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photosynthèse continue

L'agrinature tend vers la pratique native d'agriculture n'utilisant que les ressources du vivant en son effort de néguentropie insufflée par l'injection constante dans l'écosystème Terre des photons que lui dispense maître Soleil, étoile moyenne de la galaxie.

deux chaînes trophiques

La nourriture des plantes est pour l'essentiel un triptyque constitué par l'hydrogène de l'eau, le dioxyde de carbone de l'air & par voie indirecte l'azote de l'air.  Utiliser toute l'eau & tout le soleil disponibles en un lieu tout au long de l'année est l'enjeu d'agrinature.

observante attention

Cela signifie que le seul intrant en cette pratique agricole est d'énergie solaire. De ce fait nous prendrons soin à observer que les plantes présentes puissent faire emploi autant que faire se peut de ces deux ressources données à tous. - la lumière solaire & l'eau des précipitations.

prélever part infime

Deux parts au moins de la production est destinée à la fabrication des sols & une part prélevée comme nourriture. Nous intervenons le moins qu'il est possible afin de laisser aux êtres vivants de l'écosystème champ toute latitude d'oeuvrer selon leur nature propre.

simplicité du complexe

Pour que ces êtres puissent exister, nous devons proscrire l'usage des substances de synthèse que le vivant ne sait pas métaboliser.  C'est la diversité qui assure l'ensemble des fonctions requises & ce par le moyen de la complémentarité biologique des êtres.

humus & sens pratique

Les notions de pédogenèse sont l'essence de l'agrinature : la Terre doit redevenir terreuse, refabriquer ses sols. A l'échelle d'un siècle l'agronomie envisagera une combinaison des deux pratiques. Des paysans, paysannes, chercheurs & chercheuses affineront des méthodes applicables à plus grande échelle & éventuellement des machines simples & légères. Celles disponibles ce jour sont trop complexes, trop pesantes sur le sol & de ce fait trop voraces en énergie.

projection en nutriments

Des petites parcelles sont le cas idéal car les lisières & bordures sont des points de grande richesse biologique & parce qu'il est besoin d'arbres pour garder & fabriquer le sol. La production locale permet aussi le retour, le "recyclement" de la matière organique pour l’auto-fertilisation.

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0 agrinature définir

1) épistémologie de l'agrinature / 10p40K

 

13.7 La variété des manifestations humaines.
  • Les soleils sont plus grands à l'ombrée de la haie.
Quel temps fait-il ?  What is now time to do ?
  • Qu'est l'heure qui se présente, propice à faire ou non-faire ?
  • Qu'accomplit le temps en la campagne en cette saison, en ce jour ?

La question, « Quel temps fait-il? » naquit d'un temps où nous étions paysans.
De cette question émergea le double sens du temps - celui du moment & celui du climat.

Le sens de la question était alors, "Qu'est-ce que ce temps - tout à la fois dans l'année, la saison
& dans le climat, l'expression particulière de cette saison en ses données climatiques

ici -
nous permet, nous demande, nous réclame, nous impose de faire en matière de travaux agricoles?"

Un agriculteur, une agricultrice connaissent le moment de l'an ainsi que le climat du lieu.
Compte tenu de ces deux facteurs, une tâche unique s'impose: il ou n'a alors aucun choix, nulle liberté.
Ici réside la principale difficulté de ce métier.  Le paysan, la paysanne sont liés au temps pour leur travail.  Leur art consiste à savoir discerner la tâche qui s'impose, & à s'exécuter immédiatement, sans délai.

La conséquence de cette situation particulière est que par le lâcher prise complet, nous pouvons nous laisser soulever, porter par le temps, tel un fétu par le vent.
Les agriculteurs obéissent  au temps pour ce qui est de leur travail & aux souhaits de leur clientèle en ce qui concerne la production vendues.


  • Le paysan, la paysanne accomplis, au discernement d'airain,
  • vivent d'une joie sans objet, semblant n'avoir aucune liberté,
  • car sans répit leur corps obéit au temps.

  • Il jouissent ce faisant d'une liberté intérieure pleine,
  • continuellement portés par le temps.

Nous voyons par extension que la question du temps qu'il fait

s'applique en réalité à toute personne en toute décision

car nul ne peux s'abstraire de la planète sous nos pieds

ni de la stratosphère qui chatouille nos oreilles

ni du temps de l'instant de l'histoire du lieu que nous habitons & qui par réflexivité nous habite...

 

  • Carried along by winds in pure obedience to the weather
    with a mind to serve their customers
    farmers can feel free
    their body tired, dusty & simply set, their heart at peace, perfect, joyful.
 L'oral est la langue native des paysans.
  • "Je ne sais ni lire ni écrire, qu'épeler."

 Olivier Barbier

  • L'oral est la langue native des paysans.

 Appeler se répondre de vallée en mont fut le moyen de créer les communautés d'agriculture

- culturer le champ ou replat.

 Épeler évoque le temps récent quand l'homme brisa son épée pour la fondre en outil.

 L'outil créé nous permit ensuite de forger la forme pays  pour s'y fondre en élément du paysage.

Le paysan, la paysanne en non-faire nourrissent d'humus leur humanité & nos corps de terre.

13.5 - une invention sans brevet - fleur de blé - 3 p
  • une fleur de blé *

Cette pante gracile dont la belle fleur soudain se révèle, grimpe aux pailles des céréales, au-delà de la commensalité. Ces herbes sont nommées messicoles puisqu'elles calèrent leur cycle de végétation sur celui des céréales que les humains installent autour de leur habitat depuis dix ou vingt mille ans.

  • Yann le 16/08/2012 : * Agrostemma githago.  Cette plante transforme ce que sécrète la graminée.  Cela doit contribuer à éviter un engorgement du sol en substances laissées par le blé.  Les toxines laissées par la céréale se concentrent dans la plante, ne restent pas dans le sol.  La plante entière est d'ailleurs très toxique.

Toutes les céréales intoxiquent leur milieu d'une manière particulière & c'est une des raisons à la nécessité de la rotations des cultures.  Le dialogue de biochimie qui lie cette plante à fleur à la céréale est un lien plus mutualiste que la commensalité, puisque le blé & le paysan, au delà donc de n'être ni lésés ni avantagés par elle, bénéficient de sa présence.

  • une invention sans brevet

Aux jardiniers bio, les limaces posent problème lorsque les espèces d'oiseaux qui d'ordinaire les mangeaient sont parties - les hérissons par exemple. C'est pourquoi utiliser de l'anti-limaces autorisé en mode biologique n'est pas une solution de sortie.


Comme un arbre entre ciel & terre, les jardiniers - en agrinature - sont antenne, canal, point de passage privilégié.  Toute la connaissance réside en le ciel & par la modestie du non-faire, nous pouvons en capter des bribes errant dans les vents pour inventer -  & plus tard les éventer, les répandre, disséminer, semer comme akènes & samares.

  • Yann le 16.08.2012 : La limace qui se trouve comme en plein soleil ralentit, peut-être par réflexe car elle croit qu'elle va se dessécher.  En effet elle respire non pas par son poumon, mais par la peau, ce qui est deux cent fois plus efficace qu'un poumon, & se produit lorsque sa peau est humide.  Elle est alors moins traînarde, & ce n'est pas parce que l'eau la lubrifie, c'est parce que l'eau l'aère - C'est l'eau qui aère le sol d'ailleurs, si elle circule bien.  Donc la nuit, au sol l'air est saturé d'humidité, l'eau se condense et c'est le signal du départ.  Quand le jour se lève, à moins qu'il ne pleuve, la limace s’essouffle plus vite.  L'escargot fait pareil; la limace est juste un escargot sans coquille.

l'intuition des sens - intuition & sense perception -

La méthode empirique des paysans peut sembler fruste au scientifique.

La démarche des personnes de science est noble.  Elle requiert un grand nombre de qualités du mental & de l'intellect en sa soumission à ce qui est.

Pourtant, nous voyons désormais des chercheurs dériver en des voies qui ne leur appartiennent pas, délaissant pour un salaire la rigueur que leur artisanat imposait.

Un paysan observe ce qui advient en son champ & en façonne en rapport ce qui au fil du temps deviendra sa pratique.  Le scientifique pour sa part ne saurait s'en contenter.  Par sa formation, il éprouve le besoin de, dans la mesure délimitée par la capacité de sa connaissance, délivrer une tentative d'explication à ce qu'il observa.

Ici, l'intuition, l'imagination, la vision du réel d'une personne considérée, interviennent pour contribuer à élaborer tout d'abord une hypothèse, puis ensuite un protocole d'expériences qui pourraient infirmer ou confirmer ce que la personne pressentait.

L'observation du paysan ou de la paysanne ne rejette pas la science, mais en fin de compte pourtant, il s'agit surtout de voir ce qui advient au champ, en vue de pouvoir utiliser cette perception fine dans le sens le plus pratique qui soit.

A leurs yeux, l'explication de ce qui se produit n'est pas capitale, sachant que toute description est par nature incomplète & que le propos des savants du jour pourra sans doute sembler désuet à la génération suivante.

  • Nous pouvons prendre en contrepoint les écrits d'Olivier de Serres, homme de la terre, en son "Théâtre d'agriculture & mesnage des champs" dont nombre de maximes sont toujours valables ce jour.

A l'agriculteur, importent pour l'essentiel les méthodes culturales, les dates des travaux, le rapport d'une dépense en fonction de la recette qu'elle pourrait générer, & avant tout - & c'est un grand paradoxe - l'effet à long terme ou même à très long terme de tout ce qui sera fait ou non fait.  Les agriculteurs se sentent hautement concernés par leurs relations à la société & à l'environnement.  Notre travail est visible de tous.  La nature aussi est un commun.  Les voisins des paysans sont par nature leurs clients.  Chaque fois que nous enfreindrons en quelque aspect ces règles du savoir-vivre, nous dévaluerons notre position & notre rapport à l'autre.

Le déclin en matière de rigueur & d'honnêteté des chercheurs de science désormais accompagne la profusion de leur discours & dévalorise leur parole en proportion.

  •  entre l'agronome & la terre.

    Entre la science de l'agronome & la terre, la mémoire du paysan.
    "Comment était ma terre il y a cinq ans, il y a dix ans, il y a cent ans, il y a mille ans?"

    Ma mémoire de paysan, par observation journalière de la topographie de mes parcelles,
    ne remonte pas à plus de dix mille ans, car c'est à peu près en ce temps que
    venus du centre de l'Eurasie, Homo sapiens débuta l'essartage.

    C'est la mémoire de l'agriculteur qui seule lui confère un regard neuf.
    Cette nouveauté du regard nous permet d'avancer,
    car la vie ne cesse pas de se renouveler.

    En marche.

- Earth memories - a sacred link between knowledge & action -

  • The farmers' memory alone stands between agricultural science & the soil,
    when they ask to oneself,
    «  What did my plots look like five, ten years, a century, a thousand years ago? »

    Through daily & constant watch of the topography of the plots,
    I can remember no more than ten thousand years in the past,
    for it was about then human beings come from central Eurasia started to open clearings in the forests of Europe.

    Only when farmers acquire this memory capacity, can they see their farmland in a new light.

    Seeing the ancient land anew, we become able to move forward,

    for life is That that's ever new

variété des manifestations humaines -

Le point de vue de la science devrait décrire le réel, la situation du monde tel qu'il nous apparait.  Dans les faits pourtant, les chercheurs accusent parfois une vision déformée de la société, du fait qu'ils en appartiennent à la classe dominante & tirent pour nombre d'entre-eux revenu d'une association avec des industriels.

