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photosynthèse continue

L'agrinature tend vers la pratique native d'agriculture n'utilisant que les ressources du vivant en son effort de néguentropie insufflée par l'injection constante dans l'écosystème Terre des photons que lui dispense maître Soleil, étoile moyenne de la galaxie.

deux chaînes trophiques

La nourriture des plantes est pour l'essentiel un triptyque constitué par l'hydrogène de l'eau, le dioxyde de carbone de l'air & par voie indirecte l'azote de l'air.  Utiliser toute l'eau & tout le soleil disponibles en un lieu tout au long de l'année est l'enjeu d'agrinature.

observante attention

Cela signifie que le seul intrant en cette pratique agricole est d'énergie solaire. De ce fait nous prendrons soin à observer que les plantes présentes puissent faire emploi autant que faire se peut de ces deux ressources données à tous. - la lumière solaire & l'eau des précipitations.

prélever part infime

Deux parts au moins de la production est destinée à la fabrication des sols & une part prélevée comme nourriture. Nous intervenons le moins qu'il est possible afin de laisser aux êtres vivants de l'écosystème champ toute latitude d'oeuvrer selon leur nature propre.

simplicité du complexe

Pour que ces êtres puissent exister, nous devons proscrire l'usage des substances de synthèse que le vivant ne sait pas métaboliser.  C'est la diversité qui assure l'ensemble des fonctions requises & ce par le moyen de la complémentarité biologique des êtres.

humus & sens pratique

Les notions de pédogenèse sont l'essence de l'agrinature : la Terre doit redevenir terreuse, refabriquer ses sols. A l'échelle d'un siècle l'agronomie envisagera une combinaison des deux pratiques. Des paysans, paysannes, chercheurs & chercheuses affineront des méthodes applicables à plus grande échelle & éventuellement des machines simples & légères. Celles disponibles ce jour sont trop complexes, trop pesantes sur le sol & de ce fait trop voraces en énergie.

projection en nutriments

Des petites parcelles sont le cas idéal car les lisières & bordures sont des points de grande richesse biologique & parce qu'il est besoin d'arbres pour garder & fabriquer le sol. La production locale permet aussi le retour, le "recyclement" de la matière organique pour l’auto-fertilisation.

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potagères. / planter les... 1°

potagères. / planter les... 8.11 première année au potager /

 

quelque chose à partir de rien - année un

De la même manière que les trèfles sont des plantes compagnes des humains respectueux du sol, les chiendents & autres herbacées rampantes à rhizomes multiples, envahissent les sols que nous avons maltraités & appauvris.  Tout travail  ou ouverture du sol supplémentaire ne ferait que les multiplier encore en divisant leurs rhizomes.   En la culture de potagères selon l'agrinature, une voie de sortie simple de ce cercle consiste à planter des tubercules dans le tapis épais de chiendent.  Le vingt-trois avril,  la pomme de terre ratte, d'autres pommes de terre qui pourront se replanter telles Raja & Ditta, ou des tubercules de topinambour sont plantées à la bêche à une profondeur de dix à vingt centimètres.   Selon la pratique qui nous est désormais courante, nous ne cassons pas les mottes, ni n'ôtons les herbes.  Comme unique brèche dans les quatre principes de l'agrinature, les touffes de chiendent peuvent être retournées pour en diminuer la vigueur de reprise.  Dès la plantation effectuée, un mélange EVA est semé à faible densité sur les lignes plantées & sur les allées adjacentes, un peu de trèfle blanc nain rampant.  En août, nous semons du trèfle incarnat partout où le sol est visible.  Du fait que nous aurons semé ces plantes précieuses, le buttage sera impossible, ce qui représente un léger sacrifice de production - le buttage étant une manière d'accroitre la productivité des pommes de terre.  L'action combinée des racines de la plante potagère par dessous, & de nos engrais verts par dessus ne laisse aucune chance aux adventices rampantes dont le chiendent est l'archétype.  Au cours de la saison, nous obtiendrons une récolte de tubercules & le premier stade de l'installation de notre couverture permanente de trèfles & autres fabacées.  Afin de donner plus de temps à cette installation, nous laisserons les tubercules en terre jusqu'en mars de l'an suivant. Il est envisageable aussi de les extraire au cours de l'automne & l'hiver selon nos besoins, sachant qu'il faudra alors perturber le sol le moins possible, replanter si possible les touffes de trèfle pérenne & resemer en EVA tout centimètre carré de sol mis à nu par l'arrachage.  Du point de vue du sol, il est préférable de laisser les tubercules en terre jusqu'à mars.  Gardez conscience que vous êtes en train de produire quelque chose à partir de rien, sans rien faire d'autre que planter & récolter: dans les conditions d'un sol extrêmement appauvri dont la prédominance des plantes de type chiendent, les adventices rampantes du type 5 - est indicatrice, toute production obtenue sera accueillie comme un cadeau de la terre!

