler sans aide dont la fame se répandit jusqu'en des lieux éloignés de Limoges.  Accessoirement, les limousines sont brunes.

Un pin de race montagnarde aura des branches fines, assez souples pour ne pas retenir les charges de neige, les laisser glisser au sol peu à peu sans dégât.  Accessoirement, les pins de montagne sont de forme haute, élancée.

En l'espèce humaine, l'idée de race se propagea aux temps des esclavages & des expéditions de colonisation.  Elle offrait une caution à visage scientifique pour justifier qu'un peuple puisse opprimer un autre lors déclaré inférieur en intelligence, en abileté ou en civilisation.  Le racisme humain possède contre toute attente une unique racine qui est racisme de classe, c'est-à-dire dont la base est économique : en vue de ce que ses membres perçoivent comme son profit, un groupe social se doit d'exclure une altérité en laquelle il déclare ne pas se reconnaître.

La race dans la nature, en élevage, puis dans la société, évoque le lieu de naissance & partant les adaptations du soma & du caractère utiles pour subsister en un biotope particulier.  La race était la famille, définie par un lieu d'habitat.

Elle s'étendit plus tard à l'entour de ce lieu, au clan, à la tribu, attachée à une géographie où se transmettaient les gènes & héritages en biens & en culture.

Nous savons désormais que si les gènes ne sont pas renouvelés par des apports autres, étrangers, extérieurs, une race dégénère puis disparaît, ainsi qu'il advint aux dynasties qui se voulurent éternelles.  Nous savons de même que si l'héritage matériel qui s'y attache était transmis sans partage également, la survie du clan prendrait le risque de se voir menacée par les tensions & jalousies exacerbées en son sein ou se trouver attaquée par la pauvreté que cette transmission génére à son entour par exclusion.  Nous savons enfin que les biens culturels vivent des échanges que leurs porteurs entretiennent avec d'autres cultures.

Hitler cet homme de culture, promut un type qui n'était pas le sien.  Les scientifiques qui orbitaient autour de lui déclarèrent qu’Adolf appartenait à une race spéciale dont il était le seul représentant.  C'est le cas de chacun d'entre-nous.

C'est ainsi que l'homme le plus raciste permit que la plus fine définition du mot race fut conçue.  Le surgissement de cette définition nouvelle abolit du même coup la possibilité d'user du concept en ce qui concerne notre espèce.  Depuis lors, nous n'osons plus l'employer & nous tournons vers des valeurs plus individuelles.  Nous acceptons désormais que le caractère d'un adulte résulte pour l'essentiel de l'éducation qu'il reçut enfant, que notre réussite provient en grande part de l'effort que nous y investissons tout autant & souvent bien plus que des talents innés que nous possédions au départ ou de la fortune que nos parents nous léguèrent.

Observant que bien des espèces de plantes sont capables de croisements, Fukuoka contestait l'idée d'espèce même.  Il envisageait chaque individu comme unique & nouveau.  Depuis le milieu du siècle passé, nous savons que chacun d'entre-nous appartient à une race indéfinie dont nous sommes le seul représentant.

Les races d'animaux continuent d'exister parce que des personnes font l'effort de les maintenir.  En matière de plantes, nous ne parlons plus de races, mais de cultivars & variétés & nous savons aussi que ces vocables désignent des plantes domestiquées qui dépendent de notre action pour continuer à perdurer en tant que telles.

C'est pourquoi Guy Kastler & Isabelle Goldringer définirent une variété végétale non pas par son pool génétique, mais par trois groupes de critères - un phénotype & un comportement au champ, un terroir, & des pratiques culturales.  Les mêmes valeurs peuvent être appliquées aux races d'animaux.

Les variétés & races de plantes & animaux des agricultures d'antan sont en grand risque de disparaître sous la pression business des grands groupes d'industrie & de la finance autogame.  Nombre fut perdu déjà.  Les espèces sauvages aussi sont menacées d'extinctions devant la prolifération de la notre, notre avidité sans retenue.

Puisque les humains circulent désormais & se marient parfois à grande distance,

puisque les idées, les marchandises & les modes de vie se répandent aussi tout autour du monde,

l'idée de race en l'espèce humaine disparut elle aussi.

 
Le racisme demeure en nous pourtant - une bête que nous devrons dompter pour qu'elle ne nous dévore pas.

2.7.7 - l'animal, l'humain, la bête - who is the real me ? - to be continued...

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2.7.6 - de proximité ou de marché - market & trade.

Les chicorées d'Isa sont fort petites.  Une de ces menues salades nourrit mieux qu'une grosse poussée aux pesticides.  Préférez-vous une grosse laitue qui empoisonne à une petite qui nous abreuve de précieux nutriments ?  L'absurde de la question pose le fait que nous la posons pas.  Ne pas poser l'absurde question nous conduit sans éludation ni élucidation à l'absurde que nous détournant du modeste maraîcher bio d'en face, nous finissons par manger la grosse chicorée peu pas chère de l'hypermarché - groupe financier multinational - qui transita trois fois autour de la terre avant de parvenir jusqu'en notre assiette.

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2.7.5 - un en-cas bio - Shall we eat organic foods ?

Vous pensez peut-être que les légumes & céréales bio coûtent plus cher que ceux poussés avec l'aide de molécules pesticides.  En cas, il se pourrait que vous ne mesuriez pas la teneur en matière sèche des aliments.  Vous serrez mieux nutri d'une petite carotte poussée selon Agrinature que d'une grosse gonflée d'eau & de nitrates.  En ce cas, il se pourrait que vous ne vous fournissiez pas par voie directe au producteur & utilisiez à l'inverse des circuits commerciaux détournés.  Les supermarchés par exemple ne sont pas abilités à vendre des produits bio du fait qu'ils irradient les cargaisons à leur arrivée en magasin en vue de les stériliser.  Leur lobby puissant pourtant obtint les dérogations nécessaires auprès des autorités concernées.  En ce cas, il se pourrait que vous ne preniez pas en compte le coût de votre santé dans la formule d'évaluation.  Il est vrai qu'en France, le fait que les dépenses de santé soient mutualisées ne nous incite pas toujours à l'économie en la matière.  En ce cas, il se pourrait que vous n'ayez jamais calculé le prix au kilo d'un paquet de chips ou de tout autre aliment manufacturé dont les chariots de supermarchés regorgent.  Le prix de ces aliments en général se range entre ceux du caviar & du Dom Pérignon.  La peau des fruits & l'enveloppe des céréales en sont les parties les plus riches en nutriments.  Elles sont aussi les zones où les résidus de pesticides se logent par nature.  Il semble en ce cas judicieux de manger des céréales complètes & les fruits sans les peler & pour ce faire, choisir ces produits indemnes de subtances chimiques. Pensez-vous encore que se nourrir de plantes cultivées selon le mode biologique coûte plus cher ?  En ce cas, il se pourrait que vous ayez lu les mots ci-dessus sans les comprendre.