De plus, leur compréhension est bâtie de concepts & incomplète, car ils ne sont pas de réels praticiens.  Ce dernier point cependant est inhérent à leur fonction & ne peut être évité.

A redéfinir l'agronomie doivent coopérer des agriculteurs & des scientifiques approfondissant les questions sous de multiples aspects en relation à la société, les connaissances, les techniques, l'histoire, l'économie, l'environnement, la gestion des ressources.

Lorsque nous sommes ouverts, honnêtes, un consensus peut se manifester en suite d'observation des forces en jeu dans le spectacle quotidien de la nature & la vie des plantes, puis par voie de conséquence une soumission consentie avec joie à ces forces que nous constatons à l'évidence plus grandes que nous dans leurs amplitudes de l'espace & du temps.

La même vision intérieure produira cependant des résultats différents dans leur forme.

De même que dans le monde vivant une diversité d'expressions est capitale pour sa perpétuation,

la variété des manifestations au sein de la société humaine y a toute place pour contribuer au bien commun.

 

  • That is how the living build their capacity to resist, exist & perpetuate.
  • And what applies to nature, moreover applies to the human society :
  • let there be a richness of ways to contribute our common good!

 

 
  • Quelques bandes furent dénudées un court temps, le seul travail du sol étant celui d'une fouilleuse - Actisol - utilisée à la faible profondeur de quelques pouces.

Se laisser porter par le vent du non-faire, ridicule, dérisoire moustique sur la vague océane!

 

  • Saint-Priest-la-Prugne est un village en le département de la Loire, à l'altitude de sept-cent-cinquante mètres.  Le blé Saint-Priest-le-Vernois rouge serait une forme du rouge de Bordeaux qui se serait adapté à son climat rude de terres pauvres.

Se laisser porter par le temps que le temps fait est une part nécessaire mais non suffisante à définir que nous serions dans le non-faire.

 
  • le barbu du Mâconnais est très productif

L'efficacité, le résultat, l'attente.

Le non-faire se définit au sens qu'il faudrait toujours agir le moins qu'il est possible.

C'est le caractère marin de la condition paysanne.

 

EVA semé dans la pépinière à Sardent contribua à aider au développement des blés, empêcha bien des adventices de s'installer & offrira après la moisson une parcelle en l'état idéal pour semer & planter des plantes potagères selon la pratique de l'agrinature. La parcelle fournit un bel exemple de ce qu'est la prairie-céréale : elle produit une belle moisson de blé tout en portant une végétation riche d'un grand nombre d'espèces. Elle peut ainsi maintenir ou accroître sa fertilité tout en produisant sans excès. La variété des espèces présentes assure la force sanitaire de la population complexe que ce lieu porte. Notez que la prairie céréale pour être obtenue demande des semences de population sélectionnées au champ  & non par les instituts de sélection.

Une machette, une boussole & un pas suffisent.

  • Philippe Guichard sème des blés de population géants en semis direct avec l'outil combiné d'une herse rotative & d'un semoir, sur le sol d'une luzernière qui fut auparavant coupée.  La graine en est posée sur le sol & la luzerne dont la herse réduisit la vigueur l'y protège sans la couvrir pourtant.

Laurent Pénicaud préfère semer par un semoir combiné à un outil à pattes d'oie qui scalpe la végétation à la même profondeur d'un pouce, à la manière du travail de surface qu'accomplit Richard Heckmann en Alsace ou le semoir Ecodyn de Nicolas Supiot en Bretagne & Manfred Wenz en Allemagne.

  • Jean Lafaille & Sapoork envisagent quant à eux ainsi que Claude Bourguignon le théorisa, ainsi qu'il est plus couramment adopté en Amérique du sud, de semer dans une couverture vivante gélive, sur le sol, c'est-à-dire en surface, mais sans l'ouvrir autant que ce que font les semoirs directs.

On peut utiliser un rouleau broyeur pour couvrir, protéger la semence. Sur le sol couvert d'EVA, le semis se voudra précoce - lorsque les toiles brillent sous la lune du mois neuf.

Semer en un seul passage permet d'économiser l'intrant pétrole, de tasser le moins qu'il est possible le sol, d'alléger la contrainte que l'automne, la mousson, impose.

Pour avancer dans la forêt dense, une machette, une boussole & voir à deux pas suffisent.

 

13.7 - l'ailleurs de l'écoute - speech or say - p
  • Ici la prairie-céréale est de forte densité.  Le précédent prairie de chiendent était assez âgé pour nourrir le seigle.

l'ailleurs de l'écoute

Les deux ermites nous rendent visite en notre communauté deux fois l'an.

Ju bredouille.  Sa courte allocution pourtant nous ravit, nous élève.

Elle nous portera en espoir jusqu'en la suivante saison.

Pi est grand.  Son éloquence touche au sublime.  Nous l'écoutons de grand intérêt.

Quand ils repartent, nous nous demandons en nous-mêmes "Qu'a-t-il dit?"

 

 

13.5 - se préparer longtemps, agir en célérité / 4p6K
  • EVA - trèfles blanc nain rampant, des prés, rose, du Roussillon, de Michelli, souterrain & lotier corniculé. Selon le climat & le sol, la liste pourra être complétée par des mélilot, sainfoin & luzernes.

Se préparer longtemps, agir en célérité.

L'essentiel c'est d'être prêt.

Pour accomplir le travail qui a lieu à la saison des pluies, il faut être prêt :

le matériel révisé, en état de fonctionner,

les opérations préalable en les parcelles effectuées aux temps voulus,

la réflexion sur l'assolement, mûre.

Ainsi, la triple préparation de minutie des outils, des parcelles & du projet est un préalable à accomplir la semaille sans accroc ni stress.

Le quatrième aspect c'est anticiper la météorologie.

 

13.5.2 douleur ou plaisir, je ne sais - in between pain - p
  • Le petit Ononis arrête-bœuf & les feuilles tombées au sol nous montrent ici que si nous cessions de garder des lieux même couverts de goudron, ils seraient assez vite recolonisés par les plantes d'abord, des animaux ensuite.

 

Plaisir & douleur sont des images qui naissent & meurent sur la toile du mental.

 

13.5.3 - jouir du fruit de l'acte ou non est la question - p
  • La vie, prenant la forme  probable d'un rongeur apporta ici un gland qui germe sous une couverture spontanée EVA de fabacées.  Il offre le potentiel d'une forêt entière à l'échelle d'une génération.

Jouir du fruit de l'acte ou non est la question.

Bouddha déclare que la souffrance est l'essence de l'existence. Les attachements en sont la racine.  Nous ne pouvons nous y soustraire.  Nous sommes venus sur terre en fait pour l'affronter, réaliser une destinée.  L'accepter, c'est lui enlever son pouvoir : elle ne s'évapore pas, mais ne nous affecte plus.  La crucifixion est une souffrance sur les trois plans, du corps, du mental & du spirituel.  Elle est une circonstance où le corps doit endurer ce qu'il ne peut fuir, quand nos amis désertèrent & que toute perspective d’échappatoire semble s'éloigner sans retour.

Bhagavad Gita : « Sers sans en rien attendre.  Ne cherche pas à jouir des fruits de tes actes.  La vie te fournit tout en ce qui concerne ton action, son cadre, l'énergie nécessaire, la motivation à la poursuivre.  Laisse-lui-en en conséquence les fruits : ils lui appartiennent.  Si tu agis ainsi les tourments ordinaires ou d'exception ne te touchent plus : l'existence en son entièreté te bénit. »

C'est le yoga de l'action.

 

13.5.4 - une parenthèse de cent ans - a century of decay - p
  • ARE : maïs sarrasin courge soja

 

  • Hiroshima & Agrinature - Know the ego !

    La bombe nucléaire nous interroge sur la validité de la science, capable du meilleur ou du pire, & la pertinence du scientisme qui apparaît sous les rayons du champignon atomique, comme une superstition de plus.

    Larguer par deux fois des bombes sur le Japon pour réaliser des essais en grandeur nature constituaient des actes motivés au plus haut point par une conception raciale & raciste de la géopolitique.

    De la conscience d'Hiroshima naquit Agrinature - qui envisage l'agriculture comme une activité humaine globale, sans division ni dualité de l'être, qui relie en cela les jumeaux, Orient & Occident.

Create or destroy?

  • The nuclear bombs dropped on two towns of Japan were the product of scientific research.
    Science can beget either good or dire evil.
    The deadly nuclear mushrooms were a sign that believing blindly in science
    would just be another superstition.

    It is worth noticing that dropping twice those bombs on Japan as  two full-scale tests were acts partly,
    but highly motivated by a racial, racist understanding of geopolitics.

    Agrinature was born of this new awareness Hiroshima & Nagasaki events started.
    In Agrinature, we consider agriculture a global, human activity, for being is

undivided & non-dual.  In it we unite East & West, the twins.

  • Spirit & the mind

"Science deals with what the senses perceive, and spirituality what exists beyond the senses."

  • "Masanobu Fukuoka- 2 February 1913 – 16 August 2008 - was a Japanese farmer and philosopher celebrated for his natural farming and re-vegetation of desertified lands.

He was a proponent of no-till, no-herbicide grain cultivation farming methods traditional to many indigenous cultures, from which he created a particular method of farming, commonly referred to as "Natural Farming" or "Do-Nothing Farming".

He was the author of several  books, scientific papers and other publications, & was featured in television documentaries and interviews from the 1970s onwards. His influences went beyond farming to inspire individuals within the natural food and lifestyle movements. He was an outspoken advocate of the value of observing nature's principles."

edited from Wikipedia

  • Son influence au sein du mouvement des petits paysans du monde est d'importance ce jour.  Devant cette force grandissante, le besoin se ressent d'une distinction, un discernement accrus entre la part spirituelle proprement dite de ses écrits & la valeur scientifique de ses pratiques.

"All the world’s major religions, with their emphasis on love, compassion,patience, tolerance, and forgiveness can promote inner values."

thirteenth Dalai Lama

 

  • Fukuoka n'appréciait pas qu'on l'adule.

Son ego était-il éteint?  Je peux dire ici avant tout que son cœur était ouvert - selon les critères de reconnaissance de ce fait, habituels, courants en orient : il était capable de percevoir une personnalité de manière directe - même si le terme de cœur est désormais confus par trop d'usage en les langues d'occident.

Le fait que ces commentaires apparaissent quatre ans seulement après le décès du maître est un signe de santé au sein du groupe des personnes qui s'intéressent à lui & surtout à son travail.

En un temps où la pluridisciplinarité devient la règle, nous avons à effectuer en la matière la démarche inverse du fait qu'il était en marche - par force & humanité - un pas d'avance sur ses contemporains.

Les tendances de météorologie du calendrier lunaire de Maria Thun sont justes & peuvent de ce fait nous aider à anticiper le temps du semis.

  • L'environnement désigne ce qui nous entoure. Dans son étymologie, le mot écologie évoque le lieu de notre habitat. Ces deux termes donc nous coupent de la nature.

 

 
  •  sol, soleil & seigle

le grandiose, une présence & des actes réparation

La relation orale surtout.  Il est beaucoup de potions en la chambre d'un malade.  Il est beaucoup de livres en la bibliothèque d'un ignorant.

C'est fondamentalement le cœur de la révélation de Fukuoka que ce non-faire en relation avec la nature végétale & micro-organique ou animale, puisque ce fut sa vie même, avec une sorte de projet de démonstration en sus, & comme souvent de la vérité.Agrinature est le nom que nous donnons à la méthode de Fukuoka.  L'expression en Japonais signifie littéralement "do nothing" ce qu'on traduit en Français par non-faire, mais qu'il faudrait en toute rigueur dire plutôt "ne rien faire".  Le non-faire exprime au sens très subtil & spirituel que c'est Dieu ou la Nature qui agit en nous & guide notre action par le vecteur d'une perception des sens & de l'intuition réunis.  Toute traduction est une interprétation.