 
8.12 année deux au potager /

 

 la fête de la fève en an deux

Voulant commencer de produire dès la première année sur un lieu sans préparation, nous avions planté des tubercules qui nous assurent une production sans dépendre de la présence des adventices & autres herbes sauvages.  L'année suivante, juste après arrachage des tubercules, nous semons une fabacée, plante de la famille des fèves & haricots.  Ces plantes, capables en s'associant à des bactéries de produire rapidement leur propre fertilité, manifestent peu d'exigences en ce qui a trait à la condition, la matière de sol.  La culture de la fabacée va permettre une récolte de deuxième année sur le sol encore pauvre tout en lui apportant de l'azote par surcroit.  Pour favoriser ce phénomène, nous pouvons inoculer la semences avec la bactérie symbiotique requise, pratique courante pour le soja & les luzernes.  Les racines des fabacées sont de beaucoup de vigueur & s'étendent en faisceau en surface avec le plus souvent un pivot de profondeur.  Elles vont de ce fait continuer de structurer le sol en profondeur en suite de ce qu'avaient débuté les tubercules en an un.  Les racines des plantes à tubercules fragmentent les sols compactés & les enrichissent en matière organique brute, mais de digestion aisée par la microflore.

Les féveroles & les fèves & les pois se sèment de septembre à octobre - fin de l'automne chinois.  Il existe aussi des variétés à semer de février à mars - printemps chinois.  Les autres légumineuses sont des plantes d'été: les haricots, les sojas, les pois chiches ne pourront être mis en terre qu'en sol bien réchauffé & en tout état de cause une fois les risques de gelées passés.  Les semer trop tôt ne donnerait pas un bon résultat car les plantes de printemps - ce qui est en fait l'été chinois - exigent de germer & débuter leur végétation rapidement.  Dès le semis réalisé, nous semons EVA qui pourra être un cocktail engrais vert de trèfles & autres fabacées sur la bande qui avait dû par la contrainte de l'arrachage être mise à nu, & un trèfle blanc nain sur les allées intercalaires permanentes.  Nous pouvons semer de la moutarde ou du trèfle incarnat au début de l'automne chinois - août - juste avant une averse de pluie pour donner au sol un peu de repos jusqu'à l'année suivante.  Le calendrier lunaire de biodynamie est une aide pour la prévision météorologique.  Il est important de maintenir des bandes ou planches fixes & des allées permanentes, car alors ces espaces intercalaires laissés libres demeurent des refuges au sol toujours intact où nos engrais verts pérennes peuvent s'établir.  Si du trèfle blanc nain rampant par exemple s'y trouve, il refermera sans tarder les lignes ouvertes lors des semis, & ce faisant empêchera d'autres adventices de les envahir.

Dans les inter-lignes & les allées, nous trouvons également des herbes sauvages indigènes.  Dans l'idéal, le nombre d'espèces de ces plantes devrait être grand & s'accroître chaque année, mais le nombre d'individus de chaque espèce, limité par l'omniprésence du trèfle rampant.  Les adventices rampantes - du type 5 - donnent envie d'une exception à la règle du non-arrachage jusqu'au moment où nous réalisons que leur présence indique un déséquilibre de même que toute prolifération d'une espèce donnée.  Forts de ce constat, nous savons que la manière tout à la fois durable & conforme à l'agrinature de les éloigner ou de les dissuader de  nous approcher, sera de rétablir & maintenir toujours & en sans coup férir la balance nutritionnelle du sol.  Si ainsi nous les acceptions sur la parcelle, plus tard sans doute pourrons-nous découvrir que leur prolifération non seulement nous donnait une indication sur l'état du sol, mais de plus - & cette réalisation donne vraiment un sens du merveilleux! - qu'en advenant souvent elle viendra réparer le trouble.  La continuation de cette présence ne doit pas nous exaspérer: elle dit surtout que perdure la condition de sol que la dite plante révèle.  Sa présence est une manifestation de conséquence.  L'adaptation de l'espèce en cause se produisit bien avant que la forme humaine ne fut inventée par la vie - ou Dieu - sur terre.  Elle obéit aux lois de rotations, mélanges & assolements que les plantes inventèrent au sortir des lagons & avec les graines il y a quatre cent millions d'années.

Les adventices qu'il accueille expriment l'essence d'un sol.  Au bout d'un temps d'apprentissage, elles deviendront le guide le plus sûr de nos pratiques.  Les détruire reviendrait à crever les yeux de notre cheval!  Dès l'instant qu'un jardinier, une paysanne entrent en cette découverte qui n'aura plus de fin, les herbes de ses champs & terres deviendront ses plus fidèles alliées & toute vélléité de les combattre aura cessé.  Merci à la centaurée jacée à tête de moineau qui sut m'enseigner en la matière.