130314

2.7.4 - La moissonneuse-batteuse-van à trémie pèse dix tonnes.

Il nous arrive parfois d'acheter des machines qui ne fonctionnent pas vraiment, conçues par des techniciens qui n'ont pas vraiment idée de ce à quoi elles serviront du fait qu'il ne fut pas demandé aux utilisateurs putatifs ce qu'ils en attendaient.  Il existe aussi des machines dont les caractéristiques obéissent à un usage moyen dont personne ne veut vraiment.  Cette introduction nous mène à l'histoire des machines agricoles.  Avant de débuter la ferme de mars, je rêvais en imagination d'une moissonneuse d'un type ultra-léger que pourrait mouvoir un moteur de mobylette.  Plus tard, me conformant à la norme en cours, j'achetai la moissonneuse ordinaire du commerce.  Qui foula un sol en son état naturel - en forêt ou sur une jachère - sait combien ce milieu est tendre.  Or les machines agricoles sont d'acier.  Il est évident qu'alors leur poids même soit contraire à l'idée qu'elles vont devoir rouler sur les terres destinées à accueillir les racines des plantes cultivées pour produire de la nourriture.  Le poids de la machine est de plus une charge qu'il faudra déplacer par une grande dépense d'énergie.  Le gros moteur utile à cela est lui-même d'un grand poids.  La machine ne se contente pas de moissonner; elle bat, vanne, répand la paille & stocke le grain en sa trémie.  Ainsi, à force de complexification de la structure de base, le cercle de l'accroissement de son poids se poursuit sans se clore jamais...  En matière d'évolution, une tendance qui s'étend en une direction donnée est nommée un cline.  Si le cline ne s'interromp pas, il produira l'avortement de la branche évolutive concernée...  C'est aussi ainsi que les grandes civilisations meurent.  Sous le poids des énormes machines, les sols se tassent & se meurent peu à peu.  A l'instar de leur confrère chinois qui ne savait pas à quoi sert un four, les ingénieurs qui conçurent les machines destinées aux travaux de l'agriculture n'ont que peu idée de ce qu'est un sol ou une plante.  Lors de la moisson d'une céréale, le coût en énergie, en entretien & en amortissement de la machine consomme une bonne proportion de la valeur de la récolte.  Mon hypothèse est que ces machines ne furent inventées ni pour le profit des agriculteurs, ni pour le bénéfice du sol, mais pour favoriser l'industrie mécanique & les consommations d'énergie.  Si cette hypothèse se confirmait, nous pourrions dire sans nous tromper que les subventions données aux exploitations agricoles sont en définitive une manière indirecte d'utiliser l'argent public à soutenir les industries du pétrole & du machinisme des pays industriels.  Ne soyez pas jaloux donc de ce que les agriculteurs reçoivent : aucun argent n'est donné sans contrepartie - ils sont en réalité les dupes d'un système qui les opprime plus qu'il ne les favorise & donne en fin de cline la préséance aux gros.  L'histoire du cline qui ne cesse pas nous informe cependant sur ce qui se passera plus tard.

130314

2.7.3 - Un paysan existe par ses clients. - Farmers are Vaishas.

A qui profite le crime est la question que nous nous pouvons poser en face dun problème posé.  Quel fut l'intérêt d'avoir industrialisé l'agriculture ?  Etait-ce pour produire plus ?  La réponse en ce qui concerne le nombre de calories produit semble à l'évidence, oui.  Répondre en revanche, en ce qui concerne la qualité des aliments nous parait moins d'évidence.  Vaut-il mieux produire deux tonnes de blé destiné à la nourriture des animaux, d'une teneur en protéines de dix pour cent, ou une tonne & demi de sarrasin ou de blé ancien contenant quinze pour cent de protéines & destinés à l'alimentation humaine ?  Etait-ce pour obtenir des aliments de meilleure qualité ?  Il est vrai que les contrôles désormais opérés à tous les stades de la chaîne de transformation semblent asssurer la garantie d'une qualité standard.  En revanche, le grand nombre d'acteur qu'inclut en son jeu le commerce industrialisé des denrées alimentaires rompit la connection de voie directe qui existait entre le paysan & son client.  A la relation de confiance qui se basait sur une connaissance mutuelle doivent se substituer des processus de contrôle nombreux & constants par de nombreux agents de l'industrie, les associations & les administrations.  Vaut-il mieux produire un seigle contenant des résidus de pesticides & qu'il faudra par nécessité bluter totalement ou une avoine en mode biologique ou naturel qui pourra être transformée en flocons en utilisant pour ce faire le grain intégral ?  Etait-ce pour assurer l'autonomie & la bonne alimentation de chacun ?  Nous savons par exemple que la France ne produit pas toutes les protéines que sa population consomme.  Nous savons aussi que la malnutrition perdure en de nombreux pays.  Etait-ce pour diminuer les gaspillages ?  Certes le circuit industriel achemine sans écart la production achetée vers les transformateurs & distributeurs.  En revanche, les maraîchers par exemple savent que s'ils vendent dans les circuits de la grande distribution, une part conséquente de leur production ne sera pas achetée pour des raisons de forme & sans tenir compte aucun de leur qualité réelle en matière de nutrition.  Les délais de transport vers des clients lointains ont pour conséquence que nous mangeons souvent les aliments longtemps après leur récolte.  Leur bas prix par ailleurs incite peu les commerçants & les utilisateurs à en éviter la perte au magasin ou à la maison & il est de notoriété que les poubelles en reçoivent parfois ou souvent l'offrande.  Etait-ce pour réduire les coûts de production ?  Certes, la production en tonnes de nourriture par agriculteur s'accrut de manière importante, mais en revanche il est besoin de la présence autour de ce même agriculteur de nombreuses personnes qui devront accomplir toutes les fonctions sociales & les tâches que la paysannerie ne peut plus prendre en compte par ce fait même que sa population se décime.  Les postes de la fonction publique & de nombreux autres organismes engagés pour la prise en charge de la politique agricole sont nombreux & doivent également être comptés dans le calcul des coût réels de l'activité d'agriculture.  Etait-ce pour abolir la pénibilité du métier d'agriculteur ?  Certes les travaux des champs sont désormais accomplis à l'aide de machines.  Notons pourtant que la charge financière que leur achat & leur entretien induisent est un poste important au sein des dépenses de l'entreprise agricole.  De plus, le travail de bureau & de relation à l'administration occupe une part apréciable parmi les diverses tâches que doivent accomplir les paysans aujourd'hui.  Etait-ce pour en améliorer le rendement économique par le biais merveilleux des économies d'échelle ?  En ce cas, quel besoin y aurait-il à subventinoner un agriculture si rentable?  Elle est de fait subventionée & c'est à ce prix seul que la mécanisation intégrale des fermes put exister & perdure.  Il est à noter que si la production globale augmenta au cours des décennies passées, ce fut en même temps que la surface agricole utilisée diminuait.  L'imperméabilisation des terres alluviales par le goudron & le béton en conséquence de leur urbanisation nouvelle est un phénomène préoccupant car alors, il faudra produire plus encore sur moins de surface encore.  La sancturarisation des sols autour des villes devra être décrétée partout.  A ce jour, la productivité par hectare atteint un plafond & n'augmente plus.  Au regard des aspects de pollution & de la baisse de l'activité biologique des sols, un rapport récent de la Food & Agriculture Organisation - FAO - préconise comme une solution à ces deux questions la généralisation de l'agriculture biologique.  Or il est possible de pratiquer l'agriculture biologique sur un mode industriel & nous voyons en cela que si cette tendance vers le bio est une option, elle ne suffira pas à apporter réponse à la question du choix entre une agriculture industrielle & une agriculture paysanne.  En industrialisant l'agriculture, nous perdons les terroirs & les paysages.  Nous perdons les savoir-faire & le contact d'avec la sagesse de la terre, une vie que réglaient les saisons & les cycles de soleil & lune.  Nous progressons vers une nourriture imprégée de substances étrangères au vivant & par voie de conséquence nous devrons confier notre santé de plus en plus à la garde d'autres molécues chimiques, médicaments du corps & du cerveau.  Ainsi, le beau, le bien, le bon, la joie, la paix s'éloignent de nous.  Si le mouvement qui nous embarque inexorablement à devenir des rouages de la machine industrie nous parait porter préjudice à la qualité de nos modes de vie, posons-nous la question, "à qui profite le crime?"  Il semble en première approche que ce qui profite tout d'abord de ce processus, ce serait la machine elle-même.  En ce cas, qui profite alors de la monstrualisation de la machine ?  La réponse est contenue dans la question quand nous savons que les produits des bourses de Paris, London New York, Santiago & Hong Kong vont grossir les poches de ceux qui ont déjà trop.  Les paysans n'existent que par leurs clients.  Ils sont en Inde de la caste des commerçants, les Vaishas dont la fonction est l'échange & les mouvements au sein de la société.