Sur la question du non-agir.

  • « Non agir » est une traduction approximative.  Agrinature est une praxis.  Il est difficile de décrire un geste, & plus encore à qui ne l'a pas pratiqué, ni vu faire. Avancer vers l'agrinature peut demander dans le cas d'un terrain abandonné ou ruiné, des actes de restauration qui prendront le temps d'attendre que le non-faire inné à toute nature s'y installe de son vouloir propre, en le temps qui lui sied.  La restauration des sols peuvent demander un an si la diversité des espèces d'herbes était demeurée, mais dix ou vingt en des terrains plus abîmés où la diversité résiduelle était proche de zéro.  A cause du besoin de cet agir préalable, on n'emploie pas la locution « non-agir ».  La jachère qui consiste à ne rien faire est déjà une forme d'action : être présent est utile, ce qui implique des actes comme marcher, regarder, uriner par exemple.  Nous agissons, donc.  Si nous quittions le lieu sans revenir, il se régénérerait en retournant à la forêt.  Le non-faire en agriculture est d'un autre registre - l'effacement de l'ego devant le grandiose, une présence & des actes réparation.  C'est une thérapie de notre relation à l'être, à la terre & à l'autre.

Quel serait le sens de perception le plus développé ?

  • Les cinq en synergie & concomitance de l'écoute ou ressenti du cœur à droite.

Quelles relations affectives ou autres as-tu avec les êtres humains ?

  • Je suis un être humain.

N'y aurait-il qu'un domaine, un champ à te prendre, comme le supposerait ta monomanie des champs ?

  • Tout m'intéresse qui a des applications & implications pratiques.

Quelle éducation, influences religieuses constituantes reçues en l'enfance au sens propre ?  Toute éducation est religieuse.

  • Chrétienté, bouddhiste, Védanta, Tao.

Le chamanisme, le paganisme ont-ils la moindre intérêt ?

  • Le chamanisme est un mode de relation ancien au monde, puissant & toujours pratiqué.  Le paganisme désigne des pratiques religieuses d'avant qu'Abraham ne migre à Hébron.  Le Vedanta & le Tao ont en commun la non-dualité.  Au sens des érudits d'occident, ce sont des formes de paganisme, ce qui à mes oreilles ne signifie rien.  Ces perceptions holistes du monde évoluèrent à partir des chamanismes pratiqués en Inde au temps d'Abraham & en Chine au temps de Bouddha.  Les mythes, les mythologies, les religions, les philosophies & les sciences de la psyché, du comportement ou de la société humaine convergent en un seul point.  Tous ne s'accordent pas à le nommer.  Eau, aqua & water désignent une seule substance polymorphe.  Le mot eau fait penser à ce qui descend du ciel ou de la montagne.  Aqua évoque mieux ce que désire qui a soif.  Water ressemble plus à ce qui coule & irrigue la vallée.  A cause de ces percpets & sons qui diffèrent, les scolaires débattent & se disputent.  What links us all is the sense of awe in front of a world we cannot grasp or master.  De qui se refuse à cet émerveillement à habiter le grandiose & la complexité du vaste monde, je m'écarte par prudence.

Es-tu sensible à la musique ?

  • In the beginning was the word ... It means sound is the primeval step of creation.

 

  • Ne cherchons pas la nature de l'esprit, mais plutôt l'Esprit dans la nature.
  • There is no need to try & explain how the mind works.
  • We had rather listen to what the Self says.
13.6 - la trinité de l'être - a three-fold being - p
  • La productivité en grain de la prairie céréale dépend de la teneur diponible en azote du sol,  elle-même fonction des précédents ARE & EVA & des apports éventuellement en oligo-éléments au long de la saison apportés.

la trinité de l'être

Lire surtout des textes qui disent ou enseignent ou les deux, les biographies, les monographies, les études, essais, recherches & découvertes. Éviter les romans.  Lire est utile, comme méditer, comme une parenthèse, pour motiver l'action qui s'ensuit, réparer celle qui précède.

Il nous serait néfaste de lire & que les mots en demeurent comme pensée ou paroles sans se concrétiser en gestes.

Le danger à trop se laisser aller à cet acte de penser sera de cesser d'écouter le silence par manque de temps.

Les pensées se font tintamarre.

Les paroles se risquent à mentir.

 L'amour est acte dans l'instant.

Créer commence par un son une idée que nous captons en l'espace fin prêt.

Nous poursuivons en une parole, l'intuition condensée, une pensée verbalisée.

Si nous ne la cristallisons pas lors en actes, l'excès liquide risque de nous noyer.

Il en est  du penser comme de la pluie.  Les atomes qu'émettent les arbres de la haie qui ont soif deviennent noyaux de condensation aux molécules H2O de la nue.  S'il n'était que précipitations pourtant, en ce déluge la terre devient boue.  Le calme ensuite de la chaleur au réchauffement sol air seul permet aux vivants de cristalliser l'eau tombée en tant d'actes œuvre à la diversité, plantes, sol, animaux & paysage utile au sage.

Le geste inclut en lui la douleur, le sacrifice & le service, ou pour le dire en d'autres mots, l'empathie la sympathie, le don

ou acte sacré consacré, & l'aide à ceux qui sont dans la nécessité sans nécessité.

C'est par l'usage de nos mains que d'homme ou femme nous devenons humains.

 

13.6 - la route à gravir Kailash - a pathless land - p
  • Le trèfle des prés est en train de monter ou grainer.  Il est dit violet en Français & red clover en Anglais.  On voit du trèfle blanc nain rampant à son pied.  Notez la mobilité des folioles, orientées pour capter mieux la lumière.  Dans le froid d'un matin elles savent aussi se refermer pour s'abriter & sous la sécheresse d'un l'été s'orienter à l'inverse verticalement pour éviter les rayons trop brûlants du soleil de midi.  La plus significative des fabacées à cet égard est sans doute Mimosa pudica, herbacée épineuse des tropiques dont les folioles & pétioles se replient lorsque le passant les effleure.

vendre tendre la terre - la route à gravir Kailash - a pathless land.

  • Les techniques culturales simplifiées nous viennent de l'Amérique du nord.  Elles consistent à semer sans labour après désherbage chimique en été, ce qui implique de mettre le sol à nu sous le grand soleil d'août & d'avoir acquis de gros matériels qui ne peuvent pas se rentabiliser au dessous de cent hectares.  Leurs tenants tentent de les faire accepter sous la dénomination agro-écologie, terme qu'ils volèrent à Pierre Rabhi.  Par ce néologisme, Rabhi signifiait que l'agriculture & l'écologie ne sont pas incompatibles, qu'il pouvait exister des paysans engagés en la protection de la nature.

Le lucratif de l'agriculture pétrole des machines & de la chimie revient aux trusts internationaux qui les manufacturent & que les gouvernements subventionnent par voie indirecte en donnant de l'argent aux agriculteurs pour qu'ils en deviennent clients.  Il est indispensable que les décideurs politiques - soulignant le lien entre les Kshatriyas* & les gens de la terre - apportent un soutien à l'agriculture de leur nation.  Ce soutien pourtant devrait s'opérer par d'autres moyens que des subventions qui risque toujours de favoriser les plus grandes fermes.  Nous savons qu'un pays a besoin de petites fermes pour en nourrir la population localement d'une nourriture saine & de grandes fermes aussi pour approvisionner le négoce.

  • Semblable business échoit en ce qui touche au commerce des graines & semences, question cardinale en lien à ces deux autres aspects que sont les machines & la chimie.  Nous estimons les pertes de gènes de plantes cultivées & animaux d'élevage en le seul vingtième siècle au neuf dixièmes de la grande diversité qui existait il y a cent ans.

 

  • Dénuder un sol induit une minéralisation de son humus, substance plus rare sur la terre & plus précieuse que l'or.  Cela implique aussi que pendant le temps où le sol est nu, il n'est capable par définition d'aucune production.  Le phénomène est d'autant plus grave en été car l'ensoleillement y est long & la chaleur accélère les processus biochimiques.  La perte d'humus est une perte sèche.  En reconstituer le stock prendra des années.  Par ailleurs, toute cette albédo augmentée, cette lumière gaspillée qui pourrait fabriquer de la biomasse à gogo sont bel & bien un manque à gagner.  Si l'expression est trop employée en ce moment, c'est pour décrire la dépression qui touche l'économie en ce temps : tant de talents & d'énergie que la société refuse, tant de profits accaparés par ceux qui ont déjà trop.  Notez que ce second aspect est la racine du premier, car l'argent appelle l'argent - comme l'humus aide à en fabriquer plus.
  • Pour résumer le résultat de mettre un sol à nu, il induit une perte double.  D'une part, le stock d'humus est mis en danger, en voie de destruction sous l'action des agents du climat, la lumière, la chaleur, le froid, le vent, la pluie.  D'autre part, il y a rejet, refus de la lumière solaire dont le grand potentiel n'est lors pas utilisé pour en reconstituer un stock à venir.

 

  • Un Sherpa de Nepal & un Lama de Tibet ne s'accordent pas sur la route à suivre pour gravir Kailash.  Qu'ils se mettent en route.  Parvenus au sommet leurs vues s'unifieront, deviendront cercle dont l'horizon est la circonférence de la terre.
  • Masanobu Fukuoka & Sepp Holzer atteignent à un résultat unique par deux voies, deux cultures, deux tempéraments aux radicales antipodes.

 

  • Nature est un mot ancien & très occidental à deux, trois ou quatre acceptions.  Des conservateurs la fantasment immuable.  Les biologistes la savent en évoluttion toujours.  Des humains de progrès souhaitent la magnifier.  Les personnes au goût d'entreprendre aspirent à y exploiter plus de ressources.  Des agnostiques en ont la vision d'un grand tout qui nous unit, en le mystère duquel nous pourrions entrer.  Des écologistes athées envisagent d'en découvrir les secrets.
  • Chaque groupe la rêve, souhaite se l'approprier.  A cause de cette confusion, de telles batailles comme pour un héritage, nul n'ose plus employer le mot.
  • Il n'est d'héritage qu'en l'être; tous les avoirs nous ont; tous les désirs d'avoir nous tuent.
  • Claude & Lydia Bourguignon enseignent ce qu'ils nomment l'agrologie. Ils ne sont pas agriculteurs. Voici quelques paysans qui pratiquent ou presque l'agrinature :  Supiot, Guichard, Ferté, Heckmann, Ronot.

 

13.7 ralentir sa course, se faire silence - Grow trees! - p
  • EVA est un mélange engrais-vert Agrinature ou couvert permanent de fabacées. On sèmera & plantera sans détruire ce couvert. C'est ce qui le distingue d'un engrais-vert ordinaire.

Ralentir sa course, se faire silence.  Grow trees !

On observe chaque jour la correspondance entre les prévisions météorologiques du calendrier biodynamiques et le temps effectif.

"L'accumulation de polluants dans l'environnement accentue l'influence des configurations planétaires défavorables." (Arbres, bois et planètes, . Thun, p.31)

  • L'environnement désigne ce qui nous entoure.  Dans son étymologie, le mot écologie évoque aussi le lieu de notre habitat.  Ces deux termes sont imparfaits puisqu'ils désignent la nature tout en nous positionnant comme en son centre.  Le mot nature lui-même est dual.