Le trèfle blanc nain est lui aussi une rampante qui prolifère sous l'influence de notre présence

- artéfact dont nul ici ne se départit - & c'est par la grâce vertu de cette aptitude qui lui est propre que,

faisant de lui leur allié, le jardinier, la paysanne en agrinature pourront inscrire leur nom dans le ciel du non-faire.

  • 4.6 .109 années: formation de la planète Terre - 4.109: les cellules procaryotes - 3.109: la photosynthèse - 2.109: les cellules eucaryotes - 1.109: la vie multicellulaire - 0.6 .109: les animaux simples - 0.57 .109: les arthropodes - 0.55 .109: les animaux complexes - 500.106: les poissons & les proto-amphibiens - 475.106: les plantes terrestres - 400.106: les insectes & les graines - 360.106: les amphibiens - 300.106: les reptiles - 200.106: les mammifères - 150.106: les oiseaux - 100.106: les fleurs - 65.106: disparition des dinosaures non-aviaires. - Les plus anciens fossiles complets de plantes connus datent du Silurien, 425 millions d’années avant notre être.  Wellman ses collègues de l’université de Sheffield en Grande Bretagne découvrirent des spores de plantes datant de l’Ordovicien, vieilles d’environ 475 millions d’années.

"l'origine du monde" de Gustave Courbet = Cède, vagin où goutte l'ombre d'un désir!

 

8.13 année trois au potager /

 

nous les semons quoi qu'il advienne - an trois

Si tout s'est déroulé normalement & à condition d'avoir amendé le sol par des apports organiques divers, le sol devrait commencer d'être envahi de fabacées pérennes  au plu tard à la fin de la deuxième année.  En troisième année nous sèmerons une potagère d'exigence modérée en matière organique.  Les plus rustiques d'entre-elles sont les carottes semées au printemps chinois - février - les radis & navets de printemps & le persil semés vers la fin du printemps chinois - avril - les choux-navets rutabaga  & les chicorées semés au début de l'été chinois - mai - & les radis, navets & laitues d'automne semés  en l'automne chinois - août.  Il est aussi d'autres espèces qui pourront se satisfaire de ce type de sol en transition vers la fertilité.  D'autres enfin pourront être plantées en cette année trois sur la bande où des apports de compost furent faits selon leur besoin & à l'automne précédent.

J'insiste sur le fait que nous avons des bandes permanentes de culture, séparées d'allées elles-mêmes permanentes.  Sur chaque bande, nous ouvrons plusieurs lignes.  Dans le cas de l'usage d'un tracteur, les bandes correspondent à l'intervalle entre les roues du tracteur.  Puisque l'agrinature est un mode de production spatio-temporel extensif, il est conseillé de limiter à deux le nombre de lignes par bande.  En cette troisième année de culture, les bords des bande, l'interligne centrale & les allées sont occupés en permanence les interlignes en trèfle incarnat par exemple & les allées en trèfle blanc nain.  Si le sol était très riche, il pourrait être envisagé de semer l'interligne en haricots.
A ce stade an trois d'avancement de notre progression vers un sol vivant, il est probable que la couverture de légumineuses pérennes – le trèfle blanc nain étant la plus couvrante d'entre-elles – soit d'environ cinquante à soixante pour cent.

Dans ces conditions de couverture, il est raisonnable d'ouvrir encore les lignes destinées au semis, d'une largeur de cinq centimètres - deux pouces.  Dans la saignée ainsi ouverte, nous pouvons réaliser ensuite le semis au semoir à roues ou à la main, à faible densité.  Dès le semis réalisé & sans attendre, nous semons en complément sur les lignes, les interlignes & les allées adjacentes l'usuel mélange engrais-vert EVA sur tout point par inadvertance dénudé, afin que le sol demeure nu le moins longtemps possible même sur des surfaces ponctuelles.  Toute portion de sol mise à nu constitue une brèche dans la méthode, mais ces incartades demeureront cependant inévitables tant que la vie du sol ne sera pas restaurée tout à fait.  Le signe sûr de la condition sanitaire du sol d'un lieu traité en agrinature est la proportion de légumineuses qu'il porte en couverture du sous-étage de nos cultures proprement dites.  Même en sol très pauvre ou ruiné, une augmentation de cette couverture de l'ordre de vingt pour cent par an constitue une progression raisonnable.  C'est en la patience à répéter la pratique simple de ressemer après chaque opération le dit mélange engrais- vert, combinée à l'acquisition du réflexe de ce semis dès qu'une portion si minime soit-elle de sol se trouve par une intervention dénudée – en ces deux points précis qui ne font qu'un – que gîte le secret de réussite d'agrinature par la protection & l'élévation du niveau vital de l'activité microbienne qu'il réalise.