130315

2.7.2 - humus ou aridité - reconquista of our planet -

En l'an 2006, la moisson fut de faible quantité sur tous les continents & le prix des céréales flamba - pour retrouver le cours qu’elles avaient trente ans auparavant !  Dans le même mouvement, le coût de l'énergie s'envola, révélant le lien à double sens de ces deux denrées : l'agriculture use d'énergie pour sa production & la nourriture contient en elle l'énergie dont nos corps ont un besoin constant.  Depuis lors les cours se maintiennent, c'est-à-dire qu'ils ont toujours la valeur d'il y a trente ans.  Nous savons que près de la moitié de la production se perd, n'est pas mangée.  Nous savons de plus que plus de la moitié de l'autre moitié sert d'aliment aux animaux que nous mangerons & le gaspillage de ressources que cet abus représente.  Trente années durant, les cours avaient baissé à la mesure de la hausse de la productivité qui avait elle-même suivi celle des subventions qui conditionnent à leur tour l'usage des intrants - herbicides, insecticides, engrais de synthèse, fongicides & pétrole.  Les sols agricoles de la terre atteignirent il y a dix ans la limite de leur capacité à produire plus.  Ils occupent depuis cinquante ans au moins, un dixième seulement des terres émergées.  Nous savons aussi que le bétonnage des plaines alluviales qui deviennent villes & lotissements progresse à vitesse accélérée & je ne sache pas que la progression des déserts que la fin du vingtième siècle décriait ait cessé.  Je fais le rêve d'un prix des céréales qui permettrait au paysan de devenir un artisan comme un autre & aux gaspillages de cesser.  Je fais le rêve de voir défricher les zones de forêt pure du monde pour les transformer en bocages - mais surtout pas en champs ouverts! - & replanter les déserts pour les transformer en d'autres bocages.  Je fais le rêve de terrasses andines sur les pentes des montagnes de tous les continents.  Je fais le rêve de jardins qui allieraient beauté & production au lieu de les séparer comme c'est presque toujours le cas.

Que chacun des sept milliards d'humains plante un arbre dans les déserts en utilisant Nendo Dango, les billes d'argile de Masanobu Fukuoka - car la famine & la guerre sont filles du désert que sont nos cœurs arides.

2.7.1  Un milliard ont faim.

Un cinquième des êtres humains sur la planète ont faim.  La plupart d'entre-eux sont des paysans ou descendants de paysans.  Les compagnies engagées dans le commerce mondial des céréales achètent les récoltes, puis les stockent afin que les cours s'élèvent du fait de la carence ainsi générée.  Les pauvres des pays pauvres qui ont migré vers les banlieues des villes ne peuvent pas acheter ces denrées dont le prix ne correspond plus à leur niveau de revenu.  Leurs politiciens ont abandonné le soutien des cultures vivrières, & ont favorisé en substitution des cultures d'exportation.  Mars fut déclaré le dieu des paysans & des soldats.  Cela évoque un temps où la nature était perçue comme une ennemie à combattre, affronter.  Il représente aussi l'action & par extension, la guerre.  L'agriculture développa sa face virile, utilisant la force physique, la mécanisation, la technicité, les technologies, le machinisme.  Agrinature envisage la face cachée de la question, par le non-faire, proposant une voie de sortie hors de la violence envers la terre, hors des guerres économiques ou militaires – en quelque sorte, sa face féminine.  Elle nous indique la voie de l'agriculture féminine.  Une agriculture vivrière n'a besoin de nul engrais, puisqu'elle n'exporte rien du sol, à condition que tous les déchets & résidus retournent à la terre.  Une agriculture féminine est forcément biologique.  Quelle mère voudrait "empesticider" sa famille, & grever l'avenir en empoisonnant les sols, les nappes phréatiques, les rivières & les lacs ?  Les déchets & excréments des citadins ne retournent pas aux sols.  Ils deviennent détritus & pollutions dont le coût en matière d'économie & de santé n'est à ce jour pas intégré dans les calculs des rendements de l'agriculture.  Agrinature est une agriculture biologique & vivrière avant tout.  Elle est féminine & familiale donc.  Nous voyons l'agriculture biologique comme un stade avancé de la pratique agricole, parce qu’elle fournit de vrais aliments aux populations, & non pas de simples matières premières à l'industrie agro-alimentaire.  Agrinature nous propose de progresser d'une étape encore, puisqu'en plus de ne pas utiliser de substances chimiques, on ne touche pas le sol, ni pour le désherber, ni pour le travailler.  Ainsi il conserve en permanence sa totale capacité, demeure pleinement vivant, & croît.