Il n'est pas de catastrophe naturelle.  Les événements ainsi désignés sont seulement l'expression de nos imprévoyances.  L'accident à la centrale nucléaire à Fukushima en est une cuisante illustration.
Le changement climatique que nos brûlages & brûlis engendrera sera surtout un grand bouleversement de la géopolitique.  Pour résoudre la question de l'augmentation de la teneur en carbone de l'atmosphère, il suffirait que chaque humain plante un arbre chaque année, que toutes les surfaces que frappe la lumière de Sol soient verdies, plantées de plantes.  Nous planterions des arbres producteurs de bois sur les parkings & au long des routes.  Nous transformerions les gazons en potagers.  Nous isolerions nos maisons & diviserions par deux le poids des voitures.

Souvent le contraire advient : nos automobiles sont de plus en plus massives, imposantes, & chacun semble rêver de posséder une vaste pelouse ras tondue.

Les plantes sont les meilleurs capteurs de l'énergie lumière.  Les considérer ainsi pourtant, ne les considérer que cela, les réduire à cette fonction, les réifier comme nous tendons à le faire déjà des animaux élevés en batterie, comme les classes dominantes tendent à le faire déjà de la populace, du pékin commun, de la valetaille, ne les voir qu'à travers la fonction que nous voudrions leur assigner pour notre bénéfice ne saurait offrir une issue à résoudre le complexe de notre appétit de tout sans limite.  Ce ne serait qu'une impasse de plus.  Engagés en cette impasse risque de nous dépouiller de notre humanité du même coup, car réifier le monde revient à l'avilissement de nous limiter à la forme.  Une femme charmante ne saurait se limiter à sa forme.  Je prends cet exemple en vogue pour exprimer que par analogie, ne voir les plantes que comme des agent de nos profits ne peut pas apporter de solution, car c'est en cette attitude qui cherche à utiliser toute chose que réside la question du faire ou du non-faire, de l'ego ou de la générosité.
En écho aux travaux des Zarathoustra de la Perse, tous les maîtres spirituels nous enjoignent : « Grow trees ! »

  • Dieu est le Soi commun à tous.  Prier, c'est s'adresser à cette part du tout sans limite de temps ni d'espace.  Méditer, c'est en écouter la voix dans le cœur à droite, lorsque le mental ralentit sa course, se fait silence pour un instant ou plus longtemps...  C'est cela le non-faire.  Même les athées ne peuvent nier le Soi.

2) épistémologie de l'agrinature / 4p3K

 

terreux au front Mars ternaire sel Let the circle grow. 2p2K
  • aimer les terreux avec lenteur - slow love

Mettre l'accent sur la part spirituelle, l'implication personnelle, le point de vue artistique, la dimension esthétique de l'agrinature selon l'idée que les solutions ne viendront pas de ceux qui en premier lieu générèrent les problèmes.  La science est soumission au principe de vérité & de ce fait nous lui devons tous égards.  Elle est rarement pure cependant.  Qui paie le technicien qui vous parle pour vous dire ce qu'il vous dit?  Nous savons depuis cinq mille ans que nos pratiques agricoles contribuèrent à éroder les sols tout autour de la terre.  Le constat n'est pas nouveau: la méthode agricole ce jour se base sur le dopage des plantes qui de ce fait crée des carences ici & des pollutions là.  Si nous obéissions en vérité à la science & la raison, nous ne bâtirions pas de centrales - prisons - atomiques.  Le risque d'accident y est infime, compte-tenu des précautions surnuméraires prises.  Or, nous savons qu'une probabilité infime appliquée pendant un temps très long confère en fin de compte un résultat significatif : l'accident majeur ne peut que se produire & la région contaminée doit être abandonnée.  Le résultat sera un désastre sauf en ce qui concerne le chiffre d'affaire des croque-morts.  Le sujet est grave.  La loi de la gravité, dure & juste - dura lex sed lex - plaça les métaux lourds & radioactifs très profond sous terre.  L'attitude de raison serait de les y laisser.  Par cet exemple on voit que l'industrie humaine n'obéit pas de manière pure aux lois de la science : le jeu des intérêts de la géopolitique & la stratégie souvent sous-tend les options & choix en matière d'industrie.  Qu'est la petite ferme de mars au regard du monstre qu'est l'agro-industrie?  La ferme pourtant est portée par la force du don de soi & non par les pulsions de mort de la finance.  La vie triomphe des croque-morts quoi qu'il en soit. La vie biologique accroit sa présence dans les sols de la ferme - avec la lenteur qui lui sied.  Celle qui a longtemps souffert ici voudrait goûter enfin l'éternité de joie & paix que lenteur procure : la terre.

  • Pierre Rabhi

Les agriculteurs agissent au front de la société à l'instar des soldats.

Comme eux ils sont méconnus, mal aimés, méprisés.
Les militaires doivent affronter la guerre pour protéger la population.

Les plus grands soldats sont des bâtisseurs de paix.
Les paysans affrontent la nature & ses éléments pour produire de la nourriture.
Dans l'idéal, l'agriculteur est un protecteur de la terre & de ceux qu'elle porte.
Pierre Rabhi, c'est notre père, sosie de Saint Augustin d'Hypo, frère de Mahâvira.
Il développe l'aspect humain de l'agriculture, le redéploiement nécessaire de cette profession au sein de la société.
Masanobu Fukuoka, c'est notre grand-père, sosie de Lao Tseu.
Il redéfinit la méthode de l'agriculture, son interface avec la nature :
jusqu'alors, nous avions dû essentiellement combattre les éléments pour survivre.
Désormais, il s'agit de transformer ce combat antique en une coopération.

  • Raam dans les Védas

Dans les traditions Grecque & Celte, Mars est le dieu des paysans et des militaires.
L'Europe, au vingtième siècle décima sa population de paysans en les envoyant à la guerre.  Ceci confirme cela.  Après chacune des deux guerres mondiales du siècles passé, les techniques élaborées par les ingénieurs les plus brillants à fin de massacrer les populations civiles, furent converties à transformer l'agriculture peu à peu en une industrie qui ferait grande part aux substances chimiques pour les engrais & les traitements, & au machinisme.  Deux croyances matérialistes servaient de substratum à cette conversion.  Tout d'abord considérer le corps des êtres humains essentiellement comme de la matière, & qui doit être alimenté en conséquence par de la chimie.  Ensuite, envisager la nature comme l'étrange étrangère, l'ennemi à soumettre assurément, combattre nécessairement, détruire éventuellement.  Toutes les diverses croyances humaines se prétendent universelles, & les croyances athées n'échappent pas à ce travers. Lorsqu'elles nient notre part spirituelle cependant, elles établissent ce faisant leur propre limite.  Si le monde vivant comporte de la chimie, il s'agit de biochimie, & si Nature existe, elle ne peut être que l'univers tout entier dont nous faisons nécessairement partie.  Toute croyance est respectable pour peu que ceux qui la professent actent leur foi, qu'ils pratiquent l'unité de pensée, de parole, & d'action.  Raam, dans les Védas, désigne tout à la fois le Dieu de l'univers, un de ses Avatars, et la perception ravie que les humains peuvent en avoir en le chœur de leurs cœurs.

  • Dieu, la nature & l'humanité

Nos ancêtres inventèrent des mots qui peuvent nous paraître étranges, tels que Dieu ou Nature.
Dieu désigne la force indicible qui nous anime tous, lorsqu'elle se dépouille de l'ego.
Ce mot permit aux sociétés humaines de contenir ceux de leurs membres
qui les mettaient en danger par une expression trop brutale de leur égoïsme.
Lorsque nous exerçons le métier d'agriculteur en observation continue des êtres & phénomènes de la nature,
en soumission à ses lois, nous pouvons réaliser qu'une force guide ce travail,
& tout en même temps nous communique l'énergie nécessaire à la tâche.
Cette force, cette énergie fut nommée Nature, car elle agit comme si elle émanait d'une entité,

comme si toute la nature était une.

  • God, Nature & mankind

Our ancestors invented words that seem weird to us, such words as God or Nature for instance.
God represents the unique power that activates everybody, but devoid of the manifestations of ego.
The word was created in order that human societies could control those among their members
who could threaten the group cohesion by an overwhelming expression of  egoism.
As a farmer, while practising my profession, I watch carefully & continuously the beings & phenomena of nature,
& surrender whole-heartedly to those of Her laws I can decipher.
While doing so, I then realise there is a very special power guiding my work,
endowing my being with the energy needed.
Such power was called Nature, because it appears as one, as if it came from one single being.

 

13.6 le gramme & la livre - a pinch worth a pound - 2 p

  • Secale cereale, du seigle semé en parcelle sauvage -

le gramme & la livre

 

 En un pays du bout du monde

un homme d'expérience déclara

qu'il faudrait pour connaître quelqu'un

avoir mangé avec lui ou elle une livre de sel,

ce qui représente un bon nombre de repas partagés.

Il est cependant une voie directe

qui consiste à suer ensemble

un gramme de sel :

travailler de concert un quart d'heure.

 

a pinch worth a pound

 The Chinese say we need eating

a pound of salt together

before we claimed we knew a person for sure.

A short-cut however exists:

to sweat a pinch of salt is enough,

i.e. twenty minutes team-work.

 

  • Le club humain s'agrandit.

L'agriculture est un enjeu de ce siècle.  Les guerres contre les humains ont épuisé nos ressources spirituelles.  Les guerres envers notre mère la Terre bientôt auront épuisé les ressources minérales.  Les sols riches sont parmi ces dernières.  Lorsque les deux types de ressources sont épuisés, en général les humains font la guerre.  Dans tout l'univers, les êtres humains sont réellement une manifestation peu ordinaire & la vie biologique ne se rencontre pas même si nous partions en voyage durant des années à très grande vitesse.  L'évolution a fait de nous des humains.  A ce stade nous devenons capables de la plus haute sainteté ou de l'horreur abjecte que notre conscience réprouve.  Le club humain s'agrandit.  L'enjeu nouveau de l'agriculture est que nous devenions humains en conscience.

  • watch our circle grow

To develop agriculture is a main challenge of our time.  Waging wars against our fellow humans makes us weary, exhausts our spiritual resources.  Waging wars against Mother-Earth may lead soon to disasters - wars - for exhaustion of the common mineral resources.  Rich soils are one among those.  In the whole universe, human beings are really some unusual manifestation.  Biological life is not to be found even if we travelled far distances.  Evolution has led us to being humans, where from we can chose either to express the highest perfection, or do forbidden acts, acts our conscience disagrees with.  The human club is growing in number.  The challenge of this new agriculture is to create an awareness of who we are.

  • En automne, je récoltai toutes mes peines & les enterrai au jardin.
    Lorsque avril refleurit, la terre & le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides & exceptionnelles.
    Khalil Gibran

C'est cela le non-faire - si on entend "peines" au sens de travaux.

a unifying energy / useless machines 1.0p1K

  • Athlètes végétales - Mon père est le plus piètre jardiniers que la terre ait porté. Il exulte à exalter le non-faire au jardin jusqu'au point d'incandescence consistant à n'y rien faire du tout. Pourtant dans les pots de son balcon au sixième étage en exposition sud des graines atterrissent, germent & les plantes annuelles ou vivaces ainsi nées réussissent à vivre quelque temps des faibles précipitations que le vent de midi leur accorde. Lorsque je visitai cet été l'habitant de ce lieu de banlieue, une de ces athlètes végétales salua ma venue d'une fleur, lumineux spectacle avoisinant le minuscule. Sa lumière était le jaune de l'avatar Krishna, incarnation de l'amour sans expectation. Elle sut que je remarquerais son prodige éphémère d'un jour.