Nous envisageons ici le cas où nous serions en train de reconvertir à la vie un sol ruiné, fatigué ou dont les capacités vitales avaient été diminuées par des abus, des usages trop intensifs ou des produits chimiques.  D'ordinaire, ces conditions de faiblesse du sol sont manifestées par la présence d'une flore invasive, les adventices du type 5.  C'est en permettant au niveau de vie représenté par le nombre des milliards d'organismes monocellulaires par centimètre-cube de sol de progressivement s'accroître, offrant en conséquence l'oeuvre qu'est la structure du sol de se rebâtir, que nous permettrons à ces herbes rampantes d'être remplacées, supplantées par des espèces plus nobles – dont les trèfles & autres engrais verts - que nous semons toujours quoi qu'il advienne.  Citons pour mémoire des apports organiques qui, opérés régulièrement en de très infimes doses vont reconstituer le stock d'oligo-éléments du sol: de l'urine diluée des eaux grasses de lavage du linge ou de la vaisselle, les composts de déchets végétaux, le bois des rameaux d'été ou d'hiver, fragmentés ou non, les composts vieux de toilettes sèches ainsi que d'autres apports disponibles.  Le sol sera au cours des sept premières années de sa restauration essentiellement en phase de reconstruction & d'auto-fertilisation.

 

a) an 1 /planter des tubercules/ EVA /ev.nc.dd.sm/

 

* quelque chose à partir de rien - année un

En un mars aride, nous avions planté des tubercules sous le chiendent & semé des trèfles - la photo montre une ligne plantée de pomme de terre ratte, l'interligne où quelque trèfle semé l'an dernier déjà prospère & l'allée latérale semée de trèfles également - l'allée est en creux sans que nous l'ayons voulu, par un artéfact: nous y marchons souvent & jamais sur la bande - les trèfles en général bénéficient d'être piétinés modérément & cela favorise leur implantation sur l'allée...

De la même manière que les trèfles sont plantes compagnes des humains respectueux du sol, les chiendents & autres herbacées rampantes à rhizomes multiples, envahissent les sols que nous avons maltraités & appauvris.  Tout travail du sol supplémentaire ne ferait que les multiplier encore en divisant leurs rhizomes.  En culture de potagères, la seule sortie de ce cercle qui soit conforme à Agrinature, consiste à planter des tubercules dans le tapis épais de chiendent.  En mars, la pomme de terre ratte, d'autres pommes de terre qui pourront se replanter telles Raja & Ditta, ou des tubercules de topinambour sont plantées à la bêche à une profondeur de vingt centimètres au moins.  Selon la pratique qui nous est désormais courante, nous ne cassons pas les mottes, ni n'ôtons les herbes. Comme unique brèche dans les quatre principes d'Agrinature, les touffes de chiendent sont retournées pour en diminuer la vigueur de reprise.  Dès la plantation effectuée, un mélange de graines d'engrais vert est semé à faible densité sur les lignes plantées & les bandes intermédiaires y compris les allées adjacentes. Ce mélange de graines comporte par exemple, des trèfles pérennes – blanc, violet & hybride – des trèfles annuels – de Micheli, de Perse, d'Alexandrie, incarnat, souterrain – des luzernes – flamande, méditerranéenne, hybride – d'autres légumineuses – lotier, mélilot, sainfoin, vesce de printemps, lentille fourragère – & une brassicacée – chou fourrager, radis fourrager, minette, ou radis chinois.  Du fait que nous aurons semé ces plantes précieuses, le buttage sera impossible, ce qui représente un léger sacrifice de production - le buttage étant une manière d'accroitre la productivité des pommes de terre. L'action combinée des racines de la plante potagère par dessous, & de nos engrais verts par dessus ne laisse aucune chance aux adventices rampantes dont le chiendent est l'archétype.  Au cours de la saison, nous obtiendrons une récolte de tubercules & le premier stade de l'installation de notre couverture permanente de trèfles & autres poacées. Afin de donner plus de temps à cette installation, nous laisserons les tubercules en terre jusqu'en mars de l'an suivant. Il est envisageable aussi de les extraire au cours de l'automne & l'hiver selon nos besoins, sachant qu'il faudra alors perturber le sol le moins possible, replanter intactes les touffes de trèfle pérenne & resemer en engrais verts tout centimètre carré de sol mis à nu par l'arrachage.  Les légumineuses (fabacées) pérennes peuvent être semées à toute date hors gel. Ce sont de petites graines de surface capables d'attendre. Il existe des brassicacées & vesces de printemps & d'automne.  Du point de vue du sol, il est préférable de laisser les tubercules en terre jusqu'à mars. Gardez conscience que vous êtes en train de produire quelque chose à partir de rien & sans rien faire d'autre que planter & récolter: dans les conditions d'un sol extrêmement appauvri dont la prédominance des plantes de type chiendent- adventices rampantes de type 5 - sont indicatrices, toute production obtenue sera accueillie comme un cadeau de la terre.