2.7.1  One billion go hungry.

A fifth of mankind go hungry nowadays on the planet.  Most of them are, or used to be farmers.  Corporations dealing in cereals are buying every harvest in the world.  Then they store those, waiting for the prices to rise because of the lack they themselves have generated.  Poor people in poor countries have migrated to the suburbs of their capitals.  They cannot afford to buy food at the international price, with no connection any more with their actual income.  Their politicians stopped to support sustainable farming, & turned to facilitate a new agriculture designed to exporting its products.  Mars was deemed the god of both farmers & soldiers.  This view came from an era when we thought of Nature as an enemy, the seat of dark forces.  In such a perception, we tried & invented all means to fight Her.  In mythology, Mars stands for action & when emphasized, action can lead to fighting or even war.  With this in mind, we imagined farming techniques based on manly manners, the strength of the body, the brutality of machines, the cunning of technology.  With Agrinature, we look at this subject the other way around.  Through non-doing, we see it as a way out of all kinds of violence against mother Earth.  It is a way out of war, be it economical or military.  In a nutshell, we hold on the feminine aspect of agriculture.  This suggests that women should farm.  Agriculture should be, now that the twentieth century is over, their special trade again.  Local farming can be done with no fertilisers, provided we do not steal away anything from the soil.  This is possible because on a local scale, every waste & organic rubbish can be brought back to the soil where the food came from.  Female farmers must be prone to organic farming.  Would a mother accept to provide her family with foods mixed with pesticides, & poison the soils, water tables, rivers & lakes in her village itself ?  In towns, the wastes the inhabitants produce are not easily given back to the soils.  Instead, they often become rubbish, & create pollutions.  In turn, those cost a lot to be eradicated, & even more when they are not.  Agrinature is first of all a local & organic agriculture.  This means it can be practised by women, & for their families.  We consider organic farming an advanced agricultural practice, for it is intent on producing real, edible foods, & not only raw matter to be used & transformed by the food industry.  Going a step further in this direction, Agrinature farmers not only do not make use of chemicals as in organic farming, but moreover they avoid touching the soil at all.  No weeding is done, nor ploughing, tilling or cultivation.  This means a live soil, in constant touch to its full capacity, & growing.

130315 - 150113

 

 

 

les paysans sont des Vaishyas - dialogue

 

 
 

blés & seigles issus des fermes de France & Allemagne

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L'enseignement à l'agriculture naturelle devrait se limiter à la pratique, la question du comment faire,
puisque de toutes les autres connaissances, nous avons plutôt trop que pas assez.

Pour commencer un jardin naturel, il faut commencer.  Commencer nous permettra d'en voir le résultat qui en suite nous incitera à poursuivre.
Si nous débutions sur un sol ruiné, le résultat pourrait tarder à apparaître, mais en ce cas, il suffit que la jardinière utilise les deux méthodes en deux endroits de son jardin pour pouvoir les comparer.
Le blocage le plus profond est d'y croire ou pas.  Le manque de conviction risquerait de nous empêcher de commencer.  A l'inverse, notre idée de la beauté sauvage, le sens du juste nous y poussent.

La pratique se développe par conversations, le bouche à oreille qui entrecoupe les observations.
La vie moderne nous tient éloignés les uns des autres.  Dans ma recherche, je me sens parfois seul.
Je propose de commencer un forum de réflexion qui permettrait de mettre en commun & ajuster nos pratiques, puisque je constate qu'il existe des personnes qui semblent réussir déjà
A l'issue d'une année au moins, ce forum pourrait aboutir à un manuel de jardinage naturel, un ouvrage collectif.
Ensuite, des formations pourraient être données sur la base de ce manuel.

La connaissance théorique des formateurs est certes importante.  Le jardinage naturel pourtant est plus comme un art, un lien de l’œil à la main - une coordonation des cinq sens pour tout dire.  Ce savoir est acquis par l'individu à la mesure de sa pratique & de l'intensité qu'il y mettra.  Pour commencer, il faut une part de foi, un don de soi.
 

2.10.1 - les paysans sont des Vaishyas - farmers are merchants  - to be continued...

 

 

 

la prairie céréale de 2012 en juillet

Olivier Barbié :

Les paysans sont les vaishya de la troisième varna.  Le nom ancien est aria qui signifie les membres du clan.

Tu dis : « Je ne suis pas un vaishya & ma ferme n'est pas rentable. »

Dis plutôt : « Je suis sans clan & donc on ne me donne rien. »  Il n'est pas possible de cultiver seul.  Même Fukuoka cultivait avec trois ou quatre personnes invitées.  Les occitans cultivaient avec leur fils & souvent un frère – le tonton.  La base de l'agriculture, c'est le clan – l'ostàl en occitan.  Si les paysans se sont auto-détruits, c'est parce qu'ils ont remplacé les membres de la famille – familii – par des machines - le tracteur.  Le problème ne vient pas du fait que le tracteur est plus cher.  Le problème est que le tracteur n'a pas d'âme.

Je te promets que ta ferme sera rentable lorsque tu renonceras à produire & que tu souhaiteras faire peuple, selon l'expression que j'emploie habituellement.

Mars's farm :

Il se peut que le tracteur ait une âme.  Elle est cependant celle projetée de l'ingénieur qui le conçut, une âme toute mécanique née en l'usine tournée vers le profit, la pécune pour elle seule, l'usage de la force humaine en ce but.  C'est par la force de cette âme Prométhée que la machine dont le rôle officiel était de réduire notre labeur en fin de compte nous asservit plus encore.  La voie Agrinature sera non pas de faire encore plus avec plus de machines encore plus sophistiquées au point de ne pas pouvoir être réparées & de devoir tôt grossir les tas de nos déchets superflus dès leur temps d'usage éphémère défini par avance accompli,

mais bien d'indiquer le chemin en silence, dialogues & découvertes de la non-dualité & du ne rien faire.