De ce que dit Alain Baraton au sujet des plantes on ne peut rien rejeter car il parle presque toujours d'expérience. Lorsqu'on l'interroge au sujet de la permaculture il s'offusque car le mode de jardinage qu'il pratique est proche & très respectueux de la nature. Il refuse donc de nommer sa pratique d'un néologisme. C'est juste.

Baraton est un jardinier d'ornement de génie. Il n'est ni maraîcher ni agriculteur. Avoir du génie signifie simplement que l'on reste ouvert à tout, aux découvertes des autres sans préjuger, que l'on observe toujours & de ce simple acte lors on apprend sans fin ni finalité autre que la vie gratuite joie matinale de rosée en vesprée.

En matière de production de nourriture il peut pourtant s'avérer utile de préciser lorsque

  • l'on désherbe peu ou pas
  • & que l'on cesse de travailler le sol.

Ce sont ces deux parts du non-faire que nous précisons lorsque nous forgeons les termes

  • d'agrinature
  • & de permaculture.

Nos pratiques

  • débutent, balbutient, tâtonnent, se cherchent, se perfectionnent
  • sans répit, ni fin, ni fatigue,

car l'observation de ce qui est est la source unique de l'énergie

  • qui anime les amoureux de la vie telle qu'elle est
  • sans pouvoir de s'améliorer
  • ni désir de changement.

énergie unifiante & machines inutiles /a unifying energy & useless machines

  • Il n'existe que trois moteurs d'énergie, le soleil, la terre & la lune. Les vents & les fleuves sont mus par l'énergie du soleil. Les sources fossiles - charbon, pétrole & gaz - sont de l'énergie solaire fossilisée. Les hydroliennes utilisent la puissance des marées lunaires. La fission nucléaire est une énergie tirée de la terre.

    Dans la symbolique on imaginait l'enfer sous terre & le nom diable signifiait "diviseur". La fission qui consiste à couper un gros noyau en deux plus petits est une grave source de pollution car les produits de fission sont des atomes instables & donc radioactifs, toxiques sans date de prescription.

    La sagesse éternelle nous intime de laisser sous terre les métaux lourds toxiques pour le vivant que sont l'uranium & le plutonium. Quant au mental, cet outil puissant des ingénieurs & techniciens, il ne sait que diviser & lorsque nous voulons faire le bien nous n'y parvenons pas le plus souvent.

    Le cœur lui réunit. Quand le chakra du cœur s'ouvre l'énergie coule par nous d'abondance. Nous voyons alors que toutes les énergies sales toxiques tueuses matérielles ne servent à rien. Parce qu'elles sont néfastes par nature, nous ne savons pas les utiliser vraiment : nous ne pouvons que les gaspiller en pure perte.

En agriculture il n'y a pas en vente dans le commerce de machine agricole vraiment efficace, légère à la terre & de ce fait consommant peu. La machine le plus souvent enrichit le fabricant, le réparateur, le fournisseur d'énergie, le service des impôts, mais appauvrit le paysan tout en abîmant ses sols. C'est pourquoi il est des petits paysans de par le monde qui cherchent & fabriquent en commun leur propre outillage. La première qualité d'une machine devrait être la légèreté qui induit de facto une sobriété en énergie.

Les machines dites modernes sont des dinosaures, conçues le plus souvent au 19ème siècle & rendues plus sophistiquées au 20ème.

En matière de machines comme en bien d'autres c'est bien au contraire la simplicité & la discrétion dont nous ferons usage, à quoi nous nous attendons.


  • On considère parmi les frères & sœurs d'arbres que les plantes sont des saintes
  • - nommées Bodhisattva ou Avatars dans les traditions bouddhiste & védique.
  • Elle donnent toujours sans rien réclamer en échange.
  • Elles sont de ces justes qui permettent à l'univers de continuer d'exister.
  • Sans la force expansion d'amour pur des justes l'univers entrerait en un "big crunch" final.     Il se désintègrerait littéralement.
 
 
 
b planter une bouchure pour stabiliser la pente 1.0p2K

Peps in hier.

  • Arrivant sur ce lieu béni on ressent la peine du sol.
  • La terre crie sous le poids des engins (2).
  • La plainte d'arbres arrachés mais pas déjà mis en jauge s'élève (1).
  • Sous l'hiver une odeur âcre pèse comme la brûlure d'un soleil d'août (5).
  • Le poids des exactions commises oppresse, emprise d'un manteau trempé de pluie glacée.
  • Au creux de l'estomac la faim de pain tisse sa toile (4).
  • Voir tous ces petits d'arbres en diversité foisonnante
  • en attente d'une future destination nous enchante pourtant un peu,
  • ouvre une fenêtre vers le ciel (3).

planter un buisson, une bouchure, un bouchaud pour stabiliser la pente

  • En limousin il était pratiqué un peu au-dessus du bas d'une parcelle en pente de planter un buisson ou une bouchure, c'est-à-dire une ligne d'arbres destinée à devenir une haie. La haie ainsi plantée allait progressivement arrêter l'érosion ou écoulement du sol dans la pente & ainsi stabiliser la parcelle qui au bout d'un temps long pourrait s'établir d'abord en pseudo-terrasse, puis à terme en terrasse. C'est là la plus pure définition de la terrasse soli-pluviale - établie par le jeu opposé d'une part de la photosynthèse végétale vers le haut & d'autre part de l'écoulement des pluies vers le bas. Au début du processus triomphe l'attraction érosive de l'eau. Peu à peu au fil des ans la pente diminuant, plus d'eau s'infiltre dans le sol pour que les plantes & arbres puissent y pousser. Au bout d'un siècle environ, la terrasse s'est formée : toute l'eau plue peut alors être employée pour la photosynthèse & partant la pédogenèse. C'est le triomphe de la force solaire vers le haut. Celle qui crée la vie ou néguentropie. Le processus d'enrichissement du milieu propre au vivant est sans fin lorsque les humains n'interviennent pas comme dans la nature ou peu comme en agrinature.

Selon les traditions d'orient aux personnes réalisées deux options s'offrent. Elles peuvent devenir une étoile nouvelle apparue dans l'univers, au firmament. Elles peuvent aussi opter à revenir sur Terre pour une œuvre de service. Ces saintes & saints qui reviennent pour offrir leur vie sont nommés Bodhisattvas dans la tradition bouddhiste, Avatars dans la tradition védique & justes dans la terminologie des Hébreux. On considère ainsi que les plantes sont de ces saints renés sur notre planète en vue d'y créer & perpétuer la vie. Qui parmi nous a conscience que toutes les plantes sont en fait, en réalité des saintes, des justes, des pauvres, des servants?

  • The individual seems to be dual first,
    but is seen undivided if we watch more attentively.

    L'individu est tout à la fois indivis & divisé.
    Le moi le voudrait séparé.
    Le Soi & le sol sont communs à tout & tous.

Educare est un néologisme anglais associant le "care" & l'éducation des jeunes. En français nous pouvons le remplacer par éduquérir. Cela consiste à quérir l'or du cœur en l'enfant pour qu'il s'élève & parle. Le mot enfant désigne celles & ceux qui ne parlent pas déjà. L'enfant est un diamant brut. Une fois taillé selon l'angle requis le diamant brillera, renvoyant dans les directions de chacune de ses facettes toute lumière reçue.

  • Perdre l'humain en machine.

Les machines ont cependant un avantage énorme en comparaison du travail - celui donné par la main : une infatigabilité relative à court terme. La machine ne se fatigue pas, elle s'use. Ce caractère d'agir sans fatigue crée le danger mortel de l'hubris - la démesure. L'usure de la machine implique qu'il faudra la réparer d'abord - ce qui multiplie sont coût d'usage - & la jeter ensuite - ce qui impliquera forcément des pollutions graves.

La machine nous sépare du monde, de la matière travaillée, des collègues, nous prive du contact avec la nature ou le monde sensible. Pouvons-nous l'utiliser sans qu'elle prenne prise sur nous, qu'elle fasse de nous des machines à son égale?

Le sol chocolat.

  • Lorsqu'on mélange des peintures de toutes les couleurs on obtient la couleur caca d'oie ou chocolat au lait qui est la teinte du bois & des sols vivants, nourris & aérés & donc en leur potentiel le plus fertile. C'est le mélange du noir carbone (4), du blanc calcium (2) - cations - & du rouge fer oxydé d'un sol aéré & enrichi d'azote (3) qui produit le brun d'équilibre (5).

En combinaison avec le bleu du ciel (1), ce brun chocolat (5) peut créer le vert des chlorophylles (1) capables de capter les photons du jaune soleil (5). En cela les six couleurs de l'étoile.

  • Nous avons l'idée qu'un sol riche est de couleur sombre, voire noire. Or au pédologues la couleur d'équilibre d'un sol est plutôt le brun doux que lui confère le fer oxydé qu'il contient. La couleur sombre de notre idée du sol riche est celle du carbone des terreaux d'humus jeune vendus dans le commerce. Si les commerçants vendaient des terreaux digérés à 99% comme cela se produit pour l'humus des sols très vivants, ils n'auraient plus que 1% à vendre à prix d'or. Pour une raison pratique ils vendent donc un terreau brut qui devrait ce ce fait être pauvre & acide. A ce mor (humus brut) de matière organique fraiche vendue en sacs sont ajoutés des minéraux & du calcium pour les neutraliser & les fertiliser. Ainsi notre idée qu'un sol fertile devrait être de couleur très sombre se perpétue.

La fission nucléaire pollue notre planète par de la radioactivité mortelle pour un milliard d'années. La fragmentation des génomes pollue la biosphère en altérant sa capacité à héberger & maintenir la vie pour un million d'années. La dualité propre à l'activité mentale pollue l'espace par des vibrations de destruction qui sont comme toute vibration, éternelles. Chaque pensée qui enfle l'égo peut être neutralisée par un don sans retour. Il faut un acte vrai pour annuler une pensée car toutes les pensées ont la nature de la destruction.

  • subventions

Les subventions agricoles versées depuis soixante ans ont eu un effet ciseau en faisant augmenter les coûts tout en faisant baisser les prix. Il nous a fallu 60 ans pour nous en apercevoir tant il est difficile de refuser de l'argent donné. A chaque soubresaut de cette mort lente, nous demandons un peu plus de ces subventions qui nous étranglent à petit feu.

  • Flo  : Ce système agricole élimine les fermes locales qui représentent une part du produit intérieur brut français. Pour sortir de la dette publique, il faudrait au contraire les privilégier & ainsi augmenter le PIB français, au lieu de détruire la culture agricole au profit de multinationales qui ne comptent pas dans le PIB du pays.

La remarque est fort juste. On peut supposer que le très petit paysan ne déclarait qu'une part de ses revenus, ce que peut moins l'exploitant subventionné. L'agriculteur pris dans la spirale des subventions se fait duper car il ne touche pas vraiment l'argent. Ce dernier passe sous son nez, dépensé avant d'être touché. Les subventions profitent donc aux multinationales qui lui vendent

  • des machines (1),
  • des intrants "humicides" (4),
  • des prêts d'argent &des assurances (5),
  • des semences (2)
  • & du carburant (3).

Lorsque même les gros seront en faillite une agronomie nouvelle naîtra.

le bio étagé sans labour / l'agronomie dominante 5p5.4K

3) le bio étagé sans labour /l'agronomie dominante

d1. le bio étagé sans labour /2. l'agronomie dominante p1K
  • Voici deux bandes en production biologique sans désherbage. Si un EVA de trèfle blanc nain avait été semé après semis des lignes, nous serions en Agrinature sans considération autre.
  • 1. Cultiver bio entre les arbres & sans labour. - le bio étagé sans labour.