130509

* La solanacée fait taire un chiendent bavard. - année un -

Les pommes de terre furent plantée dans une couverture totale du sol par le chiendent.  Les sécérétions des racines de la première empêchent l'herbe de reprendre.  Nous avions semé sans attendre le mélange engrais vert - EVA - énoncé en 5.0.  Il ne sortira qu'avec grande timidité en cette première année, car il faudra tout d'abord aux trèfles rechercher leur bactérie symbiotique, peu présente ici du fait que le trèfle n'y était pas.  La solanacée Yin éteint le brûlant du chiendent Yang.

121025

* pomme de terre & bourrache - green manures - l'optimum du semis

En Agrinature, il est possible de couvrir le sol par d'autres plantes que les trèfles.  Emanuelle par exemple obtint par accident une moisson de pommes de terre avec un sol intercalaire couvert de bourrache.  Se limiter en la matière ne semble pas souhaitable: toute plante qui tend à occuper le sol sans pour autant concurrencer trop notre culture peut être utilisée, que sa graine ou la plante elle-même soit présente déjà dans la matière du sol ou semée par nous après le semis ou la plantation en plants très jeunes - au stade trois feuilles - de la plante à cultiver.  Les plantes de couvert pourront par la suite être limitées par des coupes dans les interlignes.  Au potager, ce travail est effectué à la serpe en quelques passages rapides à l'occasion.  Il est de notre expérience cependant que si le semis fut réalisé à son optimum, ces coupes plus tard s'avéreront superflues.  L'optimum du semis se trouve dans la réunion des facteurs favorables en ce qui concerne

  • le moment du semis,
  • l'espèce de variété adaptée au terroir - climat & sol -
  • & la préparation du lit de semence qui doit être minime mais suffire cependant.

130806

 

ARE seigle/vesce rouleau faca planter /

 

La photographie prise à l'automne d'un couvert ARE - adventices de rotation engrais-vert - d'une moutarde semée en septembre - 10 kg/ha - évoque un mars, compte tenu du fait que l'automne lui fut doux.  Elle gèlera au cours de l'hiver mais ce faisant assurera une protection & un nourrissement continu du sol tout au cours de la saison froide.

En semant la moutarde en mai, il est possible de réaliser un semis direct en septembre - soit sans travail supplémentaire du sol - de seigle - 150 kg/ha - en mélange à de la vesce commune - 50 kg/ha - par exemple.  Le roulage du seigle au printemps suivant au moyen d'un rouleau packer ou d'un rouleau faca établit un tapis de couvert du sol où des potagères en mottes - salades, choux, potimarrons - en plants - poireau, oignon, ail - ou en tubercules - pomme de terre, topinambour - sont plantées.  Ce tapis de protection peut également accueillir des semis de fabacées - soja, haricot, pois & fèves de printemps - ou de potagères racine - carottes, persil, navets, rutabaga, radis.

Si les cinq conditions de date, espèce, variété, densité & nutrition sont respectées, aucun travail supplémentaire n'est requis après semis ou plantation.

 

b) an 2 / semer des fabacées /

 

Une ligne de féverole de printemps semée graine à graine en mars après la récolte des pommes de terre est en train de germer timidement en un avril froid & sec.  Sur le côté de la bande à droite, le chiendent est encore présent.  Aux interlignes, de chaque côté, les trèfles pérennes n'en sont somme toute qu'au début de leur installation dans cette bande.

 

* la fête de la fève en an deux.