Entendons le jardin naturel au sens le plus large d'un jardin enclos préservé comme lieu de vie & de productions vivrières autour des points d'habitation, selon l'organisation de la permaculture par exemple ou l'idée de Fukuoka d'un grand nombre de petits paysans plutôt que de grandes structures.  Le jardin lors serait comme centre d'expérimentation, de découvertes, d'apprentissage du monde & de nos relations à la nature.

Le jardin nous ancre à la terre & en cette société qui nous sédente par contrainte, il ouvre nos droits à exister & partant à organiser le collectif.  Il est une zone tampon, un espace de transition & lien avec les voisins, un garde-manger permanent d'aliments exempts de polluants, les produits que la saison offre & que le corps réclame, un lieu de recyclement où déposer nos déchets organiques afin de ne plus fabriquer de pollutions.

Il est un lieu où peut s'exprimer notre créativité, où dépenser de l'énergie physique, où s'atténuent les tensions de la vie & peuvent s'envoler les joies & les peines, un outil de liberté & d'apprentissage au discernement & à la décision, ou dédié à l'expérience & l'expérimentation, aux essais & tentatives, un centre où se matérialise notre caractère & se développera l'originalité de chacun, un espace de loisir & de liberté aussi.

Ce sera enfin un habitat de nos recueillements & réflexions, notre ressourcement en contemplation ou même de la méditation que parfois par grâce ciel & terre nous infusent.

En cette acception, il est commun à l'agriculteur & à l'amateur.

Le jardin d'un maraîcher peut mesurer un hectare & il est déjà un lieu d'agriculture qui nourrit bien des personnes.

Olivier Barbié :

D'accord pour la définition du jardin naturel.  Elle correspond au canton occitan, canthus en latin.  C'est le cercle de terrain qui entoure la maison, borderia ou boria qui il y a lontemps était deplanches & comptait une pièce unique.  Le canton est clôturé, ferma.  La borie en occupe le centre.  L'ostàl, ou pièce centrale est au centre de la borie.  Le foyer se trouve au centre de l'ostàl.  L'oule – ola – occupe le centre du foyer.  Tout ce que possédait le père, l'homme le plus âgé, convergeait vers l'oule.  La plus vieille femme veille sur l'oule.

Cette veille est représentée par la chaîne qui tient l'oule, le cremalh.  L'oule est un féminin, la crémaillère un masculin.

Pendre la crémaillère, s'est fonder une nouvelle famille, fixer un nouveau centre.

Mars's farm :

La pratique de dix ans à la ferme de mars fut semée surtout d'échecs pour deux groupes de raisons.

D'une part, le sol n'était vivant qu'en ses quelques centimètres en surface.  Revivifier un sol ne se fait pas en un jour.
De plus, mon outillage n'était pas approprié.  Compte-tenu du fait que les paysans ce jour ne peuvent se passer d'outils mécaniques, même si à mes yeux ils constituent le point le plus rébarbatif du métier, j'avais acquis du matériel le plus ordinaire, mais sans savoir quoi exactement serait utile.

D'autre part, je pris la méthode comme un tout, sans comprendre que nous pouvons y entrer pas à pas, peu à peu, à la mesure de nos moyens, de la confiance que nous lui accordons, de la conscience que nous en avons.
De plus & c'est le paradoxe du solitaire, je n'osai pas la technique essentielle que sont les billes d'argile.

A l'inverse & opposé Sapoork dont la ferme est voisine de trente kilomètres dispose d'un sol en bonne santé, saturé de graines de trèfles & occupé de toutes les graminées & plantes de prairie spontanées de la terre.  Elle travaille en bio & sans labour depuis dix ans -  mais c'était sur une autre ferme.  Dès qu'une idée germe, fruit de nos réflexions, elle l'applique sans délai.  L'idée fonctionne car le sol & la praticienne sont prêts.

Faut-il que je lise "le jardin naturel" de Jean-Marie Lespinasse & "le manuel de culture sur butte" de Richard Wallner ?  Je connais l'avantage des buttes en permaculture, mais j'avoue que l'idée de modifier par une action volontaire & mécanique la topographie du sol ne me sied pas, même si je reconnais l'efficacité fantastique de Sepp Holzer.

J'ai conscience de la carence due au fait que je ne suis pas indigène de l'agriculture, fils de paysan.

Les indigènes du monde paysan ont d'autres limitations & les deux points de vue sont complémentaires.

L'assolement cette année est trente-cinq ares de seigle avec un cinquième de vesce commune d'automne,

quarante ares de méteil & vesce - seigles & blés populations -

un hectare de blés en mélange des populations sélectionnées au cours de cinq saisons par le terroir & les biotopes de la ferme & la voie agrinature - avec de la vesce, dix ares d'avoine & féverole & de méteil - blés rustiques & seigle -

vingt ares de blé de printemps population, vingt ares de pépinières de blés tendres & poulards,

un hectare d'avoine & vesce commune, un hectare semé en luzerne,

cinq ares de blé "Guichard Mars Roches Tirelangue Mercier" semé en billes d'argile dans un couvert EVA.

La production potentielle en céréales par hectare de ces sols est de l'ordre d'une tonne.  Les autres parcelles sont en régénération, semées de fabacées & brassicacées.

Agrinature est le nom que nous avons donné à la méthode de Fukuoka.  Je constate que le néologisme fut déjà détourné par plusieurs personnes morales en un but de commerce.  Le nom de la ferme de mars, personne ne vola car il est un peu ridicule.  Le nom officiel de l'association attachée à la ferme est Agrinature - Mars's farm, ce qui le protège des pirates.  L'association Agrinature est affiliée au RSP.  Le réseau nous accepta en son sein car il compte plusieurs agriculteurs qui voudraient atteindre à l'agriculture naturelle, Philippe Guichard ou Nicolas Supiot par exemple.  En matière de céréales, nous avons besoin de semences fermières & vivantes qui élaborent plus de racines que de tiges, à l'inverse des plantes modernes.  C'est pourquoi j'approchai le réseau.  L'apport de la ferme de mars à son oeuvre sera en un premier temps une population de blés adaptés à l'agriculture naturelle & plus tard quelques pratiques culturales à envisager.