On peut aussi définir l'agrinature comme suit : "En culture biologique, semer l'engrais-vert dès le sol ouvert."

  • Les agriculteurs biologiques ce jour sont des agronomes pratiquants. Ils savent quoi faire pour produire ce qui se peut sur une parcelle donnée. Ils connaissent les outils, les dates, les espèces, les variétés qui permettront la production escomptée. Vouloir produire au-delà du biologique n'est pas rentable pour eux car ils savent les dégâts que cela occasionnerait en ce qui touche à la pollution des éléments, la cohésion sociale & le bilan financier tant du paysan que de sa nation, tant à long terme que pour l'année en cours.

Ces agriculteurs agronomes de pratique sont plus savants que les agronomes de papier en ce qui touche à leur terrain, leur terroir, leur lieu de travail.

  • Olivier Barbié définit l'agriculture naturelle comme :
  • Cultiver bio (2)(3)(4)
  • entre les arbres (1)
  • & sans labour (5).

Les paysans bio dont nous parlons ici travaillent souvent de petites parcelles tenues par des haies & pratiquent les techniques sans labour dès que l'outillage qui le permet leur est disponible.

  • 2. l'agronomie du labour ou travail du sol née au moyen-orient - (l'agronomie dominante)

Discutant d'agriculture naturelle, Daniel Julien nous fit remarquer que la locution est un oxymore, une contradiction. Oui. De même nous pourrions dire qu'agriculture biologique est une redondance, un pléonasme. Or on parle d'agriculture bio par contraste de l'agriculture du type dominant héritée des techniques du moyen-orient pratiquant la houe & l'araire. Cette agriculture par labour s'inscrivait en antagonisme de la nature, se méfiant :

  • du sauvage (3), du naturel (5),
  • des prédateurs (1),
  • des maladies (4), des invasifs (2).

Le parallèle entre le glaive forgé en soc & vice-versa s'applique à ce combat affrontement contre la terre que se veut l'agronomie dominante. Rome succéda aux Étrusques, unifiant l'Italie. Agostino, Augustin pélerina jusqu'à Canterbury, unifiant l'Europe. C'est ainsi que l'anglais devint une langue - pour un tiers - latine, unifiant le monde. En ce mode de pensée dominant, le terme de nature désigne ce qui n'est pas humain. Ce dualisme ne peut qu'aboutir à un antagonisme, désignant la nature comme un stade primitif qu'il serait besoin d'affronter ou pour le moins domestiquer en efforts & dépenses d'énergie répétés.

  • erixbd le 08/05/2016 : Je pense aussi qu'il faut encourager l'agriculture bio & inciter par l'instruction les agriculteur à bien considérer ce qu'ils utilisent pour booster leurs terres.

marssfarm le 08/05/2016 : Oui. Il est des paysans qui en agriculture biologique savent obtenir après des années d'apprentissage au plus jeune âge, des marges brutes hors subventions meilleures que ce qui se peut en agriculture à base d'intrants ou non-biologique. En début de conversion, la productivité se divise carrément par deux & il faut voir loin pour accepter ce choc. Avec le temps, le sol se répare & l'agricultrice ou l'agriculteur apprennent. Ces deux processus - l'accroissement en fertilité & en apprentissage - sont sans fin.

A l'inverse, en agriculture à base pétrole, au bout de quelques années de rodage, on atteint un maximum technique qu'il s'agit ensuite juste de maintenir en se tenant à jour des nouveaux produits, du marché & des réglementations. L'agriculture industrielle dégage comme il se doit des marges nettes très faibles hors subventions, des marges comparables à celles de la grosse industrie.

Il existe aussi des exploitants agricoles qui sont en agriculture biologique, mais qui dans leurs pratiques raisonnent selon le modèle dominant. Eux aussi approchent des seuils de rentabilité très faibles, ne percevant pas qu'il est besoin de toujours comparer, expérimenter & mettre en rapport une dépense & le gain escompté, supposé ou effectif qu'elle peut produire ou produira.
Au-delà du stade montaison, les désherbages deviennent inutiles, voire néfastes. Si le semis est réalisé à la perfection, aucun désherbage ne sera nécessaire par la suite. Ce haut niveau de savoir-faire - & à fortiori de non-faire - n'est pas accessible à tout un chacun ou sans initiation préalable.

  • lescouleursdemyriam le 09/05/2016 : Beaucoup diraient que c'est sale alors que les herbes limitent le ruissellement.

marssfarm le 10/05/2016 : Oui. Il est quelques mots & locutions que nous ne devrions pas employer au jardin : "sale, propre, net, nettoyer, mauvaises herbes..." Le terme "propre" est impropre pour parler de :a nature. Par définition la nature est propre car autonettoyante.
La mauvaise herbe est nommée ainsi par opposition aux plantes comestibles supposées bonnes. En agrinature, nous les nommons "la médecine du sol" car elles viennent réparer nos excès & maladresses & les déséquilibres que nous avons créés par nos malfaçons. Elles sont à cet égard nos maîtres en ce qu'elles nous indiquent l'état du sol.
Quand le sol est couvert d'herbes spontanées, le jardinier classique qui connaît tout des lois du jardin mais très peu des lois de nature, dit que le sol se salit ou qu'il est sale. On peut dire d'espèces agressives comme le sarrasin qu'elles sont "nettoyantes" car elles empêchent toutes les autres espèces de germer.
La nature en sa complexité est par définition autonettoyante. C'est un signe d'ignorance que de lui appliquer des adjectifs qui touchent à l'hygiène de l'habitation. Quand les jardiniers non bio emploient l'adjectif "propre" ils y mêlent en leur inconscient à la fois la propreté par analogie au logis & la propriété qui se marquait il y a dix-mille ans comme l'aire temporairement essartée, défrichée, dé-naturée qui se distinguait ainsi de la nature sauvage alentour. On utilisait la parcelle quelques années, parfois après brûlis, puis une fois sa fertilité consommée, il fallait migrer un peu pour essarter quelques pas ou quelques lieues plus loin.
Ces pratiques anciennes d'agriculture trouvent encore en nous un écho : nous touchons ici à l'inconscient le plus profond (5), à l'enfance (4), à l'ego (3), à l'orgueil, au sens de la représentation (2) & à l'inconscient collectif (1). Après désherbage chimique ou un brûlis on dira le terrain propre, tandis que le sol est mort, stérile ou empoisonné : c'est un cadavre propre.

  • Le jardin est reflet de ses jardiniers. Quant au mot nettoyer, c'est un terme générique qui parle de tout & rien depuis quelques coupes modestes jusqu'à tout brûler & détruire. Le mot est flou. Chacun y met sens selon sa perception du monde.
    Pour devenir un jardinier classique non bio, il ne faut que quelques années, même si peu d'entre-eux le confessent, faisant mystère d'un supposé savoir fièrement dissimulé ! La nature en revanche est complexe & une vie ne suffit pas à la connaître même en infime mesure. Ce que nous pouvons, c'est la laisser s'exprimer au jardin oasis naturel dont nous avons l'usufruit, sachant que rien de ce qui adviendra ne nous incombe, que c'est la vie seule qui fait tout & que notre job surtout consista à la laisser "faire", lui permettre de s'exprimer dire chanter la joie de l'être.

    Dans les faits beaucoup de ces adventices sont des comestibles de deux catégories. La première sont les potagères (4) de jadis désormais délaissées comme le chénopode. La seconde sont des plantes qui domestiquèrent notre espèce, adaptant leur cycle pour s'inviter au lieux ouverts des parcelles agricoles comme les oseilles & les chiendents (5).
    Il est un troisième groupe des plantes adventices au **** duquel bien des messsicoles, des compagnes vraies, indispensables en ce qu'elles corrigent ou réparent dès le premier instant de la culture l'inconvénient du fait contre nature d'une culture en espèce pure : la nielle, le bleuet, le coquelicot (2). En ce groupe il est des médicinales comme la matricaire), des tinctoriales comme la garance (Rubia tinctorum), la gaude (Reseda luteola), la serratule (Serratula tinctoria), l’aspérule (Asperula tinctoria), le gaillet vrai (Galium verum), le genêt des teinturiers (Genista tinctoria), le pastel (Isatis tinctoria) - & des toxiques non mortelles en petite quantité comme l'ivraie, ou zizanie (Lolium temulentum).
    Un quatrième groupe d'adventices pourrait désigner les réfugiées (1) pourchassées désormais partout, victimes des herbicides, des tondeurs d'herbe en quatre & de prédateurs fasciculants ou faiseurs de bouquets. Citons pour exemples la gagée des champs (Gagea villosa), géophyte à bulbe des sols limono-argileux drainés des vignobles & bord de champs & chemins, le géranium à feuilles rondes, l’ail des vignes, l’ornithogale en ombelle, les muscaris, la queue-de-souris, & la tulipe des vignes (Tulipa silvestris ssp. silvestris) introduite en Europe en 1554 depuis les jardins de Soliman le Magnifique & dont le nom turc « tulbend » fut emprunté au persan « dul-i-band » signifiant « turban ».
    Un cinquième groupe d'adventices compte des fourragères & peuvent être envisagées comme telles pour la nourriture des animaux - les fétuques par exemple - & les fabacées (3) comme la luzerne & tant d'autres.
    L'application des ces observations nous conduit naturellement aux cultures en mélanges complexes.
d3. L'agriculture biologique /4. L'agriculture naturelle p1K
  • Voici une tsp en formation à Sardent. Le sol fut ouvert à la fouilleuse Actisol selon les courbes de niveau, puis semé de féverole de printemps. La féverole est un engrais-vert de production, une tête de rotation. Le sol fut ouvert sans labour & ensemencé aussitôt. Il s'agit d'agriculture biologique. La féverole étant une forme idéale d'EVA puisqu'elle produit de la nourriture tout en apportant des centaines d'unités d'azote au sol pour les cultures ultérieures, nous pouvons dire qu'il s'agit d'agriculture naturelle ou agrinature.

3. L'agriculture biologique – ce pléonasme – entrevoit une nature nourricière au sein de laquelle nous vivrons si nous savons préserver la vitalité qui est sa caractéristique héritée de l'énergie soleil lumière (3) & où nous mourrons si nous ne savions pas préserver la force que la nature du soleil nous confère. Son mode de description du monde vivant s'approche plus de la cosmogonie de la terre mère trouvant son origine aux Indes & qui fut adoptée un temps en Iran dans les pays du nord de l'Europe en leur rapport à la nature, au vivant. En Inde les cinq éléments ouvrent à  une acception qui unit le cosmos & les cinq sens.

4. L'agriculture naturelle – cet oxymore – contemple une nature plus englobante encore (1) & l'intérêt que nous aurons de ne plus affronter les éléments, mais plutôt nous en faire des alliés. Le terme de nature ici doit être pris au sens des cinq éléments de Chine qui transversent tout dans l'univers sans excepter qui ou quoi que ce soit. Les cinq ici permettent de traiter :

  • notre rapport à la terre (5), aux forces vitales (4),
  • la santé du corps (3), la pensée qui sont les ondes que ce corps émet (2),
  • & la non-pensée qui nous relie aux autres & au monde (1).

La nature de l'agrinature n'est pas ce domaine non-humain que la pensée d'occident conceptualisa, pas plus qu'un espace-temps natif originel idéalisé en l'Eden de la bible. Il s'agit d'une nature globale qui inclut tout, n'exclut rien. Tous les peuples natifs possédaient cette perception de la nature. Le mot culture en est issu & elle subsiste en nombre de cosmogonies d'Afrique, d'Asie, des Amériques & d'Australie.