L'année suivante, juste après arrachage des tubercules, nous semons un légume, c'est-à-dire une plante potagère de la famille des légumineuses (fabacées).  Ces plantes n'ont que peu d'exigence en matière de sol & elles lui apporteront de l'azote par surcroit. Pour favoriser ce phénomène, vous pouvez inoculer les semences avec la bactérie symbiotique requise.  Les racines de ces plantes ont beaucoup de vigueur & s'étendront en faisceau.  Elles vont de ce fait continuer de structurer le sol en profondeur en suite de ce qu'avaient débuté les tubercules en an un.  Une féverole d'automne ou de printemps, une fève ou un pois peuvent être semés d'octobre à novembre ou de février à mars.  Les autres légumineuses sont des plantes d'été: les haricots, les sojas, les pois chiches ne pourront être mis en terre qu'en sol bien réchauffé & en tout état de cause une fois les risques de gelées passés. Les semer trop tôt n'est pas utile.  Dès le semis réalisé, nous semons notre désormais fameux cocktail engrais vert de trèfles & autres fabacées agrémenté d'une crucifère (brassicacée) sur la bande qui avait dû par la contrainte de l'arrachage être mise à nu, sans négliger les interbandes & les allées latérales.  Sur la photo, la ligne large de vingt-cinq centimètres fut préparée à la houe à une profondeur d'un pouce environ, & la féverole semée à la main, graine à graine à un espacement de quatre pouces & une profondeur de deux.  Pour des surfaces plus grandes, la préparation des lignes peut être effectuée à la fraise à l'avant d'un motoculteur ou derrière un tracteur & le semis au semoir maraîcher à roues.  Il est important de maintenir des bandes ou planches fixes & des allées permanentes, car alors ces espaces intercalaires laissés libres, demeurent des refuges au sol toujours intact où nos engrais verts pérennes peuvent s'établir. Si du trèfle blanc nain rampant par exemple s'y trouve, il refermera sans tarder les lignes ouvertes lors des semis, & ce faisant empêchera d'autres adventices de les envahir.  Dans les inter-bandes & allées, nous trouvons également des herbes sauvages indigènes.  Dans l'idéal, le nombre d'espèces de ces plantes devrait être grand & s'accroître chaque année, mais le nombre d'individus de chaque espèce, limité par l'omniprésence du trèfle rampant. Nous faisons exception cependant des adventices rampantes (de type 5) dont nous n'agréons pas la présence même si nous devons, lorsqu'elles arrivent, l'endurer un temps.  Leur présence indique un déséquilibre de même que toute prolifération d'une espèce donnée.  Forts de ce constat, nous savons que la manière tout à la fois durable & conforme à Agrinature de les éloigner ou de les dissuader de  nous approcher, sera de rétablir & maintenir toujours & en sans coup férir la balance nutritionnelle de notre sol.

Le trèfle blanc nain est lui aussi une rampante qui prolifère sous l'influence de notre présence

- artéfact dont nul ici ne se départit - & c'est par la grâce & vertu de cette aptitude qui lui est propre que,

faisant de lui leur allié, le jardinier, la paysanne en agrinature pourront inscrire leur nom dans le ciel du non-faire.

 

130510 

les féveroles de la photo 9.2.1 - quelques mois plus tard

 

* an deux / après les tubercules en an un

Au jardin cet an nous sommes en retard de coupe des adventices: du fait des pluies abondantes, il y aurait lieu de passer rapidement pour couper quelques adventices à la serpe une fois la semaine en chaque allée, & nous ne nous y tenons pas.  Ce passage donnerait un aspect plus civil au lieu, sans affecter la production cependant.

 130806

 

c) an 3 / semis de potagères puis EVA /

 

De gauche à droite, l'allée, la bordure de bande, une ligne semée, l'inter-ligne, la seconde ligne, la seconde bordure & l'allée suivante...  La couverture de trèfles du sol en ce printemps était de l'ordre de 50% en année 3...  Les lignes furent préparées à très faible profondeur à la houe & semées d'une ligne de laitues...  Puis le mélange engrais-vert  fut resemé sur les lignes, les allées & les interbandes...