Olivier Barbié :

Jésus a prétendu avoir résumé toute la loi & ses prophètes.  Abraham avait posé les bases de cette même loi.  Abraham vivait au milieu des siens & de ses troupeaux.  Jésus a dit à sa mère qu'elle n'était pas sa mère.  Pour ma part, je pense qu'Abraham était un traditionaliste vivant sous la tente alors que Jésus était un moderne, habitué à la ville.  Je me sens infiniment plus proche d'Abraham que de Jésus, malgré tout le respect que j'ai pour lui.  Chaque fils occitan est un petit Abraham.  Il n'a pas le choix.  Seul le cadet peut devenir un Jésus.  Malheur à celui qui, comme mon père, joue à contre-emploi.

 

2.10.2 - le dialogue d'un hellène & d'un iranien

commentaire de Florence :

Le peuple qu'Olivier Barbié promeut semble-t-il couramment selon ses propres dires, est-il humain ?

 

C'est à lui qu'il faut poser la question & sa réponse m'est d'intérêt.  A quel peuple non humain fais-tu allusion ?  De ce que je connais de l'homme, c'est un peuple humain.  J'ajoute aussi que les enfants sont des arbres. - par marssfarm le 03.11.2013

 

fleur d'anis ou fenouil

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L'accord de paix fut obtenu le neuf de novembre de l'an dix-huit du siècle dix-neuf.

A la différence de ce que nous pourions croire, novembre est le mois onze.  En l'idée de génie de donner plus de force à cette entente que les armées d'Europe voulurent définitive, eu égard aux symboles on agréa de fixer l'armistice au jour onze du mois onze à onze heures onze minutes.

Des soldats moururent au cours de ces deux journées intervalle entre décision & acte.  Ce sont les flèches du signe onze qui les tua.  Moi-même il m'arrive encore de creuser bien des tranchées un siècle plus tard !

Onze est le nombre des Rudras du grand Shiva, l'aspect du Ciel qui détruit tout mal, disperse les nuées de l'illusion, ruine toutes les vieilles idées auxquelles humains s'attachent.  "De tout ce que tu vois, il ne demeurera pierre sur pierre."

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Au front de l'inversion de valeurs qu'est la guerre les soldats perdent la raison de quatre manières.  On les drogue pour qu'ils puissent aller combattre.  Un est pris d'apathie, obéit sans réagir.  D'un autre une férocité s'empare.  Il court au combat comme en un rève.  S'il a la chance d'être blessé au lieu de mourir, il sera déclaré héros.  Un troisième perd tout repère.  Il s'éloigne sur la route comme un zombie.  On le comptera déserteur.

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A la grande guerre civile européenne, la moitié des petits paysans laissèrent la vie ainsi que la quasi totalité des charpentiers & menuisiers employés à étayer les tranchées.  Leur savoir n'était écrit qu'en leur corps & ainsi se perdit.  Le savoir de la terre & savoir bâtir des maisons de bois sont des métiers de compagnons que seule la pratique enseigne.  Nous avons besoin cent ans plus tard d'un retour massif vers ces métiers.

 

2.10.3 - toute œuvre d'ego tôt croule - from dust to ashes - to be continued...

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Je freine sur le spirituel, car c'est ma pente naturelle.  Je me questionne au sujet du pourquoi la semaille me fut toujours difficile.  J'espérais des contributions à la réponse, mais n'en reçus que deux.  La méthode naturelle fonctionne bien en maraîchage.  En céréales, l'expérimentation progresse forcément avec plus de lenteur puisqu'elle demande neuf mois - quarante & une semaines - de grossesse chaque fois.  Encore un peu, & le résultat en éclatera...

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A la question, les humains ne répondent pas.  Depuis quarante ans que Fukuoka réactualisa l'agrinature, peu l'entendent, moins encore la voient, moins encore l'actent.  C'est parce qu'il faut manger!

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Les parcelles & les êtres qui les habitent répondent à la question posée.  Le vieux sage fou y répond.  La vie y répond.  Les mille savants que sont Soleil, ciel, temps, terre, vents, sol, roche & ceux qui y marchent rampent creusent & vivent en silence surtout en écho & en choeur se répondent tintamarre brouhaha qui chasse ras toute nuée trace tristesse ignorance ...

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Shiva est aussi nommé celui qui fait le bien.  Il est l'archétype du maître - the master who shows the way, dispels the clouds of darkness.  Il anime les atomes en leur vibration.  Shakti sa consort soumet les démons & danse la musique sublime, vibration, bruit de fond qui tient l'univers.

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panchbhutas : Akasha or ether eternal sound Sabda aum raam shyaam, Kala or time cause of action,

space Sthan place, Dik direction, Soul or knowledge, Mind or sense experience.

Agni from sky, earth, stomach – hunger & digestion  - & common energy.

Vayu, Jal, Prithvi - nitya paramanu or eternal atom, anitya karya or transient work shapes.

The five elements ou panchbhutas - Akasha or ether is eternal.  It is where sound or Sabda appears, echoed in the sacred syllables aum raam shyaam.  It manifests through Kala or time, the cause of action, & space which is two-fold : Sthan or place or location, & Dik or direction.  It is last where Soul or knowledge, & Mind or sense experience exist. - Agni, the fire element originates from sky, earth, stomach - both hunger & digestion  - & the common energy we know & use. - Agni, Vayu or wind, Jal or water, & Prithvi or gross matter present two aspects : nitya paramanu or eternal atom, & anitya karya or transient work shapes.

Marc 13.2 : "Vois-tu ces grandes constructions ? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée.  Matthieu 24.2 : Voyez-vous tout cela ? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. Actes 5.38 : Maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes, & laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira."

 

 

vesce lumière & lentille noire

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Nous consacrons en France collectivement douze pour cent de notre temps à un cadre proffessionnel.

Cela signifie que nous créons beaucoup plus de richesse hors de ce cadre, en un travail non rénuméré.

Ce que des économistes nommèrent crise débuta il y a quarante ans déjà.  Au long de ces quatre décennies, le pays conserva son rang de cinquième économie du monde.  Cela signifie que les grandes compagnies côtées en bourse produisent assez de monnaie pour soutenir le niveau de vie de tant de temps passé hors de l'entreprise, en chômage, en maladie, en formation, en retraite, ainsi que tous les métiers qui ne servent à rien & aussi ceux dont le but est de nous empêcher.