  • Nous pourrions dire que l'agriculture à base pétrole (5) est une technologie héritée des pratiques d’Égypte, Syrie & Iraq qui envisage la production maximale possible en un lieu sans tenir compte des coûts induits qui sont externalisés. La dualité (4) est sa limite : il s'agit de produire tout de suite & sans autre considération.

L'agriculture biologique désigne des techniques qui intègrent :

  • la connaissance scientifique du vivant (3)
  • & la conscience humaine (2) pour une vision globale des peuples (1)
  • & dans l'optimum économe des pratiques (5) à ce jour connues (4).

Nous sommes avec elle dans un stade intermédiaire, percevant l'unité du monde & ses êtres, mais sans pouvoir le réaliser tout-à-fait à cause des limitations qui nous attachent encore.

lescouleursdemyriam le 09/05/2016 : Le jardin d'Olivier Tranchard est de 600 m2 avec des zones variées : potager, verger, petit coin exotique, zone d'ombre avec de belles fougères qui poussent dans les murs... J'ai vu des photos et je crois que je m'y plairais : j'aime les graminées, chardons, fleurs des champs, sous-bois, enfin bref, le côté sauvage. Et rien n'empêche de jeter quelques graines de digitales ou de pavots en plein milieu, la cohabitation se fait.
  • marssfarm le 09/05/2016 : Olivier Tranchard excelle à son métier. Je pense qu'il sera intéressé par ton jardin & pourra s'il est bien luné te donner un conseil utile & te vendre quelques graines rares.
  • lescouleursdemyriam le 15/05/2016 : Le bonheur de nourrir au-dessus et en-dessous en même temps!
e5. le cheminement de l'agriculture il y a 25 000 ans / p1K
  • En mai 2016 le méteil en prairie céréale devant une haie taillée à l'épareuse par le voisin
    & plantée par nous de deux douglas dans le roc à deux mètres en retrait.
    Sur la colline au loin à l'ouest le soleil déjà levé en crépuscule inversé.

5. le cheminement de l'agriculture il y a vingt-cinq mille ans

L'agriculture naturelle envisage la nature comme cinq éléments imbriqués reliés aux êtres vivants d'une part & au cosmos d'autre part (1). Elle naquit en Inde selon la description de la nature en lien au sidéral, selon la vision holiste des êtres qui sont à la fois :

  • biologiques (4),
  • habités d'un ego illusion (3)
  • & capables de dépasser l'individualité en cas de besoin (2).

Son évolution se poursuivit en Chine au moyen d'une redéfinition des cinq qui inclut les arts, artisanats & connaissances du corps humain : des pratiques transposées en calligraphie, médecine & techniques de culture & forge (5) que les peuples de Chine & Japon avaient déjà développés en ces temps pourtant anciens.

L'agrinature atteint son accomplissement en s'établissant sur le continent américain. On la trouve de nos jours encore vivante chez les Hopis d'Arizona, dans des montagnes d'Amérique centrale & du sud & elle inspire des agronomes en leurs pratiques de semis direct dans un couvert vivant. (1)

  • Les Hopis -  Hopitu-shinumu : "le peuple de paix" - font partie du groupe amérindien des Pueblos d'Amérique du Nord, voisins des Apaches, des Navajos, des Papagos, & des Zuñis & vivent dans le nord-est de l'Arizona, dans la région des Four-Corners, très aride. Dans des textes anciens, le peuple est souvent appelé Moki ou Moqui. - (2) edited from Wikipedia

En fouillant un ancien campement préhistorique de chasseurs-cueilleurs-pécheurs Ohalo, un groupe d’archéologues & botanistes des universités de Bar-Ilan, Haïfa, Tel-Aviv, Ben Gourion & Harvard ont découvert des vestiges d’orge & blé cultivés il y a 23 000 ans, comme le rapporte la revue PLOS One. Ce site, découvert en 1989 à neuf kilomètres au sud de Tibériade, avait été mis au jour par une baisse significative du lac lors d'une sécheresse d'exception.

  • Plus de 140 espèces de plantes ont pu être identifiées parmi les milliers de vestiges végétaux recueillis. Les scientifiques ont pu étudier la façon dont ces céréales avaient été semées, récoltées & utilisées. Parmi celles-ci figuraient de nombreuses graines d’amidonnier sauvage, ancêtre du blé Triticum, de l’avoine & de l’orge. La présence sur le site d’une meule rudimentaire montre  que des grains furent broyés pour faire de la farine.

Parmi les céréales étudiées se trouvaient également 13 "proto-messicoles", plantes adventices ancêtres des plantes compagnes des cultures actuelles. Elles prospèrent uniquement dans des champs où des plantes sont cultivées, ce qui est pour les botanistes un indice supplémentaire de culture céréalière ayant entraîné une perturbation humaine de l’écosystème naturel environnant. - (3) edited from Sciences & avenir

  • (1) Citons ici pour exemples Philippe Guichard, Nicolas Supiot & JG Herrmann du réseau semences paysannes.
marssfarm le 11/05/2016 : Avant le néolithique, on considère que les humains vivaient de chasse, pêche & cueillette. Il est plus probable en fait que leur nourriture s'approchait de celle des grands singes qui sont surtout frugivores. Puis en sortant des forêts vers les savanes, nos ancêtres se tournèrent plus vers les céréales, les sélectionnant & les croisant pour obtenir & favoriser des épis & des grains de plus en plus gros.

Nous pensons avoir domestiqué les plantes que nous cultivons & des animaux pour l'élevage. Or le point de vue inverse se justifie tout autant : des animaux auraient trouvé avantage à côtoyer les campements humains & peu à peu ainsi provoqué, suggéré leur domestication. Partant, nous pouvons lors apercevoir - puisqu'il s'agit de processus de coévolution - que des plantes firent de même, trouvant avantage à devenir cultivées. Les caries apparurent avec la consommation des céréales.

L'élevage est un phénomène ancien, antérieur à la sédentarisation qui coïncida avec le développement de l'agriculture. Aux débuts de l'agriculture, les cultures étaient itinérantes, conservant encore un peu du caractère nomade. Rapidement la complémentarité entre élevage & culture dut se révéler. La fertilisation par les excréments, l'essartage par pâturage - prémice aux rotations - & l'assolement entre vallées & collines, en sont trois traits principaux. En élevage, le lait surtout était consommé & la viande était un sous-produit.

L'élevage d'herbivores est un mode conforme aux lois de l'agronomie, car les pâtures sont des modes de gestion du sol de bien d'avantages. Le mode naturel est de terres jardinées ou jardins-forêts mêlant des pâtures, de petites parcelles en céréales ou en potagères & légumes plantées d'arbres fruitiers & d'arbres producteurs de bois. Ce mode apparut dès l'agriculture établie, & perdura en de nombreux pays & sur de nombreux terroirs jusqu'à des époques récentes. La permaculture en est une expression moderne conceptualisée. L'agrinature en est une forme en recherche.

Le paradoxe de l'agriculture en ses derniers développements est que plus des deux tiers des céréales produites se destinent à nourrir des animaux & même à entrer en la ration des herbivores. En cela nous allons trop loin, perdant la richesse biologique des prés vivants & variés & augmentant les impacts écologiques d'une agriculture divergeant, s'éloignant de la rationalité même d'une gestion saine ou économe des cinq éléments.
  • lescouleursdemyriam le 15/05/2016 : Quels "produits" sont utilisés pour cette prairie céréale & en attend-on du rendement ?
marssfarm le 16/05/2016 : La prairie céréale est née d'un semis direct précoce (septembre) de céréale en agriculture naturelle ou agrinature. Par définition donc aucun intrant hormis une dépense minimale en gas-oil pour le tracteur (ou en herbe pour le cheval).
Du fait de la dépense minimale, le rendement (énergétique) est élevé.

En français on utilise souvent le mot "rendement" pour parler de la productivité par hectare. La productivité hectare de la prairie céréale est comparable à celle du bio, soit sur les terres pauvres du Limousin, de une à quatre tonnes par hectare. Ici à la ferme de mars, nous sommes dans la partie basse de la fourchette car les sols de la ferme sont particulièrement pauvres.

Nous pouvons comparer la productivité à la vitesse d'un véhicule.
Si la route est étroite (sol pauvre) on ne peut pas rouler vite (la productivité est modeste).
Si la route est étroite & que le chauffeur accélère (engrais) & freine (pesticides) beaucoup, la vitesse (productivité) augmente mais la consommation (intrants) & l'usure du véhicule aussi (pollutions & érosion du sol). Le rendement énergétique du véhicule (de la culture) baisse donc chaque fois que l'on veut aller plus vite que ce que la route (le sol) permet.
Si la route est large (sol riche) on peut rouler à bonne moyenne sans trop consommer de pétrole (comme en agriculture bio en sols riches).
Sur autoroute (sol riche) on peut rouler encore plus vite à condition d'augmenter la consommation (comme en l'agriculture aidée par les intrants ou non biologique).
Au-delà d'une vitesse raisonnable, le rendement énergétique du véhicule & la sécurité diminuent à mesure que l'on augmente la vitesse. De même tout ce qui est produit au delà d'une limite biologique fixée par lez conditions du terroir fait diminuer le rendement énergétique de la culture au champ car augmenter la productivité au-delà de cette limite demande trop de dépenses en intrants au regard de ce qui est espéré en production. Dans ce calcul, on mesure l'équivalent énergétique (en calories) de la nourriture produite rapportée à la lumière soleil reçue par le terrain (en kWh) & à la dépense énergétique correspondant à chaque intrant.
Les intrants sont : les travaux du sol, les engrais, les pesticides. Ils ont pour origine du pétrole ou du gaz. En agrinature nous les nommons "humicides" les tueurs du sol & de son humus.

La profondeur (élément espace) est le signe de la richesse d'un sol. On dit un sol très profond au-delà d'un mètre vingt ou quatre pieds de profondeur avant la roche-mère ou la nappe permanente.
A l'origine du mot rendement était la question de savoir combien rendrait un kilogramme semé. Si on sème cent kilogrammes pour récolter une tonne, le rendement (en grain) est dit dix : dix kilos par kilo semé. Le rendement par définition est une fraction & n'a pas d'unité.
Il est d'intérêt de calculer le rendement énergétique d'une culture. Il est toujours très inférieur à 1. Selon ce mode de calcul, l'agrinature, le bio ou les agricultures utilisant la traction animale présentent les plus hauts rendements : de 1 & 0.1 %. Les agricultures mécanisées & aidées d'intrants chimiques & de pétrole révèlent les rendements énergétiques les plus faibles : de 0.1 & 0.01 %.
  • L'inversion du mot "rendement" fut une forme de propagande en faveur de l'industrialisation de l'agriculture au vingtième siècle.
f6.en bio semerl'engrais-vert dèslesolouvert 213.j.arbo p2K
  • 213. un jardin arboretum - Nous voyons ici aux deux extrémités d'un bâtiment deux représentant de l'espèce Cedrus atlantica. La différence de forme entre les arbres est extrême. Pourtant les botanistes les classent tous deux dans la même espèce. L'arbre au premier plan a le port étagé typique des cèdres. Sa croissance faible due à une situation trop exposée & trop peu de sol disponible lui confère une allure malingre, souffreteuse. Le cimat semi-continental, semi-océanique & le sol acide d'un espace limité par un parking sur  deux côtés & un bâtiment béton proche, correspondent peu aux conditions des forêts des montagnes de l'Atlas & donc à sa physiologie.