* nous les semons quoi qu'il advienne - an trois

Si tout s'est déroulé normalement & à condition d'avoir amendé le sol par des apports organiques divers à l'exception de grandes quantités de fumier, le sol devrait commencer d'être envahi de légumineuses pérennes à la fin de la deuxième année.  En troisième année nous sèmerons une potagère d'exigence modérée en matière organique.  Les plus rustiques d'entre-elles sont les radis de printemps ou d'automne, les navets de printemps ou d'automne, les chou-navets rutabaga, les carottes, les chicorées, les chicorés-endives les laitues de printemps ou d'automne & les persils. D'autres espèces pourront se satisfaire de ce type de sol en transition vers la fertilité.  J'insiste sur le fait que nous avons des bandes permanentes de culture, séparées d'allées elles-mêmes permanentes. Sur chaque bande, nous ouvrons plusieurs lignes. Dans l'exemple de la ferme de mars, les bandes correspondent à la distance entre les roues du tracteur, soit un mètre vingt & sur chacune de ces bandes, nous ouvrons seulement deux lignes. Les bords de la bande & l'interligne centrale sont en troisième année occupés en permanence surtout par les trèfles pérennes.  Utiliser ces interlignes pour y semer des haricots par exemple n'est pas déjà une option dans la mesure où le sol sera au cours des sept premières années de sa restauration essentiellement en phase de reconstruction & d'auto-fertilisation.  A ce stade an trois d'avancement de notre progression vers un sol vivant, il est probable que la couverture de légumineuses pérennes – le trèfle blanc nain étant la plus couvrante d'entre-elles – soit d'environ cinquante à soixante pour cent.  Dans ces conditions de couverture, il est raisonnable d'ouvrir encore des lignes destinées au semis, d'une largeur d'au moins vingt ou trente centimètres. L'ouverture des lignes peut être effectué à la houe ou à la fraise.  Réaliser ensuite le semis au semoir à roues ou à la main, à faible densité. Je sème souvent un mélange de graines aux caractéristiques proches & dont les époques de semis sont compatibles. Diluer ce mélange de sable & d'un peu de graines de trèfles & autres fabacées pérennes & annuelles permettra d'éviter de semer trop densément sur la ligne.  Dès le semis réalisé & sans attendre, nous semons en complément sur les lignes, les interlignes & les allées adjacentes l'usuel mélange d'engrais verts avec en vue que les plantes ainsi semées vont contribuer à couvrir la bande, afin que le sol demeure nu la moins longtemps possible.  Toute portion de sol mise à nu constitue une brèche dans la méthode, mais ces incartades demeureront cependant inévitables tant que la vie du sol ne sera pas restaurée tout à fait.  Le signe sûr de la condition sanitaire du sol d'un lieu traité en Agrinature est la proportion de légumineuses qu'il porte en couverture de sous-étage de nos cultures proprement dites.  Une augmentation de cette couverture de l'ordre de vingt pour cent par an constitue une progression raisonnable.  C'est en la patience à répéter la pratique simple de ressemer après chaque opération le dit mélange d'engrais verts, combinée à l'acquisition du réflexe de ce semis dès qu'une portion si minime soit-elle de sol se trouve par une intervention dénudée – en ces deux points précis qui ne font qu'un – que gîte le secret de réussite d'Agrinature.  Je parle ici naturellement d'un cas où vous serez en train de convertir à cette méthode un sol ruiné, fatigué ou dont les capacités vitales avaient été diminuées par des abus, des usages trop intensifs ou des produits chimiques. D'ordinaire, ces conditions de faiblesse du sol sont manifestées par une la présence d'une flore invasive, les adventices du type 5.  C'est en permettant au niveau de vie, le nombre de milliards de d'organismes monocellulaires par centimètre-cube de sol de progressivement s'accroître, permettant à la structure du même sol de se rebâtir, que nous permettrons à ces herbes rampantes d'être remplacées, supplantées pour tout dire par des espèces plus nobles – dont les trèfles & autres engrais verts que nous semons toujours, quoi qu'il advienne.  Citons pour exemples des apports organiques qui, opérés régulièrement en très petites doses, vont reconstituer le stock d'oligo-éléments de notre sol – de l'urine diluée des eaux grasses de lavage du linge ou de vaisselle, les composts de déchets végétaux , le bois de rameaux d'été ou d'hiver, fragmentés ou non, les composts vieux de toilettes sèches.

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* potagères racines en semis direct dans le trèfle - an trois - 131114

Les potagères racines réussissent bien en semis direct dans le trèfle - le persil itou, au paradoxe de ses petites graines lentes à germer. - Root vegetables like Swedish turnip are easily sown directly in the clover cover - parsley too, notwithstanding its tiny slow-sprouting seeds.

 

d) an 4 de la rotation / semis /

* quatre-vingt pour cent - an 4

En année quatre, nous pouvons semer salades ou potagères à racines en rotation.  La couverture optimale du sol par les légumineuses nous offre désormais toute latitude. -  120913  130227

  

* L'an quatre est un zéro. - an 4

En année quatre, nous pouvons apporter du fumier ou du compost pour repartir année zéro, c'est-à-dire l'an de l'apport de fumier.  Nous semons ou plantons en très jeunes pousses de ces potagères voraces (rudérales) - choux, potimarrons, poireaux, épinard, mâche, betteraves, bettes, panais, & so on ... - 120913  130227

 * full clover cover - an 4

Une autre option en année quatre, lorsque la couverture de trèfle est complète sera de planter des très jeunes plants dans le trèfle tout en le laissant intact, c'est-à-dire que nous n'ouvrons que l'emplacement où introduire le plant en motte.  Fukuoka semait un mélange de graines de 25 potagères roulées en boulettes d'argile.  C'est je suppose la meilleure pratique, mais je ne l'ai pas encore essayée. - 120913  130227

  

* Se reposer en variant son activité. - an 4

La troisième option en année quatre est de reporter d'un an l'apport de fumier & semer une céréale qui va régénérer, restructurer le sol du potager.  Cette photo ne montre pas ce cas de figure : il n'y a pas de trèfles ou autre légumineuses dans les entre-lignes. - 130513 - 130806

 

En un point de lumière le malfrat démasqué/ planter pot.