En cent ans la productivité du travail d'un agriculteur se mutiplia par trois cents.  La surface moyenne des fermes augmenta en même proportion à mesure que diminuait le nombre des agriculteurs.  A partir des années mille neuf cent septante, le prix des céréales baissa.  Il est désormais en train de remonter en monnaie constante, car l'agriculture tend à devenir trop dispendieuse en énergie, tentant de substituer à toutes fonctions de l'écosystème l'usage de l'intrant pétrole & parce que les sources d'énergie d'obtention aisée se raréfient.

Les prix agricoles sont trop bas & cela nécessite de subventionner les paysans.  A moins que ce ne soit l'inverse.

Les loyers sont trop élevés & cela rend nécessaire les allocations logement.  A moins que ce ne soit l'inverse.

Il est autant de logements vides que de personnes mal logées ou sans logis.

La société fonctionne malgré tous ses travers & une complexité extrême qui ne semble pas pouvoir cesser de s'accroître en un cline sans fin que l'informatique permet.  C'est pour cette raison que nous n'osons pas la transformer.

Plus j'avance en âge plus je trouve que tout est pour le mieux.

C'est un proverbe chinois : ce qui advient est toujours le meilleur.

Regarde en l'autre non pas ce qui le fait autre, mais ce qui vous fait un.

Considérons nos points communs sans exacerber nos différences sauf en leur beauté de contrastes.

L'altérité crée la beauté de la vie en couleurs variées.  Elle nous désaltère du commun.

L'unité en est la saveur.  Elle nous rassasie du divin, de l'idéal.  Ainsi le mouvement est possible, eau & soleil.

Que chacun serve la société avec le talent que la vie lui donna.

Je ne crois pas que l'on soit heureux maltraitant qui que ce soit, ni les arbres, ni le sol, ni les herbes, ni les humains.

Je crois aussi à la beauté de la création, que la nature est le plus grand artiste.

C'est en cela qu'Agrinature est utile à pacifier le lieu de luttes qu'est la planète ce jour.

Agrinature est un remerciement à la vie telle quelle - la vie telle qu'elle...

 

2.10.4 - la vie telle qu'elle... - beauty of the ederly

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La Bretagne est fameuse pour ses productions hors sol.  La région importe des céréales depuis le bassin parisien & jusque l'Argentine pour nourrir des animaux élevés en cages.  Les animaux ainsi engraissés sont exportés partout.  Les camions ne paient pas l'usure des routes qu'ils occasionnent, ce qui est une manière de subvention.  Les paysans sont subventionnés aussi pour compenser le fait qu'ils produisent des aliment de faible valeur.  Les pollutions des eaux générées seront à la charge de la collectivité enfin, car les sols granitiques de la péninsule ne sauraient absorber tant de déjections.  Les algues vertes qui colonisent en conséquence les plages & le plateau continental pourraient être collectées ainsi que les fumiers pour les renvoyer en fertilisants vers les terres céréalières, mais cela est onéreux.  En résumé les terres à blé de grandes exploitations sans animaux sont en carence d'humus, tandis que celles de la Bretagne dépassèrent il y a longtemps le taux de saturation en azote, nitrates , nitrites & phosphates.  Au lieu de tout cela, nous pourrions produire & manger local & bio.  Ain't it ?

We could enter Agrinature too...

- Commentaires -

odeurdelaterre le 12/11/2013 :

Salut.  Ce que j'appelle subvention autonome collective est ce que fait le groupe terres de liens : chaque paysan donne un peu de son argent à l'association qui permet d'aider d'autres paysans qui n'ont pas assez. http://www.terredeliens.org/  Flo


marssfarm le 12/11/2013 22:13:12 :

Merci de ta réponse.  Cela me rappelle la dîme volontaire des paysans.  Ils mettaient en commun un dixième de leur moisson de grain en sécurité pour l'usage de ceux d'entre-eux qui en auraient besoin.  Ben
 
 
 

Ononis survécut en le résidu herbé d'une prairie devenue parking. (chapter 17)

On le nommait arrête-bœuf car si s'écartaient trop des haies dans le champ ses racines traçantes, elles pouvaient parfois jusqu'à bloquer pour un instant la progression du soc de bois.

Sur la photo on le voit partir à la reconquête de l'espace bitumé.  Si un jardinier ne venait deux fois l'an l'en dissuader par quelque pétarade de ses machines & emportement de la matière végétale par lui produite, il parviendrait en peu de temps à recouvrir la zone stérilisée par le pétrole goudron.  Ici, le jardinier n'est pas trop méchant.  Il ne fait que son job.  Il laisse ononis exister encore.  Un jardinier privé serait bien plus féroce ...

Ononis couvrant le bitume y retiendra les feuilles d'automne.  En cet humus nouveau, d'autres graines tôt germeront.  Il est des arbres qui un jour réussiraient à ouvrir une fissure dans la croûte d'asphalte, somme toute de peu d'épaisseur.

Au  départ de cet instant, la reconquête progresse à grande vitesse...

Cela se produira un jour.

Quand est la seule question.  Sera-ce dans une décennie, lorsque le métier bureaucrate des bœufs qui travaillent dans les bureaux du parking aura périclité par manque de fonds ?

Sera-ce dans un siècle, lorsque la ressource pétrole sera tarie ?

Sera-ce dans un millénaire, lorsque la société entière sera devenue humaine, les humains placés en son centre ?

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L'économie & l'écologie sont l'avers & le revers de la pièce Terre,

 lieu de notre habitat en la maison univers. *

Nous ne savons nous entendre en leur définition - par le jeu devenu subtil de la lutte des classes

 puisque le salaire d'un ouvrier transite par une banque qui le joue à la bourse

 puisqu'une part de ce salaire est collectée à la source par un Etat qui tire sa grande puissance de ce fait même.

Par le jeu des subventions, exonérations & externalisations, un industriel prélève un Euro par an au compte en banque d'un million de personnes.  C'est là son profit.  Il le reverse par moitié à ceux - légion - qui travaillent dans les bureaux.

Par spéculation boursière, un financier prélève un centime par jour au compte en banque d'un milliard de personnes.  C'est là son profit.  Il le reverse par moitié à tous ceux qui travaillent dans les lieux de commerce & de décision politique.

Un artisan doit présenter une facture claire & détaillée, & ce point limite sa capacité au bénéfice.  Il le reverse par moitié à ceux - voisins & clients - qui travaillent dans les administrations, points de collecte des taxes & cotisations, groupes de distribution & négoce à grande échelle.

La valeur créée transite par les bureaux qui chacun lui prélève une part.