L'arbre à l'autre bout du garage montre un port en fuseau originellement adapté aux climats neigeux des hautes montagnes du Maroc & d'Algérie. Il fut planté plus à l'écart du bâtiment, en un coin moins venté & à proximité d'autres arbres, ce qui convient aux cèdres, arbres forestiers des montagnes. A la différence de son confrère originaire du piémont de l'Atlas, de zones sans neige, le climat localisé de ce point particulier lui convient. De ce fait sa croissance est phénoménale & son port magnifique au point qu'il ne ressemble plus dutout à l'idée que nous avons des cèdres.

  • Ces deux sujets sont de cultivars glauques - vert pâle - & dans la nature auraient du mal à survivre, fragiles par constitution car capables d'une photosynthèse moins efficace. La teinte glauque est une adaptation à de très hautes altitudes pour protéger les feuilles des éclairements trop énergétiques des sommets.

Les deux cèdres visibles ici révèlent que classer les individus en espèces est assez peu conforme à la réalité biologique des êtres dont chacun est unique. Ils montrent de plus la conformation climacique des plantes que nous nommons mimétisme. Le cèdre planté dans le biotope d'un pin - en sol peu profond & sur un point très venteux - prend une allure de pin qui sied peu à sa nature. Sa vie sera courte ici à moins qu'un jardinier génial ne lui vienne en aide en lui plantant un pin de compagnon par exemple ou par tout autre moyen que savent les jardiniers géniaux qui aiment les arbres. On peut voir au sol deux souches, traces de voisins de jadis à ce jour évanouis.

  • Le cèdre de haute montagne quant à lui, planté en un point plus abrité, un sol plus profond & avec des compagnons à bonne distance, prit l'apparence d'un séquoia. Les séquoias sont comme les cèdres des arbres océaniques & de montagne. Notre second cèdre trouva ici une situation où il put s'adapter, convertir son potentiel en actuel pour pousser dru, s'élèver hardi.

6. "En culture bio, semer l'engrais-vert dès le sol ouvert."

  • Pour en revenir à nos agriculteurs biologiques, il est besoin de faire confiance à leur savoir qui touche à tous les domaines humains – la science, l'empirisme, l'humanisme. Laissons-les faire donc. Il ne leur manque qu'un point pour tomber en agriculture naturelle – au sens de tomber amoureux. Cette règle ajoutée au bio de petites surfaces s'énonce en une phrase :

"Chaque fois que le sol fut dénudé par une opération, le semer d'un engrais-vert ou EVA."

EVA le plus simple est un trèfle. Dans une parcelle ouverte à semer ou une céréale semée par exemple...

  • on sèmera un trèfle blanc nain ordinaire (3 à 5 kg / ha) de septembre à avril - hiver chinois (selon le Tao).
  • Nous pouvons aussi utiliser le trèfle violet à la même densité de février à mai - printemps chinois -
  • ou un trèfle incarnat (5 à10 kg / ha) de mai à juillet - été selon le Tao.

Les possibilités en matière du choix de l'EVA sont sans fin. Les moutardes & les vesces en leurs nombreuses espèces y participent autant que possible.

Nous pouvons donc définir agrinature encore d'une manière simple :

C'est une agriculture biologique où tout sol ouvert est semé de trèfle sans attendre.

Le non-labour est toujours préférable, mais sur ce point, laissons aux praticiens le loisir d'opter pour ce qui leur est possible compte-tenu des outils qui sont à leur disposition.

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  • Art floral vif argent, or des yeux bon enfant...!

    Les fleurs souvent choisissent la direction d'une couleur & s'y rendent franco, sans détour ni contournement. Les blanches sont très blanches, les rouges sont typiquement rouges, les fleurs bleues optent pour un bleu vif clair ou plus sombre & il est aussi de celles qui choisissent le mauve pâle ou un violet plus ou moins lumineux. Ensuite, dans la corolle, on trouve souvent des variations qui ne se voient que de près. On découvre en vision proche aussi des corolles à plusieurs couleurs & même d'autres dont les pétales décrivent une large palette en variation, mais celles-ci sont l'exception.

    Dans un espace naturel, laissé libre, même de taille réduite, on trouve souvent les quatre repères types - le blanc des marguerite ou stellaires, le rouge (ou rose) du compagnon ou des pavots coquelicots, le bleu des bleuets, véroniques & myosotis, & le jaune bouton d'or des lotiers, trèfles jaunes & de la minette. Le violet est une variante du bleu en jarosse, vesces & mauve. L'orangé est plus rare comme le pavot de Californie. Les fleurs des graminées sont vertes ou brunes & leur beauté étonnante réside en des formes délicates aux variations sans fin.
erixbd le 19/05/2016 : Il est toujours remarquable de bénéficier de l’œil averti. Je voyais là un pin et un sapin. Naïf que je suis dans le domaine, je m'aperçois que l'observation de la nature, fut-elle travaillée par l'homme est un art bénéfique. Merci, car je sais un peu mieux que je ne sais pas grand chose.
Pour ce qui est du signe astrologique, je ne conçois pas le pouvoir et si l'autorité me rebute, je veux bien admettre la compétence. Je m'amuse des signes astrologique car pour moi la vie est un arbre et chacun de nos choix est une branche supplémentaire.
  • marssfarm le 19/05/2016 : Dans la nature la forme est tout. Le cèdre planté en un endroit qui convient aux pins prend des allures de pin. Le cèdre planté en un endroit qui convient aux sapins, prend un allure de sapin.

    Laissons ces forces agir assez longtemps, sur deux domaines d'étendues suffisantes & séparés par assez de distance & deux espèces nouvelles apparaîtraient, tout d'abord définies en sous-espèces, puis en espèces distinctes.
    Donc en parlant d'un pin & d'un sapin, tu n'as pas tort ; il s'agit d'une juste observation.

    Pour ce qui est du déterminisme astrologique, il ne se définit bien qu'en allant dans des détails sans fin qui confinent à la psychologie. Hitler & Chaplin étaient presque jumeaux & ce fait montre la limite de l'exercice.


    Autorité en son sens d'origine signifie "être auteur de ses actes". Autrement dit seules les personnes ayant réalisé leur être parfaitement sont des auteurs au sens poussé du mot. Lorsque leur autorité devient apparente, les personnes qui les approchent s'y soumettent par un ressenti de bon sens transformé en confiance. C'est ce que tu nommes la compétence.

    Le choix suppose le libre arbitre.
marssfarm le 26/05/2016 : "On a coutume de dire que la nature serait le plus grand artiste. Ce jardin d'art démontre que la coopération d'une amoureuse des plantes & des fleurs avec les cycles naturels produit un résultat plus grandiose encore car on peut alors réunir en un petit espace un nombre immense d'espèces fleuries. Bravo & merci pour ce jardin qui nous rassérène au sujet de l'espèce humaine."

Commentaire au sujet du minuscule jardin d'un luxuriant génie.
  • marssfarm le 28/05/2016 : En advaita vedanta on ne croît pas au libre arbitre. Oui nous sommes libres & responsables. C'est là notre condition d'humains. Pourtant si nous observons par exemple un de nos actes, nous trouverons une cause motivante qui elle même trouve origine en un événement & ainsi de suite si bien qu'à la fin de la chaîne de causalité si nous pouvions l'atteindre nous constaterions qu'à notre acte nous n'avions en faits pas de choix autre possible, que notre conditionnement est quasi total. Il est possible de s'en libérer certes, mais le process qui y conduit en est d'un domaine autre relevant des forces motivantes du spirituel où tant de valeurs s'inversent.

    Le vedanta envisage le monde comme un - où tout est relié où rien ni être ni acte n'est isolé séparé. L'individu existe oui & le mouvement de libération de nos conditionnements est aussi une voie d'individuation avant l'immersion ou extinction.

    Dans cet ordre de vue, l'astrologie doit être regardée comme une science humaine qui combinerait l'astronomie, la météorologie, le cycle des ans & des jours & la psychologie. Ainsi les natifs du printemps ont-ils un tempérament impétueux & les personnes de l'automne tendent-elles à utiliser la dynamique de vie vers des transformations à plus long terme.
    Ainsi les individus nés le matin portent l'énergie d'un soleil levant en éveil vers l'intérieur d'abord, & la société ensuite. Ceux du soir à l'inverse tourneront leurs talents plus vers le développement de la personne.

    La symbolique des astres enfin agit par des résonances & contradictions en rapport à la masse de l'astre concerné & sa distance à la terre d'une part, & les angles & mouvements apparents visibles dans le ciel d'autre part.
    Aux débuts, astrologie & astronomie étaient une même science de pure description empirique.

printemps moutarde / automne incarnat ... vesce féverole hiver

(photo absente)
  • les cinq étapes, la démarche / 5 étapes / la séquence / 3 EVA pour 3 saisons / printemps moutarde automne incarnat vesce féverole hiver

semer l'incarnat à l'automne agricole

  • La photographie prise en mars montre un trèfle incarnat semé en plein en septembre.  Le couvert du sol est incomplet car le semis fut trop tardif.  Juillet ou août sont le temps de semis du trèfle du Roussillon, annuel, rouge & martial, soit à l'intersaison d'été ou début de l'automne chinois, saison des moissons, période favorable au semis des trois engrais-verts.  La moutarde aux fleurs jaunes - 570 nm - peut être semée dès mai, le début de l'été.  L'incarnat aux fleurs rouges - 650 nm - est typiquement une semence d'août, au début de l'automne.  Le semis de la vesce aux fleurs violettes - 420 nm - peut s'étendre jusqu'au début de l'hiver en novembre.  Les céréales d'automne - très hiver - se sèment à l'intersaison de l'automne & les plantes du potager à la fin de l'automne en septembre ou comme les céréales de printemps, au printemps chinois à partir de février.   Les longueurs d'onde du spectre visible s'étendent du violet - 380 nanomètres - au rouge - 780 nm. -  Les sensibilités de perception des trois types de cellules en cône de la rétine culminent respectivement dans le violet à 420 nm, le vert à 530 nm & le jaune à 565 nm. - La captation de lumière par les chlorophylles a & b culmine dans le violet & le bleu à 410, 430 & 453 nm & le rouge à 662 & 642 nm.

un potimarron planté jeune dans un couvert ARE

un potimarron planté jeune dans un couvert ARE / p0K
  • un potimarron planté jeune dans un couvert ARE de féverole, moutardes, vesces, trèfles & adventices spontanées sauvages naturelles -  Les herbes présentes décrivent la psychologie du jardiniers, de la paysanne.

erixbd le 26/08/2018 : J'ai des haies variées que je me dois de tailler, vivant dans un milieu plutôt habité & ayant des voisins. Je maintien cette haie à deux mètres de hauteur environ. Je ne suis pas un spécialiste, mais les branchages coupés (ils ne sont pas gros), je ne les amène pas à la déchetterie. J'en fais un tapis sous les haies. Est-ce que, comme je le pense, cela fait de l'humus utile pour les arbustes?

  • marssfarm le 26/08/2018 : Oui c'est du très bon humus pour les arbustes. Tu peux aussi plus tard, au bout de quelques mois à un an, utiliser le terreau que les rameaux deviendront pour fertiliser le potager par exemple ou régénérer la terre des pots de fleur.

    Les rameaux peuvent aussi être employés frais comme paillage des raies potagères quelques semaines ou quelques mois avant de les implanter ou les semer.
    On peut aussi pailler un autre endroit du jardin si on le souhaite. Pour rendre ce paillage plus esthétique il peut être passé, vert, au broyeur. Cela se rapproche lors de la méthode du brf ou bois de rameaux fragmentés.

    Enfin si on veut faire au plus simple, on dépose les rameaux en tas tels quels dans un coin peu fréquenté du jardin sans y penser plus. Un an plus tard un terreau grossier très fertile est obtenu.