 

planter  les potagères

En un point de lumière, le malfrat est démasqué.

éloge du partagepar http://nuital.centerblog.net/

« Dans ce monde ultra sécurisé- où tout semble calculé-planifié à l'avance il existe des sommes de hasards comme des opportunités à saisir sur le champ, mais prendre le risque de changer ses habitudes en réalité peu de gens osent le faire pour se lancer à l'assaut de l'inconnu, de l'étrange, du nouveau comme de l'Etranger.  C'est bien connu les humains ont la trouille, sont peu courageux à l'exception de rares personnes brillantes, au-dessus de la norme.

C'est surtout le superflu qui nuit au nécessaire comme la solidarité & les différences complémentaires qui peuvent nous unir au lieu de nous diviser, nous séparer.  Le fric nous rend parfois fous avec un venin enfoui en nous tel un serpent de pacotille qui ondulerait sans but aucun excepté celui de s'enrichir, posséder davantage que ses semblables.

Du coup peu sont capables de donner gratuitement sans espoir de retour car le simple fait de partager avec autrui nos privilèges nous pèse tel un fardeau trop lourd à porter.  Cela conduit à ce que chacun pense à soi en premier lieu au détriment du groupe.  Je fais ici l'éloge du partage.  Tout le monde serait beaucoup plus heureux j'en suis sûre !

Partagez sans crainte car il ne vous arrivera rien de mal mais que du bon ! »

 

Un système social hypertrophié nous oblige au don sous la forme des impôts & cotisations.  Cela nous inquiète car nous n'en avons plus la maîtrise.  Cela nous incite à la dépense, pour nous le croyons récupérer les cotisations versées.  En les familles d'Afrique chaque mois est organisée une réunion pour l'entraide.  Ceux qui disposent de revenus soutiennent les membres en difficulté passagère.

Il est trois formes du don. Le don passif est fait pour se débarrasser d'un importun ou se donner bonne conscience, comme on s'acquitte d'une taxe.  Le don actif espère un don en retour, un peu comme un investissement.  Qui pratiquent le don donné ne fuient rien, n'attendent rien.  L'acte leur suffit.
En un pays de surabondance où nous souffrons surtout de trop avoir de tout, la mode logiquement est à la maigreur qui devient la rareté à laquelle accéder si on en a les moyens.  Pour être mince en un pays où chaque poubelle déverse sur une tour Eiffel d'ordures un seau valant dix ou cent fois le revenu d'un humain du sud à la peau brune, il faut disposer d'un logement bien chauffé, d'un travail à l'abri des intempéries & d'une nourriture onéreuse, riche en nutriments, pauvre en calories.  Dans une telle société qui meurt de l'avoir, partager nous induirait à diluer le potage.  Partant, nous serions plus sveltes, jeunes & beaux.  Pris dans la compétition absurde, moutons de Panurge privés de jugement, nous nous y refusons.

En anglais, on dit "It hurts."  C'est l'ego qui éprouve plaisirs & douleurs.  C'est lui qui fixe nos limites dillusoires & nous y fait croire.  Lorsque nous approchons le point de discerner ses simagrées imitations singerie de l'humain, pour nous alpaguer en ultime trait il décochera sa flèche désespérée qui nous fera nous croire en danger, seuls, moches, mal aimés ou dépressifs.  Les combattants ou samouraï se centrent sur le Hara; point de résidence du Ki.  C'est là un premier pas.  Le salaud ego ne se plaît pas en ce point de lumière, car comme tous les malfrats il craint d'être démasqué.

 

 

planter les potagères année 1 /

 

 

Nous avons planté des tubercules de pomme de terre ratte sous le chiendent & semé des trèfles.  Dans les allées latérales, quelque trèfle blanc semé l'an dernier prospère.  En général, ils bénéficient d'être piétinés modérément & cela favorise leur implantation sur l'allée.  Cette dernière est en creux sans que nous l'ayons voulu, par l'artéfact qui consiste à y marcher tandis que nous prenons soin à ne pas piétiner la bande cultivée.

 

 

la solanacée fait taire un chiendent bavard

 

La pomme de terre fut plantée dans une couverture totale du sol par le chiendent, ce qui est une manière de l'éliminer, par le procédé allélopathique*, les sécérétions des racines de la première empêchant l'herbe de reprendre.  En août nous semons sur tous les points exposés du trèfle incarnat à titre d'EVA & du trèfle rampant sur l'allée.  La solanacée Yin éteint le brûlant du chiendent Yang.

 

*Allelopathy is a biological phenomenon by which an organism produces one or more biochemicals that influence the growth, survival, & reproduction of other organisms. Wikipedia