Cela est bon, au sens que rendu possible par une productivité du travail que les machines & l'informatique multiplient.

En revanche, nous voyons que la valeur du travail migre peu à peu vers les bureaux.

L'œuvre de la main y perd le rôle capital qu'elle occupait.

C'est l'usage de nos mains pourtant qui surtout construit au fil des jours notre humanité.

Ici se pose la question de notre place, position & positionnement en un monde de machines, ordinateurs & bureaux.

 

2.10.5 - la main construit l'humain en nous - 140102

 

* See the prefix eco, from Greek ????? - oikos or house, dwelling.   The word "pièce" in French means both a coin & a room.

 inspiré par l'émission Terre à terre de Ruth Stégassy sur la radio France-Culture le 16 novembre 13

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Qu'est-ce que le travail?  Pourquoi notre société où il est demandé une cadence souvent au-delà du possible aux travailleurs, ne partage-t-elle pas cette charge?  Pourquoi avoir un emploi est-il devenu le privilège des nantis ou des chanceux?  Pourquoi les tâches les plus essentielles que sont l'éducation des petits, faire la cuisine soi-même, faire des enfants ou prendre une douche par exemple ne sont-elles pas rémunérées?  Pourquoi le patron qui est le seul à ne rien faire dans l'entreprise est-il le plus payé d'entre-nous?  Pourquoi ceux qui font semblant de travailler son-ils mieux payés & considérés?  Comment des politiques sont-ils capables d'occuper plusieurs postes en simulanéité?

La société a besoin de quatre fonctions de vocation - produire, échanger, protéger & enseigner.  Il existe aussi en elle le besoin du service qui n'est pas une tâche à proprement parler.  Il s'agit plutôt d'une manière de l'être qui touche à cet égard les quatre fonctions du travail & tous les métiers.

La fonction de production concerne les personnes qui travaillent de leurs mains, les ouvriers & les métiers de service pur - tels que les agents de nettoyage par exemple.

La fonction d'échange désigne les commerces - l'agriculture, les artisans & tous les commerçants qui achètent & revendent.  Le mot commerce signifie au fond un merci commun, un service mutuel rendu.

La fonction de protection a trait au politique, à la justice, à l'armée, à la police & à toutes les administrations dont la tâche est de relier les membres de la société entre eux en protégeant les plus faibles en son sein.  C'est en ce soin porté aux plus humbles que le responsable trouvera la noblesse de son humanité par un service accompli.

La fonction d'enseignement touche à la recherche, à l'éducation, aux structures religieuses & aux arts en général.  Dans la tradition, avant de devenir maître, il est besoin de choisir un maître, d'en être accepté & de dûment le servir.

Les quatre domaines de vocation de la société humaine s'entendent comme une pyramide.  La première fonction en est la base car ceux qui l'accomplissent créent tous les biens & services dont les autres groupes s'empareront pour leur métier.  La deuxième fonction distribue ces biens & services.  La troisième organise & ordonne les rapports entre les êtres.  La fonction d'éducation enfin assure la formation des politiques en ce qu'elle leur enseigne le lien à la nature, aux valeurs & aux êtres.

Dans la société moderne, les fonctions de production sont en grande partie réalisées par des machines, ce qui implique une forte dépense énergétique, car aucune machine ne saurait égaler le travail humain en efficacité, en le rapport entre la consommation d'énergie & le travail accompli.  Les machines en revanche disposent de ce fait d'une consommation accrue, d'une puissance - la puissance est la quantité de travail accomplie par unité de temps - de travail énorme.  C'est cette mobilisation extraordinaire qui permet désormais d'envisager l'épuisement des ressources qui nous sont disponibles & les nouvelles questions émergeant en économie & en écologie.  Ces questions sont par exemple celles de la surproduction, de la surabondance des objets, de l'accumulation des déchets que ces objet produits deviendront tôt ou tard & des pollutions qui sont par cette accumulation de déchets induites.

La surabondance, paradigme nouveau en l'histoire de l'humanité nous confronte - & c'est un paradoxe - à la question nouvelle du sous emploi.  C'est là en fait une protection que notre condition d'êtres de nature heureusement nous impose, car si tous pouvaient travailler en toute capacité, nous brûlerions en une heure ou un jour, car telle est la puissance de la technologie, toutes les ressources disponibles!

La conséquence du sous-emploi en les fonctions de production & service pur fut une inflation des autres fonctions par un effet purement mécanique.  La société où les machines règnent se complexifie & il est besoin de l'administrer plus.  Il est besoin aussi de former les individus à l'utilisation des machines & à gérer la société en complexification.  Il est besoin enfin d'organiser le sous-emploi afin que les personnes touchées par la pauvreté ne meurent pas toutes au même endroit au même moment & qu'elles ne se révoltent pas trop contre le modèle social dont elles se trouvent exclues.

La force d'une pyramide est intrinsèquement liée à sa forme d'une stabilité extrême.  En la société gouvernée par les machines, la pyramide des groupes sociaux s'inverse.  Prenons l'exemple d'un artisan à son compte.  Sa position sociale l'inscrit dans le deuxième groupe, la fonction de reliance.  S'il n'a pas d'ouvrier à son service, cela signifie qu'il accomplit lui-même la première fonction de production, c'est-à-dire tous les actes de l'art qu'est son métier.  S'il n'emploie pas de secrétaire, cela signifie qu'il accomplit lui-même une part des tâches administratives dont la comptabilité fait partie.  Lorsqu'il facture la taxe sur la valeur ajoutée à ses clients, il accomplit en fait la fonction de collecte de l'impôt.  Nous voyons en cet exemple, qu'en la société moderne, les fonctions accomplies par les personnes sont toujours complexes.

Est-il possible d'inverser la pyramide des fonctions d'une société?  La proportion des personnes qui accomplissent un vrai travail - entendons en cela un travail de production ou de service accompli par la main - se réduit en nos sociétés de plus en plus de jour en jour.  En architecture, une pyramide inversée n'est pas stable & ne peut survivre longtemps.  Si rien n'était fait pour la soutenir, la tour de Pise se serait effondrée depuis des lustres.  Saurons-nous construire une société sans travail?  Cela est inouï.  Notre échec à le faire à ce jour est total : sur la planète, environ un dixième des humains ont un emploi avec salaire & parmi eux beaucoup se droguent pour tenir le coup...


2.10.6 - le travail, drogue, le besoin, ses fonctions, le service - la drogue qu'est le travail - qu'est le travail ? ses fonctions, la valeur du service.